Pourquoi lycéens, parents et enseignants se mobilisent contre E3C ?

Au lycée Clemenceau, à Villemomble.

Depuis deux semaines, on assiste à un véritable soulèvement des lycéens, parents et enseignants dans les lycées. 

Pourquoi cette mobilisation ? 

A l’origine, les épreuves communes de contrôle continu (E3C).

Qu’est-ce qu’E3C ?

Avant la réforme du bac, les choses étaient simples, claires et justes : un bac national, le même pour tous.

A la fin de l’année de terminale, le même jour, tous les élèves du pays composaient sur le même sujet qui, jusqu’au début de l’épreuve, était resté secret. L’examen avait donc une valeur nationale. Si un élève d’un lycée de centre-ville et un élève d’un lycée de banlieue obtenaient tous deux seize sur vingt, leurs performances étaient rigoureusement identiques : même sujet et correction anonyme avec le même barème.

Avec la réforme du bac : les choses sont compliquées, obscures et injustes : un bac local différent d’un lycée à l’autre.

La réforme supprime presque toutes les épreuves terminales nationales et les remplace par des épreuves locales ayant lieu tout au long des années de première et terminale : c’est le contrôle continu. Les E3C en font partie. Le ministre prétend que ce sont des épreuves nationales parce que les sujets sont choisis au sein d’une banque nationale de sujets (BNS). 

Les E3C apparaissent donc comme un minable bricolage local. Cela est indigne

Les élèves ont droit à de vraies épreuves nationales sérieuses. Personne ne veut des E3C car personne ne veut d’un bac pour les pauvres et d’un bac pour les riches. 

A cette mobilisation, le gouvernement répond par la répression. Inadmissible !

Une conclusion s’impose : abrogation de la réforme Blanquer, pour rétablir un vrai bac national, le même pour tous ! Retrait de la réforme des retraites ! Dehors Macron !

Lisez toutes les informations concernant la mobilisation contre E3C dans La Tribune des travailleurs.

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Les mensonges de Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Janvier 2020. Dans une manifestation parisienne pour le retrait de la réforme des retraites.

Avec le système de retraite actuel, les femmes bénéficient de trimestres au titre de la maternité (huit trimestres par enfant dans le privé, dès le premier enfant). 

Rappelons que la contre-réforme des retraites du gouvernement veut supprimer purement et simplement ces trimestres pour les remplacer par une majoration de 5 % attribuée soit à la mère, soit au père. 

Que dit Muriel Pénicaud à propos du système actuel (France Inter, 24 janvier) : « 90 % des femmes vont gagner dans ce système et vont avoir 5 % de plus. » 

Elle ajoute à propos des droits familiaux : « D’abord, il fallait avoir trois enfants, ce qui est quand même une minorité de familles, pour que les enfants soient pris en compte. Le gros progrès, c’est que déjà dès le premier enfant, il y aura 5 % de plus de retraite. Ça fait donc 5 plus 5 pour le deuxième et pour le troisième on rajoute une bonification de 2 %, donc ça fait 17 % de retraite » ! 

Triple mensonge, Madame Pénicaud !

  • Premier mensonge : Madame Pénicaud « oublie » que le passage de l’âge de départ de 62 à 64 ans (puis 65 ans) pénalise lourdement les femmes qui voudraient demain partir à 62 ans (voir ci-dessous). 
  • Deuxième mensonge : contrairement à ce que prétend Madame Pénicaud, il existe actuellement des droits pour les deux premiers enfants. 
  • Troisième mensonge : Madame Pénicaud omet de dire que les 17 % représentent des montants inférieurs à ce qui est attribué aujourd’hui.

Le système par points :

  • Par définition, est défavorable aux femmes qui ont, davantage que les hommes, des carrières « hachées » en raison des maternités mais aussi du temps partiel, bien souvent imposé.
  • Remet en cause des droits familiaux (trimestres supplémentaires pour les deux premiers enfants et majoration de 10 %, pour le père et la mère, pour le troisième enfant).
  • Remet gravement en cause la pension de réversion. 

Madame Pénicaud peut continuer à mentir. L’immense majorité des femmes travailleuses, et avec elles l’immense majorité des travailleurs, ont parfaitement compris qu’ils ont tout à perdre avec cette contre-réforme.

Plus que jamais, retrait de la contre-réforme du gouvernement !

