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Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes

Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Les mesures annoncées par Macron le 12 juillet constituent une véritable déclaration de guerre de classe.

• Remise en route de la contre-réforme des retraites, visant à la disparition des régimes particuliers et à repousser de deux ans l’âge moyen de départ ;

• Application au 1er octobre de la contre-réforme de l’assurance chômage
privant des centaines de milliers de chômeurs d’une grande partie de leur indemnisation ;

• Interdiction d’exercer leur métier et perte de salaire pour tous les personnels de santé, soignants ou non, non vaccinés à la date du 15 septembre et quel que soit leur établissement ;

• Interdiction d’accès à la plupart des espaces publics et de voyages longues distances en avion et en train pour qui ne disposera pas d’un « pass » en règle…

Ces annonces provoquent colère et indignation parmi les travailleurs et les jeunes. Particulièrement révoltante est l’attaque contre les personnels soignants : hier acclamés en héros, ils sont aujourd’hui désignés comme responsables de la situation sanitaire et menacés d’être jetés comme des chiens !

Faut-il s’en étonner ?

Un gouvernement qui ment sur les masques, les tests et la vaccination ; un gouvernement qui a continué, depuis le début de la pandémie, à fermer les lits, les services et des hôpitaux entiers et à supprimer les postes par milliers au lieu de procéder au recrutement indis- pensable ; un tel gouvernement porte seul la responsabilité de la situation sanitaire et ne peut susciter la moindre confiance dans les mesures qu’il annonce.

Un gouvernement qui, en pleine pandémie, encourage les licenciements par centaines de milliers dans le privé et supprime en masse les emplois dans le public ; un gouvernement qui réprime les grévistes d’Aéroports de Paris qui refusent les baisses de salaire et exige de leurs syndicats qu’ils renoncent à toute grève pendant trois ans ; un gouvernement qui veut imposer à des centaines de milliers d’agents territoriaux de travailler gratuitement plusieurs jours par an ; un tel gouvernement ne fera croire à personne qu’il est préoccupé du bien-être de la population laborieuse.

Un gouvernement qui prive des millions d’étudiants et de lycéens, en totalité ou en large partie, de cours en présence physique ; un gouvernement qui refuse de recruter les enseignants nécessaires au dédoublement des classes, amphis et TD et qui, en plein mois de juillet, licencie des milliers d’enseignants contractuels ; un gouvernement qui pousse ainsi des centaines de milliers de jeunes à abandonner leurs études, principalement dans les milieux ouvriers et populaires ; un tel gouvernement ne peut prétendre se préoccuper du sort de la jeunesse.

D’autant plus que ce gouvernement, durant la même période a offert 560 milliards d’euros aux capitalistes qui spéculent à outrance et font grimper leurs profits tout en licenciant en masse ! Un tel gouvernement ne peut prétendre qu’il défend d’autres intérêts que ceux des capitalistes.

Rejeté massivement – le 20 juin, son parti a recueilli 3 % des suffrages des électeurs inscrits –, Macron a de plus en plus recours aux armes de la contrainte, de l’interdiction, de la violence et de la répression (rappelons l’interdiction, le 5 juin, de la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique au motif qu’elle était appelée pour en finir avec Macron et sa politique !).

Macron prétend que son objectif est la vaccination massive des soignants et de la population : c’est un mensonge. Les soignants ? Sa propre administration évalue à 91,7 % la proportion des professionnels de santé ayant reçu au moins une dose et à 63,4 % ceux qui ont reçu deux doses. Ces chiffres ont été publiés par Santé publique France (communiqué n° 64) au mois de mai, en précisant qu’ils sont « sous-estimés ».

Quant à la population en général… les données offi- cielles de la Sécurité sociale montrent que la carte de la non-vaccination recoupe celle des revenus les plus pauvres : on est deux fois plus vaccinés dans les riches arrondissements de l’ouest parisien et les riches com- munes des Hauts-de-Seine qu’en Seine-Saint-Denis !

Dans ces conditions, quel effet les mesures annoncées peuvent-elles avoir sur les millions de travailleurs et de jeunes qui, de toute façon, ni ne voyagent, ni ne partent en vacances, ni ne fréquentent restaurants, théâtres et cinémas ? En réalité, cela ne va qu’enfoncer encore plus les habitants des quartiers ouvriers et populaires dans la précarité des ghettos à l’abandon.

