Maintien de tous les emplois !

Air France, Airbus, Aéroports de Paris, Thalès, Sanofi, Smart… pas un jour, depuis le début du mois, sans l’annonce d’un plan de suppression d’emplois.

Des plans d’une ampleur considérable… qui déclenchent une mobilisation massive des salariés.

Ainsi, après la manifestation organisée à Lannion (Côtes-d’Armor), le 4 juillet, les salariés de Nokia ont manifesté en direction de l’ambassade de Finlande, à Paris, le 8 juillet, pour dénoncer à nouveau le plan de licenciements. « Un TGV plein à craquer a convoyé à 6 h 50 les manifestants du centre de recherche de Lannion […]. “280 millions de subventions encaissées, 1 233 emplois supprimés”, proclame une banderole, allusion au crédit impôt recherche (CIR – ndlr) touché en quatre ans par l’équipementier finlandais », rapporte l’AFP (8 juillet).

Oui, des milliards déversés par l’État (CIR, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, prêts garantis par l’État, aides diverses) qui servent à organiser les plans de licenciements !

Dans ce contexte, la question du tous ensemble est posée avec force. Et cette question, c’est-à-dire celle de l’unité, pose nécessairement celle de la définition de la revendication qui rassemble : le maintien de tous les emplois.

Accepter de négocier les conditions de départ ou bien exiger le maintien de tous les emplois : cette alternative est au cœur de toutes les discussions parmi les travailleurs et militants confrontés aux plans.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la mul- tiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

AIRBUS Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Le 30 juin, Airbus, le constructeur aéronautique européen, a annoncé un plan de 15 000 licenciements, dont 5 000 en France.

Le 20 juin, Guillaume Faury, le P-DG d’Airbus, dans un courrier adressé aux salariés, prévenait : « L’ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise […]. Elle nous contraint à des décisions amères. »

« Des décisions amères » ? … Surtout pour les salariés !

• Alors que la direction d’Airbus a largement profité du chômage partiel (48 000 salariés concernés) financièrement pris en charge par l’État et l’Unédic.
• Alors qu’Airbus dispose d’un imposant carnet de commandes (plus de 7 600 appareils).
• Alors que l’entreprise a négocié un crédit de 10 milliards d’euros en mars auprès des banques, puis 15 milliards supplémentaires.
• Alors que le gouvernement a annoncé un « plan d’aide » de 15 milliards d’euros pour le secteur.

Airbus annonce maintenant la suppression de milliers d’emplois !

Au total, ce sont 460 milliards d’euros qui ont été déversés par le gouvernement pour aider les entreprises (160 milliards) ou leur garantir des prêts bancaires (300 milliards). 460 milliards pour finalement organiser les plans de licenciements !

Plus que jamais, une mesure s’impose : abroger la loi du 19 mars et réquisitionner les milliards pour sauver tous les emplois. C’est la voie la plus simple pour interdire les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et
le maintien de tous les emplois.

Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs.
Prenez contact avec le POID.

Chaque jour, des milliers de suppressions d’emplois Il faut les bloquer !

Le 9 juin, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a présenté son plan de « soutien » de 15 milliards d’euros à la filière aéronautique (aides publiques, investissements et prêts garantis).

Alors que 800 000 emplois devraient être supprimés dans les prochains mois, selon le ministre, s’agit-il d’éviter cette catastrophe en offrant des milliards ? Non ! Car ce plan n’est absolument pas conditionné à un engagement des entreprises concernées à maintenir les emplois.

Le gouvernement demande donc à Air France de licencier… en échange de milliards d’« aide » !

Au total, avec la troisième loi de finances rectificative présentée en Conseil des ministres le 10 juin, 460 milliards d’euros ont été accordés aux banques et aux capitalistes, notamment par le mécanisme des prêts octroyés par les banques aux grands groupes et garantis par l’État. 460 milliards d’euros… en échange de centaines de milliers de licenciements !

