Communiqué

100 femmes sont mortes depuis le début de l’année des coups reçus de leur conjoint ou ex-conjoint

COMMUNIQUÉ

100 femmes sont mortes depuis le début de l’année des coups reçus de leur conjoint ou ex-conjoint. Des milliers d’autres subissent ces violences chaque jour.

Crimes atroces qui posent la question des outils mis à disposition de leur prévention et des moyens et de la protection des femmes*. Crimes atroces qui doivent être châtiés sans indulgence. Crimes atroces pourtant qui se répètent d’année en année, et dans des propor- tions variables, dans tous les pays et sur tous les conti- nents.

À cette échelle, on ne saurait réduire la situation à une somme de faits divers touchant des individus… Il faut aller à la racine de cette situation. Aux États-Unis, quand les assassinats de Noirs par la police ne cessent de se répéter, la notion de racisme institutionnel finit par s’imposer. La racine du racisme institutionnel, c’est le système fondé sur l’exploitation capitaliste. Tous les combats, légitimes et indispensables, menés aux États- Unis contre le racisme institutionnel qui frappe les Noirs, pointent de fait le système capitaliste lui-même.

Les assassinats de femmes par leur conjoint ou ex- conjoint ont souvent aux yeux de leurs auteurs la justification implicite qu’elles ont osé « le » quitter. Dans une société patriarcale, la conjointe doit être la « propriété » de l’homme. Dès lors qu’elle cherche à s’en échapper, c’est intolérable.

Le combat pour l’égalité effective des femmes et des hommes pointe du doigt le patriarcat. À l’époque du capitalisme, le système patriarcal qui fait de la femme la « propriété » exploitée de son conjoint s’imbrique au système capitaliste qui fait du prolétaire la « propriété » exploitée du capitaliste. C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique inscrit dans son programme la lutte pour en finir avec le capitalisme fondé sur la propriété privée des moyens de production et inscrit dans ce combat la lutte pour en finir avec le patriarcat.

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, Les secrétaires nationales et les secrétaires nationaux

* Aujourd’hui, selon la Fondation des femmes, 40 % des femmes victimes de violences conjugales n’obtiennent pas d’hébergement lorsqu’elles veulent fuir un conjoint violent et seules 12 % obtiennent une place adaptée, avec un accompagnement juridique et psychologique. Il faudrait, pour répondre aux demandes, multiplier le nombre de places par 3 à 5, et le budget par 5 à 8, pour atteindre entre
398 et 663 millions d’euros.

Rappelons que depuis le début de la pandémie, 600 milliards d’euros ont été offerts aux capitalistes. Les sommes nécessaires pour créer les places d’hébergement représentent une infirme partie de
ces sommes colossales.

Pour le POID, il est urgent de confisquer ces 600 milliards pour répondre aux besoins urgents des femmes victimes de violences et, au-delà, pour répondre aux besoins de toute la population, en les affectant aux hôpitaux, à l’école, aux services publics.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) alerte travailleurs, militants et jeunes de France sur la situation en Guadeloupe

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) alerte travailleurs, militants et jeunes
de France sur la situation en Guadeloupe.

Voilà plus de deux mois et demi, le 2 septembre, les principales organisations ouvrières et démocratiques de Guadeloupe ont déposé en préfecture une liste précise de trente-deux revendications exprimant les aspirations légitimes des travailleurs et du peuple guadeloupéens, qui vont bien au-delà de la demande légitime d’abrogation de la loi du 5 août et du pass prétendument «sanitaire». Le 23 septembre à nouveau, les organisations sont allées demander en préfecture qu’on les entende.

Le 29 septembre, le préfet rejetait l’ensemble des propositions et mettait fin à toutes les négociations, expliquent les organisations concernées. Face au refus des autorités françaises de toute négociation sur leurs revendications, les principales organisations syndicales ont décidé d’appeler à une grève générale illimitée à partir du 15 novembre. Grève largement suivie par les travailleurs de nombreux secteurs professionnels et soutenue massivement par la population.

Et à nouveau, comme l’a résumé Maïté Hubert M’Toumo, secrétaire générale de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) sur Guadeloupe-La 1re : « La seule réponse (de l’État) face aux revendications, c’est toujours la répression, comme en mai 1967*. » Le 19 novembre, le préfet a décrété l’état d’urgence. Le 20 novembre, le ministre de l’Intérieur a envoyé des unités du RAID et du GIGN, utilisées lors d’actes terroristes ou de prises d’otage. Le 22 novembre, une trentaine de manifestants arrêtés sont jugés en comparution immédiate, menacés de lourdes peines. Les organisations ouvrières et démocratiques guadeloupéennes ont raison d’affirmer que « la détérioration du climat social n’est que le résultat du pourrissement volontairement orchestré par l’État » (communiqué du 19 novembre).

