Notre position

nouveaulogopoidCommuniqué du bureau national du POID

pdf picto – Paris, le 18 avril 2017 – Le Parti ouvrier indépendant démocratique a été fondé pour défendre et exprimer les intérêts des travailleurs. Il lutte pour l’instauration d’un gouvernement ouvrier capable de prendre les mesures d’urgence qu’appelle la situation.

Il y a vingt-cinq ans était signé le traité de Maastricht. Durant ces vingt-cinq années, les gouvernements successifs de droite et de gauche ont provoqué une régression et une décomposition sociales et politiques sans précédent. L’ordre du jour appelle le combat pour la démocratie par la convocation d’une Assemblée constituante. C’est ainsi que le peuple pourra en finir une fois pour toutes avec la Ve République et l’Union européenne et décider du contenu et de la forme d’une République authentiquement démocratique (c’est pourquoi les militants du POID sont partie prenante, avec des travailleurs et des militants de toutes tendances, du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République constitué le 5 novembre 2016 et qui a manifesté le 18 mars au mur des Fédérés à Paris).

Partisan de la lutte de classe, le POID considère comme imprescriptible le droit des travailleurs à s’organiser et à combattre pour la défense de leurs droits et leurs acquis, ce qui inclut la défense de l’indépendance des organisations syndicales. Des mois durant, des millions de travailleurs et de jeunes, unis avec les confédérations ouvrières CGT et FO (avec la FSU et Solidaires) se sont mobilisés pour le retrait de la loi El Khomri. Des mois durant, des millions de travailleurs et de jeunes ont cherché la voie de l’unité par un mouvement général pour le retrait de la loi El Khomri.

L’immense majorité de la population a soutenu cette exigence. Malgré cela, le saucissonnage en quatorze journées d’action et le refus des dirigeants d’appeler à la grève jusqu’au retrait a permis au gouvernement d’imposer sa loi à coups de 49-3.

Aujourd’hui, cette loi commence à s’appliquer. Elle permet d’imposer partout la surexploitation et le travail supplémentaire non payé. Elle remet en cause les droits des salariés et l’existence des syndicats.

L’abrogation de la loi El Khomri est une exigence majoritaire dans le pays. Le coup de force de Hollande et Valls a provoqué un tel rejet que Hollande a renoncé à se présenter et que Valls a été éliminé de la course à la présidentielle. Ce qui les amène aujourd’hui à soutenir Macron contre le candidat de leur propre parti, coupable d’avoir « frondé » en refusant de voter cette loi. Sous une autre forme, cette continuité de la mobilisation de classe contre la loi El Khomri se reflète aussi dans l’affluence aux rassemblements de Jean-Luc Mélenchon.

C’est un fait : deux candidats se prononcent pour l’abrogation de la loi El Khomri.
C’est un fait : une majorité se prononce pour l’abrogation de la loi El Khomri.
C’est un fait : l’unité entre les deux candidats pour s’accorder sur une candidature unique pour l’abrogation de la loi El Khomri avait de fortes chances de susciter un élan permettant à la majorité d’imposer sa volonté de rupture avec la politique des gouvernements successifs. Bien que souhaitée par un grand nombre de travailleurs, jeunes, élus, militants syndicaux et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, cette unité ne s’est pas réalisée.

Le POID n’a pas d’intérêts distincts de ceux de l’ensemble des travailleurs et des jeunes.

Au lendemain de la désignation de Hamon à la primaire, nous avons déclaré : « Si l’accord se fait pour une candidature unique pour l’abrogation de la loi El Khomri, des millions de travailleurs et de jeunes y verront un appel à la mobilisation. Dans ce cas, le POID, qui ne partage pas les programmes de ces deux candidats, saura prendre ses responsabilités pour aider à réaliser un pas, même limité, sur la voie de la rupture avec la politique de Hollande-Valls-Cazeneuve aux ordres du capital financier. »

Nous sommes à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. Plus que jamais, nous affirmons que l’unité pour l’abrogation de la loi El Khomri est une urgente nécessité.

Nous nous adressons à toutes et à tous : travailleurs, jeunes, militants du mouvement ouvrier, tous, nous voulons en finir avec cette politique de misère, de chômage et de destruction qui enfonce chaque jour davantage la majorité, tandis qu’une poignée de profiteurs, de banquiers, d’actionnaires et de spéculateurs s’engraissent toujours plus.

Tous, nous voulons le retrait des troupes françaises d’intervention à l’étranger et l’arrêt des guerres contre les peuples dans lesquelles le gouvernement nous entraîne, suspendu aux exigences de Trump, c’est- à-dire du capital financier.

Travailleurs, jeunes, ne nous laissons pas diviser. Quel que soit le choix de chacun (et quel que soit le résultat du 23 avril), il faudra bien que la classe ouvrière soude ses rangs pour balayer cette politique.

