ADRESSE DU 4e CONGRÈS DU POID DES 26 ET 27 SEPTEMBRE 2020

À tous les travailleurs, aux militants, aux jeunes
À tous ceux qui refusent l’ordre existant
À tous ceux qui cherchent la voie du combat 

Dans les prochaines semaines, le gouvernement va faire ratifier par l’Assemblée nationale-croupion son fameux « plan de relance » annoncé à grand fracas de communication par le Premier ministre : 100 milliards pour les capitalistes, qui s’ajoutent aux 460 milliards déjà votés. 560 milliards en tout, l’équivalent de deux fois le budget prévisionnel annuel de la nation ! 

Les mêmes « plans de relance », déversant des centaines de milliards de dollars et d’euros, ont été adoptés dans la plupart des grands pays capitalistes. Jamais, dans l’histoire du système capitaliste, on n’avait vu la minorité exploiteuse accumuler autant de richesses et si vite entre ses mains : en une seule semaine fin août, les 500 milliardaires les plus riches du monde ont vu leurs revenus augmenter de 209 milliards de dollars (agence Bloomberg, 29 août 2020) ! 

Pourquoi pas 560 milliards pour sauver le peuple travailleur ? 

Les mots ont un sens : ils appellent cela « plan de relance » parce qu’il s’agit pour eux de relancer leur économie. Leur économie a pour fondement l’exploitation de la force de travail, elle repose sur la réalisation du profit. Toute production, même si elle est utile à la société, est décrétée inutile si elle ne dégage pas suffisamment de profit (qui enrichit les capitalistes). C’est pourquoi, en ce moment, nous assistons en France et dans le monde entier à une destruction massive de richesses, de moyens de production, d’usines, de machines et des emplois, donc de la force de travail. Il est officiellement question de centaines de millions de chômeurs supplémentaires à l’échelle de la planète. 

560 milliards d’euros ! À en croire les représentants du gouvernement et du patronat, il ne faudrait pas tout globaliser mais au contraire distinguer entre les prêts garantis par l’État, les subventions aux entreprises, les exonérations de « charges sociales » et d’impôts pour les patrons, le financement du chômage partiel… 

Le vote de l’Adresse aux travailleurs, jeunes, militants, à tous ceux qui refusent l’ordre existant.

À ces explications qui visent à les embrouiller, les travailleurs sont en droit de répondre : « Mesdames et Messieurs les ministres et les capitalistes, vous pouvez tourner les choses comme vous le voulez, la vérité reste que vous sortez 560 milliards d’euros pour que votre économie soit profitable. La vérité, c’est que, parmi les nombreuses entreprises qui ont bénéficié d’un prêt garanti par l’État mis en place par le vote unanime du 19 mars à l’Assemblée nationale, Renault a obtenu 5 milliards d’euros pour supprimer 4 600 emplois, Air France a obtenu 7 milliards d’euros pour licencier 7 500 travailleurs, et beaucoup d’autres encore. 

Et dans le même temps, vous enfoncez chaque jour davantage les travailleurs et les familles ouvrières. Vous faites payer les masques pour les enfants dans les écoles, vous imposez le chômage partiel de longue durée avec les pertes de salaire qu’il entraîne et vous encouragez vous-mêmes les plans de centaines de milliers de licenciements. 560 milliards pour aider les capitalistes ? Pourquoi pas 560 milliards pour sauver le peuple travailleur ? » 

Le vote du 19 mars a scellé une véritable union sacrée 

C’est la raison pour laquelle le POID considère comme un scandale du point de vue de la démocratie – c’est-à-dire de la loi de la majorité – le vote du 19 mars à l’Assemblée nationale, par lequel les députés de « gauche » ont voté à l’unanimité avec leurs collègues de droite et les macronistes en faveur de la première tranche – 343 milliards ! – d’aides aux patrons. Ce vote a scellé une véritable union sacrée dont le ciment est la « relance de l’économie » qui ne vise qu’à la relance du profit. 

