RÉFORME DES RETRAITES Le gouvernement s’en prend aussi aux personnes handicapées !

Buzyn, Véran, ministres successifs de la réforme des retraites et des hôpitaux.

La retraite par points menace de destruction les retraites de l’ensemble des travailleurs. Elle remet en cause particulièrement les droits des femmes et ceux des personnes handicapées.

Le système par points et son principe « un euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous » exclut le principe de la solidarité actuellement en vigueur. Il renvoie chaque travailleur, y compris les personnes handicapées, seul face à ses difficultés pour construire son capital de points. 

Les associations du champ du handicap alertent sur le risque de voir disparaître un certain nombre de dispositifs existants et d’entraîner, de fait, une précarisation de cette catégorie de travailleurs, parmi les plus vulnérables. 

Les travailleurs handicapés connaissent un taux d’emploi plus faible que le reste de la population et des parcours professionnels souvent plus hachés. Il est facile de comprendre qu’avec le calcul des droits sur toute la carrière (et non les vingt-cinq dernières années) et la dégradation des droits pendant les périodes de chômage, les travailleurs handicapés verront leur niveau de retraite diminuer brutalement. De plus, la pension minimum à 85 % du Smic annoncée dans le projet de loi ne leur bénéficiera absolument pas, car elle est réservée aux carrières complètes. 

Aujourd’hui, près de 3 000 personnes en situation de handicap bénéficient d’un dispositif de départ anticipé à la retraite : au lieu de 62 ans, elles peuvent liquider leur retraite à partir de 55 ans pour « handicap » ou à 60 ans pour « incapacité permanente ». Le gouvernement annonce la suppression de la condition dedurée d’assurance validée, mais il maintient deux conditions : une durée minimale de cotisation en tant que handicapé et la reconnaissance d’une incapacité permanente d’au moins 50 %. 

Ainsi, pour remplir la condition minimale de cotisation en tant que handicapé,il faudrait avoir été handicapé dès l’âge de 25 ans. Tant pis pour les travailleurs qui deviennent handicapés en milieu de carrière professionnelle.

L’exigence de retrait est plus que jamais la seule réponse à la volonté de l’immense majorité des travailleurs !

Lycéens, parents, profs accusent le « bac » local de Macron et Blanquer et leurs épreuves communes de contrôle continu (E3C)

Une lycéenne de Pessac (Gironde)
Je suis en première générale au lycée Pape-Clément. J’ai toujours été une bonne élève, pas excellente mais sans difficultés. Mais cette année, c’est différent, l’école ne m’aime pas ! On me parle de bienveillance, mais est-ce vraiment de la bienveillance de faire un contrôle où nous sommes devant un mur car les connaissances n’ont pas été assez consolidées, de passer d’une moyenne de 14 en seconde à 7 en première ? J’ai l’impression de passer ma vie à travailler mais ça ne suffit pas !Est-ce vraiment de la bienveillance d’être dans l’ignorance des épreuves qui vont nous être proposées très prochainement ? On m’a toujours appris que l’école était là pour m’aider à me construire, mais je crois qu’elle est en train de me détruire.

La mère d’une élève de 16 ans, Toulouse (Haute-Garonne)
Depuis la rentrée de septembre, le stress est monté petit à petit, à la perspective des E3C. Ma fille est dans une très bonne classe et elle se met une pression énorme. Cet énorme stress a explosé à l’approche des examens. Elle a développé une sorte de phobie scolaire. Elle n’arrive plus à aller en cours. On est au bord de la déscolarisation. J’arrive à la faire aller en cours mais pas tous, seulement la moitié. Tous les matins, la question se pose : va-t-elle ou non aller au lycée ? L’autre jour, elle y est allée mais m’a appelée en pleurant : elle était incapable de rentrer.

Une enseignante du lycée Max-Linder de Libourne (Gironde)
Expérience assez traumatisante ce matin au lycée. Nos élèves ont été prévenus par SMS lundi soir à 20 heures qu’ils passeraient l’intégralité des épreuves mercredi dans la journée (soit 6 heures d’épreuves à la suite). Nous avons donc décidé de venir mercredi matin devant l’établissement car nous étions très inquiets pour nos élèves. Ils ne voulaient pas y aller, ils avaient peur, dans un état de stress épouvantable. Ils ont fini par entrer passer leurs épreuves, encadrés par les gendarmes mobiles (une quarantaine), en pleurant, humiliés de céder sous la menace et se sentant minables. Ils étaient fouillés, devaient présenter leur convocation et passaient entre deux gendarmes mobiles armés (brigade d’intervention). A l’intérieur, aucun prof, des élèves qui ont composé avec leur portable, en s’échangeant leur copie. Bref, le chaos. 

Tel est le dramatique bilan du « bac » en contrôle continu et des E3C que le ministre Blanquer cherche à imposer depuis deux semaines, au mépris du droit des jeunes à un vrai diplôme et à une vraie qualification.

C’est pourquoi E3C provoque un véritable soulèvement, dans tout le pays, dans l’unité élèves, parents et enseignants, en relation avec la mobilisation contre la réforme des retraites. 