Aucun travailleur, aucun militant, aucun jeune en France ne peut accepter l’attitude du gouvernement Macron et de ses représentants en Guadeloupe qui refusent obstinément l’appel réitéré à nouveau par Eli Domota au nom des organisations engagées dans la grève, à « l’ouverture de négociations sur la base des revendications ». Aucun travailleur, aucun militant, aucun jeune en France ne peut accepter que l’on envoie le RAID et le GIGN contre des travailleurs, des jeunes, des mères de famille qui revendiquent leurs droits légitimes.

Tout travailleur, tout militant, tout jeune de France ne peut que reconnaître ses propres revendications, dans la plate-forme en trente-deux points, de « l’arrêt des licenciements et des suppressions d’emploi » et « l’augmentation généralisée des salaires, des minima sociaux, des allocations chômage et des pensions de retraite », à l’exigence de « recrutements de soignants et de personnel dans les hôpitaux », ou encore de « recrutements de personnels techniques et encadrant, pour le dédoublement des classes et le respect des mesures sanitaires dans les écoles ».

Il est donc du devoir du mouvement ouvrier et démocratique, de toute organisation se réclamant des travailleurs, en France :

d’exiger l’arrêt de la répression, le retrait du RAID et du GIGN, la libération des emprisonnés ;

d’appuyer l’appel des organisations guadeloupéennes à l’ouverture de véritables négociations sur la base de la plate-forme des trente-deux revendications.

Le POID exprime sa solidarité inconditionnelle aux travailleurs et au peuple de Guadeloupe, ainsi qu’à leurs organisations. Il répondra à tout appel à manifester cette solidarité.

* En mai 1967, les gendarmes mobiles répriment dans le sang la grève des ouvriers du bâtiment, faisant plus de 80 morts.

Pour l’unité ouvrière qui imposera la rupture avec Macron et sa politique

Pour l’unité ouvrière qui imposera la rupture avec Macron et sa politique

Lançant sa campagne présidentielle, Macron a promis à Marseille la somme de 1,5 milliard à la ville. Somme dérisoire qui ne couvre qu’une infime partie des besoins urgents pour la rénovation des écoles, au regard des près de 200 écoles dans un tel état qu’il est quasiment devenu impossible d’y faire cours. Somme dérisoire pour les transports publics et le logement, au regard des 100 000 personnes officiellement mal logées.

Lançant sa campagne présidentielle, Macron a promis à Marseille la somme de 1,5 milliard à la ville. Somme dérisoire qui ne couvre qu’une infime partie des besoins urgents pour la rénovation des écoles, au regard des près de 200 écoles dans un tel état qu’il est quasiment devenu impossible d’y faire cours. Somme dérisoire pour les transports publics et le logement, au regard des 100 000 personnes officiellement mal logées.

De plus, ce saupoudrage financier est soumis à conditions :

  • des écoles où le recrutement des enseignants sera fait par les directeurs, au mépris du statut des enseignants et du caractère national de l’instruction publique, enfermant toujours plus les enfants des quartiers populaires dans un ghetto scolaire sans obligation de programme ni de progression ;
  • l’aide financière promise aux hôpitaux s’inscrit dans le plan de démantèlement de l’Assistance publique- Hôpitaux de Marseille (AP-HM), qui prévoit la fermeture de 270 lits et la vente de deux hôpitaux « des beaux quartiers » aux spéculateurs immobiliers ;
  • la rénovation des bâtiments scolaires sera confiée à un organisme «mixte», premier pas vers la privatisation ;
  • la remise en cause du droit de grève des personnels territoriaux, expressément exigée par Macron dans son discours ;
  • la coopération des élus locaux à ces mesures de régression sociale, coopération à laquelle s’est engagée le maire « socialiste » de Marseille.

Privatisation, remise en cause de l’égalité des enfants dans la République, du statut des fonctionnaires, du droit de grève, du droit au logement, de l’hôpital public : dans ces domaines comme dans tous les autres, Macron poursuit et aggrave sa politique réactionnaire (et celle de ses prédécesseurs) au service des capitalistes. Comme il le fait avec le pass prétendument sanitaire qui sert d’abord à supprimer des milliers de lits dans les hôpitaux publics après en avoir chassé des milliers de personnels.

Comme il le fait en remettant à l’ordre du jour sa contre-réforme des retraites et en appliquant celle de l’assurance chômage.