La tribune du 4e congrès du POID

Nous affirmons au contraire que le premier devoir de la société, c’est de permettre à chacun de ses membres de vivre dignement de son travail. Pour cela, il faut qu’il y ait des emplois. Voilà pourquoi le maintien des emplois et l’interdiction des licenciements sont le premier acte non pas d’un plan de relance du profit mais d’un plan de réorganisation et de reconstruction de la société afin de garantir le droit de vivre de l’immense majorité. Un plan pour permettre aux travailleurs, y compris les couches les plus précaires (jeunes, migrants, mères de famille, etc.), de vivre dignement. 

Depuis plusieurs mois, des millions de manifestants contre le racisme aux États-Unis reprennent le mot d’ordre : « Black lives matter », « la vie des Noirs compte ». C’est une exigence vitale : la vie des Noirs compte, et dans le monde entier, la vie des travailleurs et des jeunes doit compter. 

Pour cela, dans notre pays, les 560 milliards doivent être confisqués et mobilisés pour l’emploi et les licenciements interdits. Répétons-le : c’est le point de départ de toute reconstruction de la société sur des bases conformes à la démocratie, c’est-à-dire aux intérêts de la majorité. 

Besoin d’écoles, d’universités, d’hôpitaux, de services publics… 

Qui osera dire que l’on n’a pas besoin de maintenir les emplois existants et d’en créer de nouveaux ? Prenons la question de la rentrée scolaire et universitaire. Douze millions d’élèves et deux millions d’étudiants sont rentrés sans qu’aucun 

moyen supplémentaire n’ait été dégagé pour faire face au retard scolaire accumulé, aucun enseignant recruté pour dédoubler les classes et permettre à la jeune génération de rattraper le temps perdu. Aucune mesure prise non plus pour aider les élèves en situation de handicap pour lesquels les milliers de familles attendent en cette rentrée une place en établissement ou structure adapté. Répondre à ces besoins exigerait l’embauche de dizaines de milliers d’enseignants supplémentaires et non de licencier des milliers de contractuels comme le fait le gouvernement. 

Et que dire de la protection sanitaire dans les établissements scolaires et universitaires ? Peut-on la garantir avec les effectifs actuels des personnels d’entretien des collèges, des lycées, des écoles, des universités ? Non ! Pour cela, l’embauche de dizaines de milliers de personnels d’entretien serait indispensable pour protéger les enfants, les étudiants et les enseignants. 

Quant à la pandémie… Au cours de notre congrès un travailleur hospitalier et militant syndical a témoigné : « Le Covid existe bien, il y a bien une deuxième pandémie qui arrive. La seule différence avec la première qui était montée tout de suite en flèche, c’est que celle-là est plus lente. Elle a commencé à ré-augmenter cet été, mais toutes les semaines les réanimations se remplissent et les hospitalisations conventionnelles aussi. Est-ce que l’hôpital est prêt ? Non. Est-ce que l’hôpital a pris des mesures après la première pandémie ? Non. Les directions ont continué à supprimer des lits. Et elles en suppriment encore, on met parfois des fauteuils à la place. » 

Cyniquement, après avoir fait applaudir les personnels soignants, après avoir été contraint par leur mobilisation à céder une augmentation de salaire substantielle, le gouvernement continue sa politique de casse. L’angoisse et la colère grandissent dans tout le pays face à la menace d’une vague pandémique contre laquelle rien n’est prêt ! 

Besoin d’écoles, d’universités, d’hôpitaux, de services publics, de moyens de transport : répondre à ces besoins exigerait de développer les secteurs du bâtiment et des travaux publics. 

Et que dire de la recherche ? Pour combattre le coronavirus, ne faudrait-il pas affecter les moyens nécessaires à l’embauche de chercheurs, à la recherche fondamentale pour accélérer la découverte d’un vaccin et d’un traitement efficace ? Et que dire du dépistage ? Le mois de mars avait été marqué par le scandale des masques inexistants. Ce mois de septembre est marqué par le scandale des moyens de dépistage dérisoires par rapport aux besoins, avec ces attentes de jours et de jours avant de pouvoir faire un test, et de jours et de jours encore pour en connaître le résultat ! 