Une seule réponse :
retrait de la réforme du bac, rétablissement du bac national !

Pourquoi lycéens, parents et enseignants se mobilisent contre E3C ?

Au lycée Clemenceau, à Villemomble.

Depuis deux semaines, on assiste à un véritable soulèvement des lycéens, parents et enseignants dans les lycées. 

Pourquoi cette mobilisation ? 

A l’origine, les épreuves communes de contrôle continu (E3C).

Qu’est-ce qu’E3C ?

Avant la réforme du bac, les choses étaient simples, claires et justes : un bac national, le même pour tous.

A la fin de l’année de terminale, le même jour, tous les élèves du pays composaient sur le même sujet qui, jusqu’au début de l’épreuve, était resté secret. L’examen avait donc une valeur nationale. Si un élève d’un lycée de centre-ville et un élève d’un lycée de banlieue obtenaient tous deux seize sur vingt, leurs performances étaient rigoureusement identiques : même sujet et correction anonyme avec le même barème.

Avec la réforme du bac : les choses sont compliquées, obscures et injustes : un bac local différent d’un lycée à l’autre.

La réforme supprime presque toutes les épreuves terminales nationales et les remplace par des épreuves locales ayant lieu tout au long des années de première et terminale : c’est le contrôle continu. Les E3C en font partie. Le ministre prétend que ce sont des épreuves nationales parce que les sujets sont choisis au sein d’une banque nationale de sujets (BNS). 

Les E3C apparaissent donc comme un minable bricolage local. Cela est indigne

Les élèves ont droit à de vraies épreuves nationales sérieuses. Personne ne veut des E3C car personne ne veut d’un bac pour les pauvres et d’un bac pour les riches. 

A cette mobilisation, le gouvernement répond par la répression. Inadmissible !

Une conclusion s’impose : abrogation de la réforme Blanquer, pour rétablir un vrai bac national, le même pour tous ! Retrait de la réforme des retraites ! Dehors Macron !

Lisez toutes les informations concernant la mobilisation contre E3C dans La Tribune des travailleurs.

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Les mensonges de Muriel Pénicaud, ministre du Travail

Janvier 2020. Dans une manifestation parisienne pour le retrait de la réforme des retraites.

Avec le système de retraite actuel, les femmes bénéficient de trimestres au titre de la maternité (huit trimestres par enfant dans le privé, dès le premier enfant). 

Rappelons que la contre-réforme des retraites du gouvernement veut supprimer purement et simplement ces trimestres pour les remplacer par une majoration de 5 % attribuée soit à la mère, soit au père. 

Que dit Muriel Pénicaud à propos du système actuel (France Inter, 24 janvier) : « 90 % des femmes vont gagner dans ce système et vont avoir 5 % de plus. » 

Elle ajoute à propos des droits familiaux : « D’abord, il fallait avoir trois enfants, ce qui est quand même une minorité de familles, pour que les enfants soient pris en compte. Le gros progrès, c’est que déjà dès le premier enfant, il y aura 5 % de plus de retraite. Ça fait donc 5 plus 5 pour le deuxième et pour le troisième on rajoute une bonification de 2 %, donc ça fait 17 % de retraite » ! 

Triple mensonge, Madame Pénicaud !

  • Premier mensonge : Madame Pénicaud « oublie » que le passage de l’âge de départ de 62 à 64 ans (puis 65 ans) pénalise lourdement les femmes qui voudraient demain partir à 62 ans (voir ci-dessous). 
  • Deuxième mensonge : contrairement à ce que prétend Madame Pénicaud, il existe actuellement des droits pour les deux premiers enfants. 
  • Troisième mensonge : Madame Pénicaud omet de dire que les 17 % représentent des montants inférieurs à ce qui est attribué aujourd’hui.

Le système par points :

  • Par définition, est défavorable aux femmes qui ont, davantage que les hommes, des carrières « hachées » en raison des maternités mais aussi du temps partiel, bien souvent imposé.
  • Remet en cause des droits familiaux (trimestres supplémentaires pour les deux premiers enfants et majoration de 10 %, pour le père et la mère, pour le troisième enfant).
  • Remet gravement en cause la pension de réversion. 

Madame Pénicaud peut continuer à mentir. L’immense majorité des femmes travailleuses, et avec elles l’immense majorité des travailleurs, ont parfaitement compris qu’ils ont tout à perdre avec cette contre-réforme.

Plus que jamais, retrait de la contre-réforme du gouvernement !

L’étude d’impact intermédiaire du gouvernement

Le Parisien a publié, le 24 janvier, quelques résultats de l’étude d’impact intermédiaire produite par le gouvernement, annexée à l’avant-projet de loi. Selon cette étude, les femmes seront encore davantage pénalisées par la contre-réforme du gouvernement. Ainsi, si elles prennent leur retraite entre 62 et 65 ans, elles perdront de 50 à plus de 300 euros par mois, selon les cas. 
Est donné l’exemple d’une salariée, mère de deux enfants (née en 1980), non cadre, partant à 62 ans : elle toucherait 2 120 euros brut par mois avec le système actuel et 1 882 euros brut avec le système par points, soit une perte de 238 euros. 

