Déclaration du Bureau national du POID

Le pays est à un tournant

Chaque jour qui passe, Macron plonge encore plus la population dans la misère. Le pouvoir d’achat s’effondre, le prix du carburant repart à la hausse, les factures de gaz explosent. Des mesures d’urgence s’imposent.

Chaque jour qui passe, Macron entraîne toujours plus encore le pays dans la guerre. 43 milliards d’euros sont affectés au budget militaire, la loi de programmation militaire prévoit 377 milliards pour la guerre. L’armée vient ouvertement embrigader les jeunes dans les établissements scolaires.

Pour mener sa guerre à l’extérieur, Macron organise la guerre sociale à l’intérieur :

–Alors que le système hospitalier s’effondre et que les personnels hospitaliers multiplient les débrayages, Macron annonce le 6 janvier une nouvelle attaque contre les hôpitaux.
– Alors que l’inflation dévore les budgets ouvriers, un décret gouvernemental imposera à partir du 1er février aux travailleurs privés d’emploi une baisse de la durée d’indemnisation de 25 %.

– Au nom du « déficit » des régimes de retraite qui n’est qu’un prétexte, Macron poursuit son offensive contre les retraites.

De deux choses l’une :
– Ou bien Macron pourra poursuivre sa politique de guerre ; alors les conditions de vie des travailleurs s’effondreront.
– Ou bien la mobilisation des travailleurs ouvrira une issue conforme à la paix, à la démocratie et aux besoins sociaux du peuple travailleur. Cela exige de dire clairement : « Non à toute alliance avec Macron, que ce soit pour soutenir sa diplomatie guerrière, son budget militaire ou pour l’aider à “finaliser” ses lois anti-ouvrières. »

Les revendications sont connues :
• Ni amendable ni négociable, le projet Macron contre les retraites doit être totalement retiré.
• Le blocage total des prix doit être imposé.

Pour les satisfaire, il faut :
Annuler les centaines de milliards d’euros d’exonération sociale accordées aux patrons. Réquisitionner les centaines de milliards d’« aides » versées aux capitalistes.
Affecter les centaines de milliards du budget militaire aux besoins du peuple travailleur.

Pour y parvenir, il est urgent de constituer, à tous les niveaux, le bloc soudé des travailleurs, de leurs organisations et de la population sur des plates-formes de combat. Telle est la position du parti ouvrier.

C’est pourquoi le POID vous appelle à signer par dizaines de milliers :

Retrait total de la réforme Macron-Borne ni amendable ni négociable !
Indexation des salaires réels sur les prix réels !
Réquisition des milliards de la guerre pour leur affectation aux besoins de la population (santé, école, travail) !

La position du POID sur les retraites Retrait du plan Macron-Borne ! Ni amendable ni négociable !

Retraites : retrait du plan Macron-Borne !

Le 10 janvier, la Première ministre, Mme Borne, a confirmé le contenu de la réforme des retraites :
– l’âge de départ légal est repoussé de 62 à 64 ans ;
– le passage à 43 annuités pour avoir une retraite à taux plein est accéléré ;
– les régimes spéciaux seront supprimés.

L’argument du gouvernement : les retraites sont en déficit. C’est un mensonge ! Elles sont excédentaires cette année comme l’an dernier.

La vérité ? Le gouvernement veut plus d’argent pour son budget de guerre et pour rembourser sa dette aux grandes banques.

De l’argent, il y en a ! Rappelons les 377milliards d’euros inscrits dans la loi de programmation militaire pour les cinq prochaines années. Et aussi : les 600 milliards d’euros distribués aux capitalistes pour spéculer et licencier. Ou encore : les 80 milliards d’euros servis comme dividendes et rachats d’actions aux actionnaires du CAC 40 en 2022.

Il s’agit à présent de se préparer au combat. Pour être efficace, il faut l’unité sur des revendications claires. Et d’abord : aucune discussion sur « d’autres moyens de financer », retrait en totalité du plan Macron-Borne !

Aux dirigeants de leurs organisations, les travailleurs sont en droit de dire : « Ne tombez pas dans le piège qui vous est tendu par Mme Borne qui vous invite à poursuivre la “concertation”. Une seule position permet de souder l’unité : on ne touche pas à ce qui existe, on préserve les régimes des retraites tels qu’ils sont, c’est la condition pour les améliorer demain. Ni amendable ni négociable, retrait en totalité de la réforme Macron- Borne ! ».