Aux travailleurs, aux jeunes, aux militants, qui nous interrogent sur notre « consigne de vote », nous répondons :

– Bien évidemment, les travailleurs n’ont rien à attendre d’un vote en faveur des candidats revendiquant ouvertement le soutien des capitalistes et des banquiers (Macron, Fillon) ou porteurs d’une volonté de division et d’opposition entre les travailleurs suivant leurs origines (Le Pen).

– Le fait est qu’aujourd’hui des millions de travailleurs et de jeunes s’apprêtent à voter Mélenchon, d’autres à voter Hamon. Tandis que d’autres encore, en l’absence d’une perspective claire fondée sur l’unité et la rupture, veulent exprimer par l’abstention leur rejet de ce régime agonisant.

Travailleurs, jeunes, quel que soit votre choix, ne nous laissons pas diviser.

Quel que soit le président élu, ce régime failli et corrompu de la Ve République est condamné : il devra être balayé. Unis sur leurs revendications et leurs aspirations, les travailleurs et les jeunes en ont les moyens. C’est au service de cet objectif que nous travaillons à construire un parti ouvrier. Travailleurs, jeunes, n’écoutez pas ceux qui vous disent que les syndicats et les partis sont des formes d’organisation dépassées. La classe ouvrière n’est forte qu’à la condition d’être organisée, en toute indépendance vis-à-vis de l’État, des patrons, du gouvernement. Elle a besoin de syndicats indépendants.

Elle a besoin aussi de partis exclusivement au service de ses intérêts.

Ensemble, construisons le parti ouvrier indispensable pour aider à résoudre la crise dans un sens favorable aux intérêts de la majorité.

À bas la Ve République et l’Union européenne ! Unité pour l’abrogation de la loi El Khomri !

Travailleurs, militants, jeunes, nous vous invitons à participer aux assemblées ouvertes du Parti ouvrier indépendant démocratique qui prépare son IIe Congrès (24-25 juin à Paris), assemblées ouvertes au libre débat entre travailleurs et militants de toutes les tendances du mouvement ouvrier.

Le bureau national du POID, le 18 avril 2017

Le Comité fédéral national du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) s’adresse à tous les travailleurs

Adresse CFN mars 2017

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La période qui s’ouvre est lourde de menaces contre les travailleurs et la jeunesse.

La Ve République s’enfonce dans les scandales. Des responsables politiques de tous bords brassent des millions d’euros, et les mêmes n’ont qu’un mot à la bouche quand il s’agit des services publics, des retraites, des salaires : austérité !

Et pourtant, comme si de rien n’était, dans quelques semaines, l’élection présidentielle va désigner le prochain roi sans couronne.

Dans cette élection,
les aspirations des travailleurs et des jeunes seront-elles représentées ?

Macron, Fillon, Le Pen – parmi lesquels, selon les sondages figure le prochain président – sont les représentants de la classe des capitalistes et des banquiers. Celui qui sera élu poursuivra – chacun s’y est engagé à sa manière – la politique anti-ouvrière de licenciements, de destruction des services publics et de privatisation.

Hamon et Mélenchon proclament l’un et l’autre leur refus de l’héritage politique du gouvernement Hollande-Valls. L’un et l’autre parlent de l’abrogation de la loi Travail, et se disent contre les diktats de la « troïka » (Commission européenne/Fonds monétaire international/Banque centrale européenne).

Unis sur cette base en une seule candidature, ils pourraient ouvrir la voie à une mobilisation permettant, au moins sur un point, de rompre avec la politique du gouvernement précédent : l’abrogation de la loi El Khomri combattue par des millions de grévistes et manifestants unis avec les organisations syndicales au printemps dernier.

Ce pas vers l’unité pour l’abrogation de la loi El Khomri, nombreux sont les travailleurs, jeunes et militants, de tous courants du mouvement ouvrier et démocratique qui l’appellent de leurs vœux, de même que des élus, comme le maire (PCF) de Grigny, dans une lettre ouverte à Mélenchon et à Hamon, publiée dans la presse.

Les responsables politiques qui tournent le dos à cette aspiration choisissent la division. Ils permettent que se poursuive la politique anti-ouvrière de l’actuel gouvernement.

Travailleurs et patrons
ont des intérêts contradictoires

Fillon ne cache pas sa volonté d’affronter la classe ouvrière.

Marine Le Pen – c’est indiscutable – incarne une politique réactionnaire visant à opposer les travailleurs et les jeunes entre eux pour mieux remettre en cause leurs droits.

De toutes parts, le vote Macron est justifié comme un rempart face à Marine Le Pen.

Mais que représente Macron, sinon les banquiers et les multinationales qui le soutiennent ? Que veut-il sinon, comme il l’avoue lui-même, des syndicats à la botte, intégrés à l’État pour remettre en cause les retraites, les services publics et aller encore plus loin que la loi El Khomri dans la remise en cause du Code du travail ?