L’étude d’impact intermédiaire du gouvernement

Le Parisien a publié, le 24 janvier, quelques résultats de l’étude d’impact intermédiaire produite par le gouvernement, annexée à l’avant-projet de loi. Selon cette étude, les femmes seront encore davantage pénalisées par la contre-réforme du gouvernement. Ainsi, si elles prennent leur retraite entre 62 et 65 ans, elles perdront de 50 à plus de 300 euros par mois, selon les cas. 
Est donné l’exemple d’une salariée, mère de deux enfants (née en 1980), non cadre, partant à 62 ans : elle toucherait 2 120 euros brut par mois avec le système actuel et 1 882 euros brut avec le système par points, soit une perte de 238 euros. 

Le gouvernement confirme tout le contenu destructeur de sa réforme des retraites par points UNE PROVOCATION !

Alors que la grève pour le retrait de la contre-réforme des retraites entre dans sa sixième semaine, alors que les travailleurs manifestent par centaines de milliers, le gouvernement maintient intégralement son projet de loi, qui sera soumis au Conseil des ministres le 24 janvier. Que contient-il ?

  • La suppression des 42 régimes actuels.
  • L’instauration de l’âge pivot avec un mécanisme de bonus/malus 

Contrairement à certaines déclarations, l’âge d’équilibre (autre appellation de l’âge pivot) est bien instauré.  Plus grave encore, il pourrait passer de 64 ans à 65, 66, 67 ans …

  • La valeur du point dépendra du gouvernement

Le montant de la pension dépendra de la valeur d’acquisition du point, et de la valeur de service du pointau moment de la retraite. Ces deux montants seront fixés par une délibération du conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite universelle approuvée par décret ou, en l’absence de délibération ou en l’absence d’approbation de celle-ci, par un décret

C’est donc bien le gouvernement qui décide en dernière analyse. 

  • Les points seront acquis par les cotisations sur « chaque heure travaillée » 

Et les autres ? Le projet de loi répond que des points de solidarité seront accordés pour les périodes de chômage, de maladie, périodes de réduction ou d’interruption d’activité consacrées à l’éducation des enfants. Mais le texte ne donne aucun montant précis. 

  • La baisse du pouvoir d’achat des retraités 

Il suffira – comme pour les salaires – de les geler pour que le pouvoir d’achat baisse. 

  • La suppression des trimestres supplémentaires par enfant, tant pour le privé que pour le public 
  • La remise en cause des pensions de réversion.

Si la détermination à faire reculer le gouvernement est bien présente, les travailleurs s’interrogent : comment imposer le retrait ?

Question légitime qui en appelle une autre : et si les organisations syndicales nationales appelaient à la grève générale dans l’unité, pour exiger le retrait de la contre-réforme ?

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Delevoye est parti,  Sa réforme doit partir !


Il n’y a rien à négocier dans la contre-réforme des retraites Macron-Philippe. Delevoye parti, tout doit être retiré…

… pour préserver l’ensemble des droits des travailleurs :

maintien des 42 régimes de retraites !

… pour préserver les droits acquis des femmes travailleuses :

maintien des droits familiaux et de la pension de réversion !

… pour préserver le droit à partir à la retraite en bonne santé :

refus de l’âge pivot et retour à l’âge légal à 60 ans !

… pour ne pas subir la précarité à vie :

non au sacrifice de la jeune génération… et de toutes les autres !

… pour ne pas être condamné à la misère :

maintien du système par répartition fondé sur la solidarité !

… pour préserver le statut des enseignants :

non à la « refonte du métier et de la carrière » et aux primes en contrepartie de travail supplémentaire !

… pour préserver l’indépendance des organisations syndicales.

Retrait de la contre-réforme des retraites !

Maintien des 42 régimes de retraite !


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Les vraies raisons de la contre-réforme des retraites

Le « marché » des retraites représente 318 milliards d’euros en France, sur lequel lorgnent depuis longtemps les fonds de pension. Mais, dans le système par répartition, les fonds de pension ne peuvent pas mettre la main sur ce pactole.

Le 27 octobre 2017, selon Le Canard enchaîné, « le gratin de la finance mondiale, représenté par les dirigeants de BlackRock (1), le plus gros investisseur du monde, et par 21 gestionnaires de fonds » est reçu à l’Élysée pour rencontrer Macron et ses ministres : Muriel Pénicaud, Elisabeth Borne, Bruno Le Maire et Benjamin Griveaux.