Et pourtant… il y a dans ce pays une large majorité qui aspire à en finir avec cette politique et celui qui la porte : Macron !

Il y a dans ce pays une large majorité qui aspire à la rupture avec cette politique au seul service des capitalistes et des spéculateurs, une majorité qui aspire à ce que l’argent public serve aux hôpitaux, à l’école, aux services publics en général, à la défense des retraites et de toutes les conquêtes ouvrières.

Il y a dans ce pays une majorité qui considère que les 560 milliards offerts par le gouvernement et l’Assemblée nationale à la classe capitaliste trouveraient un bien meilleur usage s’ils étaient confisqués et affectés à l’école, aux services publics, aux hôpitaux.

Pourtant, dans le cadre des institutions antidémocratiques de la Ve République, la seule perspective serait, si l’on en croit les sondages, la réélection de Macron, vainqueur d’un second tour face à Le Pen ! Impossible ! Il est impossible de laisser les mains libres à Macron pour appliquer sa politique de destruction ! Impossible également de le laisser (lui ou quiconque continuerait sa politique) poursuivre cinq ans de plus cette destruction des droits ouvriers, des droits démocratiques et des services publics.

Il est urgent que se rassemble la seule force capable d’imposer la rupture avec cette politique : la force de la classe des travailleurs et de la jeunesse, dans l’unité sur les revendications, qui s’exprime déjà dans les grèves en cours.

Permettre que par tous les moyens nécessaires l’unité ouvrière impose la rupture avec Macron et sa politique : tel est l’objectif du Parti ouvrier indépendant démocratique, partisan d’une Assemblée constituante par laquelle le peuple définira lui-même ce que doivent être des institutions démocratiques et une politique au service de la majorité.

C’est pourquoi le POID soutient la convocation de la conférence nationale pour l’unité du 16octobre et l’organisation dans tout le pays des assemblées ouvrières pour l’unité, pour la rupture ouvrière, pour en finir avec Macron et sa politique.



Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, samedi 4 septembre 2021.

Pour l’accueil inconditionnel de tous les réfugiés afghans

Pour l’accueil inconditionnel de tous les réfugiés afghans

Le bureau national du POID constate :

Pour l’accueil inconditionnel de tous les réfugiés afghans

  • que l’accord signé en février 2020 entre l’administration Trump et les talibans, accord intégralement mis en œuvre par l’administration Biden, et d’où découle le retrait des troupes de l’OTAN, ne répond nullement à l’aspiration légitime du peuple afghan à disposer de lui-même ;
  • qu’un nouveau coup est ainsi porté au peuple afghan, livré aux talibans par l’administration Biden, après vingt ans de guerre et d’occupation militaire de l’OTAN (occupation à laquelle tous les gouvernements français successifs ont participé depuis 2001) ;
  • que ces développements s’inscrivent dans la « nouvelle stratégie » annoncée par Biden dans son discours du 31 août 2021, visant en particulier à accentuer les pressions économiques, diplomatiques et militaires contre la Chine.

Le POID a participé à la Conférence mondiale contre la guerre, l’exploitation et le travail précaire (Mumbai, Inde, novembre 2016) aux côtés, notamment, de militants ouvriers d’Afghanistan et de militants ouvriers des États-Unis combattant contre la guerre. Le Manifeste de la Conférence de Mumbai, constituant le Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière (COI), affirmait en particulier : « À ceux qui prétendent que ces guerres sont justifiées parce qu’elles sont menées au nom du combat contre les dictatures et/ou contre le terrorisme, nous répondons par les faits. Les faits établissent que c’est pour garantir sa survie que le système impérialiste déchaîne la barbarie. » Cela vient d’être confirmé une nouvelle fois.

Le POID a accueilli, le 8 mars 2019, dans l’assemblée de sa commission femmes travailleuses, une militante de la Gauche radicale d’Afghanistan pour témoigner de la situation des femmes afghanes sous l’occupation de l’OTAN, femmes aujourd’hui livrées aux talibans par ceux-là mêmes qui prétendaient les « libérer des talibans » en 2001. C’est pourquoi le POID s’est toujours prononcé pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, comme de tous les pays où elles interviennent.

Le bureau national du POID exprime sa solidarité avec le peuple afghan, et en particulier avec les militants du mouvement ouvrier et démocratique appelés à combattre dans des conditions encore plus difficiles qu’elles ne l’étaient. Il approuve la constitution par La Tribune des travailleurs du fonds de solidarité avec les militants afghans.