Ne faudrait-il pas créer un réseau national de laboratoires permettant, sous le contrôle de l’État, un dépistage systématique comme cela s’est fait dans d’autres pays ? 

Ajoutons que le maintien des emplois et donc des salaires, c’est la reprise de la consommation et donc le maintien des emplois aussi dans tous les secteurs de production, des biens de consommation, dans la distribution, dans le commerce… 

Rupture Reconstruction Réorganisation 

Oui, nous sommes en droit d’affirmer que mobiliser ces 560 milliards pour le maintien et la création des emplois nécessaires permettrait le développement effectif d’une économie basée non sur la recherche du profit mais sur la réponse aux besoins fondamentaux du plus grand nombre. 

Cela exige une planification, non pas le plan décrété par Macron avec son haut-commissariat présidé par l’ex-ministre Bayrou et que certains à « gauche » croient utile d’applaudir bruyamment. Non, un plan qui passe par la nationalisation sans indemnité ni rachat de toute une série de secteurs de l’industrie, par la confiscation des 560 milliards, par la nationalisation des banques et la centralisation d’une banque unique au seul service de la reconstruction et de la réorganisation d’une économie au service de la population et par la renationalisation des services publics. 

Si on se place du point de vue de la classe ouvrière et de la démocratie, ce n’est pas de la relance de la vieille économie capitaliste spéculative et parasitaire dont le pays a besoin mais de trois «R»: 

Rupture avec ce système, Reconstruction d’une économie au service de la population, Réorganisation de la société pour la satisfaction des besoins humains. 

Pour cela, il est urgent de rompre avec la continuité des quarante dernières années, dont tous les gouvernements successifs, de « gauche » comme de droite, ont mené des politiques de privatisation, de destruction des services publics, de déréglementation et de réformes anti-ouvrières et antisociales, en tentant d’y associer les organisations syndicales ; continuité aussi de la mise en œuvre de la politique agricole commune européenne et de la soumission aux seuls intérêts de l’industrie agroalimentaire. Cette continuité doit être brisée. 

Et qu’on ne nous dise pas qu’il faut attendre l’élection présidentielle de 2022. D’abord parce que cela voudrait dire que d’ici là la situation continue à se dégrader, permettant aux patrons et au gouvernement de détruire encore plus d’emplois. 

Ensuite parce que l’élection tous les cinq ans d’un roi sans couronne, ce n’est pas la démocratie. La Ve République est chaque jour davantage un régime bonapartiste où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du président au seul service des intérêts capitalistes, une monarchie de plus en plus autoritaire qui prend des mesures liberticides et répressives contre les droits démocratiques. 

C’est au peuple de définir ce que doivent être la forme et le contenu du pouvoir politique 

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, l’issue ne viendra pas de l’élection présidentielle. C’est au peuple – c’est-à-dire à l’immense majorité constituée des travailleurs actifs et retraités et des jeunes – de définir ce que doivent être la forme et le contenu du pouvoir politique. Il faut abroger l’élection du président de la République au suffrage universel et en finir avec la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul.

Une Assemblée constituante pourra le décider. Une assemblée de délégués élus et mandatés par le peuple travailleur prenant entre ses mains tous les pouvoirs, à commencer par celui d’abolir les institutions existantes et de briser le lien de subordination à l’Union européenne. 

Une telle Assemblée constituante représentative du peuple travailleur pourra décider que les 560 milliards garantissent l’emploi et les salaires. Une telle assemblée établissant la démocratie rendra possible la mise en place d’un authentique gouvernement des travailleurs par les travailleurs, pour les travailleurs, qui rompra définitivement avec les institutions de la Ve République et de l’Union européenne, pour l’Europe des travailleurs et de la démocratie. 

