Empêcher le naufrage scolaire que Blanquer et le gouvernement organisent

Le 26 avril, les élèves du primaire ont fait leur rentrée. Le 3 mai, c’était au tour d’une partie des collégiens et des lycéens en demi-groupe, avec une alternance de classes en présentiel et distanciel. 

« Malgré les craintes, la reprise en primaire s’est bien passée », s’est félicité le ministre Blanquer dans un entretien accordé au Journal du dimanche (2 mai). 

Bien passée ?

  • En tout cas, pas pour les élèves qui ont été renvoyés chez eux faute de remplaçants, et par conséquent privés d’école.
  • En tout cas, pas pour les parents qui ont dû se débrouiller pour garder ou faire garder leurs enfants.
  • En tous cas pas pour les élèves en situation de handicap qui, malgré les notifications des maisons départementales des personnes handicapées, ne disposent toujours pas de l’aide d’une AESH[1].
  • En tout cas, pas pour les enseignants qui ne sont pas remplacés.
  • En tout cas pas pour les directeurs d’école qui doivent « gérer » les absences des instituteurs.
  • En tout cas pas pour les ATSEM[2] qui sont en nombre insuffisant.

Et dans le secondaire ?

Les épreuves du bac de tronc commun, les E3C, et de spécialités ont été annulées et remplacées par du contrôle continu total. Les seules épreuves sont le français en première, la philo et le grand oral en terminale, qui sont prévues en juin et juillet.

Mais comment préparer une épreuve qui n’a pas été étudiée par tous les lycéens de la même manière, voire pas du tout ? Car les épreuves terminales nationales sont communes, mais il y a inégalité des conditions de préparation.

Comme dans le premier degré, le ministre n’a pris aucune mesure pendant les quatre semaines de fermeture pour améliorer les choses. Ni sur le plan sanitaire ni sur le plan du droit à l’instruction : aucun plan massif de vaccination des personnels, aucun recrutement, aucune réquisition de locaux, aucune mesure de protection des élèves et de personnels (tests, masques, détecteurs de CO2, etc.).

Dans de nombreux départements, les enseignants avec leurs syndicats ainsi que les parents se mobilisent contre la politique du ministre. Dans plusieurs d’entre eux, des appels ont été lancés à la grève et à manifester au ministère.

Pour sa part, le POID considère qu’il est urgent de confisquer les 560 milliards d’euros honteusement distribués aux patrons pour les affecter à l’école, pour recruter des personnels en masse, pour garantir à tous les jeunes le droit d’étudier et l’accès à un vrai travail.

C’est le sens de la manifestation nationale qu’il organise, à Paris, le 5 juin.

[1] Accompagnante d’élève en situation de handicap.

[2] Agent territorial spécialisé des écoles maternelles.


17 331 travailleurs et jeunes ont signé l’appel « Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux »

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Confiscation des centaines de milliards offerts par l’État aux patrons licencieurs !

Depuis quelques jours, les déclarations de ministres concernant les aides publiques aux entreprises se multiplient.

Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics : « Nous aiderons les entreprises autant qu’il le faudra. » Et afin de financer ces aides, il faudra, précise-t-il, « veiller à ce que toutes les autres politiques, tous les autres budgets ministériels ne dérapent pas ».

560 milliards d’euros déjà offerts aux patrons depuis mars 2020… et ça continue ! Et rien pour l’école, les hôpitaux, le logement, les services publics.

Elisabeth Borne, ministre du Travail : « Grâce aux prêts garantis par l’État, au fonds de solidarité, à l’activité partielle, on a pu maintenir la situation de beaucoup d’entreprises […].
C’est très important de leur permettre de traverser cette période en mobilisant des aides massives. »

Et on voit le résultat, par exemple à Air France et Renault, avec des milliers de suppressions d’emplois supplémentaires.

Pendant ce temps, les patrons continuent à organiser les plans de licenciements afin de dégager toujours plus de profits et de dividendes pour les actionnaires : SKF, SAM, MBF, Diehl, Bio-Rad, IBM…

Pendant ce temps, les grèves, blocages et manifestations se multiplient contre ces plans.