Que prétend-t-il faire ? Il le dit lui-même : un gouvernement « au-dessus des partis », un gouvernement d’union sacrée appliquant les directives de l’Union européenne.

La défense de la démocratie est contradictoire avec le soutien à Macron. La défense des droits des travailleurs et l’indépendance des organisations ouvrières sont contradictoires avec le soutien à Macron.

Les travailleurs ne peuvent compter
que sur leurs propres forces

Dans la période qui vient, les travailleurs et les jeunes seront confrontés à de nouvelles attaques contre leurs droits. Mais dans la formidable mobilisation contre la loi El Khomri, ils ont montré leur capacité à se mobiliser sur leur propre terrain, celui de la lutte de classe contre la classe capitaliste.

Aujourd’hui même, et sans tenir compte du calendrier électoral, ils multiplient les grèves et les mobilisations contre les licenciements, les suppressions d’emplois, pour les salaires ou pour la défense de leurs garanties collectives.

Demain, face aux attaques qui d’ores et déjà s’annoncent sur la Sécurité sociale ou les retraites, les travailleurs n’auront d’autre choix que de recourir à leur propre action indépendante.

La démocratie,
c’est d’en finir une fois pour toutes avec la Ve
e République et l’Union européenne

Le 18 mars 2017, anniversaire du premier jour de la Commune de Paris de 1871, les militants du Parti ouvrier indépendant démocratique ont participé, parmi près de 2 000 travailleurs et militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, au rassemblement organisé par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République.

Cette exigence de rupture est au cœur de la situation.

Quels que soient les discours, ceux qui appellent les travailleurs à se ranger derrière le vote Macron (pour le 1er ou le 2e tour) se rallient de fait aux institutions de l’Union européenne et de la Ve République et donc aux intérêts des capitalistes que ces institutions incarnent. La démocratie exige que ces institutions soient balayées, et que soit convoquée l’Assemblée constituante souveraine composée de délégués élus, mandatés et révocables. Une Assemblée constituante dans laquelle, en particulier, les travailleurs puissent voir leurs intérêts particuliers défendus par leurs propres représentants.

La démocratie jusqu’au bout suppose de ne pas craindre de s’en prendre au pouvoir du capital

Une Assemblée constituante souveraine qui, pour le POID, permettra d’instaurer :

• l’Union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe substituée à l’Union européenne (par l’abrogation des traités existants) ;

• la République sociale et démocratique substituée à la Ve République, avec à sa tête un gouvernement ouvrier qui n’hésitera pas à prendre les mesures de rupture qu’appelle la situation : et notamment l’abrogation de la loi El Khomri et de toutes les contre-réformes, l’annulation du pacte de responsabilité, l’interdiction des licenciements, la restitution aux communes et aux départements des moyens et prérogatives qui leur ont été supprimés.

Pour la démocratie jusqu’au bout, pour le gouvernement ouvrier : construire le parti ouvrier

Travailleurs, militants, jeunes de toutes tendances, vous connaissez le Parti ouvrier indépendant démocratique. Vous savez que pour nous, rien n’est plus important que la défense en toutes circonstances des travailleurs et des peuples, en France comme à l’échelle internationale.

C’est pourquoi, avec le Comité ouvrier international (composé de militants et travailleurs de 47 pays qui combattent ensemble contre la guerre et l’exploitation et pour l’Internationale ouvrière), nous sommes engagés dans une campagne inlassable pour la libération des 13 militants syndicaux de Suzuki-Maruti (Inde) condamnés à la prison à vie pour avoir commis le « crime » de constituer leur syndicat. Comme nous sommes engagés dans le combat permanent pour l’arrêt des interventions et pour le retrait des troupes, contre toutes les guerres dans lesquelles le gouvernement français est impliqué contre les peuples.

Travailleurs, jeunes, n’écoutez pas ceux qui vous disent que les syndicats et les partis sont des formes dépassées.

La classe ouvrière n’est forte qu’à la condition d’être organisée en toute indépendance vis-à-vis de l’État, des patrons, du gouvernement. Elle a besoin de syndicats indépendants. Elle a besoin aussi de partis exclusivement au service de ses intérêts.

Le IIe Congrès du POID se tiendra les 24 et 25 juin 2017.

Nous vous appelons à y participer pour en faire ensemble un congrès ouvrier auquel nous invitons tous les travailleurs et les militants engagés comme nous dans le combat pour la rupture et pour la lutte de classe indépendante. Et ainsi, par la libre discussion, avancer vers la construction du parti ouvrier indispensable à la situation.

Lisez La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Rejoignez le POID.

Adoptée à l’unanimité Paris, le 19 mars 2017