L’unité peut et doit se réaliser sur l’interdiction des licenciements 

Pour avancer dans cette direction, le POID invite travailleurs et militants à débattre de ses propositions.

Aucun doute n’est possible sur le fait que dans les semaines à venir les travailleurs vont être amenés à agir. Pour notre part, nous affirmons que l’unité peut et doit se réaliser sur l’interdiction des licenciements, point de départ de toute politique rompant avec les intérêts capitalistes et répondant au besoin de l’immense majorité.

Les positions du POID ne sont pas à prendre ou à laisser, nous les soumettons à la discussion et à la réflexion. 

Nous invitons les travailleurs, militants et jeunes, dans cette situation extraordinairement difficile (mais où, nous le savons, l’heure est plus que jamais au combat), à participer : 

– aux assemblées-débats publiques organisées dans tout le pays dans les prochaines semaines ;
au meeting central du 7 novembre à Paris. 

Ensemble, saisissons-nous de ces occasions pour répondre à la question : quelle reconstruction de ce pays dévasté, quelle réorganisation de la société répondront enfin aux besoins de la majorité et non pas aux exigences du profit capitaliste ? 


Adoptée à l’unanimité par le 4e Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, le 27 septembre 2020. 

Après le scandale des masques, celui des tests !

Incontestablement, la pandémie de Covid-19 repart.

File d’attente de dépistage sur le parvis de la mairie de Paris.

Mais pour le gouvernement, pandémie ou pas, une seule chose importe : que les patrons puissent continuer à exploiter les travailleurs – et à licencier à tour de bras avec l’argent distribué par l’Etat – afin de dégager toujours plus de profits.

D’ailleurs, la seule mesure concrète annoncée par le gouvernement, après la tenue du « Conseil national de défense », le 11 septembre, a été la réduction de la durée de l’isolement de quatorze à sept jours, en cas de contamination.

Peu importe que les bus et les rames de métro soient bondés et que, par conséquent, la circulation du virus soit facilitée…

Peu importe que ce soit « la croix et la bannière » pour se faire tester, qu’il faille au moins cinq jours pour obtenir le résultat des tests, que les personnels de laboratoire soient au bord de la crise de nerfs…

Peu importe que les classes ne soient pas dédoublées, que la distanciation physique ne puisse donc pas être respectée, que la qualité des masques fournis par l’Education nationale soit déplorable…

Peu importe… Les salariés doivent travailler pour faire « tourner l’économie », les patrons doivent pouvoir amasser des profits… et, pour ce faire, les enfants doivent aller à l’école, quelles que soient les conditions sanitaires.

Il est urgent de rompre avec cette politique. Il est urgent de réquisitionner les 560 milliards offerts aux patrons. Il est urgent de nationaliser sans indemnité ni rachat toute une série de secteurs de l’industrie, en commençant par les industries de fabrication de masques et de tests et de réorganiser l’économie au service de la population.


Lisez toutes les informations concernant la situation sanitaire dans La Tribune des travailleurs.

Prenez connaissance de l’Adresse à tous les travailleurs, aux militants, aux jeunes, à tous ceux qui refusent l’ordre existant, à tous ceux qui cherchent la voie du combat.

Prenez contact avec le POID.

COVID-19: et si la pandémie reprend demain ?

(Tract POID du 19 août 2020) De toutes parts, l’incurie du gouvernement au seul service du profit capitaliste est montrée du doigt.

Professeur de médecine, Gilles Pialoux alerte : « Nous devons tirer le bilan politique de ce qui s’est passé. Les fermetures de lits à l’hôpital depuis des années, les calculs de rentabilité à court terme… plus jamais nous ne devons nous retrouver à court de masques et de respirateurs. Tout cela est hallucinant » (France Inter).

Et si la pandémie de Covid-19 reprend demain ?

Dans les entreprises, le gouvernement s’est contenté de rendre le port du masque obligatoire – mesure de protection indispensable pour les salariés – sans que soit prise en compte la pénibilité aggravée des conditions de travail qui en découle.