Ni amendable ni négociable,
retrait en totalité de la réforme Macron-Borne !

Travailleurs, pour en savoir davantage, n’hésitez pas à vous procurer auprès des diffuseurs de ce tract l’hebdomadaire La Tribune des travailleurs.

Solidarité avec les travailleurs kurdes

Communiqué 

Montreuil, le 23 décembre 2022

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne le lâche attentat dans lequel trois militants kurdes ont été assassinés à Paris le 23 décembre.

Cet attentat intervient dans un climat qui, depuis des années et singulièrement depuis plusieurs mois, désigne les étrangers et les migrants à la vindicte populaire. Tous les gouvernements qui se succèdent en France multiplient lois, décrets et circulaires contre les immigrés et les travailleurs étrangers les désignant comme responsables de tous les problèmes auxquels la population est confrontée. Cette politique, qui est celle aujourd’hui du gouvernement Macron-Borne-Darmanin, alimente un climat dans lequel prospèrent nombre de groupes d’extrême droite qui, depuis plusieurs mois, multiplient les agressions contre les militants, les élus et les locaux des partis et organisations démocratiques.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique estime que la responsabilité est engagée de tous ceux qui font leur fond de commerce de la discrimination, de la mise en cause des immigrés, de l’attaque contre les étrangers.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour le respect du droit d’accueil pour tous les travailleurs et leurs familles qui fuient la guerre, la misère et l’oppression. Le POID rappelle qu’il n’y a en France qu’une seule classe ouvrière qui rassemble tous ceux qui vivent de leur travail, quelle que soit leur nationalité, porteurs ou non de carte de séjour.

C’est au nom de l’unité de la classe ouvrière et de la défense des droits démocratiques menacés que le Parti ouvrier indépendant démocratique, comme il l’a toujours fait, sera présent dans les manifestations de solidarité avec les travailleurs kurdes en France.

Les femmes afghanes en danger 

Communiqué 

Montreuil, le 22 décembre 2022

En Afghanistan, le régime des talibans s’acharne à remettre en cause les droits des femmes, aggravant chaque jour davantage leur situation : port de la burqa obligatoire, exclusion des emplois publics et privés, interdiction des gymnases et bains publics ainsi que des parcs publics.

Un nouveau cran a été franchi le 21 décembre quand le gouvernement des talibans a interdit l’entrée des universités aux femmes afghanes.

Après l’interdiction de fréquenter les écoles secondaires (collèges et lycées), puis maintenant l’université, la scolarité des filles afghanes s’arrêterait désormais aux alentours de 12 ans. Et après ?

Le régime des talibans, misogyne et obscurantiste, s’obstine à remettre en cause, un par un, les droits des femmes et en particulier le droit à l’instruction.

Le 22 décembre, malgré la répression qui se déchaine contre elles, les femmes ont manifesté, à Kaboul, pour protester contre leur exclusion de l’université. Plusieurs d’entre elles ont été arrêtées par les forces de l’ordre.

La mobilisation des femmes afghanes qui ne cède pas devant la terreur imposée par le régime rejoint, dans le temps et dans les revendications, la mobilisation engagée en Iran par les femmes (avec le soutien de nombreux hommes) qui entendent bien se vêtir comme elles le souhaitent.

Le « Mouvement spontané des femmes afghanes qui manifestent » sollicite le soutien dans le monde entier des travailleuses et travailleurs, des militantes et militants, pour :
− La libération des manifestantes des prisons talibanes.
− La protection des femmes recherchées et en danger.
− La levée de toutes les mesures discriminatoires restreignant leurs libertés.

Le Comité international de défense des femmes afghanes s’est constitué fin octobre pour mener cette campagne. Depuis, près d’un millier de militantes et militants l’ont rejoint en France (et des milliers supplémentaires au plan international).
Apportons notre soutien à leurs revendications.

Liberté pour les femmes afghanes !­


Nous, soussignées et soussignés, nous prononçons pour :
− La libération des manifestantes afghanes des prisons talibanes.
− La protection des femmes afghanes recherchées et en danger.
− La levée de toutes les mesures discriminatoires restreignant leurs libertés.

Pour signer, cliquez ici.