Considérant que l’impérialisme français, en participant à la guerre, à l’occupation et en se rangeant derrière Biden, porte une lourde responsabilité dans la situation, le POID condamne les déclarations honteuses de Macron sur les « risques de flux migratoires irréguliers » (17 août) et ceux de la ministre Schiappa écrivant, à propos de ceux qui fuient la terreur des talibans : « Nous ne pourrons pas les accueillir tous sur notre sol » (Le Monde, 2 septembre).

Conformément aux traditions de la Révolution française qui affirmait dans sa Constitution de 1793 que « le peuple français donne l’asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté », le POID considère que tel devrait être la position unanime de toutes les organisations ouvrières et démocratiques dans notre pays que d’exiger du gouvernement Macron : « Ouvrez les frontières ! Accueil inconditionnel de tous les réfugiés ! »

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, samedi 4 septembre 2021.

Le ministre Blanquer en campagne antilaïque

Le ministre Blanquer en campagne antilaïque

Le ministre Blanquer orchestre – à grand frais – une campagne de publicité.

Les affiches apposées sur des panneaux d’affichage publics et dans des établissements scolaires déclinent le même thème :

« Tout faire pour que Imrane, Axelle et Ismail pensent par eux‐mêmes, c’est ça la laïcité. »

« Permettre à Milhan et Aliyah de rire des mêmes histoires. »

« Permettre à Sacha et Neissa d’être dans le même bain, c’est ça la laïcité. »

Cette campagne n’a rien à voir avec la laïcité.
Le choix des prénoms, les portraits ne doivent rien au hasard.

Le ministre d’un gouvernement qui a fait voter à l’Assemblée nationale le 23 juillet la loi sur le séparatisme poursuit sa campagne de stigmatisation d’une partie de la population.

Il s’agit par ailleurs de présenter l’école comme une addition de communautés.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, qui combat pour la laïcité, pour l’égalité des droits dans la République, pour le respect de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, dénonce cette campagne du ministre Blanquer comme une campagne antilaïque d’ostracisation d’une partie de la population en fonction de la religion qu’elle est supposée pratiquer.

/ Déclaration du BN du POID / Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes

Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Les mesures annoncées par Macron le 12 juillet constituent une véritable déclaration de guerre de classe.

• Remise en route de la contre-réforme des retraites, visant à la disparition des régimes particuliers et à repousser de deux ans l’âge moyen de départ ;

• Application au 1er octobre de la contre-réforme de l’assurance chômage
privant des centaines de milliers de chômeurs d’une grande partie de leur indemnisation ;

• Interdiction d’exercer leur métier et perte de salaire pour tous les personnels de santé, soignants ou non, non vaccinés à la date du 15 septembre et quel que soit leur établissement ;

• Interdiction d’accès à la plupart des espaces publics et de voyages longues distances en avion et en train pour qui ne disposera pas d’un « pass » en règle…

Ces annonces provoquent colère et indignation parmi les travailleurs et les jeunes. Particulièrement révoltante est l’attaque contre les personnels soignants : hier acclamés en héros, ils sont aujourd’hui désignés comme responsables de la situation sanitaire et menacés d’être jetés comme des chiens !

Faut-il s’en étonner ?

Un gouvernement qui ment sur les masques, les tests et la vaccination ; un gouvernement qui a continué, depuis le début de la pandémie, à fermer les lits, les services et des hôpitaux entiers et à supprimer les postes par milliers au lieu de procéder au recrutement indis- pensable ; un tel gouvernement porte seul la responsabilité de la situation sanitaire et ne peut susciter la moindre confiance dans les mesures qu’il annonce.

Un gouvernement qui, en pleine pandémie, encourage les licenciements par centaines de milliers dans le privé et supprime en masse les emplois dans le public ; un gouvernement qui réprime les grévistes d’Aéroports de Paris qui refusent les baisses de salaire et exige de leurs syndicats qu’ils renoncent à toute grève pendant trois ans ; un gouvernement qui veut imposer à des centaines de milliers d’agents territoriaux de travailler gratuitement plusieurs jours par an ; un tel gouvernement ne fera croire à personne qu’il est préoccupé du bien-être de la population laborieuse.

Un gouvernement qui prive des millions d’étudiants et de lycéens, en totalité ou en large partie, de cours en présence physique ; un gouvernement qui refuse de recruter les enseignants nécessaires au dédoublement des classes, amphis et TD et qui, en plein mois de juillet, licencie des milliers d’enseignants contractuels ; un gouvernement qui pousse ainsi des centaines de milliers de jeunes à abandonner leurs études, principalement dans les milieux ouvriers et populaires ; un tel gouvernement ne peut prétendre se préoccuper du sort de la jeunesse.

