13 000 étudiants parisiens sautent un repas par jour (Croix Rouge)

Appel à témoins contre le travail précaire, les jobs uberisés, que le gouvernement Macron veut imposer à tous les travailleurs

Envoyez vos témoignages !


Premier témoignages

Guillaume, 33 ans – « Le jargon employé par les recruteurs de l’armée dans les films » – J’ai 33 ans et je vis chez mes parents. Il y a quelques années, en sortant de la formation de technicien audiovisuel dont je suis diplômé (bac + 3), je me suis mis en quête d’un travail. L’aspect technique et précis de mes qualifications m’ont fait penser que la tâche serait simple. La réalité a été tout autre. Dans un premier temps, j’ai multiplié des stages, souvent non rémunérés, pour des sociétés qui, à ma grande surprise, comprenaient en interne une grande majorité de stagiaires.

Les horaires de travail étaient fixes pour ce qui était de l’heure d’arrivée le matin ; en revanche, à la fin de la journée, il arrivait que nous ne puissions partir qu’une fois nos missions terminées. Ce qui pouvait nous conduire à y passer une partie de la nuit !

Ils me faisaient miroiter l’espoir d’un vrai contrat si le stage se révélait concluant afin de me contraindre à accepter ces conditions difficiles. Cela n’a jamais débouché sur quoi que ce soit. Par la suite, le recruteur d’une maison de production audiovisuel m’a proposé de travailler pour son entreprise, sans entretien, à la seule condition que je m’inscrive au statut d’auto-entrepreneur. « C’est révolutionnaire ! », me disait-il. « C’est simple, il n’y pas de paperasse, tu peux t’inscrire en cinq minutes sur Internet, tu t’arrêtes quand tu veux ! Bref, la liberté ! » Méfiant, j’ai tout de suite pensé au jargon employé par les recruteurs de l’armée dans les films. Effectivement, mon inscription fut rapide et j’ai donc pu être embauché. Très vite, je me suis rendu compte de l’arnaque que représentait ce statut professionnel :

  • mon salaire variait en fonction des mois, il était souvent revu en légère baisse car « la concurrence est rude », me disait-il ;
  • je n’avais pas d’emploi du temps, devais être disponible 24 heures sur 24. Il m’arrivait de recevoir des textos professionnels la nuit ;
  • j’étais systématiquement payé avec du retard. Comment organiser sa vie dans ces conditions ?

À la suite d’une menace de mon employeur de me remplacer si je n’acceptais pas de baisser significativement mon salaire, j’ai refusé. Et, subitement, il n’a plus fait appel à moi. (Lire la suite de ce témoignage dans la tribune des travailleurs…)

Erol, livreur à vélo à Lille« Dans ce boulot, tu n’es pas licencié, tu es désactivé » − Tu postules sur Internet, il y a quelques formalités, il n’y a besoin d’aucune compétence particulière. Ça donne l’idée qu’avec un smartphone et un vélo, tu peux trouver très facilement du travail.

Tout se passe par Internet, jusqu’à ce que tu sois convoqué à un « shift » d’essai (tout est en anglais : un « shift », c’est un service). Une fois sélectionné, tu dois devenir auto-entrepreneur. Les formalités sont très simples. C’est accompagné d’un discours te disant que « tu seras plus libre ». On met en avant les aspects attrayants : possibilité de travailler quand tu veux, et on te fait miroiter un revenu de 23 euros l’heure, ce qui est très exagéré.

Enfin, on finit par rencontrer une personne en chair et en os : le « city-manager », qui est généralement un jeune sorti d’une école de commerce et entouré d’une armée de stagiaires. Là, tu signes un contrat. On te prête le matériel, moyennant une caution : sac de livraison, tee-shirt, veste.

Le système est organisé autour d’une application sur le smartphone. À jour fixe et heure fixe une fois par semaine, l’entreprise fournit le planning de la semaine. Et là, c’est la guerre entre les livreurs ! Chacun est derrière son ordinateur et se bat pour avoir du travail, pour réserver le maximum de créneaux. Plus on est nombreux, plus cela réduit la quantité de créneaux. En dix minutes, tous les créneaux ont été pris. Si tu n’as pas réussi à te connecter à Internet, tant pis.

Lors de chaque créneau, tu dois être disponible, connecté à l’application sur ton smartphone, tu es en ville à vélo, tu reçois des commandes et tu dois aller les chercher dans un restaurant et les livrer. Tu as le droit de refuser une course, mais cela est pris en compte par l’application, qui tient à jour des statistiques sur chaque livreur : taux d’acceptation, statistiques sur ta ponctualité, état de la marchandise… Cela permet aussi de comparer les livreurs. Si tes statistiques ne sont pas satisfaisantes, ils se séparent de toi (Lire la suite de ce témoignage dans la tribune des travailleurs…)


Votre témoignage… 

Pour le maintien de tous les centres de Protection maternelle et infantile (PMI) en Seine-Saint-Denis !

Les infos hebdo vidéo du POID Semaine du 11 au 18 mai 2017

À bas la guerre, à bas l’exploitation !