En juin 2019, dans une note « Loi Pacte : le bon plan retraite », BlackRock présente publiquement ses « conseils » au gouvernement français pour développer l’épargne retraite.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire déclare alors que l’objectif est d’aboutir à 300 milliards d’épargne retraite.

Résultat : la loi Pacte, entrée en vigueur le 1er octobre, contient deux articles qui ont explicitement pour objet d’encourager les plans d’épargne retraite.

Mais ils ne seront pleinement opérationnels pour les spéculateurs que si le régime par points liquide les 42 régimes de retraite et oblige tous les travailleurs, sauf à accepter une retraite de misère, à se tourner vers les fonds de pension.

Le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye ose nous parler « d’équilibre financier » et « de justice sociale ». Baratin ! C’est de spéculation qu’il s’agit et de profit pour les fonds de pension !

Retrait de la contre-réforme des retraites ! Maintien des 42 régimes spéciaux !

1. Multinationale extrêmement puissante qui détient plus de 7 000 milliards de dollars d’actifs, dont les deux tiers concernent l’épargne retraite. Selon ses responsables, ce « fonds est extrêmement attentif aux opportunités des réformes du système des retraites en France ».


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Le moment est venu d’imposer le retrait de la réforme des retraites !

Alors que la grève du 5 décembre pour le retrait de la réforme des retraites s’annonce massive dans tous les secteurs, le gouvernement multiplie les mensonges pour essayer de « déminer » la situation.

Ainsi, depuis quelques jours, la communication gouvernementale est centrée sur « les privilèges » dont bénéficieraient les salariés couverts par les régimes spéciaux.

  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, dénonce l’appel à la grève du 5 décembre comme l’action de ceux qui « veulent garder leurs avantages acquis (…) et qui ne veulent pas la disparition d’un régime extrêmement avantageux » (France info, 21 novembre).
  • Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, parle d’« une mobilisation pour conserver des inégalités » (Le Figaro, 26 novembre).
  • Emmanuel Macron qualifie les revendications des salariés bénéficiant de régimes spéciaux de demandes « d’une autre époque », dès son retour de La Réunion, le 25 novembre.

Une seule exigence

LE RETRAIT
DU PLAN
MACRON-DELEVOYE

et rien d’autre !

La réponse d’une aide-soignante à l’hôpital d’Arras

« Moi, une privilégiée ? Première nouvelle ! »


« J’ai élevé mon fils six ans, sans travailler, puis j’ai bossé dans une imprimerie pendant onze ans. Licenciement, chômage, formation, et j’ai réussi à obtenir mon diplôme d’aide-soignante. Ça fait dix-huit ans que je travaille à l’hôpital d’Arras.  Je gagne 1 600 euros net. J’ai 60 ans et je pensais pouvoir partir à la retraite à 62 ans, pour toucher la pension du privé en même temps. Quand j’ai vu que je toucherais 780 euros pour mes dix-huit ans d’hospitalière, j’ai bien été obligée de me faire une raison. Je vais continuer jusqu’à 64 ans, si je peux…

A 64 ans, je devrais toucher 870 euros de la CNRACL et peut-être 150 euros pour la retraite du privé. Mais je suis un cas à part, avec mes deux carrières. 

Ma collègue a 57 ans. Elle a commencé à 18 ans. Trente-neuf ans qu’elle travaille ici. Elle pourrait partir demain à la retraite, c’est son “privilège”, comme dit Macron. Mais avec la décote de 15 %, elle devrait vivre avec 1 300 euros, et comme elle vit seule, elle a décidé de continuer jusqu’à 60 ans.

Ils vivent sur une autre planète ceux des gouvernements. Ce sont eux, les privilégiés ! »


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« Une phase nouvelle de la lutte de classe est ouverte » Adresse du conseil fédéral national du POID      


Montreuil, le 29 septembre 2019 – La grève massive des travailleurs de la RATP, unis avec leurs syndicats, le 13 septembre, pour la défense de leur régime particulier de retraite a ouvert une phase nouvelle de la lutte de classe : à leur suite, les fonctionnaires des Finances publiques puis les agents d’EDF ont engagé des mouvements de grève pour la défense de leurs retraites, de leurs statuts, de leurs emplois ; tandis que le mouvement de grève et de mobilisation entamé depuis des mois se poursuit dans les hôpitaux. N’en déplaise à ceux qui s’acharnent à décréter que l’heure n’est plus à la lutte de classe, c’est bien elle qui surgit ici avec force. 