Grèves qui mettent à l’ordre du jour la nécessité de rompre avec l’ordre existant, et tout particulièrement de décider :

• L’interdiction des licenciements.
• La confiscation des 560 milliards et leur affectation à un plan de sauvegarde de défense de l’école, des hôpitaux et de vaccination massive pour tous ceux qui le demandent.

14 511 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
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Vagues de grèves

Parce qu’ils sont contraints aux transports bondés, aux conditions de travail sans protection sanitaire réelle, à la cohabitation dans des logements exigus, privés des infrastructures sanitaires liquidées par les politiques de privatisation, les travailleurs, les jeunes et leurs familles sont les premières victimes des conséquences meurtrières de la pandémie de Covid.

Contre cette politique, pour l’amélioration des conditions de travail, pour l’augmentation des salaires, pour le maintien des emplois, une véritable vague de grèves balaie le pays.

C’est vrai en particulier parmi les professions très majoritairement féminines, pour lesquelles les salaires sont très bas et les conditions de travail de plus en plus difficiles, et qui sont indispensables au fonctionnement des écoles et des établissements spécialisés et à l’accompagnement des plus fragiles.

Méprisées, oubliées, laissées-pour-compte, invisibles… tels sont les mots qu’elles utilisent pour parler de leur situation. Pour autant, elles ne baissent pas les bras et sont déterminées à poursuivre la mobilisation contre la politique du gouvernement pour obtenir satisfaction sur leurs revendications.

Telles les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) qui sont descendues par milliers dans la rue dans tout le pays, avec leurs syndicats, le 8 avril, pour exiger un vrai statut et une augmentation de leur salaire.

Tels les personnels médico-sociaux (de l’enfance et de la petite enfance, de la protection de l’enfance, de l’insertion et de l’aide à domicile) exclus de l’augmentation de 183 € accordée aux personnels hospitaliers et qui ont manifesté le même jour.

Tels les personnels des Ephad qui exigent du personnel pour les remplacer et des lits pour les patients.

Tels les postiers dans tout le pays, les salariés de la Française de mécanique dans le Pas-de-Calais, de FerroPem dans l’Isère, ceux de Walor dans les Ardennes…

L’amplification et la généralisation de ces mobilisations est la réponse immédiate pour en finir avec la politique de ce gouvernement qui s’en prend à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs, pour arracher et imposer : des vaccins pour tous ceux qui l’exigent, l’interdiction des licenciements, les moyens de protection sanitaire pour tous et les moyens donnés aux écoles et aux hôpitaux pour remplir leur rôle dans des conditions sanitaires satisfaisantes.

13 382 travailleurs et jeunes ont signé l’appel

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Pas de connexions, pas de profs, pas de lits dans les hôpitaux…

Le ministre Blanquer avait assuré que tout était prêt si un nouvel épisode d’école à distance était mis en place.

Pourtant, ce 6 avril, enseignants, élèves et parents ont l’impression de revivre la même situation qu’en mars 2020, situation qui avait amené de nombreux élèves à décrocher : réseaux saturés, serveurs défaillants, espaces de travail inaccessibles, accès restreint… 

Ils témoignent

Un père de famille : « Ce matin, première heure de cours à la maison. Première galère : impossible de se connecter, impossible de récupérer les documents pour effectuer le travail. Dans le même temps, je suis appelé pour gérer une situation en urgence au boulot alors que je ne suis pas censé être de service. Sentiment de colère contre ce gouvernement, qui depuis un an n’a rien fait. Ça semble inimaginable que personne n’a pensé à multiplier les serveurs informatiques pour éviter ce genre de situation. Il en est des serveurs comme des profs, des lits d’hôpitaux etc., rien n’a été fait ! » 

Un enseignant de lycée : « Ça y est : tous les élèves m’écrivent en même temps. Ils ne parviennent pas à se connecter. C’est vraiment la honte. On aurait pu penser que depuis l’an dernier, notre ministère aurait anticipé ce genre de situations, investi dans des serveurs suffisamment vastes, développé une application fiable et fonctionnelle. » 

Pas de connexions, pas de profs, pas de lits dans les hôpitaux… et 560 milliards offerts aux capitalistes !