­

La Tribune des travailleurs rend compte chaque semaine du combat des femmes afghanes, et de la solidarité internationale qui s’organise. Renforçons ce lien : offrez un abonnement découverte à La Tribune des travailleurs pour les fêtes de fin d’année, pour 7,50€, en cliquant ici.

L’argent de la guerre doit être confisqué ! Tous les enfants doivent être soignés !

L’argent de la guerre doit être confisqué !
Tous les enfants doivent être soignés !

Le docteur Laurent Dupic, responsable du Smur pédiatrique à l’hôpital Necker – Enfants malades à Paris, alerte : à la date du 7 novembre, 38 enfants ont été transférés dans un service de réanimation à plus de 200 ou 250 kilomètres de leur domicile.

« Il y a bien des mises en danger d’enfants » en raison « de prises en charge dégradées » qui augmentent le risque de « drames potentiels » explique-t-il (Le Quotidien du Médecin, 7 novembre).

Comment en est-on arrivé là ?

À cause du gouvernement qui continue à fermer des lits et étrangle financièrement les hôpitaux.

À cause des gouvernements précédents qui, durant des décennies, ont asphyxié l’hôpital public et ont mis en place la tarification à l’activité (T2A), imposant une course à la rentabilité.

Et ce ne sont pas les 400 millions débloqués la semaine dernière qui vont améliorer la situation.

Car ces 400 millions ne sont pas réservés à la pédiatrie, mais destinés à l’ensemble des services en tension. Et tous les services hospitaliers sont en tension !

Pourtant, de l’argent, il y en a !

Le budget prévisionnel des armées pour 2023 augmente de 3 milliards, pour atteindre 43,9 milliards d’euros, avec l’assentiment de tous les groupes à l’Assemblée nationale.

Et ce n’est pas fini. Macron va présenter le 9 novembre, à Toulon, la loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030.

On parle de 377 milliards au lieu des 295 milliards pour la LPM 2019-2025, soit 28 % de plus.

Et c’est encore insuffisant pour le ministère des Armées qui demanderait 400 à 410 milliards (+ 35 %). Sur la période 2024-2030, le budget annuel moyen des armées pourrait donc être compris entre 54 et 57 milliards d’euros !

Des sommes faramineuses qui permettraient de financer la création de milliers de postes de soignants, d’augmenter leurs salaires… et de ne pas transférer les enfants malades à des centaines de kilomètres de leur domicile.

L’argent de la guerre doit être confisqué !
Tous les enfants doivent être soignés !

Pédiatrie. Il faut absolument éviter des drames !

Pédiatrie
Il faut absolument éviter des drames !

La semaine dernière, 7 000 soignants en pédiatrie ont, dans une lettre au président de la République, dénoncé la dégradation des soins apportés aux enfants, qui les met en danger.

La situation des services de pédiatrie des hôpitaux publics est en effet dramatique.

Et quand arrive une épidémie de bronchiolite, cette situation devient intenable…

Une situation intenable pour les personnels

Des médecins qui n’en peuvent plus, des fins de contrat de praticiens étrangers ou des congés maternité qui ne sont pas remplacés, le nombre d’internes divisé par trois entre 2006 et 2018, des centaines de lits fermés, des plans blancs déclenchés…

Une situation intenable pour les enfants malades et leurs parents

Des heures d’attente interminables aux urgences, des enfants hospitalisés dans des lieux non adaptés, des transferts dans des hôpitaux éloignés, des reports d’interventions chirurgicales…

Pourtant, les soignants alertent depuis des années.

Mais le gouvernement reste sourd à leurs exigences.

La Tribune des travailleurs publie cette semaineles interviews que lui ont accordées Hiba Trraf, cheffe du service de pédiatrie de l’hôpital public de Montluçon (Allier) et le professeur Stéphane Dauger, chef du service de médecine intensive et de réanimation pédiatrique à l’hôpital Robert-Debré (AP-HP), à Paris.

Une délégation des 7 000 signataires du collectif de pédiatrie ira, le 2 novembre, porter la lettre au président de la République.

« Nous voulons que des mesures fortes, structurelles, urgentes soient mises en en place », a insisté le docteur Mélodie Aubart, neuropédiatre à l’hôpital Necker à Paris.

Oui, des mesures urgentes doivent être prises pour éviter des drames !