C’est la grève qui s’impose à l’ordre du jour dans tous les secteurs et dans toutes les corporations, avec en ligne de mire le projet Macron-Delevoye destructeur des retraites, et plus généralement toute la politique du gouvernement. Oui, le combat pour les revendications et la préparation de la grève : mais comment les faire aboutir ? 

À cela, tous les travailleurs savent que la réponse passe par un mot :

L ’ U N I T É .

Le gouvernement sent bien que la situation est en train de tourner. Quand il présente son budget, il prétend avoir renoncé à la suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique. Delevoye, lui, ose déclarer que sa réforme des retraites « corrigera les injustices »

Parlons-en des injustices !

Le projet de budget du gouvernement, c’est un milliard d’euros de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les patrons, les capitalistes et les spéculateurs ; et c’est trois milliards volés aux chômeurs du fait de la réforme de l’assurance chômage. Ce projet de budget, ce sont la suppression de milliers de postes dans les Finances publiques, les milliers de postes non pourvus dans l’enseignement, et le manque dramatique de moyens, de personnels soignants dans les hôpitaux dont les services et les lits continuent de fermer. 

La contre-réforme des retraites, un modèle de justice ? Quand une veuve ne pourra toucher sa pension de réversion qu’à partir de 62 ans, au lieu de 55 ans aujourd’hui, sept ans de plus avant d’en bénéficier ?! Un modèle de justice, une perte qui peut aller jusqu’à 1 000 euros par mois pour un professeur des écoles entre sa situation actuelle et sa situation demain si la réforme de Macron-Delevoye passe ?! Un modèle de justice, les 40 % de pension en moins pour une infirmière ?! 

Un modèle de justice, la réforme de l’assurance chômage qui exclut 1 chômeur sur 10 de toute indemnisation et qui diminue l’allocation de 1 chômeur sur 4 parmi ceux qui continueront à en bénéficier ?! 

Un modèle de justice, ce gouvernement qui, depuis des mois, déchaîne la répression la plus violente contre les manifestants et saisit toutes les occasions de renforcer son arsenal répressif ?! 

Allons donc ! Tous les travailleurs savent que ce gouvernement, son budget, sa réforme des retraites ne sont « justice » que pour les patrons et les spéculateurs. Pour les travailleurs, c’est toujours plus d’injustice, de misère, d’exploitation. 

Oui, la grève est à l’ordre du jour.

Cette grève, pour ce qui nous concerne au POID, nous estimons qu’elle posera une question : celle du gouvernement, celle du pouvoir. Si la grève générale est à l’ordre du jour, alors cela signifie que les conditions sont en train de se réunir pour balayer Macron et sa politique. Cela exige, répétons-le, l’unité ouvrière, l’unité des travailleurs et des organisations. 

Les travailleurs de la RATP, avec leurs syndicats, ont annoncé une grève illimitée à partir du 5 décembre contre le projet de destruction des retraites du gouvernement. D’autres syndicats, d’autres fédérations syndicales dans d’autres corporations appellent les travailleurs à débattre de la possibilité de tout faire converger vers cet appel. 

À tous les niveaux, la question est posée : dans les assemblées générales de travailleurs, dans les assemblées syndicales, dans les entreprises, dans les localités, partout organiser la discussion et la mobilisation, partout préparer la grève générale qui balaiera le gouvernement et, avec lui, le régime anti-ouvrier de la Vᵉ République.

Il n’y a pour cela, répétons-le, qu’une seule voie : le front unique des travailleurs et des organisations. Ce front unique suppose de rompre avec le gouvernement et sa politique

Rompre avec le gouvernement,

c’est le refus des concertations qui visent à enchaîner les syndicats à la co-construction des contre-réformes. 

Rompre avec le gouvernement, c’est le refus au niveau des communes de continuer à gérer la politique d’austérité dictée par le gouvernement et Bruxelles. C’est au contraire rétablir la démocratie communale et prendre en charge réellement les intérêts de la population. Ce qui implique de travailler à rassembler toutes les forces qui se réclament des intérêts ouvriers sur des listes de défense intransigeante des droits de la population et des services publics aux prochaines élections municipales. 