Macron et son gouvernement sont les seuls responsables de cette situation.

Dehors Macron et sa politique !

 

12 447 travailleurs et jeunes ont signé l’appel « Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux »

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Des médecins « contraints de faire un tri des patients »

Photo de Jonathan Borba sur Pexels.com

Le gouvernement est responsable !

De nombreux médecins alertent sur la situation sanitaire et dénoncent le refus du gouvernement d’assumer ses responsabilités.

Ainsi, dans une tribune publiée le 28 mars dans Le Journal du Dimanche, 41 médecins, notamment réanimateurs et urgentistes, alertent sur le fait qu’ils vont être « contraints de faire un tri des patients afin de sauver le plus de vies possible », tri qui concernera tous les patients, Covid et non Covid, en particulier pour « l’accès des patients adultes aux soins critiques ».  

Les services de réanimation sont déjà saturés, on déprogramme massivement des rendez-vous et des interventions chirurgicales au risque d’aggraver des pathologies à cause des retards de prise en charge, les soignants sont épuisés.

Pourquoi ?

Djillali Annane, président du Syndicat des médecins réanimateurs, explique « que quasiment aucun lit pérenne de plus n’a été ouvert en réanimation depuis la sortie de la première vague ».

Conséquence

Christophe Prudhomme, médecin au Samu 93, dénonce « la saturation prévisible et la déprogrammation des patients dont les conséquences risquent d’être redoutables en termes de santé publique dans les mois et les années à venir, notamment pour les deux premières causes de mortalité que sont les cancers et les maladies cardio-vasculaires ».

Malgré le chaos organisé par ce gouvernement, les soignants veulent soigner.

« On n’abandonnera pas les personnes qui viennent à l’hôpital », affirme Gilles Pialoux, infectiologue à l’hôpital Tenon à Paris, « malgré une offre de soins dégradée ».

Le gouvernement est le seul responsable de la situation, responsable d’un tri possible des malades en réanimation.

Dehors Macron et sa politique !

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travailleurs et jeunes ont signé l’appel « Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux »

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À qui la faute ?

« Au bord du précipice »

C’est le titre du Parisien (15 mars), à propos de la dégradation de la situation sanitaire dans plusieurs régions. En Ile-de-France, « les indicateurs sont davantage dans le rouge qu’il y a une semaine : 1 134 sont hospitalisés en réanimation au 14 mars, soit 174 de plus qu’une semaine plus tôt »

Seulement 3 % de la population sont vaccinés (deux doses)…

Et on apprend que la « campagne de vaccination » va devoir encore ralentir au motif des retards de livraison annoncés par AstraZeneca, puis de la suspension de son vaccin.

Déprogrammations et transferts

Alors, le gouvernement fait déprogrammer massivement des interventions chirurgicales et des rendez-vous médicaux et encourage le transfert des patients en réanimation vers d’autres régions… puis finit par brandir la menace d’un possible reconfinement.

A qui la faute ? D’abord et avant tout au gouvernement !

Un gouvernement qui, depuis un an, n’a pris aucune des mesures qui auraient pu enrayer la pandémie et protéger la population :

• la création de lits dans les hôpitaux et en particulier dans les services de réanimation,

• l’embauche massive de personnels soignants dans tous les services,

• la réquisition de l’industrie pharmaceutique et la levée des brevets sur les vaccins permettant la production en masse et la vaccination pour tous ceux qui le souhaitent.

En revanche, ce gouvernement a versé 560 milliards d’euros aux patrons, dont 300 milliards de prêts garantis par l’Etat, accordés en échange de plans de licenciements.

Alors, dehors ce gouvernement responsable ET coupable !