Se pliant aux exigences du patronat, il laisse les entreprises engager l’offensive sur le travail à distance qui, demain, pourrait être imposé aux travailleurs.

Il incite à la mise en place d’accords de compétitivité, soumettant les salariés au chantage au licenciement pour imposer la baisse des salaires et des primes. Et son plan de 460 milliards d’euros d’aide aux entreprises et aux banques (voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 19 mars dernier) sert aujourd’hui à organiser des plans de licenciements à tour de bras. Cette semaine, 1 007 emplois supprimés à Hop ! (filiale d’Air France) et 480 à Camaïeu…

Dans les écoles, le gouvernement s’oriente vers l’allégement du protocole sanitaire : rien ne doit s’opposer à ce que les enfants reprennent le chemin de l’école pour que leurs parents puissent retourner au travail.

Quant aux hôpitaux, ils se préparent à une possible « deuxième vague » dans le même dénuement qu’avant la première : pas plus de lits ou de services, parfois même moins qu’au début de l’épidémie.

De toutes parts, l’incurie de ce gouvernement au seul service du profit capitaliste est montrée du doigt.

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, il est urgent que l’unité se réalise pour :

  • imposer le dépistage systématique et gratuit de la population, la distribution gratuite de masques, pour réquisitionner les entreprises nécessaires à la fabrication des tests, masques et respirateurs en nombre ;
  • imposer l’interdiction des licenciements, le maintien de tous les emplois ;
  • et pour cela, confisquer les centaines de milliards offerts aux patrons et aux banques.

Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Maintien de tous les emplois !

Air France, Airbus, Aéroports de Paris, Thalès, Sanofi, Smart… pas un jour, depuis le début du mois, sans l’annonce d’un plan de suppression d’emplois.

Des plans d’une ampleur considérable… qui déclenchent une mobilisation massive des salariés.

Ainsi, après la manifestation organisée à Lannion (Côtes-d’Armor), le 4 juillet, les salariés de Nokia ont manifesté en direction de l’ambassade de Finlande, à Paris, le 8 juillet, pour dénoncer à nouveau le plan de licenciements. « Un TGV plein à craquer a convoyé à 6 h 50 les manifestants du centre de recherche de Lannion […]. “280 millions de subventions encaissées, 1 233 emplois supprimés”, proclame une banderole, allusion au crédit impôt recherche (CIR – ndlr) touché en quatre ans par l’équipementier finlandais », rapporte l’AFP (8 juillet).

Oui, des milliards déversés par l’État (CIR, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, prêts garantis par l’État, aides diverses) qui servent à organiser les plans de licenciements !

Dans ce contexte, la question du tous ensemble est posée avec force. Et cette question, c’est-à-dire celle de l’unité, pose nécessairement celle de la définition de la revendication qui rassemble : le maintien de tous les emplois.

Accepter de négocier les conditions de départ ou bien exiger le maintien de tous les emplois : cette alternative est au cœur de toutes les discussions parmi les travailleurs et militants confrontés aux plans.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la mul- tiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

AIRBUS Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Le 30 juin, Airbus, le constructeur aéronautique européen, a annoncé un plan de 15 000 licenciements, dont 5 000 en France.

Le 20 juin, Guillaume Faury, le P-DG d’Airbus, dans un courrier adressé aux salariés, prévenait : « L’ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise […]. Elle nous contraint à des décisions amères. »

« Des décisions amères » ? … Surtout pour les salariés !

• Alors que la direction d’Airbus a largement profité du chômage partiel (48 000 salariés concernés) financièrement pris en charge par l’État et l’Unédic.
• Alors qu’Airbus dispose d’un imposant carnet de commandes (plus de 7 600 appareils).
• Alors que l’entreprise a négocié un crédit de 10 milliards d’euros en mars auprès des banques, puis 15 milliards supplémentaires.
• Alors que le gouvernement a annoncé un « plan d’aide » de 15 milliards d’euros pour le secteur.

Airbus annonce maintenant la suppression de milliers d’emplois !