Dans tous les aspects, défendre les intérêts de la classe ouvrière contre ceux de la classe capitaliste : c’est pour un tel objectif que nous sommes engagés dans la construction d’un authentique parti ouvrier combattant en toutes circonstances et sur tous les terrains pour l’unité des travailleurs et de leurs organisations, pour la défense des intérêts de classe, pour préparer la grève générale qui permettra d’aboutir

Travailleurs, militants, jeunes qui partagez ces objectifs,
c’est l’heure :

rejoignez le parti ouvrier. 

Adoptée à l’unanimité du CFN réuni à Montreuil
les 28 et 29 septembre 2019

  

prendre contact, rejoindre le POID

Communiqué Le POID alerte les travailleurs et la jeunesse. Tout accuse le gouvernement

Destruction de l’hôpital public ; plan Buzyn qui prétend interdire à la population d’accéder librement aux urgences ; dislocation du lycée et privatisation de l’école maternelle ; liquidation de l’administration des Finances publiques et du statut de la fonction publique… Après avoir démantelé le Code du travail et la SNCF, étranglé les libertés publiques avec la multiplication de lois liberticides, le gouvernement Macron-Philippe prétend poursuivre son œuvre destructrice.

En nommant Delevoye au gouvernement, Macron engage la dernière ligne droite de la contre-réforme des retraites. À travers le cycle de concertations qu’il ouvre, il voudrait que les organisations syndicales s’associent à son objectif de faire disparaître nos 42 régimes de retraite.

La politique du gouvernement Macron-Philippe suscite colère, indignation et résistance de la population.

Jusqu’aux derniers jours de l’année scolaire, les enseignants ont cherché avec acharnement à défendre le bac et le lycée et, dans de nombreux établissements scolaires, ils ont repris le chemin de l’action dès les premiers jours de la rentrée. Pendant tout l’été, dans les hôpitaux, aux Finances publiques et dans de nombreux autres secteurs et entreprises, mouvements de grève et mobilisations se sont multipliés. Tous cherchent les voies d’un combat efficace pour stopper ce rouleau compresseur.

Légitimes sont la colère et l’indignation de la population contre cette politique. Légitimes sont les grèves et mobilisations contre ces mesures destructrices. Le POID appuie et soutient les mouvements qui expriment la résistance à cette politique anti-ouvrière et antidémocratique.

Aider à rassembler la force des travailleurs, unis avec les organisations, pour bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement, tel est le mandat que se fixe le POID dans tous les domaines :

  • En contribuant à assurer le succès de la 4ᵉ rencontre nationale des comités pour l’unité du 12 octobre pour aider à lever les obstacles à l’unité et à défaire la contre- réforme des retraites.
  • En contribuant, dans toutes les communes, à constituer des listes ouvrières d’unité à l’occasion des élections municipales pour rompre avec la politique d’austérité mise en œuvre par des municipalités de toutes couleurs politiques qui acceptent de relayer les mesures du gouvernement Macron aux ordres de l’Union européenne.

En cette rentrée de septembre, l’urgence est de rassembler, dans l’unité, les forces du camp des travailleurs et de ses organisations pour en finir avec Macron, sa politique, son gouvernement.

À la succession des gouvernements, de droite et de « gauche » qui, depuis des décennies, livrent les conquêtes et acquis de la classe ouvrière et de la démocratie au pillage capitaliste, le POID oppose la nécessité d’un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, rompant avec les diktats du capital financier, et avec la Vᵉ République et l’Union européenne. Pour une Assemblée constituante souveraine, pour un gouvernement ouvrier, il appelle les travailleurs et les jeunes qui partagent cet objectif à renforcer les rangs de ceux qui construisent le parti ouvrier.

Le bureau national du POID,

samedi 7 septembre, 17 heures


Appel du IIIᵉ Congrès du POID « Un fait révoltant »

Nous, délégués au IIIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, venus de 62 départements, nous voulons informer les travailleurs et les jeunes d’un fait révoltant dont nous avons discuté dans notre congrès. 

Au moment même où Macron réunit les élus et engage son prétendu « grand débat national », l’agence gouvernementale France Stratégie publie à la demande du gouvernement une note intitulée « Où réduire le poids de la dépense publique ? » *. 