Nous, membres du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous constatons que pour 93 % d’entre nous, nous avons librement, sans contrainte, ni menace ni consigne de parti, fait le choix libre et individuel de la vaccination. Nous revendiquons que la même liberté soit laissée à tous.

C’est pourquoi nous nous prononçons pour le retrait du plan Macron du 12 juillet et de toutes ses mesures anti-ouvrières, anti-retraités, anti-chômeurs, anti-jeunes et anti-démocratiques.

Pour le POID, ce combat se relie à la recherche d’une issue politique conforme aux besoins et aux aspirations de la majorité, à savoir : « Dehors Macron et sa politique ! », satisfaction des revendications ouvrières et populaires, confiscation des 560 milliards pour la santé, l’école et l’emploi, l’interdiction des licenciements, pour une Assemblée constituante souveraine abolissant cette Ve République capitaliste et ouvrant la voie à un gouvernement de la majorité, une Répu- blique des travailleurs et de la jeunesse.

Au lendemain des annonces de Macron, on a vu des élus et dirigeants de partis de « gauche » apporter leur soutien au plan de Macron, côte à côte avec des élus et dirigeants de droite et du parti macroniste. Et on a vu d’autres dirigeants de « gauche » répondre à l’appel à manifester « pour la liberté », lancé par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui ne cachent pas leur nostalgie des régimes ennemis de la liberté, à commencer par celui de Vichy.

Mais on a vu aussi dans quelques localités et départements, des organisations syndicales (notamment de personnels hospitaliers) convoquer des rassemblements de travailleurs, sur un terrain de classe, contre les mesures annoncées.

La situation souligne avec force la responsabilité des organisations qui se réclament des intérêts ouvriers et de la démocratie.

Le POID l’affirme : c’est la classe des travailleurs qui est attaquée. Il lui revient de réaliser son unité pour se défendre comme classe et de repousser la tentative de Macron de la diviser, entre vaccinés et non vaccinés, entre retraités « privilégiés » et les autres, entre chômeurs « scandaleusement indemnisés » et les autres travailleurs.

Dans cette voie, la responsabilité des organisations qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie est de rejeter toute union sacrée avec Macron et de se refuser à toute promiscuité avec les ennemis de la démocratie. Les confédérations syndicales, tout particulièrement, seraient dans leur rôle en appelant à organiser la riposte dans l’unité sur le strict terrain des revendications ouvrières et démocratiques.

Pour le retrait du plan Macron dans tous ses aspects : retrait des contre-réformes des retraites et de l’assu- rance chômage, retrait de la menace de perte d’emploi et de salaire contre les personnels hospitaliers, retrait du « pass » Macron qui n’a de sanitaire que le nom.

Pour les mesures d’urgence permettant l’accès à la libre vaccination pour tous ceux qui le souhaitent en l’organisant en particulier dans les quartiers ouvriers et populaires, au plus près de la population ; mesures d’urgence aussi, garantissant aux jeunes un vrai travail, un vrai salaire dans des conditions de pérennité statutaire et conventionnelle et les moyens de véritables études en présence physique au lycée et à l’Université. Un plan d’urgence pour sauver le peuple travailleur ce qui, répétons-le, suppose de rompre avec Macron, d’interdire les licenciements, de défendre les services publics et d’ouvrir la voie à une autre politique conforme aux intérêts de la majorité.

Le POID décide de communiquer ces propositions à tous les niveaux, au plan national, départemental et local, à tous les travailleurs, militants et jeunes et à toutes les organisations se revendiquant des intérêts de la classe ouvrière et de la démocratie et se déclare ouvert à toute rencontre et toute discussion sur ces propositions.

Le bureau national

Impossible d’accepter la moindre attaque contre nos retraites ! Dehors Macron et sa politique tout de suite !

Le site du POID publie in extenso ci-dessous le communiqué de la délégation permanente issue de la rencontre nationale du 13 mars qui s’est réunie ce samedi 3 juillet. A télécharger et faire signer massivement.

Macron est ultra-minoritaire, il doit partir et sa politique avec lui, tout de suite !