Augmenter immédiatement les salaires des aides-soignantes et des infirmières, verser les primes demandées, embaucher massivement des personnels et les former autant que nécessaire …

Autant de mesures qui doivent être prises tout de suite.

Il ne faut pas hésiter, pour les financer, à confisquer une partie des centaines de milliards offerts aux spéculateurs depuis mars 2020.

Pour qui gouvernement Macron et Borne ?

Pour qui gouvernement Macron et Borne ?

Depuis plusieurs semaines, Macron, Borne et tous leurs ministres reprennent le même refrain : une poignée de grévistes bloquerait la vie quotidienne de millions de Français.

La vérité : le P-DG de Total gagne 6 millions d’euros par an ! Combien sont-ils à gagner autant que lui ? Quelques centaines. Cette poignée d’ultra-riches, c’est elle qui bloque la vie de millions de travailleurs et de leurs familles à qui elle refuse l’augmentation des salaires rattrapant le pouvoir d’achat. Et c’est cette poignée de privilégiés que Macron et Borne défendent contre les besoins urgents de la grande majorité de la population.

Et c’est pourquoi les grèves se multiplient dans tout le pays dont la revendication commune est l’augmentation générale et immédiate des salaires.

Le gouvernement Macron-Borne, parce qu’il représente une petite minorité de profiteurs, utilise les moyens les plus antidémocratiques :

Ces grèves sont légitimes !

• il réquisitionne les grévistes, remettant en cause le droit de grève ;

• il fait matraquer les militants syndicaux qui manifestent le 18 octobre ;

• il utilise l’article 49-3 pour faire passer en force son budget contre les travailleurs ;

• dès que Biden et l’OTAN le lui demandent, il débloque de nouveaux crédits pour s’enfoncer toujours plus dans la guerre sous la conduite de l’OTAN.

Augmenter maintenant, tout de suite, les salaires et confisquer tous les profits : ces deux mesures sont urgentes.

Si Total persiste à refuser de répondre aux revendications des grévistes, alors il faudra bien renationaliser Total sans indemnité ni rachat, confisquer ses milliards de profits et les affecter immédiatement aux besoins urgents du peuple travailleur et de la jeunesse.

Et si Macron et Borne persistent dans leur politique anti-ouvrière et antidémocratique, ils ne feront que pousser les grèves à converger en un mouvement unique qui chassera ce gouvernement de misère, de guerre et de chômage.

Le bureau national du POID
Le 19 octobre 2022

Communiqué n° 2

Communiqué n° 2

En l’espace de quelques heures, la Première ministre Borne a déclenché la réquisition contre les grévistes des raffineries et engagé la procédure de l’article 49-3 de la Constitution pour faire passer son budget anti-ouvrier. Au même moment, Macron a annoncé de nouveaux envois de troupes et d’armes à l’est de l’Europe pour faire la guerre au compte de l’OTAN et de Biden.

Face à ce gouvernement de guerre, le Parti ouvrier indépendant démocratique réaffirme son soutien aux travailleurs en grève chez Total et Esso.

Depuis l’annonce de la réquisition, plusieurs assemblées générales ont reconduit la grève dans les raffineries, d’autres s’y sont engagées, de même que des syndicats qui, jusque-là, n’en étaient pas partie prenante.

Dans tout le pays, les travailleurs adoptent des motions de solidarité avec les grévistes des raffineries. Des assemblées générales sont convoquées. Une question y est débattue : les revendications des travailleurs des raffineries sont celles de tous les travailleurs, ne devons- nous pas nous aussi nous engager dans la grève ?

Après avoir joué la carte du pourrissement du conflit, le gouvernement voudrait l’écraser par la violence. Il faut l’en empêcher ! Un bloc a commencé à se constituer, celui des travailleurs unis avec leurs organisations autour des grévistes des raffineries. Il peut se transformer demain en un bloc compact de la grève tous ensemble pour les salaires, qui contraindra le gouvernement à reculer.

Le POID appelle tous ses adhérents à aider ce mouvement à mûrir, au coude-à-coude avec les travailleurs et les militants de toutes tendances et de toutes affiliations syndicales, partisans de l’unité ouvrière, et à participer à toutes les initiatives syndicales de soutien aux grévistes.