Cette note dénonce les retraites et l’assurance maladie comme pesant le plus lourd dans les dépenses de l’État. 

Mensonge ! La Sécurité sociale, comme les régimes de retraite, ce n’est pas le budget de l’État, c’est le salaire différé des travailleurs, partie intégrante du salaire ouvrier ! 

Honte ! Cette note gouvernementale affirme en toutes lettres que les travailleurs, en France, bénéficient de pensions trop élevées et qu’ils sont beaucoup trop riches comparativement aux travailleurs des autres pays d’Europe. En fait, dans tous les pays les travailleurs sont confrontés aux mêmes attaques de l’Union européenne et des gouvernements à ses ordres. 

La note gouvernementale dénonce le fait que les travailleurs en France vivent trop longtemps à la retraite comparés à ceux des autres pays. L’objectif est clair : il faut que les travailleurs partent plus tard à la retraite avec des pensions amputées. Bref, que notre vie s’achève plus tôt qu’aujourd’hui et dans des conditions misérables. 

Voilà ce que Macron voudrait imposer en déchaînant une répression féroce contre les travailleurs et les jeunes et en voulant supprimer le droit de manifester. 

Voilà ce que Macron a mis au point pendant qu’il amuse la galerie avec son grand débat. 

Il faut faire cela, prétend-il, pour réduire les dépenses de l’État. Réduire les dépenses de l’État ? Et les 40 milliards d’euros versés aux patrons au titre du CICE prétendument pour créer des emplois et qui n’en ont jamais créé un seul ? Et les 57 milliards de dividendes versés aux actionnaires des 40 groupes du CAC 40 pour l’année dernière, produits de l’exploitation des travailleurs ? Et les 41 milliards d’intérêts de la dette versés aux grandes banques internationales ? 

Le « grand débat » n’est pas seulement un écran de fumée, c’est une mystification sur le fond : derrière le rideau du « grand débat » de nouveaux coups, les plus brutaux, se préparent contre les droits des travailleurs, coups auxquels Macron voudrait associer ceux qu’il appelle les « corps intermédiaires », les élus et les syndicats de travailleurs. 

C’est bien une politique de classe que Macron met en œuvre, la politique dictée par les banquiers, les capitalistes, les spéculateurs et l’Union européenne. 

À cette politique de classe, nous estimons urgent que s’oppose une autre politique de classe. Celle-ci se concentre dans un mot d’ordre très simple : « Ne touchez pas à nos régimes de retraite ! Retrait du projet de réforme du gouvernement ! ». Et aussi : retrait de toutes les contre-réformes qui frappent la SNCF, le droit du travail, les services publics et l’instruction publique. 

L’unité des travailleurs et de la jeunesse est indispensable. S’il s’agit de bloquer cette offensive du gouvernement, il n’y a pas trente-six façons : la grève générale ouvrière est le seul moyen pour défendre et préserver les intérêts du peuple travailleur face à une minorité de profiteurs et de spéculateurs qui n’ont d’autre préoccupation que de faire grossir leurs profits. 

On entend de toute part : il n’y a pas de perspective politique. Si, il y a une perspective politique. Chasser Macron, mais pas seulement : chasser la Ve République et ses institutions antidémocratiques, en finir avec les diktats de l’Union européenne, abroger ses traités et former un gouvernement ouvrier qui prenne les mesures indispensables de préservation du peuple travailleur. 

À cet effet, notre congrès a adopté un projet de programme d’action politique que nous soumettons à la discussion. Non seulement pour ses propositions concernant le gouvernement ouvrier, mais aussi pour ses propositions d’action : nous voulons aider à ouvrir la voie à l’action de millions et de millions d’hommes, de femmes, de jeunes, de toute la classe ouvrière rassemblée qui abattra cette politique de misère et de déchéance. 

Voici, résumées brièvement, les propositions de notre congrès. À ceux qui les partagent, nous proposons de travailler à une construction commune pour bâtir dans ce pays un parti ouvrier se situant sur le terrain de classe. 

À tous, nous faisons la proposition de venir en discuter dans les réunions publiques et assemblées que le POID organisera dans tous les départements de ce pays dans les prochaines semaines. 

* https://www.strategie.gouv.fr/publications/reduire-poids-de-depense-publique 

Adopté à l’unanimité 

Lisez toutes le compte-rendu du IIIe congrès du POID dans La Tribune des travailleurs.

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