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« On veut des vaccins ! »

C’est aux cris de : « on veut des vaccins » et « on est vieux, mais on ne veut pas mourir » qu’une quarantaine de pensionnaires d’une résidence senior de Bordeaux (Aquitaine) ont manifesté, le 26 février. Munis de leur déambulateur ou de leurs cannes anglaises pour certains, ils ont déployé une banderole devant la résidence, sur laquelle on peut lire : « ARS, toujours pas de vaccin, Arcadie * en colère ».

Ils ont raison : la vaccination est le seul moyen pour rompre l’isolement dont ils sont victimes depuis des mois.

Après cette manifestation, on leur a promis des vaccins qui devraient arriver entre le 8 mars… et le 7 mai… alors qu’aucun centre de vaccination à Bordeaux ne dispose de doses !

Pourtant, le gouvernement continue de mentir. Ainsi, le ministre de la santé Olivier Veran a déclaré, le 1er mars, que, dans 4 à 6 semaines, on aura beaucoup plus vacciné.

Beaucoup plus vacciné ? Selon les chiffres officiels (CovidTracker), au rythme actuel, l’objectif de vacciner l’ensemble de la population adulte serait atteint le 23 juillet 2023 !

Avec les anciens de Bordeaux, avec tous ceux dont la révolte monte dans le pays, nous disons :

« Des vaccins pour tous ceux qui l’exigent,
réquisition des brevets, socialisation des moyens de production, des vaccins gratuits et en quantité suffisante ! ».

C’est une question de survie. Et pour cela, il faut chasser ce gouvernement dont la politique conduit au désastre !

Dehors Macron, son gouvernement et sa politique !

* Résidence senior Les Jardins d’Arcadie.


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Des vaccins pour tous maintenant ! Réquisition !

Des milliers ? Des dizaines de milliers ?

Combien sont-ils ceux qui ont la « chance » d’appartenir à la catégorie des plus de 75 ans et qui ont donc, en principe, depuis le 18 janvier, la possibilité de se faire vacciner mais qui ne parviennent pas à obtenir un rendez-vous ? Des milliers, des dizaines de milliers ?

Et pour quelle raison n’y parviennent-ils pas ?

Parce qu’il n’y a pas de vaccins ! Et s’il n’y a pas de vaccins en France, en février 2021, c’est parce que le gouvernement Macron-Castex, respectueux de la bureaucratie de l’Union européenne, elle-même soumise aux diktats de l’industrie pharmaceutique et aux accords qu’elle a passés avec l’administration américaine, est incapable d’organiser une vaccination de masse. Pourtant, l’Union européenne a versé des sommes colossales aux laboratoires pharmaceutiques pour « réserver » des vaccins !

Pourquoi ce retard ?

Le problème est que l’administration américaine a pris de l’avance et elle négocie depuis un an avec les mêmes laboratoires pharmaceutiques. Elle s’est donc servie en premier. Les autres doivent se contenter des doses qu’elle aura bien voulu leur laisser. Elle est là, l’origine de la pénurie de vaccins !

Donc, il reste le confinement…

Pas de vaccins, pas de lits de réanimation supplémentaire… Alors, on reconfine à Nice… et sans doute ailleurs prochainement.

Pourtant, une autre voie est possible

La confiscation des trusts pharmaceutiques, de leurs brevets et de leurs chaînes de production afin de fabriquer en masse des vaccins !

Et aussi la confiscation des 560 milliards d’euros offerts aux capitalistes depuis mars 2020 afin d’ouvrir des lits et de former urgemment des médecins réanimateurs !

Dehors l’Union européenne ! Dehors Macron et sa politique !

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Hôpitaux : la déprogrammation tue !

Une circulaire du ministère de la Santé du 12 février ordonne aux hôpitaux et cliniques de mettre en place une « organisation de crise dès le jeudi 18 février », en déprogrammant l’activité chirurgicale « non urgente » et en priorisant l’ambulatoire et l’hospitalisation à domicile.

En clair : des milliers de patients vont être chassés des hôpitaux ou ne pourront y être admis.