Le POID invite celles et ceux qui, comme nous, veulent en finir avec ce gouvernement de guerre contre les travailleurs, à l’extérieur comme à l’intérieur, à participer au meeting international contre la guerre et l’exploitation le 22 octobre à Paris.

Montreuil, Le 12 octobre 2022, à 16h30.

Communiqué

Communiqué

Le Parti ouvrier indépendant démocratique apporte son soutien aux travailleurs en grève chez Total et Esso.

Les responsables du blocage dans lequel s’enfonce le pays sont les dirigeants de ces multinationales qui, après avoir versé des milliards de dividendes aux actionnaires, refusent d’ouvrir les négociations exigées par les grévistes et leurs syndicats. Responsable aussi le gouvernement qui joue le pourrissement.

Les revendications des salariés sont légitimes. Elles recoupent les demandes salariales pour lesquelles les grèves se multiplient dans tout le pays.

Le POID dénonce les menaces de réquisition brandies par Macron contre les grévistes. Il appelle partout ses adhérents à proposer à leurs collègues de travail dans les services, les ateliers, les bureaux, les écoles de rédiger des motions de solidarité avec les grévistes et de les porter sur les piquets de grève.

Si le gouvernement osait mettre en œuvre sa menace de réquisition, il reviendrait à toutes les organisations du mouvement ouvrier et aux travailleurs de tous les secteurs de répondre par la mobilisation à toute demande des grévistes de défendre en commun le droit de grève.

Montreuil,
Le 11 octobre 2022, à 11h30.

Une déclaration du Parti Ouvrier Indépendant POUR L’UNITE OUVRIERE

Une déclaration du Parti Ouvrier Indépendant
POUR L’UNITE OUVRIERE

Les travailleuses et les travailleurs, à la ville comme à la campagne, les jeunes, les chômeurs, les retraités, les familles ouvrières et populaires, tous subissent la brutale politique du gouvernement Macron. Crise énergétique, guerre en Ukraine, pandémie, crise environnementale… quelle que soit l’explication, le résultat est toujours le même : Macron et son gouvernement s’attaquent aux droits et garanties arrachés par les travailleurs. Toujours plus de précarité, de chômage, d’incertitudes sur le lendemain.

Dans un pays comme la France, sixième puissance industrielle mondiale, des millions, déjà, ne mangent pas à leur faim. Et maintenant arrivent les coupures d’électricité et d’autres ressources énergétiques : il faudrait renoncer aux ascenseurs dans les HLM, baisser le chauffage dans les écoles, les hôpitaux, les logements, subir le chômage technique… et payer des charges exorbitantes !

Trop, c’est trop !

Il faut arrêter cette politique destructrice qui profite aux multinationales, aux spéculateurs, aux actionnaires, et surtout à l’industrie de guerre.

Trop, c’est trop !

Il faut en finir avec Macron et sa politique. Pour cela, il est urgent de forger l’unité des rangs ouvriers et populaires.

Face à la guerre provoquée conjointement par Poutine et les forces de l’OTAN, guerre qui ravage aujourd’hui l’Ukraine, face à la guerre qui dévaste aussi en Afrique, en Asie, en Palestine et menace demain la Chine, l’unité ne peut se forger que sur des mots d’ordre clairs : « Troupes russes, hors d’Ukraine ! Démantèlement de l’OTAN ! Troupes françaises, hors d’Afrique ! Face à la sainte alliance des fauteurs de guerre, face à Poutine, Biden et Macron, dressons la fraternité des peuples épris de paix!»

C’est pour exprimer cette exigence commune que prendront la parole, le 22 octobre, côte à côte, des militants représentant des groupements qui com- battent pour la paix et la fraternité des travailleurs de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie ; des États- Unis, d’Afghanistan et de Palestine ; du Burkina Faso et de France ; d’Allemagne et de Grande- Bretagne…

Nous, travailleurs et jeunes en France, nous refusons de considérer comme nos ennemis les travailleurs et les peuples d’autres pays. Nous faisons nôtre la devise du mouvement ouvrier : prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Nos ennemis sont d’abord dans notre propre pays :
« nos » patrons, « nos » spéculateurs et le gouvernement qui représente leurs intérêts. Macron fauteur de guerre à « l’extérieur » est fauteur de guerre à « l’intérieur ». Il consacre toujours plus de milliards pour la guerre, et toujours moins pour l’école et les services publics. Nos retraites et notre régime d’assurance chômage sont menacés par les contre-réformes qu’il veut imposer au pas de charge dans les prochaines semaines.