Le second tour des élections régionales et départementales a confirmé le premier : Macron est ultra-minoritaire. Au premier tour, ses listes avaient recueilli 3 % des voix des électeurs inscrits. Là où elles pouvaient se maintenir au second tour, elles finissent dernières. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors la majorité a parlé : « Dehors Macron et sa politique, maintenant, tout de suite ! ».

Au-delà de Macron, les partis institutionnels perdent tous des millions de voix par rapport au scrutin précédent. Même ceux qui sont présentés comme les « grands vainqueurs » sont minoritaires : reconduite à la tête de la région Occitanie, Carole Delga, du Parti socialiste, obtient la voix d’un électeur inscrit sur cinq, tandis que les LR Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sont « élus » par… 17 et 15 % de l’électorat !

Entre les deux tours, les responsables des partis institutionnels avaient martelé un même message : « Électeurs, ressaisissez-vous, réveillez-vous, votez ! ». Résultat : l’abstention est au même niveau. Ultra-minoritaires ils étaient le 20 juin, ultra-minoritaires ils sont restés le 27.

Mais une majorité s’est exprimée « en creux » ces 20 et 27 juin. Refusant de voter pour Macron, la droite et l’extrême droite, cette majorité a frappé d’illégitimité le gouvernement, et la réforme des retraites qu’il veut relancer, et l’attaque contre l’assurance chômage, et les plans de licenciement qu’il encourage.

Constituée de l’immense majorité des ouvriers, des employés et des jeunes, cette majorité n’a pas davantage été convaincue par les appels lancés par les dirigeants des partis de « gauche » à se ranger « au nom de la démocratie » derrière Muselier, ancien ministre de Chirac, candidat des Républicains, face à Mariani, ancien ministre de Sarkozy, candidat du RN dans la région Paca. Ils ont rejeté la théorie fallacieuse du vote pour les partis capitalistes comme un rempart contre l’extrême droite. D’autant que cette politique d’union sacrée avait connu un précédent lorsque les députés des partis de « gauche » ont tous voté, le 19 mars 2020, avec leurs collègues macronistes et les députés de droite et d’extrême droite, une « aide » de 343 milliards pour les capitalistes à la demande de Macron, privant de ce fait l’école et les hôpitaux des moyens indispensables.

Cette majorité ne s’exprime pas seulement dans l’abstention de masse. Dans les grèves qui se multiplient dans le pays, elle proclame l’exigence ouvrière du maintien des emplois, de l’interdiction des licenciements, des moyens nécessaires pour l’école, la santé, les services publics et du refus de la baisse des salaires et de l’augmentation du temps de travail.

Au soir des régionales, nombre de dirigeants des partis institutionnels ont déclaré : « Maintenant, l’étape suivante, c’est l’élection présidentielle. »

De qui se moquent-ils ? Ils font mine de ne pas comprendre, mais les faits sont les faits : ce qui a été rejeté les 20 et 27 juin, c’est non seulement Macron, mais plus généralement le système et les institutions qui concentrent tout le pouvoir entre les mains d’un président de la République valet des capitalistes.

C’est la Ve République qui est rejetée, elle qui donne tous les pouvoirs à une minorité d’exploiteurs et de profiteurs. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors elle exige que soit rendu à cette majorité le pouvoir de décider. Elle exige donc qu’à la Ve République capitaliste se substitue la République de la majorité, la République des travailleurs et de la jeunesse.

L’urgence est que le peuple prenne entre ses mains le pouvoir de décider. L’urgence est à l’élection d’une Assemblée constituante abrogeant la Ve République et toutes les contre-réformes anti-ouvrières, antisociales et antidémocratiques, confisquant les centaines de milliards des profits capitalistes pour les affecter aux besoins urgents du peuple travailleur, à la santé, à la jeunesse, à l’emploi. Oui, une Assemblée constituante qui prenne entre ses mains le pouvoir de décider des mesures impérieuses de préservation de l’emploi et des services publics et interdisant purement et simplement les licenciements.

Pour qui se situe sur le terrain de la démocratie, il n’y a pas d’autre issue.

Pour débattre de ces propositions, le Parti ouvrier indépendant démocratique soumet la proposition que se tiennent de larges assemblées de travailleurs, militants et jeunes pour établir ensemble ce que sont les revendications urgentes de la situation.