Ce fut déjà le cas entre le 15 mars et le 15 juin 2020 : deux millions d’hospitalisations ont alors été déprogrammées dans les établissements publics et privés ; et un demi-million de consultations médicales importantes ont été annulées.

Conséquences ?

Selon les Académies de médecine, « certains patients sont décédés faute d’une prise en charge en temps utile (…). La déprogrammation a entraîné une perte de chance pour de nombreux malades. »

Aujourd’hui, le professeur Axel Kahn, président de la Ligue nationale contre le cancer, lance un cri d’alarme : « Il y a une absolue certitude qu’il y aura plusieurs milliers de morts supplémentaires par cancer qu’il n’aurait dû y en avoir s’il n’y avait pas eu le Covid. »

Dans cette situation dramatique, et alors que des milliers de victimes « collatérales » du Covid ont déjà été sacrifiées sur l’autel de la politique d’austérité, le gouvernement Macron-Castex ne trouve rien de mieux à faire que de contraindre les hôpitaux à déprogrammer une nouvelle fois !

Ce gouvernement reste sourd aux demandes répétées des personnels hospitaliers.

Ce gouvernement poursuit sa politique de fermeture de lits et de suppression de personnels.

Ce gouvernement refuse d’organiser une campagne de vaccination de masse…

Ce gouvernement doit être chassé !

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Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux ! Proposition d’une rencontre nationale le 13 mars 2021

Lazare Razkallah, syndicaliste CGT, secrétaire du CSE de TUI France, et Fabrice Criquet, syndicaliste FO, Aéroports de Paris, confrontés à des plans de licenciements, sont tous les deux signataires de l’appel intitulé « Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux ».

Dans une interview croisée publiée dans La Tribune des travailleurs n° 275 (3 février), ils reviennent sur la bataille contre ces plans de licenciements et disent pourquoi ils ont signé cet appel.

Lazare Razkallah : le plan de licenciements concerne 600 salariés sur les 900. Nous venons de recevoir nos lettres de licenciement (…) Notre objectif reste l’interdiction des licenciements chez TUI France. On n’en veut pas du plan social qui n’est pas justifié (…)

Et au niveau des syndicats CGT, FO ou autres… il n’y a aucune directive ni proposition. Le mouvement doit partir de la base. C’est la base qui imposera les choses. Ce n’est pas normal qu’ils restent passifs, qu’ils attendent. Ils devraient être méga présents (…)

Je ne me suis jamais fait d’illusions sur Macron. Il ne fait que poursuivre ce qu’avait initié Hollande. Normalement, Macron devrait recevoir sa lettre de licenciement en mai 2022 de la part des Français. Mais bon, il faut amplifier notre mouvement, car plus tôt il partira, mieux cela sera.

Fabrice Criquet : la semaine dernière, la direction d’ADP a annoncé un plan de « sauvegarde de l’emploi ». Elle menace de licenciement les 6 448 salariés s’ils n’acceptent pas de signer de nouveaux contrats de travail avec des baisses de salaire et la remise en cause de tous les acquis sociaux (…)

Si le mouvement ouvrier, en particulier les confédérations syndicales, appelait dans l’unité, au même moment, au même endroit, sur un seul mot d’ordre qui permette de rassembler tous les travailleurs, l’interdiction des licenciements, non seulement cette proposition serait saisie par des milliers et des milliers de travailleurs, mais cela serait la meilleure réponse à apporter à l’éparpillement.

Oui, il faut que Macron parte… lui et sa politique. Les travailleurs ne peuvent pas attendre 2022. La force de cet appel, c’est qu’il est signé par des travailleurs de toutes origines, des militants syndicalistes et politiques de toutes origines. Pour moi, c’est un appel au combat dès maintenant (…)

Lazare Razkallah et Fabrice Criquet proposent
qu’une rencontre nationale se tienne,
le 13 mars prochain,
pour regrouper l’ensemble des forces
qui veulent en finir avec Macron et sa politique.

Signez l’appel « Dehors Macron et sa politique,
le plus tôt possible sera le mieux » !


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