Pour empêcher cela, pour en finir avec ce gouvernement de prédateurs, l’unité est indispensable. L’unité, les travailleurs le savent, est un chemin parsemé d’embûches et d’obstacles. Pourtant, « en bas », dans les grèves et les mobilisations, les travailleurs forgent l’unité sur les revendications qu’ils définissent eux-mêmes avec leurs organisations. Mais plus on va vers « le haut », plus les difficultés apparaissent.

Obstacles à l’unité, ces votes émis par les députés français « de gauche » au Parlement européen en soutien à l’OTAN et à la politique de militarisation de l’Union européenne (1er mars et 7 avril derniers)* ; tout comme le refus des représentants de la Nupes de s’opposer aux projets de guerre exposés dans la commission de la défense nationale à l’Assemblée nationale par le chef d’état-major de la marine natio- nale (27 juillet 2022)**.

Difficultés, celles nées des journées d’action successives, sans revendications précises, qui divisent et morcellent au lieu de rassembler dans un mouvement d’ensemble sur les revendications dans le but affiché de faire reculer le gouvernement, y compris par la grève générale, sans craindre de le chasser s’il refuse de céder.

Difficultés aussi, celles nées de la volonté hégémoniste de certains responsables politiques « de gauche » qui prétendent dicter leur conduite aux syndicats et qui appellent même à les morceler selon les engagements politiques des uns et des autres.

Pour leur part, les militants du POID agissent en toutes circonstances pour aider les travailleurs à surmonter les difficultés et à imposer l’unité sur la base des revendications définies par les travailleurs eux-mêmes. En toutes circonstances, ils agissent avec les militants de toutes tendances pour préser- ver l’unité des confédérations syndicales édifiées par plus d’un siècle de lutte de classe. Unité qui suppose l’indépendance vis-à-vis de l’État, des patrons, des Églises et des partis politiques, dans le respect de la Charte d’Amiens adoptée en 1906 par la vieille CGT.

C’est en application de ces principes que le POID est attentif à toute initiative qui, même si les mots d’ordre ne sont pas ceux du POID, peut être saisie par une partie de la classe des travailleurs et de la jeunesse pour la défense de leurs droits. C’est pour- quoi nos comités seront présents, sur leurs mots d’ordre et sous les drapeaux du POID aux rassemblements contre la guerre du 21 septembre. Avec cette même préoccupation, le conseil fédéral national (CFN) mandate le bureau national pour suivre les développements de l’initiative prise par différentes organisations politiques d’une marche « contre la vie chère » et déterminer s’il y a lieu pour le POID – au-delà de ses divergences avec la formulation

des mots d’ordre sans délimitation de classe et avec l’ultimatum adressé aux organisations – d’être présent (et sous quelle forme ?) aux côtés des travailleurs et des jeunes qui exprimeront ce jour-là leur volonté d’en finir avec la politique du gouvernement.

Pour conclure : l’attitude vis-à-vis de la guerre impérialiste a toujours constitué, depuis plus d’un siècle, une ligne de démarcation et de regroupement dans le mouvement ouvrier.

C’est pourquoi le CFN renouvelle son appel en direction des travailleurs et des jeunes de toutes tendances : quelles que soient votre appréciation d’ensemble ou vos nuances sur la politique du POID, retrouvons-nous le 22 octobre, avec nos sœurs et nos frères du monde entier pour dire :

« À bas la guerre, à bas l’exploitation ! Retrait des troupes russes d’Ukraine, démantèlement de l’OTAN, retrait des troupes françaises d’Afrique ! »

Et pour nous, en France :

« Confiscation et affectation des milliards de la guerre aux écoles, aux hôpitaux, aux services publics. Dehors le gouvernement Macron qui fait la guerre à l’extérieur et à l’intérieur ! »

Adoptée à l’unanimité moins une abstention par les délégués du Conseil fédéral national du POID, le 18 septembre 2022

* Procès-verbaux du 1er mars et 7 avril 2022 sur le site du Parlement européen.

** Compte rendu de la commission de la défense nationale et des forces armées sur le site de l’Assemblée nationale.