Plus que jamais, le POID est déterminé à agir pour que triomphe la cause de l’unité : l’unité pour la satisfaction de toutes les revendications, l’unité pour chasser Macron et sa politique, l’unité pour en finir avec la Ve République et pour que le pouvoir revienne entre les mains du peuple travailleur.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, lundi 28 juin 2021, 19 heures.

20 juin, un message clair : Dehors Macron et la Vᵉ République !

Ce qui s’est exprimé ce 20 juin, ce n’est pas seulement l’abstention la plus forte de la Ve République. Quand plus de deux électeurs sur trois renoncent à aller voter, quand l’abstention et les bulletins blancs et nuls dépassent 80 % dans les quartiers ouvriers et populaires, pour dépasser 93 % dans certains bureaux, c’est le rejet de Macron et de sa politique qui s’exprime. Un rejet catégorique et une exigence : « En finir avec ce gouvernement qui distribue des centaines de milliards aux capitalistes tandis qu’il ferme les écoles et les hôpitaux, liquide les services publics, diminue les salaires et permet les licenciements par centaines de milliers. »

Au-delà du rejet de Macron – réduit à 3 % des électeurs inscrits –, toutes les représentations politiques institutionnelles sont frappées et les institutions elles-mêmes. Ce 20 juin, c’est tout l’édifice de la Ve République antidémocratique, antipopulaire et antisociale qui est frappé. On a entendu nombre de responsables politiques se lamenter : « Pourquoi les électeurs nous refusent-ils leurs voix ? » Certains ont apostrophé leur propre électorat :«Réveillez-vous, revenez voter dimanche prochain!» Beaucoup se sont gravement interrogés: «Pourquoi les électeurs ne sont-ils pas conscients des enjeux ? »

À ces affirmations lourdes de mépris, le peuple travailleur est en droit de répondre : « Votre Ve République retire tout pouvoir aux collectivités territoriales, hormis celui de remettre en cause les droits, de privatiser, de déréglementer à tout-va. Dans votre Ve République, tous les pouvoirs sont concentrés au sommet de l’État entre les mains d’un président de la République, véritable monarque sans couronne. Dans votre Ve République, ce sont toujours les exigences des capitalistes qui s’appliquent grâce aux procédés antidémocratiques qui le permettent. Dans votre Ve République, la droite fait la politique de la droite, et l’extrême droite préconise la politique de l’extrême droite. Et la « gauche » ? Dans votre Ve République, il faut bien le constater, les dirigeants des partis de « gauche » ont pour constante de refuser de rompre : ils ont refusé de rompre avec la classe capitaliste et les diktats de l’Union européenne quand ils étaient au pouvoir sous Mitterrand, Jospin, Hollande ; ils ont refusé de rompre en votant en mars 2020 les 343 milliards pour les capitalistes à la demande de Macron. Ils refusent de rompre aujourd’hui en prônant l’unité avec la droite et Macron au nom de la lutte contre les « idées d’extrême droite ». Cette gauche-là, coulée dans le moule des institutions, est frappée ce 20 juin du même rejet que l’ensemble des représentations politiques ».

À ceux qui les traitent d’ignorants dépourvus de sens civique, les travailleurs et les jeunes sont en droit de répondre : « Bien au contraire : nous savons où sont nos intérêts, nous savons ce que sont nos revendications pour lesquelles nous luttons et faisons grève avec nos organisations syndicales, contre les plans de licenciement à Renault et dans la sous-traitance, à Aéroports de Paris contre la baisse des salaires, dans les collectivités territoriales contre la tentative de nous faire travailler plus longtemps gratuitement, avec les AESH, les enseignants, les travailleurs hospitaliers… ! »

Dans les grèves qui les mobilisent massivement comme dans l’abstention-rejet historique du 20 juin, s’exprime une même volonté : que le peuple travailleur prenne en main son avenir.

Il est urgent de chasser cette Ve République qui ne gouverne que pour la classe capitaliste. Il est urgent d’édifier le pouvoir de la majorité constituée des travailleurs des villes et des campagnes et de la jeunesse. Il est urgent d’édifier la République des travailleurs en lieu et place de la Ve République des capitalistes, des banquiers et des spéculateurs.