Au contraire ! Le gouvernement a demandé à Air France – qui a bénéficié d’une « aide » de 7 milliards d’euros – de prévoir « des réformes structurelles sur la maitrise des coûts » grâce à « la négociation de nouveaux accords avec les organisations représentatives du personnel ».

Alors, oui, il faut interdire les licenciements et affecter ces centaines de milliards d’euros à la préservation des emplois. C’est le sens de l’appel lancé par le POID qui se mobilise pour l’unité contre les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


prendre contact, rejoindre le POID

POUR L’AUGMENTATION DES DÉPENSES DE SANTÉ ! Un communiqué du POID

Unité pour l’interdiction des licenciements !

6 juin – Manifestation à Renault Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires… 

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois »

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé. 

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu. 

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut. 

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois. 

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre. 

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi. 

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID. 


Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous. 

Unité pour l’interdiction des licenciements !

Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements ! 

Signez l’appel-pétition en cliquant
ici

Des milliards d’euros en échange de milliers de suppressions d’emplois…

La loi du 19 mars 2020, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, a accordé 343 milliards (devenus depuis 400 milliards) aux banques et aux capitalistes, dont 300 milliards consacrés à garantir des prêts aux entreprises.

Sur cette base, ce sont plus de 500 000 entreprises qui ont bénéficié de ce dispositif depuis fin mars, pour un montant de 85 milliards.

Renault a ainsi obtenu un prêt de 5 milliards d’euros le 2 juin, alors même que la direction de l’entreprise a annoncé un plan de 4 600 licenciements en France, plan qui menace l’existence de quatre sites.

Le 6 juin, mille manifestants, des travailleurs de Renault (en grève depuis cinq jours) mais aussi de nombreux salariés de différentes usines du Val-de-Marne, se sont rassemblés à Choisy-le-Roi « pour le maintien de l’usine dont la fermeture a été décidée par la direction ».

Alors, oui, il faut interdire les licenciements. C’est une nécessité vitale pour les travailleurs et leurs familles. Et qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent. Les 400 milliards doivent être restitués pour les besoins de l’emploi, des hôpitaux, de l’école.

C’est le sens de l’appel lancé par le POID qui se mobilise pour l’unité pour l’interdiction des licenciements.

Rien de doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.

Interdiction des licenciements !

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires…

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois ».

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé.

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu.

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut.

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois.

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre.

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi.

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID.

Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous.

Unité pour l’interdiction des licenciements !
Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements !

Signez, faites signer autour de vous
l’appel pour interdire les licenciements

Empêcher la catastrophe qui menace

Un appel du bureau national du POID

Une catastrophe certaine menace notre pays. 

À la crise sanitaire qui frappe le pays se combine la destruction d’un demi-million d’emplois en deux mois. Dans les prochaines semaines, ce sont des millions d’emplois qui pourraient être détruits, de l’aveu même des patrons et du gouvernement. À cela s’ajoute la crise alimentaire qui voit des familles, de plus en plus nombreuses, dans l’incapacité de nourrir correctement leurs enfants. À quoi s’ajoutent les attaques contre les droits démocratiques. 

Une catastrophe certaine menace notre pays. Tout le monde le sait. Mais rien n’est fait pour l’empêcher. Pire encore : le gouvernement et le Medef en profitent pour passer à l’offensive contre tous les acquis ouvriers et démocratiques. En particulier, ils veulent profiter de cette crise pour dérèglementer et allonger la durée légale du travail (notamment par la généralisation du télétravail déréglementé) et précipiter une faillite artificielle de la Sécurité sociale pour pouvoir la liquider, et tout cela afin d’aggraver l’exploitation des travailleurs. 

