Ecoles Ils répondent par la grève au chaos organisé par le gouvernement

Ecoles

Ils répondent par la grève au chaos organisé par le gouvernement

Maintenir les écoles ouvertes à n’importe quel prix, sans aucune protection réelle, quitte à laisser circuler le virus : tel est le credo du gouvernement.

Alors, on « assouplit » le protocole : le 3 janvier, il fallait trois tests antigéniques en quatre jours si un cas positif était détecté dans la classe pour pouvoir retourner à l’école ; le 11 janvier, une simple attestation des parents, indiquant que l’autotest est négatif, suffit.

Assouplissement ou pas, la situation reste intenable pour les élèves et leurs parents ; et aussi pour les enseignants, qui sont massivement en grève le 13 janvier, à l’appel de leurs syndicats. Une grève venue d’en bas pour empêcher le chaos organisé par le gouvernement et pour permettre à l’école de continuer à instruire malgré la situation sanitaire.

Parents et enseignants témoignent

« En Seine-Saint-Denis, cela fait bien longtemps qu’on n’a pas vu un remplaçant dans les écoles », explique Cécile, professeure des écoles à Noisy-le-Sec (Seine-Saint- Denis) : « J’ai peur d’être obligée de me mettre en arrêt maladie si j’attrape le Covid. Cela signifierait pour mes élèves un temps plus ou moins long sans enseignant car aujourd’hui, il n’y a plus un seul remplaçant disponible dans toute la France. »

« C’est parti pour la course aux tests ! » indique Céline, enseignante de lycée et mère d’élève à Rouen (Seine- Maritime) : « Le 4 janvier au matin, des élèves sont “exfiltrés” (c’est le terme !) de cours, considérés comme “cas contacts”, et donc contraints de repartir chez eux. Les élèves sont dépités, me demandent comment ils vont pouvoir rattraper les cours. »

« Il faut remplacer immédiatement les enseignants absents ! », affirme Laurie, enseignante, mère d’élève aux Lilas (Seine-Saint-Denis) : « Dans le collège de mon fils, la première semaine de cours a été très perlée. Il est en 3ème. Dans quelques mois, c’est le brevet, et pourtant… 2 heures de cours seulement le lundi sur 6, 1 heure le mercredi sur 3. Pas de cours le vendredi. La semaine suivante, son professeur de français, malade, sera absente pour la deuxième semaine et non remplacée. »

« Laisser des élèves sans cours dans certaines disciplines est totalement inacceptable », s’indigne Arnaud, enseignant à Montreuil (Seine-Saint-Denis) : « Impossible de laisser le gouvernement continuer à détruire l’école, il faut aller exiger les recrutements nécessaires, toutes les protections sanitaires et le rétablissement du bac avec ses épreuves terminales, nationales et anonymes. »

Oui, pour continuer à instruire, il faut recruter immédiatement des milliers d’enseignants, il faut des capteurs de CO2 et des purificateurs d’air dans les classes, des masques FFP2, du gel… Des revendications maintes fois défendues… et restées lettre morte.

Car pour les satisfaire, il faut confisquer les 600 milliards offerts aux capitalistes depuis deux ans afin de répondre aux besoins des élèves, des parents et des enseignants.

La démocratie exige :
les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

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Rassemblons-nous au meeting national, le samedi 22 janvier 2022
Espace Charenton 327, rue de Charenton, Paris
(métro Porte-de-Charenton, ligne 8).


Hôpitaux Tout accuse le gouvernement

Hôpitaux

Tout accuse le gouvernement

Ils sont personnels hospitaliers et ils témoignent pour La Tribune des travailleurs

  • Christophe Prudhomme, syndicaliste CGT, médecin urgentiste à l’hôpital Avicenne, Bobigny (Seine-Saint-Denis)

« La situation catastrophique des hôpitaux n’est pas due à la cinquième vague du Covid »

  • Micael N’Diaye, aide-soignant et syndicaliste FO à l’hôpital Cochin (Paris)

« En 17 ans, je n’ai jamais vu autant de lits fermés »

  • Docteur Christophe Trivalle, chef de service de gériatrie à l’hôpital Paul-Brousse, Villejuif (Val-de-Marne)

« Je ne peux plus faire hospitaliser de patients Alzheimer »

  • Maria-Bégonia Chambonnet, formatrice en école d’infirmières

« L’hôpital a cruellement besoin que l’on forme des personnels »

  • Stéphanie Faury, infirmière et syndicaliste CGT à l’hôpital de Nemours (Seine-et-Marne)

« Mon syndicat demande l’embauche massive et immédiate d’agents »

Et pendant ce temps-là, l’argent coule à flots pour les capitalistes : 600 milliards leur ont été offerts depuis le début de la pandémie !