C’est ce pour quoi combat le Parti ouvrier indépendant démocratique. En présentant des candidats dans 75 cantons, nous voulions, sans illusion sur la nature de ces élections, saisir un moyen pour aider à l’organisation du combat pour chasser Macron et la Ve République. Les résultats obtenus, certes modestes, nous encouragent à poursuivre sur la voie de la construction d’un parti ouvrier fidèle aux intérêts des travailleurs et des jeunes. Ils nous encouragent à agir toujours plus pour l’unité, pour l’alliance des travailleurs et des jeunes pour les revendications et la démocratie et pour en finir avec le régime de l’arbitraire antisocial et antidémocratique.

Dehors la Ve République ! Dehors l’Union européenne ! Pour une véritable démocratie dont le peuple définira lui- même la forme et le contenu, pour que le pouvoir passe entre les mains de la majorité : rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Le POID interdit de manifester, c’est tout le mouvement ouvrier qui est menacé !

Le 5 juin, place de la Nation à Paris, le POID interdit de manifester.

Convoquée depuis six semaines, la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique a été interdite le jour même de sa tenue, le 5 juin, sur décision du préfet Lallement agissant au nom du gouvernement, décision confirmée par le tribunal administratif.

C’est le droit de manifester qui est menacé.
Dans son document, le préfet signale qu’il a autorisé d’autres manifestations le même jour à Paris, parmi lesquelles « une

manifestation antifasciste » et des « manifestations […] liées au mouvement des “gilets jaunes” ».

Pourquoi cette différence de traitement ? À propos de la manifestation du POID, le préfet évoque « un risque fort que des individus […] puissent infiltrer cette manifestation afin d’instaurer un climat d’insurrection ». Le POID est-il mis en cause dans ce risque ? Non. Un seul exemple est-il fourni d’une manifestation précédente de notre parti qui ait donné lieu à de tels incidents ? Non.

Alors pourquoi ce traitement particulier ? En citant (et en les déformant) les mots d’ordre politiques de notre manifestation, le préfet Lallement en fait l’aveu : à cause de son contenu !

Ce coup de force vise tout le mouvement ouvrier : pour justifier l’interdiction, le préfet évoque l’agression du 1er-Mai contre la CGT, victime de semblables « infiltrations » et incidents. Ainsi, toute organisation ouvrière susceptible d’être agressée pourrait être préventivement interdite de manifestation !

En réalité, pour Lallement, Darmanin et Macron, il ne fallait pas que défilent pacifiquement dans les rues de Paris des manifestants criant : « Dehors Macron et sa politique ! Dehors la Ve République ! Assemblée constituante souveraine ! Interdiction des licenciements ! Confiscation des 560 milliards offerts aux capitalistes pour spéculer et licencier !… ». Certes, le rassemblement statique a pu se tenir place de la Nation : ces mots d’ordre y furent lancés, les discours prononcés et les messages de soutien reçus d’un grand nombre d’organisations, de responsables et de militants du mouvement ouvrier et démocratique furent lus.

Il n’en reste pas moins que la manifestation fut interdite.

Coup de force contre la démocratie, cette interdiction constitue aussi un aveu de faiblesse de la part d’un pouvoir dont la politique provoque contre lui un immense rejet, qu’exprime notamment la multiplication des grèves et des mobilisations.

Le POID se réserve d’attaquer en justice sur le fond cette décision infâme. Il alerte les organisations ouvrières et démocratiques de cette attaque sans précédent qui les menace toutes et réaffirme sa volonté d’agir dans l’unité pour la défense de la démocratie et des droits ouvriers.

C’est dans cet esprit et sur ses propres mots d’ordre, en toute indépendance, que ses militants participeront aux manifestations du 12 juin.

Le POID invite les travailleurs, les jeunes et les militants qui le souhaitent à participer aux assemblées qu’il organise pour mener ensemble le combat d’unité contre la réaction sous toutes ses formes, pour chasser Macron, pour les revendications.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, mardi 8 juin, 14 h 30.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique interdit de manifester !

Ce vendredi 4 juin, dans la matinée le Parti ouvrier indépendant démocratique a reçu de la part de la préfecture de police de Paris un arrêté n° 2021-00508 daté du 2 juin et signé du préfet Lallement « portant interdiction partielle de l’itinéraire déposé d’une manifestation déclarée pour le samedi 5 juin 2021 ».
Rappelons que la demande d’autorisation de manifester a été déposée le 28 avril et qu’il aura fallu attendre près de 6 semaines pour que la veille de la manifestation, son interdiction nous soit notifiée !