À gauche, les députés des partis – Parti socialiste, Parti communiste, La France insoumise – ont voté, comme leurs collègues, macronistes, de droite et d’extrême droite, à l’Assemblée nationale, le 19 mars, la loi budgétaire soumise par le gouvernement offrant 343 milliards d’euros aux banquiers et aux capitalistes. 

343 milliards d’euros : une aubaine pour les patrons. D’une main, ils empochent les milliards, de l’autre, ils multiplient les plans de restructuration. Le Medef et ses représentants prétendent qu’il n’est pas possible de faire autrement. À gauche, les dirigeants des partis émettent des critiques, mais ils restent silencieux sur leur propre vote des 343 milliards. Ces mêmes dirigeants multiplient des initiatives et des appels divers dans lesquels ils formulent des propositions sur ce qu’il faudrait faire s’ils étaient au gouvernement. Mais ces propositions s’inscrivent dans le respect des institutions de la Ve République et de leur calendrier : les élections (présidentielle et législatives) auront lieu en mai et juin 2022. Faudrait-il donc que durant deux ans encore Macron ait les mains libres pour continuer sa politique désastreuse de destruction ? 

Il y a urgence à empêcher la catastrophe. Non pas en 2022, mais maintenant, tout de suite ! Les mesures pour cela sont connues de tous : décréter l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les salaires et revenus pour les travailleurs ; assurer la distribution gratuite et massive des masques et autres moyens de protection et dépistage ainsi que des denrées alimentaires nécessaires à la population ; retirer tout de suite toutes les contre- réformes en cours (celle des retraites, de l’assurance chômage, du baccalauréat) ; bloquer la prétention du gouvernement et du Medef à remettre en cause la durée légale du temps de travail et à généraliser la flexibilité. 

Oui, les mesures nécessaires sont connues de tous. Elles passent par l’arrêt des privatisations et la renationalisation des services publics détruits. Elles passent par le recrutement des dizaines de milliers de personnels soignants nécessaires pour ne pas être soumis à une nouvelle catastrophe sanitaire, l’arrêt de toutes les restructurations des hôpitaux et la réouverture des services et des lits. Elles passent par l’embauche par dizaines de milliers d’enseignants nécessaires pour organiser le rattrapage scolaire et l’annulation de toutes les fermetures de classe et d’école. 

Pour cela, il est indispensable que soient confisqués les 343 milliards (devenus entretemps 400 milliards). Indispensable aussi de procéder à la nationalisation sans indemnités ni rachat du système bancaire, condition d’une relance de l’économie qui parte des besoins de la population et non des exigences de profit des capitalistes. 

Que toutes les organisations qui se revendiquent de la classe ouvrière s’accordent sur un plan de lutte et de mobilisation pour imposer de telles mesures d’urgence ; qu’elles affirment qu’elles n’hésiteront pas à poser la question du pouvoir sous la forme d’un gouvernement d’unité ouvrière rassemblant les organisations et les représentants de travailleurs afin d’imposer ce programme d’urgence et de rupture. Nul doute que les travailleurs et la jeunesse répondraient avec enthousiasme à un tel appel à agir et s’organiser pour que l’emportent leurs besoins vitaux. Dans ces conditions, la catastrophe peut être empêchée. 

Pour cela, bien sûr, on ne peut pas s’en remettre à Macron. Il faut au contraire rompre avec lui et sa politique, sans attendre, non pour le remplacer par un autre « homme providentiel » dans deux ans, mais pour en finir avec la Ve République, ce régime autoritaire et autocratique, et convoquer l’Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple définira lui-même ce que doit être la démocratie, sans hésiter à remettre en cause le carcan de l’Union européenne et de ses traités. 