D’autant plus que ce gouvernement, durant la même période a offert 560 milliards d’euros aux capitalistes qui spéculent à outrance et font grimper leurs profits tout en licenciant en masse ! Un tel gouvernement ne peut prétendre qu’il défend d’autres intérêts que ceux des capitalistes.

Rejeté massivement – le 20 juin, son parti a recueilli 3 % des suffrages des électeurs inscrits –, Macron a de plus en plus recours aux armes de la contrainte, de l’interdiction, de la violence et de la répression (rappelons l’interdiction, le 5 juin, de la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique au motif qu’elle était appelée pour en finir avec Macron et sa politique !).

Macron prétend que son objectif est la vaccination massive des soignants et de la population : c’est un mensonge. Les soignants ? Sa propre administration évalue à 91,7 % la proportion des professionnels de santé ayant reçu au moins une dose et à 63,4 % ceux qui ont reçu deux doses. Ces chiffres ont été publiés par Santé publique France (communiqué n° 64) au mois de mai, en précisant qu’ils sont « sous-estimés ».

Quant à la population en général… les données offi- cielles de la Sécurité sociale montrent que la carte de la non-vaccination recoupe celle des revenus les plus pauvres : on est deux fois plus vaccinés dans les riches arrondissements de l’ouest parisien et les riches com- munes des Hauts-de-Seine qu’en Seine-Saint-Denis !

Dans ces conditions, quel effet les mesures annoncées peuvent-elles avoir sur les millions de travailleurs et de jeunes qui, de toute façon, ni ne voyagent, ni ne partent en vacances, ni ne fréquentent restaurants, théâtres et cinémas ? En réalité, cela ne va qu’enfoncer encore plus les habitants des quartiers ouvriers et populaires dans la précarité des ghettos à l’abandon.

Nous, membres du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous constatons que pour 93 % d’entre nous, nous avons librement, sans contrainte, ni menace ni consigne de parti, fait le choix libre et individuel de la vaccination. Nous revendiquons que la même liberté soit laissée à tous.

C’est pourquoi nous nous prononçons pour le retrait du plan Macron du 12 juillet et de toutes ses mesures anti-ouvrières, anti-retraités, anti-chômeurs, anti-jeunes et anti-démocratiques.

Pour le POID, ce combat se relie à la recherche d’une issue politique conforme aux besoins et aux aspirations de la majorité, à savoir : « Dehors Macron et sa politique ! », satisfaction des revendications ouvrières et populaires, confiscation des 560 milliards pour la santé, l’école et l’emploi, l’interdiction des licenciements, pour une Assemblée constituante souveraine abolissant cette Ve République capitaliste et ouvrant la voie à un gouvernement de la majorité, une Répu- blique des travailleurs et de la jeunesse.

Au lendemain des annonces de Macron, on a vu des élus et dirigeants de partis de « gauche » apporter leur soutien au plan de Macron, côte à côte avec des élus et dirigeants de droite et du parti macroniste. Et on a vu d’autres dirigeants de « gauche » répondre à l’appel à manifester « pour la liberté », lancé par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui ne cachent pas leur nostalgie des régimes ennemis de la liberté, à commencer par celui de Vichy.

Mais on a vu aussi dans quelques localités et départements, des organisations syndicales (notamment de personnels hospitaliers) convoquer des rassemblements de travailleurs, sur un terrain de classe, contre les mesures annoncées.

La situation souligne avec force la responsabilité des organisations qui se réclament des intérêts ouvriers et de la démocratie.

Le POID l’affirme : c’est la classe des travailleurs qui est attaquée. Il lui revient de réaliser son unité pour se défendre comme classe et de repousser la tentative de Macron de la diviser, entre vaccinés et non vaccinés, entre retraités « privilégiés » et les autres, entre chômeurs « scandaleusement indemnisés » et les autres travailleurs.

Dans cette voie, la responsabilité des organisations qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie est de rejeter toute union sacrée avec Macron et de se refuser à toute promiscuité avec les ennemis de la démocratie. Les confédérations syndicales, tout particulièrement, seraient dans leur rôle en appelant à organiser la riposte dans l’unité sur le strict terrain des revendications ouvrières et démocratiques.

Pour le retrait du plan Macron dans tous ses aspects : retrait des contre-réformes des retraites et de l’assu- rance chômage, retrait de la menace de perte d’emploi et de salaire contre les personnels hospitaliers, retrait du « pass » Macron qui n’a de sanitaire que le nom.