Oui, interdiction puisque seul un rassemblement statique place de la Nation sera toléré !!

Nous invitons tous les citoyens et toutes les organisations attachées aux libertés et à la démocratie à prendre connaissance des considérants de cette interdiction :

Vu le courriel en date du 28 avril 2021 transmis aux services de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) par lequel M. Dominique FERRE, représentant le « Parti ouvrier indépendant et démocratique », déclare une manifestation « pour la démocratie, contre la Vème République, en opposition avec la politique du Président de la République et du Gouvernement, pour une assemblée constituante souveraine et un gouvernement ouvrier qui établira l’industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre, rétablir le monopole des services publics renationalisés,… » prévue à Paris le samedi 5 juin 2021, avec comme lieu de rassemblement, la place de la Nation à 14h00, puis un itinéraire menant à la place de la Bastille avec une dispersion prévue à 17h00 ; Considérant que, en application des articles L.2512-13 du code général des collectivités territoriales et 72 du décret du 29 avril 2004 susvisé, le préfet de police a la charge, à Paris, de l’ordre public ; que, en application de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, « si l’autorité investie des pouvoirs de police estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l’ordre public, elle interdit par un arrêté qu’elle notifie immédiatement aux signataires de la déclaration » ; Considérant que, en application de l’article 431-9 du code pénal, le fait d’avoir organisé une manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixées par la loi est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ; que, en application de l’article R. 644- 4 du même code, le fait de participer à une manifestation ayant été interdite est passible de l’amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe ; Considérant qu’il existe des risques sérieux pour que des éléments radicaux et à haute potentialité violente soient susceptibles de venir se greffer à ce rassemblement ou se reportent en cortèges sauvages dans d’autres quartier, afin de s’en prendre aux forces de l’ordre et de commettre des dégradations sur du mobilier urbain et des commerces ;Considérant en outre que les services de police et les unités de gendarmeries seront très fortement mobilisées le samedi 5 juin d’une part, pour veiller au strict respect, dans le ressort de l’agglomération parisienne, des mesures de sécurité sanitaires décidées par le gouvernement, d’autre part, pour assurer la sécurisation d’autres événements et manifestations, dans un contexte de menace terroriste qui sollicite toujours à un niveau élevé les forces de sécurité intérieure pour garantir la protection des personnes et des biens contre les risques d’attentat, dans le cadre du plan VIGIPIRATE renforcé toujours en vigueur ; »

Relevons qu’aucune manifestation du POID, depuis sa fondation il y a 6 ans, n’a donné lieu au moindre incident, notre parti étant connu pour prendre les mesures d’organisation et de protection propres à garantir la sécurité des manifestants et de l’environnement du cortège. Relevons également, que de l’aveu même des services de la préfecture d’autres manifestations convoquées le même jour ont, elles, été autorisées, notamment la manifestation en mémoire de Clément Méric et celle des gilets jaunes.

Il y a donc au pays des droits de l’homme et du citoyen deux poids, deux mesures. Les prétendus arguments de fait avancés par la préfecture ne reposant sur aucune réalité, chacun en conclura qu’il s’agit bien d’une interdiction politique. On ne sait lequel des mots d’ordre de cette manifestation nous vaut cette interdiction sans précédent.

Serait-il désormais illégal de manifester :

« pour la démocratie, contre la Ve République » ?
« en opposition avec la politique du président de la République et du gouvernement » ?
– en faveur « d’une industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre » ?


Le POID dépose ce jour un recours en référé – liberté contre cette interdiction.
Il appelle ses adhérents, ses sympathisants et plus généralement tous les partisans de la démocratie et de la liberté d’expression à participer au

Rassemblement (autorisé) samedi 5 juin,
14 heures, place de la Nation

Le POID informe tous les partis et organisations du mouvement ouvrier et démocratique de ce nouveau coup porté contre les libertés et les invite quels que soient leurs accords et désaccords avec les mots d’ordre de ce rassemblement, de faire connaître leur protestation sous la forme qu’ils jugeront appropriée.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, vendredi 4 juin, 11 h 30.

Soutien au peuple palestinien : des milliers ont manifesté ce 15 mai à Paris

COMMUNIQUÉ DU POID – 15 MAI 2021 – 16H30

Sur mandat du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, j’ai conduit une délégation à la manifestation « interdite » par Macron et Darmanin en soutien au peuple palestinien ce samedi 15 mai à Paris dans l’après-midi.