Telle est l’orientation du Parti ouvrier indépendant démocratique. Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique propose que dans les prochaines semaines se tiennent des assemblées de discussion dans tous les départements et dans toutes les villes autour des propositions du POID et de La Tribune des travailleurs. Il s’agira d’aider à rassembler la force qui combat pour l’unité, pour ouvrir la voie à la rupture, empêcher la catastrophe, permettre une issue ouvrière à la crise. Pour les adhérents du POID, ces discussions s’inscrivent dans la préparation de leur congrès convoqué en septembre. Ce sont aussi les réunions auxquelles tous les lecteurs de La Tribune des Travailleurs sont conviés sans autre préalable que l’intérêt qu’ils porteront à cette discussion nécessaire pour sauver le pays, les travailleurs et la jeunesse de la catastrophe qui se dessine, ouvrir la voie à l’unité ouvrière et, pour ce qui nous concerne, renforcer le parti ouvrier nécessaire à la victoire. 

Adopté à l’unanimité
par le bureau national élargi 
16 mai 2020, 18 heures 



Signez l’appel pour la restitution des 400 milliards attribués aux banques, pour les affecter à un plan d’urgence de sauvegarde des travailleurs et de leur famille.

Aux travailleurs, militants et jeunes qui ont participé au meeting du 1er-Mai avec des travailleurs du monde entier

Le POID, membre du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation pour l’Internationale ouvrière (COI), s’adresse à chacun d’entre vous au lendemain du meeting international du 1er-Mai.

Sous des formes diverses, les militants de 45 pays – qui y ont pris la parole –ont illustré combien la crise du Covid-19 frappe d’abord et avant tout les jeunes et les travailleurs des villes et des campagnes.

Ils ont établi que le régime capitaliste porte la responsabilité des conditions dans lesquelles la pandémie s’est répandue provoquant les désastres que l’on connait.
Nous avons reconnu dans leurs témoignages la situation que nous vivons dans notre pays où se développent la faim, le chômage, la misère.

Nombre d’entre eux ont souligné – comme ne cesse de le faire notre parti à propos du gouvernement Macron– qu’il est impossible de faire une quelconque confiance aux gouvernements capitalistes, que toute politique d’union nationale doit être rejetée.
Dans la diversité de leurs origines politiques, ils ont aussi affirmé leur confiance dans la capacité des peuples à se mobiliser pour en finir avec le régime d’exploitation, pour le socialisme.

La Tribune des travailleurs – qui depuis son premier numéro a inscrit sur sa une « pour l’Internationale ouvrière – rendra compte sur quatre pages du meeting international.
Nous vous invitons à assurer la plus large publicité à ce meeting, en proposant l’abonnement à La TT à vos amis, connaissances, collègues de travail.

⦁ Et, pour ceux d’entre vous qui en sont d’accord, venez renforcer le combat pour l’Internationale ouvrière en rejoignant le Parti ouvrier indépendant démocratique, membre du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation pour l’Internationale ouvrière.

[Certains d’entre vous ont fait part de difficultés concernant la réception de certaines interventions lors du direct et différé de 18 heures, le 1er mai. Nous informons que la totalité du meeting sous-titré en français est disponible sur le site du COI, en qualité « replay »]


Ce communiqué peut-être être téléchargé pour impression ci-dessous.


Appel du POID

En annonçant le début du déconfinement partiel le 11 mai prochain – en particulier la réouverture scolaire dans ces conditions –, Macron n’a pu dissimuler ses véritables motivations. Ce n’est pas l’amélioration de la situation sanitaire de la population qui guide cette décision mais l’exigence répétée du Medef et de la classe capitaliste : les profits ne peuvent attendre davantage, il faut rouvrir les entreprises, quels qu’en soient les risques pour les salariés, les enseignants, les enfants. 

Dans la nuit du 17 au 18 avril, Macron a fait voter, sa deuxième loi de finances rectificative : 410 milliards d’euros dont plus de 400 milliards destinés aux banques et aux entreprises. À quoi s’ajoute une fraction importante des 540 milliards d’euros d’aide aux banquiers et aux capitalistes votés la veille par le Parlement européen en accord avec la Banque centrale européenne (BCE). 