Pour les mesures d’urgence permettant l’accès à la libre vaccination pour tous ceux qui le souhaitent en l’organisant en particulier dans les quartiers ouvriers et populaires, au plus près de la population ; mesures d’urgence aussi, garantissant aux jeunes un vrai travail, un vrai salaire dans des conditions de pérennité statutaire et conventionnelle et les moyens de véritables études en présence physique au lycée et à l’Université. Un plan d’urgence pour sauver le peuple travailleur ce qui, répétons-le, suppose de rompre avec Macron, d’interdire les licenciements, de défendre les services publics et d’ouvrir la voie à une autre politique conforme aux intérêts de la majorité.

Le POID décide de communiquer ces propositions à tous les niveaux, au plan national, départemental et local, à tous les travailleurs, militants et jeunes et à toutes les organisations se revendiquant des intérêts de la classe ouvrière et de la démocratie et se déclare ouvert à toute rencontre et toute discussion sur ces propositions.

Le bureau national

Impossible d’accepter la moindre attaque contre nos retraites ! Dehors Macron et sa politique tout de suite !

Le site du POID publie in extenso ci-dessous le communiqué de la délégation permanente issue de la rencontre nationale du 13 mars qui s’est réunie ce samedi 3 juillet. A télécharger et faire signer massivement.

Macron est ultra-minoritaire, il doit partir et sa politique avec lui, tout de suite !

Le second tour des élections régionales et départementales a confirmé le premier : Macron est ultra-minoritaire. Au premier tour, ses listes avaient recueilli 3 % des voix des électeurs inscrits. Là où elles pouvaient se maintenir au second tour, elles finissent dernières. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors la majorité a parlé : « Dehors Macron et sa politique, maintenant, tout de suite ! ».

Au-delà de Macron, les partis institutionnels perdent tous des millions de voix par rapport au scrutin précédent. Même ceux qui sont présentés comme les « grands vainqueurs » sont minoritaires : reconduite à la tête de la région Occitanie, Carole Delga, du Parti socialiste, obtient la voix d’un électeur inscrit sur cinq, tandis que les LR Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sont « élus » par… 17 et 15 % de l’électorat !

Entre les deux tours, les responsables des partis institutionnels avaient martelé un même message : « Électeurs, ressaisissez-vous, réveillez-vous, votez ! ». Résultat : l’abstention est au même niveau. Ultra-minoritaires ils étaient le 20 juin, ultra-minoritaires ils sont restés le 27.

Mais une majorité s’est exprimée « en creux » ces 20 et 27 juin. Refusant de voter pour Macron, la droite et l’extrême droite, cette majorité a frappé d’illégitimité le gouvernement, et la réforme des retraites qu’il veut relancer, et l’attaque contre l’assurance chômage, et les plans de licenciement qu’il encourage.

Constituée de l’immense majorité des ouvriers, des employés et des jeunes, cette majorité n’a pas davantage été convaincue par les appels lancés par les dirigeants des partis de « gauche » à se ranger « au nom de la démocratie » derrière Muselier, ancien ministre de Chirac, candidat des Républicains, face à Mariani, ancien ministre de Sarkozy, candidat du RN dans la région Paca. Ils ont rejeté la théorie fallacieuse du vote pour les partis capitalistes comme un rempart contre l’extrême droite. D’autant que cette politique d’union sacrée avait connu un précédent lorsque les députés des partis de « gauche » ont tous voté, le 19 mars 2020, avec leurs collègues macronistes et les députés de droite et d’extrême droite, une « aide » de 343 milliards pour les capitalistes à la demande de Macron, privant de ce fait l’école et les hôpitaux des moyens indispensables.

Cette majorité ne s’exprime pas seulement dans l’abstention de masse. Dans les grèves qui se multiplient dans le pays, elle proclame l’exigence ouvrière du maintien des emplois, de l’interdiction des licenciements, des moyens nécessaires pour l’école, la santé, les services publics et du refus de la baisse des salaires et de l’augmentation du temps de travail.

Au soir des régionales, nombre de dirigeants des partis institutionnels ont déclaré : « Maintenant, l’étape suivante, c’est l’élection présidentielle. »

De qui se moquent-ils ? Ils font mine de ne pas comprendre, mais les faits sont les faits : ce qui a été rejeté les 20 et 27 juin, c’est non seulement Macron, mais plus généralement le système et les institutions qui concentrent tout le pouvoir entre les mains d’un président de la République valet des capitalistes.

C’est la Ve République qui est rejetée, elle qui donne tous les pouvoirs à une minorité d’exploiteurs et de profiteurs. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors elle exige que soit rendu à cette majorité le pouvoir de décider. Elle exige donc qu’à la Ve République capitaliste se substitue la République de la majorité, la République des travailleurs et de la jeunesse.