Nous y avons vu plusieurs cortèges coupés les uns des autres par le dispositif policier, composés majoritairement de jeunes manifestants venus pacifiquement exprimer leur colère contre le sort réservé au peuple palestinien.

Nous avons entendu leurs mots d’ordre : « Palestine libre ! », « Israël assassin, Macron complice ! », ou encore « Israël casse-toi, Gaza n’est pas à toi ! »

Autant de mots d’ordre dépourvus de haine raciste ou antisémite.
Autant de mots d’ordre qui ne font qu’exprimer la réalité telle que la vivent des millions de palestiniens.
Autant de mots d’ordre que partagent, ceux qui, de par le monde, soutiennent le combat pour la justice, l’égalité et pour les droits de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.

Où étaient les provocations à la haine dans ces manifestations ? Nulle part.

Où étaient les risques de violence ? Nulle part, hormis dans le dispositif policier chargeant ces tout jeunes manifestants pacifiques et usant de gaz lacrymogène à leur encontre.

C’est bien pour des raisons politiques que Macron et Darmanin ont voulu interdire ces manifestations.

Chacun le comprend : si les « grands partis » et les « grandes organisations » se réclamant du mouvement ouvrier démocratique avaient pris leurs responsabilités ce 15 mai, c’est par dizaines de milliers et davantage que les manifestants auraient répondu à leur appel.

Il reste que des milliers de jeunes (et quelques organisations dont le POID) ont pacifiquement mis en échec cette nouvelle tentative du gouvernement d’étouffer les libertés.

  • Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens !
  • Halte aux bombardements contre Gaza !
  • Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
  • Liberté pour le peuple palestinien !
  • Droit au retour pour tous les réfugiés !

Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

Montreuil, le 15 mai 2021, 16h30

Non à la dérive totalitaire ! Respect du droit de manifestation !

COMMUNIQUÉ DU POID – 14 MAI 2021

Voici les faits.

Mercredi 12 mai, la Préfecture de Police de Paris interdit un rassemblement convoqué par diverses organisations, aux abords du ministère des Affaires étrangères, où une délégation de représentants de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), de la CGT, de La France Insoumise et du PCF est reçue. A la sortie du Ministère, le président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn, est arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures.

Jeudi 13 mai à 15 heures, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, déclare à propos de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 15 mai (autorisée par la Préfecture de police de Paris) : « A Paris, j’ai demandé au Préfet de police d’interdire les manifestations de samedi (15 mai – Ndr) en lien avec les récentes tensions au Proche-Orient. De graves troubles à l’ordre public furent constatés en 2014. »

Jeudi 13 mai dans la soirée, par l’arrêté 2021-00432, le Préfet de police de Paris interdit la manifestation du 15 mai. Cet arrêté piétine le principe démocratique du droit de manifester une opinion. De fait, les motivations de cet arrêté reviennent à dire que cette manifestation est interdite parce qu’elle va à l’encontre de la politique étrangère du gouvernement. Délibérément, cet arrêté pousse à l’affrontement entre « communautés », alors que le thème de la manifestation était une position légitime de protestation contre la politique d’un gouvernement étranger, et non pas une affaire « intérieure ».

Ces faits sont d’une extrême gravité.
Alors qu’il vient de faire voter la levée de l’état d’urgence à l’Assemblée nationale, la décision prise par le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur d’interdire une manifestation au motif que celle-ci n’est pas conforme avec sa politique étrangère, est le franchissement d’un cran extrêmement dangereux. Car cette décision crée un précédent qui se retournera demain contre toute organisation, parti, syndicat, association souhaitant exercer son droit de manifester à l’encontre de tel ou tel aspect de la politique du gouvernement.

C’est la liberté d’expression qui est remise en cause.

Faut-il rappeler qu’aux Etats-Unis – dont le gouvernement est pourtant le principal soutien de Netanyahou et de l’Etat d’Israël – toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien convoquées ces dix derniers jours dans les grandes villes, de New York à Chicago, ont été autorisées et se sont déroulées sans aucun incident ?