Le gouvernement confirme tout le contenu destructeur de sa réforme des retraites par points UNE PROVOCATION !

Alors que la grève pour le retrait de la contre-réforme des retraites entre dans sa sixième semaine, alors que les travailleurs manifestent par centaines de milliers, le gouvernement maintient intégralement son projet de loi, qui sera soumis au Conseil des ministres le 24 janvier. Que contient-il ?

  • La suppression des 42 régimes actuels.
  • L’instauration de l’âge pivot avec un mécanisme de bonus/malus 

Contrairement à certaines déclarations, l’âge d’équilibre (autre appellation de l’âge pivot) est bien instauré.  Plus grave encore, il pourrait passer de 64 ans à 65, 66, 67 ans …

  • La valeur du point dépendra du gouvernement

Le montant de la pension dépendra de la valeur d’acquisition du point, et de la valeur de service du pointau moment de la retraite. Ces deux montants seront fixés par une délibération du conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite universelle approuvée par décret ou, en l’absence de délibération ou en l’absence d’approbation de celle-ci, par un décret

C’est donc bien le gouvernement qui décide en dernière analyse. 

  • Les points seront acquis par les cotisations sur « chaque heure travaillée » 

Et les autres ? Le projet de loi répond que des points de solidarité seront accordés pour les périodes de chômage, de maladie, périodes de réduction ou d’interruption d’activité consacrées à l’éducation des enfants. Mais le texte ne donne aucun montant précis. 

  • La baisse du pouvoir d’achat des retraités 

Il suffira – comme pour les salaires – de les geler pour que le pouvoir d’achat baisse. 

  • La suppression des trimestres supplémentaires par enfant, tant pour le privé que pour le public 
  • La remise en cause des pensions de réversion.

Si la détermination à faire reculer le gouvernement est bien présente, les travailleurs s’interrogent : comment imposer le retrait ?

Question légitime qui en appelle une autre : et si les organisations syndicales nationales appelaient à la grève générale dans l’unité, pour exiger le retrait de la contre-réforme ?

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Delevoye est parti,  Sa réforme doit partir !


Il n’y a rien à négocier dans la contre-réforme des retraites Macron-Philippe. Delevoye parti, tout doit être retiré…

… pour préserver l’ensemble des droits des travailleurs :

maintien des 42 régimes de retraites !

… pour préserver les droits acquis des femmes travailleuses :

maintien des droits familiaux et de la pension de réversion !

… pour préserver le droit à partir à la retraite en bonne santé :

refus de l’âge pivot et retour à l’âge légal à 60 ans !

… pour ne pas subir la précarité à vie :

non au sacrifice de la jeune génération… et de toutes les autres !

… pour ne pas être condamné à la misère :

maintien du système par répartition fondé sur la solidarité !

… pour préserver le statut des enseignants :

non à la « refonte du métier et de la carrière » et aux primes en contrepartie de travail supplémentaire !

… pour préserver l’indépendance des organisations syndicales.

Retrait de la contre-réforme des retraites !

Maintien des 42 régimes de retraite !


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Les vraies raisons de la contre-réforme des retraites

Le « marché » des retraites représente 318 milliards d’euros en France, sur lequel lorgnent depuis longtemps les fonds de pension. Mais, dans le système par répartition, les fonds de pension ne peuvent pas mettre la main sur ce pactole.

Le 27 octobre 2017, selon Le Canard enchaîné, « le gratin de la finance mondiale, représenté par les dirigeants de BlackRock (1), le plus gros investisseur du monde, et par 21 gestionnaires de fonds » est reçu à l’Élysée pour rencontrer Macron et ses ministres : Muriel Pénicaud, Elisabeth Borne, Bruno Le Maire et Benjamin Griveaux.

En juin 2019, dans une note « Loi Pacte : le bon plan retraite », BlackRock présente publiquement ses « conseils » au gouvernement français pour développer l’épargne retraite.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire déclare alors que l’objectif est d’aboutir à 300 milliards d’épargne retraite.

Résultat : la loi Pacte, entrée en vigueur le 1er octobre, contient deux articles qui ont explicitement pour objet d’encourager les plans d’épargne retraite.

Mais ils ne seront pleinement opérationnels pour les spéculateurs que si le régime par points liquide les 42 régimes de retraite et oblige tous les travailleurs, sauf à accepter une retraite de misère, à se tourner vers les fonds de pension.

Le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye ose nous parler « d’équilibre financier » et « de justice sociale ». Baratin ! C’est de spéculation qu’il s’agit et de profit pour les fonds de pension !

Retrait de la contre-réforme des retraites ! Maintien des 42 régimes spéciaux !

1. Multinationale extrêmement puissante qui détient plus de 7 000 milliards de dollars d’actifs, dont les deux tiers concernent l’épargne retraite. Selon ses responsables, ce « fonds est extrêmement attentif aux opportunités des réformes du système des retraites en France ».


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Je souhaite prendre contact avec le Parti ouvrier indépendant démocratique.