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Qui est responsable du désastre sanitaire ? Le gouvernement !

Qui est responsable du désastre sanitaire ?
Le gouvernement !

Alors que la pandémie reprend de plus belle, l’obligation du pass vaccinal est-elle la bonne réponse ?

Le gouvernement justifie à nouveau cette menace au nom de l’engorgement des hôpitaux, particulièrement des services d’urgence.

Mais d’où vient cet engorgement ? Qui vide les hôpitaux de ses personnels ? Qui depuis le début de la pandémie ne cesse de fermer des lits par dizaines de milliers et des services entiers au lieu d’en ouvrir ?

En un mot : qui est responsable de la situation ?

Les responsables sont ceux qui, au gouvernement, provoquent l’asphyxie financière des hôpitaux.

Les responsables sont ceux qui, au gouvernement, depuis deux ans, ont fermé des lits et des services dans les hôpitaux et refusé d’embaucher les personnels nécessaires.

Les responsables sont ceux qui refusent la levée immédiate des brevets sur les vaccins, qui permettrait d’organiser la vaccination gratuite pour toutes les populations de la planète.

Et qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas les moyens : 600 milliards d’euros ont été offerts depuis deux ans aux capitalistes et aux banquiers qui spéculent et licencient !

Une urgence : chasser ce gouvernement !

Et le remplacer par un gouvernement de défense du peuple travailleur qui prendra les mesures d’urgence nécessaires, à commencer par la restitution au peuple des 600 milliards détournés au profit des capitalistes et des banquiers.

La démocratie exige :
les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

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Réquisition des 600 milliards !

Réquisition des 600 milliards !

600 milliards ont été offerts aux patrons par le gouvernement et le Parlement depuis le début de la pandémie.

À l’initiative du POID, ils sont 7 525 travailleurs et jeunes à exiger leur réquisition :

  • Pour les hôpitaux, embaucher des personnels et augmenter leurs salaires, rouvrir les lits afin de permettre aux soignants de soigner.
  • Pour les écoles, embaucher des enseignants, remplacer les enseignants absents, recruter des AESH avec un vrai salaire.
  • Pour les universités, rouvrir les restaurants universitaires et construire des cités universitaires, augmenter les bourses, rétablir tous les enseignements en présentiel et organiser le rattrapage des heures de cours perdues.
  • Pour les crèches, augmenter massivement le nombre de places disponibles.
  • Pour le logement social, créer des centaines de milliers de logements pour permettre à tous d’avoir un logement décent.
  • Pour les retraites, augmenter le montant des pensions.
  • Pour la fonction publique, augmenter le salaire des agents.
  • Pour la justice, recruter en nombre suffisant des personnels pour permettre aux justiciables d’obtenir rapidement des décisions de qualité.

La démocratie exige :
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Une urgence : sauver l’hôpital public !

Une urgence : sauver l’hôpital public !

Une urgence : sauver l’hôpital public !

Angélique Bachelet était médecin urgentiste à l’hôpital de Laval (Mayenne). Elle a démissionné en octobre 2021 et elle explique pourquoi :

« On n’est plus soignant. Quand je pars le matin, j’ai la boule au ventre, quand je rentre de garde, je me mets à pleurer. Je me disais que j’étais maltraitante, que je n’ai pas apporté le soin, le confort. Je ne conçois pas mon métier à chercher des lits ou à compter les brancards que je laisse à mon collègue pour la garde suivante. On ne parle plus de lit mais de taux d’occupation. Là, on s’est dit, c’est terminé, quand on a commencé à avoir des financiers à la tête de l’hôpital, des tableurs Excel, la codification des actes. Quand on a compris que l’hôpital était une entreprise. » 

France Bleu Mayenne, 7 décembre

La faute à qui ?

Aux gouvernements successifs qui, depuis des décennies, mettent l’hôpital public à genoux.