– La position de JR –

logo JR

Appel du 1er Mai à tous les jeunes : à bas la guerre !

Pendant l’élection présidentielle… l’escalade vers une troisième guerre mondiale continue.

22 avril : 140 morts en Afghanistan dans une échauffourée entre « l’armée afghane » dirigée par l’OTAN et des talibans.

23 avril : en mer de Chine, Trump a envoyé un porte-avions nucléaire américain au large de la Corée du Nord et fait construire le « bouclier antimissile » Thaad (un milliard de dollars).

25 avril : l’armée turque bombarde les Kurdes en Syrie : au moins 40 morts.

29 avril : le porte-hélicoptères français Mistral arrive à la base américaine de Sasebo (Japon) pour participer à l’escalade militaire contre la Corée.

Ce ne sont que quelques faits, en quelques jours…

Trump, Hollande et compagnie plongent le monde dans la guerre généralisée et la barbarie.

Et quel que soit celui qui remplacera Hollande à l’Élysée, cette politique va se poursuivre.

Macron « entend porter le niveau du budget militaire à 2 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici à 2022 » (site opex360.com).

Le Pen veut « sanctuariser le budget militaire à 2 % du PIB » (communiqué, 11 novembre 2016).

Hollande, Macron, Le Pen : sur la guerre, ils sont tous d’accord !

Car tous obéissent aux exigences de Trump et de l’OTAN : porter le budget militaire à 2 % du PIB.

2 % du PIB, c’est 40 milliards pour la guerre et le massacre des peuples en Afghanistan, en Syrie, en Irak, au Mali…

40 milliards pour la guerre, c’est 40 milliards en moins pour les écoles, les lycées, les universités, les hôpitaux… 40 milliards pour la guerre, c’est encore plus de chômage, de précarité, de sélection à l’Université… Pour instaurer la sélection, le gouvernement annonce le « tirage au sort » des étudiants !

On ne veut pas d’un avenir « tiré au sort » ! On ne veut pas de la précarité ! Ce ne sont pas nos guerres, ce ne sont pas nos intérêts !

Comme les jeunes qui sont sortis dans la rue jeudi 27 avril à Paris, à Rennes et ailleurs, nous disons :

« Ni Marine ni Macron ! Ni patrie ni patron ! »…

… Ni guerre ni exploitation ! Ni précarité ni misère !

Jeunesse révolution appelle toutes et tous :

• Maintenant, tout de suite, retrait des troupes françaises !

• Maintenant, tout de suite, réquisition des 40 milliards de la guerre pour assurer à chacun un vrai diplôme, un vrai travail, un vrai salaire !

Pour l’UNITÉ la plus large des jeunes contre la guerre, comme nous étions unis pour le RETRAIT de la LOI TRAVAIL, Jeunesse révolution s’adresse à toutes les organisations de jeunes pour leur proposer de se réunir et d’organiser ensemble le combat pour le retrait immédiat des troupes françaises.


Conférence internationale des jeunes

(Paris, août 2017)

Le 27 août, à Paris, nous accueillons des jeunes du monde entier dans une conférence internationale des jeunes contre la guerre :« Si tu veux la paix, si tu veux un avenir… prépare la révolution ! »

Partout, réunissons-nous, organisons-nous, pour préparer cette conférence !

Prenez contact : Jeunesserevolution2016@gmail.com

À l’ambassade de l’Inde à Paris pour exiger la libération immédiate des 13 syndicalistes de Maruti-Suzuki

Le 4 avril 2017, à Paris, comme partout en Inde et dans le monde.

Toutes les informations sur la campagne internationale en allant sur le site internet du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation (COI-IWC).

28 mai 2016. Pour le Brexit, pour le retrait de la loi travail du gouvernement Hollande et de l’UE, meeting internationaliste à Paris

Tribune meeting 28 maiMeeting 28 mai salle

Venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de France, de Grèce, d’Italie, de Belgique, militants syndicalistes, jeunes, militants politiques, ils ont pris la parole dans le combat contre l’Union européenne et ses plans dans chaque pays.

Le retrait de la loi Travail et les moyens d’y parvenir : réflexions de jeunes dans la manifestation du 5 avril 2016

Par centaines de milliers dans la rue

Des élus et agents territoriaux créent un Conseil national de résistance des communes et des départements

Leurs communes vidées de leurs prérogatives par les lois NOTRe et Maptam, asphyxiées par l’amputation du tiers des dotations par le pacte de responsabilité, leurs départements dévitalisés, une trentaine d’élus déterminés se sont réunis à Chenôve (Côte d’Or), le 27 février, à l’appel de Jean Bartholin, conseiller départemental de la Loire, et de Gérard Schivardi, maire de Mailhac (Aude).

Des agents territoriaux touchés de plein fouet par les conséquences de la politique du gouvernement, s’étaient joints, pour la première fois, à cette troisième rencontre des élus.

Ils ont adopté un appel à rejoindre le Conseil national de résistance des communes et des départements  qu’ils ont décidé de constituer…