Mais dans sa dérive antidémocratique, le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur, utilisant tout l’arsenal arbitraire des institutions de la Ve République, délivrent un message politique : « Silence, on massacre ! »

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID), qui a fait connaitre sa position *, condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction du rassemblement du 12 mai, l’interdiction de la manifestation du 15 mai et l’arrestation du président de l’AFPS.

Quand les libertés démocratiques sont foulées aux pieds par le gouvernement, il est du devoir de toutes les organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie de faire bloc pour faire reculer les mesures liberticides.

Montreuil, le 14 mai 2021, 11h00

*Lire notre communiqué du 12 mai 2021 : https://poid.fr/2021/05/12/une-nouvelle-fois-la-terre-de-palestine-est-ensanglantee/

POID 67 avenue Faidherbe 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.

Une nouvelle fois, la terre de Palestine est ensanglantée

COMMUNIQUÉ DU POID – 12 MAI 2021

À nouveau se déroule la logique de l’expansion coloniale qui caractérise l’État d’Israël depuis qu’il a été fondé en 1948 sous l’égide de toutes les grandes puissances.

Les familles menacées aujourd’hui d’expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem sont souvent celles-là même qui s’y sont établies en 1948, après avoir été chassées des maisons qu’elles habitaient depuis des générations, en particulier à Jaffa et à Haïfa.

Jusqu’à quand ce mécanisme d’expulsion va-t-il se poursuivre ?

La Tribune des travailleurs, hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant démocratique, a fait entendre les voix, certes minoritaires, de ceux qui, parmi la population juive israélienne, se dressent contre l’acharnement du gouvernement israélien à l’encontre des Palestiniens :

  • Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien et de l’Agence juive, s’est prononcé en mars 2021 dans le quotidien israélien Haaretz « pour un État de tous ses citoyens ».
  • La principale association israélienne de défense des droits de l’homme, B’tselem, dans un rapport du 12 janvier 2021, déclare : « Entre le Jourdain et la Méditerranée : c’est l’apartheid ». Elle dénonce comme « législation discriminatoire » la loi israélienne de 1950 « sur la propriété des absents » au nom de laquelle les habitants palestiniens sont expropriés de leurs maisons.
  • Soixante lycéens israéliens ont, en janvier 2021, exprimé leur refus de servir dans l’armée israélienne, expliquant : « On nous demande de revêtir un uniforme taché de sang. Avec la nakba* et l’occupation, la société israélienne s’est construite sur des bases pourries et cela rejaillit dans tous les aspects de la vie : le racisme, les discours politiques de haine, la brutalité de la police et bien d’autres choses encore. »

Ils ont raison. Israël est devenu un État d’apartheid fondé sur la discrimination et le racisme. La logique de l’apartheid, c’est l’éviction pure et simple de tout le peuple palestinien du territoire historique de la Palestine.
Aucune issue conforme aux principes universels de démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux- mêmes n’est envisageable si ne sont pas reconnus au peuple palestinien, comme à tous les peuples, le droit à la nation, à la terre, à la liberté et donc le droit au retour.

La Tribune des travailleurs a donné la parole à des militants palestiniens, qui, pour leur part, affirment : « Les trois questions majeures qui demeurent sont donc : l’unité avec la lutte des peuples arabes contre l’oppression ; la lutte commune avec des forces juives progressistes pour un État palestinien démocratique et laïque et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ; et la solidarité internationale avec les peuples et les classes opprimées qui luttent pour leurs droits dans le monde entier. »

Que l’on partage ou non cette position, il doit être clairement affirmé qu’aucune solution ne sera trouvée dans la répression, la discrimination et la négation des droits.

Honte à Biden, qui dans la continuité de Trump déclarant « Jérusalem, capitale de l’État d’Israël », soutient Netanyahou !

Honte au Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est, comme toujours, rangé derrière l’administration américaine !

Honte à l’Union européenne qui renvoie dos à dos agressés et agresseurs, prônant la « désescalade » des deux côtés !

Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens qui manifestent à Jérusalem et dans toutes les villes !
Halte aux bombardements contre Gaza !
Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
Liberté pour le peuple palestinien !
Droit au retour pour tous les réfugiés !

* La nakba (« catastrophe ») est l’expulsion de 850 000 Palestiniens de leurs villes et villages en mai 1948.

Tous à Paris (M° Nation) le 5 juin à 14 heures