Une nouvelle attaque brutale contre les droits des chômeurs

picto pdf petit(Tract POID du 2 janvier 2019) Un décret, publié le 30 décembre, aggrave les sanctions de radiation et de suppression des allocations des chômeurs, dès le 1er janvier.

  • Désormais, pour le travailleur privé d’emploi, la non-présentation à un entretien avec un conseiller de Pôle emploi sera sanctionnée par un mois de suspension du versement de l’allocation chômage. A la deuxième convocation manquée, le droit sera supprimé durant deux mois. Précisons que la non-réception des courriers de convocation est l’un des principaux motifs de recours contre les radiations abusives.
  • De plus, un premier « manquement » entraîne la suppression pure et simple des allocations pendant un mois, deux mois pour le deuxième et quatre mois pour le troisième. Parmi ces « manquements », l’incapacité à justifier une recherche d’emploi.
  • Le décret abroge « la définition du salaire antérieurement perçu qui était pris en compte pour déterminer l’offre raisonnable d’emploi ». Qu’importe le nouveau salaire proposé, le refus de l’accepter vaut manquement et suppression du droit.

Et, une nouvelle fois, le gouvernement invoque la nécessité de faire des économies.

Et pourtant, de l’argent, il y en a !

Le gouvernement donne chaque année :

  • 40 milliards de fonds publics à l’armée.
  • 41 milliards aux grandes banques (intérêts de la dette).
  • 40 milliards aux patrons (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi – CICE).
  • Quant aux entreprises du CAC 40, elles ont en un an versé 66 milliards de dividendes à leurs actionnaires.

Un total de 187 milliards

pour les militaires, capitalistes, banquiers et actionnaires !

La solution démocratique exige d’inverser l’ordre des choses : prendre à la minorité de patrons et de banquiers pour satisfaire les besoins de l’immense majorité.

Et, pour cela, rompre avec les institutions de la Ve République et de l’Union européenne et convoquer l’Assemblée constituante souveraine qui établira une authentique démocratie et un gouvernement ouvrier.

Lisez toutes les informations concernant cette nouvelle attaque contre les droits des chômeurs dans La Tribune des travailleurs.


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Bloquer la réforme des retraites : Une question vitale pour les travailleurs !

picto pdf petit(Tract POID du 18 décembre 2018) Dans Les Échos (17 décembre), le Premier ministre, Édouard Philippe, affirme qu’il est « indispensable » de poursuivre trois contre-réformes :

  • Celle des retraites qui veut condamner les retraités à travailler

    jusqu’à 70 ou 75 ans pour toucher une pension de misère, en instaurant

    un système par points liquidant toutes les garanties collectives liées au régime de retraite par répartition.

  • Celle de la fonction publique qui veut sabrer toujours plus dans les hôpitaux, écoles, maternités, bureaux de poste… et élargir le recours aux contractuels et instaurer la rémunération au mérite.
  • Celle de l’assurance-chômage qui veut diminuer le montant des allocations et contraindre les chômeurs à effectuer n’importe quelle tâche.

L’objectif de ces trois contre-réformes est réaffirmé par le Premier ministre : « réduire le coût du travail, être plus compétitifs, tenir nos comptes publics ». Dans les trois cas, il s’agit des exigences dictées par les capitalistes, les banquiers et l’Union européenne.

Alors que ce gouvernement est plus affaibli que jamais, est-il possible de ne pas réaliser l’unité tout de suite contre ces contre-réformes ?

La mobilisation contre les réformes Blanquer est une indication : les enseignants et les lycéens s’engagent sur la voie de la lutte de classe avec leurs organisations dans l’unité pour arracher des revendications précises.

Oui, les contre-réformes doivent être bloquées ! A commencer par celle des retraites. C’est une question vitale pour l’immense majorité de la population.

Lisez toutes les informations concernant la contre-réforme des retraites dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.


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