Après les ordonnances qui instaurent la possibilité de la semaine de 60heures de travail, les mesures se multiplient qui confisquent RTT et congés payés et condamnent un nombre croissant de travailleurs au chômage partiel, tandis que les licenciements se multiplient, et que la faim sévit dans les familles populaires et dans la jeunesse. 

Dans la nuit du 17 au 18avril, l’Assemblée nationale a donc adopté la loi des 410 milliards. Les députés de l’extrême droite de Mme Le Pen, Les Républicains, les macronistes et les députés du Parti socialiste ont à nouveau voté ensemble pour adopter cette loi. Ceux du Parti communiste français, qui avaient voté pour la première version de cette loi (19 mars) offrant 340 milliards aux capitalistes et aux banquiers, se sont cette fois abstenus, tandis que ceux de La France insoumise, qui, eux aussi, avaient voté pour la loi du 19 mars, ont cette fois voté contre. 

Depuis le vote unanime de l’Assemblée nationale le 19mars, et s’appuyant sur lui, Macron et son entourage multiplient les appels à l’union nationale. Mais dans tout le pays se multiplient les grèves et les mouvements de lutte de classe, exprimant la colère qui monte contre l’application des ordonnances, contre les licenciements, contre l’irresponsabilité d’un gouvernement incapable d’assurer une protection sérieuse contre la pandémie et qui s’engage d’une manière non maîtrisée dans cette prétendue reprise du 11 mai. 

On ne peut marier l’eau et le feu. L’union nationale appelée de ses vœux par Macron et son entourage (et toute une série de forces politiques) n’est qu’un paravent derrière lequel le gouvernement déchaîne une offensive débridée contre les travailleurs, leurs droits et la jeunesse, pour leur faire payer les conséquences de leur crise. 

À la proposition d’un gouvernement d’union nationale, le Parti communiste français a répondu en proposant la création « d’un comité d’urgence nationale » dont L’Humanité (1) précise qu’il devrait associer « forces politiques, syndicales et patronales». De son côté, La France insoumise rejette la formation d’un gouvernement d’union nationale mais se prononce pour « l’unité d’action indispensable pour combattre l’épidémie » avec Macron et son gouvernement (2). 

Il faut dire les choses clairement : les intérêts des exploités et des opprimés sont contradictoires avec toute forme d’union nationale ou d’unité d’action avec Macron et son gouvernement. 

C’est la réquisition qui est nécessaire. Les 410milliards doivent aller non pas aux banques mais au peuple travailleur, pour l’emploi, la santé, l’école. La réquisition des 410 milliards et des avoirs des banques permettra de financer l’annulation des dettes des travailleurs, de leur loyer et de leurs charges diverses. La réquisition des entreprises qui prétendent continuer à imposer l’exploitation pour dégager des profits permettra d’interdire les licenciements. 

À l’union nationale peut et doit s’opposer l’unité ouvrière, l’unité des travailleurs et des organisations pour que soient prises les mesures d’urgence qu’appelle la situation. 

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique se félicite de l’écho remporté par la campagne pour la réquisition des 410 milliards. Il se félicite du succès du meeting du 10avril (par visioconférence) convoqué sur ce mot d’ordre. Il se félicite de l’augmentation du nombre d’abonnés à La Tribune des travailleurs et de voir nombre de travailleurs, jeunes et militants rejoindre notre parti depuis le début de la période de confinement. Tous ressentent la nécessité de regrouper les forces pour le combat, de regrouper les forces pour la réquisition de tous les moyens nécessaires au service du peuple travailleur et pas des banques. Le bureau national appelle à renforcer ce déploiement en particulier autour de La Tribune des travailleurs et à assurer le succès du meeting international du 1er Mai. 

Adopté à l’unanimité par le bureau national du 18 avril 2020, 18 heures 

(1) L’Humanité, 16 avril.
(2) Blog de Jean-Luc Mélenchon, 10 avril.