L’urgence est que le peuple prenne entre ses mains le pouvoir de décider. L’urgence est à l’élection d’une Assemblée constituante abrogeant la Ve République et toutes les contre-réformes anti-ouvrières, antisociales et antidémocratiques, confisquant les centaines de milliards des profits capitalistes pour les affecter aux besoins urgents du peuple travailleur, à la santé, à la jeunesse, à l’emploi. Oui, une Assemblée constituante qui prenne entre ses mains le pouvoir de décider des mesures impérieuses de préservation de l’emploi et des services publics et interdisant purement et simplement les licenciements.

Pour qui se situe sur le terrain de la démocratie, il n’y a pas d’autre issue.

Pour débattre de ces propositions, le Parti ouvrier indépendant démocratique soumet la proposition que se tiennent de larges assemblées de travailleurs, militants et jeunes pour établir ensemble ce que sont les revendications urgentes de la situation.

Plus que jamais, le POID est déterminé à agir pour que triomphe la cause de l’unité : l’unité pour la satisfaction de toutes les revendications, l’unité pour chasser Macron et sa politique, l’unité pour en finir avec la Ve République et pour que le pouvoir revienne entre les mains du peuple travailleur.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, lundi 28 juin 2021, 19 heures.

20 juin, un message clair : Dehors Macron et la Vᵉ République !

Ce qui s’est exprimé ce 20 juin, ce n’est pas seulement l’abstention la plus forte de la Ve République. Quand plus de deux électeurs sur trois renoncent à aller voter, quand l’abstention et les bulletins blancs et nuls dépassent 80 % dans les quartiers ouvriers et populaires, pour dépasser 93 % dans certains bureaux, c’est le rejet de Macron et de sa politique qui s’exprime. Un rejet catégorique et une exigence : « En finir avec ce gouvernement qui distribue des centaines de milliards aux capitalistes tandis qu’il ferme les écoles et les hôpitaux, liquide les services publics, diminue les salaires et permet les licenciements par centaines de milliers. »

Au-delà du rejet de Macron – réduit à 3 % des électeurs inscrits –, toutes les représentations politiques institutionnelles sont frappées et les institutions elles-mêmes. Ce 20 juin, c’est tout l’édifice de la Ve République antidémocratique, antipopulaire et antisociale qui est frappé. On a entendu nombre de responsables politiques se lamenter : « Pourquoi les électeurs nous refusent-ils leurs voix ? » Certains ont apostrophé leur propre électorat :«Réveillez-vous, revenez voter dimanche prochain!» Beaucoup se sont gravement interrogés: «Pourquoi les électeurs ne sont-ils pas conscients des enjeux ? »

À ces affirmations lourdes de mépris, le peuple travailleur est en droit de répondre : « Votre Ve République retire tout pouvoir aux collectivités territoriales, hormis celui de remettre en cause les droits, de privatiser, de déréglementer à tout-va. Dans votre Ve République, tous les pouvoirs sont concentrés au sommet de l’État entre les mains d’un président de la République, véritable monarque sans couronne. Dans votre Ve République, ce sont toujours les exigences des capitalistes qui s’appliquent grâce aux procédés antidémocratiques qui le permettent. Dans votre Ve République, la droite fait la politique de la droite, et l’extrême droite préconise la politique de l’extrême droite. Et la « gauche » ? Dans votre Ve République, il faut bien le constater, les dirigeants des partis de « gauche » ont pour constante de refuser de rompre : ils ont refusé de rompre avec la classe capitaliste et les diktats de l’Union européenne quand ils étaient au pouvoir sous Mitterrand, Jospin, Hollande ; ils ont refusé de rompre en votant en mars 2020 les 343 milliards pour les capitalistes à la demande de Macron. Ils refusent de rompre aujourd’hui en prônant l’unité avec la droite et Macron au nom de la lutte contre les « idées d’extrême droite ». Cette gauche-là, coulée dans le moule des institutions, est frappée ce 20 juin du même rejet que l’ensemble des représentations politiques ».

À ceux qui les traitent d’ignorants dépourvus de sens civique, les travailleurs et les jeunes sont en droit de répondre : « Bien au contraire : nous savons où sont nos intérêts, nous savons ce que sont nos revendications pour lesquelles nous luttons et faisons grève avec nos organisations syndicales, contre les plans de licenciement à Renault et dans la sous-traitance, à Aéroports de Paris contre la baisse des salaires, dans les collectivités territoriales contre la tentative de nous faire travailler plus longtemps gratuitement, avec les AESH, les enseignants, les travailleurs hospitaliers… ! »

Dans les grèves qui les mobilisent massivement comme dans l’abstention-rejet historique du 20 juin, s’exprime une même volonté : que le peuple travailleur prenne en main son avenir.