Au total, ce sont 460 milliards d’euros qui ont été déversés par le gouvernement pour aider les entreprises (160 milliards) ou leur garantir des prêts bancaires (300 milliards). 460 milliards pour finalement organiser les plans de licenciements !

Plus que jamais, une mesure s’impose : abroger la loi du 19 mars et réquisitionner les milliards pour sauver tous les emplois. C’est la voie la plus simple pour interdire les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et
le maintien de tous les emplois.

Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs.
Prenez contact avec le POID.

Chaque jour, des milliers de suppressions d’emplois Il faut les bloquer !

Le 9 juin, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a présenté son plan de « soutien » de 15 milliards d’euros à la filière aéronautique (aides publiques, investissements et prêts garantis).

Alors que 800 000 emplois devraient être supprimés dans les prochains mois, selon le ministre, s’agit-il d’éviter cette catastrophe en offrant des milliards ? Non ! Car ce plan n’est absolument pas conditionné à un engagement des entreprises concernées à maintenir les emplois.

Le gouvernement demande donc à Air France de licencier… en échange de milliards d’« aide » !

Au total, avec la troisième loi de finances rectificative présentée en Conseil des ministres le 10 juin, 460 milliards d’euros ont été accordés aux banques et aux capitalistes, notamment par le mécanisme des prêts octroyés par les banques aux grands groupes et garantis par l’État. 460 milliards d’euros… en échange de centaines de milliers de licenciements !

Au contraire ! Le gouvernement a demandé à Air France – qui a bénéficié d’une « aide » de 7 milliards d’euros – de prévoir « des réformes structurelles sur la maitrise des coûts » grâce à « la négociation de nouveaux accords avec les organisations représentatives du personnel ».

Alors, oui, il faut interdire les licenciements et affecter ces centaines de milliards d’euros à la préservation des emplois. C’est le sens de l’appel lancé par le POID qui se mobilise pour l’unité contre les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


prendre contact, rejoindre le POID

POUR L’AUGMENTATION DES DÉPENSES DE SANTÉ ! Un communiqué du POID

Unité pour l’interdiction des licenciements !

6 juin – Manifestation à Renault Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires… 

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois »

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé. 

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu. 

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut. 

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois. 

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre. 

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi. 

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID. 


Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous. 

Unité pour l’interdiction des licenciements !

Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements ! 

Signez l’appel-pétition en cliquant
ici

Des milliards d’euros en échange de milliers de suppressions d’emplois…

La loi du 19 mars 2020, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, a accordé 343 milliards (devenus depuis 400 milliards) aux banques et aux capitalistes, dont 300 milliards consacrés à garantir des prêts aux entreprises.

Sur cette base, ce sont plus de 500 000 entreprises qui ont bénéficié de ce dispositif depuis fin mars, pour un montant de 85 milliards.

Renault a ainsi obtenu un prêt de 5 milliards d’euros le 2 juin, alors même que la direction de l’entreprise a annoncé un plan de 4 600 licenciements en France, plan qui menace l’existence de quatre sites.

Le 6 juin, mille manifestants, des travailleurs de Renault (en grève depuis cinq jours) mais aussi de nombreux salariés de différentes usines du Val-de-Marne, se sont rassemblés à Choisy-le-Roi « pour le maintien de l’usine dont la fermeture a été décidée par la direction ».

Alors, oui, il faut interdire les licenciements. C’est une nécessité vitale pour les travailleurs et leurs familles. Et qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent. Les 400 milliards doivent être restitués pour les besoins de l’emploi, des hôpitaux, de l’école.

C’est le sens de l’appel lancé par le POID qui se mobilise pour l’unité pour l’interdiction des licenciements.

Rien de doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.

Interdiction des licenciements !

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires…

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois ».

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé.

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu.

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut.

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois.

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre.

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi.

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID.

Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous.

Unité pour l’interdiction des licenciements !
Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements !

Signez, faites signer autour de vous
l’appel pour interdire les licenciements