Il est urgent de chasser cette Ve République qui ne gouverne que pour la classe capitaliste. Il est urgent d’édifier le pouvoir de la majorité constituée des travailleurs des villes et des campagnes et de la jeunesse. Il est urgent d’édifier la République des travailleurs en lieu et place de la Ve République des capitalistes, des banquiers et des spéculateurs.

C’est ce pour quoi combat le Parti ouvrier indépendant démocratique. En présentant des candidats dans 75 cantons, nous voulions, sans illusion sur la nature de ces élections, saisir un moyen pour aider à l’organisation du combat pour chasser Macron et la Ve République. Les résultats obtenus, certes modestes, nous encouragent à poursuivre sur la voie de la construction d’un parti ouvrier fidèle aux intérêts des travailleurs et des jeunes. Ils nous encouragent à agir toujours plus pour l’unité, pour l’alliance des travailleurs et des jeunes pour les revendications et la démocratie et pour en finir avec le régime de l’arbitraire antisocial et antidémocratique.

Dehors la Ve République ! Dehors l’Union européenne ! Pour une véritable démocratie dont le peuple définira lui- même la forme et le contenu, pour que le pouvoir passe entre les mains de la majorité : rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Le POID interdit de manifester, c’est tout le mouvement ouvrier qui est menacé !

Le 5 juin, place de la Nation à Paris, le POID interdit de manifester.

Convoquée depuis six semaines, la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique a été interdite le jour même de sa tenue, le 5 juin, sur décision du préfet Lallement agissant au nom du gouvernement, décision confirmée par le tribunal administratif.

C’est le droit de manifester qui est menacé.
Dans son document, le préfet signale qu’il a autorisé d’autres manifestations le même jour à Paris, parmi lesquelles « une

manifestation antifasciste » et des « manifestations […] liées au mouvement des “gilets jaunes” ».

Pourquoi cette différence de traitement ? À propos de la manifestation du POID, le préfet évoque « un risque fort que des individus […] puissent infiltrer cette manifestation afin d’instaurer un climat d’insurrection ». Le POID est-il mis en cause dans ce risque ? Non. Un seul exemple est-il fourni d’une manifestation précédente de notre parti qui ait donné lieu à de tels incidents ? Non.

Alors pourquoi ce traitement particulier ? En citant (et en les déformant) les mots d’ordre politiques de notre manifestation, le préfet Lallement en fait l’aveu : à cause de son contenu !

Ce coup de force vise tout le mouvement ouvrier : pour justifier l’interdiction, le préfet évoque l’agression du 1er-Mai contre la CGT, victime de semblables « infiltrations » et incidents. Ainsi, toute organisation ouvrière susceptible d’être agressée pourrait être préventivement interdite de manifestation !

En réalité, pour Lallement, Darmanin et Macron, il ne fallait pas que défilent pacifiquement dans les rues de Paris des manifestants criant : « Dehors Macron et sa politique ! Dehors la Ve République ! Assemblée constituante souveraine ! Interdiction des licenciements ! Confiscation des 560 milliards offerts aux capitalistes pour spéculer et licencier !… ». Certes, le rassemblement statique a pu se tenir place de la Nation : ces mots d’ordre y furent lancés, les discours prononcés et les messages de soutien reçus d’un grand nombre d’organisations, de responsables et de militants du mouvement ouvrier et démocratique furent lus.

Il n’en reste pas moins que la manifestation fut interdite.

Coup de force contre la démocratie, cette interdiction constitue aussi un aveu de faiblesse de la part d’un pouvoir dont la politique provoque contre lui un immense rejet, qu’exprime notamment la multiplication des grèves et des mobilisations.

Le POID se réserve d’attaquer en justice sur le fond cette décision infâme. Il alerte les organisations ouvrières et démocratiques de cette attaque sans précédent qui les menace toutes et réaffirme sa volonté d’agir dans l’unité pour la défense de la démocratie et des droits ouvriers.

C’est dans cet esprit et sur ses propres mots d’ordre, en toute indépendance, que ses militants participeront aux manifestations du 12 juin.

Le POID invite les travailleurs, les jeunes et les militants qui le souhaitent à participer aux assemblées qu’il organise pour mener ensemble le combat d’unité contre la réaction sous toutes ses formes, pour chasser Macron, pour les revendications.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, mardi 8 juin, 14 h 30.