C’est la raison pour laquelle les hospitaliers des hôpitaux de Paris et de banlieue étaient en grève le 1er décembre, à l’appel des syndicats FO et CGT et sont allés en manifestation au ministère de la Santé. Leurs revendications : la réouverture de tous les lits et de tous les services et l’embauche sur 10 000 postes à l’AP-HP.

C’est la raison pour laquelle, le 4 décembre, des milliers d’hospitaliers venus de nombreux départements ont manifesté à Paris, notamment les personnels des hôpitaux de Mayenne, montés avec leur syndicat FO, afin de déposer au ministère les revendications auxquelles l’ARS refuse de répondre. La fédération CGT de la santé et de nombreux collectifs appelaient également à manifester.

 « Dans mon service, il y a eu quatre lits fermés, ce n’est pas tenable : il y a une seule infirmière en ortho de nuit, une seule en ORL et une aide-soignante pour les deux services. Depuis très longtemps, on demande une aide-soignante en plus. La réponse est niet. Tous les syndicats se battent ensemble. » (Une infirmière CGT de l’hôpital psychiatrique de Dieppe).

« Le service d’urgence a été fermé la nuit ; il a à nouveau rouvert au bout de trois semaines. Tout est sur le fil. Il suffit qu’un médecin s’en aille et cela ne tourne plus. Un service va fermer car il n’y a plus de médecin, cela fait 20 lits en moins. La T2A sous-finance les hôpitaux, les équipes sont détruites. On va dans le mur. » (Une médecin du service psychiatrique de l’hôpital de Clermont).

Une urgence : sauver l’hôpital public et donc embaucher massivement des personnels hospitaliers et rouvrir tous les lits afin de permettre aux soignants de soigner.

Et pour ce faire, réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts aux patrons depuis le début de la pandémie !

« On n’est plus soignant. Quand je pars le matin, j’ai la boule au ventre, quand je rentre de garde, je me mets à pleurer. Je me disais que j’étais maltraitante, que je n’ai pas apporté le soin, le confort. Je ne conçois pas mon métier à chercher des lits ou à compter les brancards que je laisse à mon collègue pour la garde suivante. On ne parle plus de lit mais de taux d’occupation. Là, on s’est dit, c’est terminé, quand on a commencé à avoir des financiers à la tête de l’hôpital, des tableurs Excel, la codification des actes. Quand on a compris que l’hôpital était une entreprise. » 
France Bleu Mayenne, 7 décembre

La faute à qui ?

Aux gouvernements successifs qui, depuis des décennies, mettent l’hôpital public à genoux.

C’est la raison pour laquelle les hospitaliers des hôpitaux de Paris et de banlieue étaient en grève le 1er décembre, à l’appel des syndicats FO et CGT et sont allés en manifestation au ministère de la Santé. Leurs revendications : la réouverture de tous les lits et de tous les services et l’embauche sur 10 000 postes à l’AP-HP.

C’est la raison pour laquelle, le 4 décembre, des milliers d’hospitaliers venus de nombreux départements ont manifesté à Paris, notamment les personnels des hôpitaux de Mayenne, montés avec leur syndicat FO, afin de déposer au ministère les revendications auxquelles l’ARS refuse de répondre. La fédération CGT de la santé et de nombreux collectifs appelaient également à manifester.

 « Dans mon service, il y a eu quatre lits fermés, ce n’est pas tenable : il y a une seule infirmière en ortho de nuit, une seule en ORL et une aide-soignante pour les deux services. Depuis très longtemps, on demande une aide-soignante en plus. La réponse est niet. Tous les syndicats se battent ensemble. » (Une infirmière CGT de l’hôpital psychiatrique de Dieppe).

« Le service d’urgence a été fermé la nuit ; il a à nouveau rouvert au bout de trois semaines. Tout est sur le fil. Il suffit qu’un médecin s’en aille et cela ne tourne plus. Un service va fermer car il n’y a plus de médecin, cela fait 20 lits en moins. La T2A sous-finance les hôpitaux, les équipes sont détruites. On va dans le mur. » (Une médecin du service psychiatrique de l’hôpital de Clermont).

Une urgence : sauver l’hôpital public et donc embaucher massivement des personnels hospitaliers et rouvrir tous les lits afin de permettre aux soignants de soigner.

Et pour ce faire, réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts aux patrons depuis le début de la pandémie !

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Hôpitaux un désastre sanitaire organisé

Hôpitaux

Un désastre sanitaire organisé

De toutes parts, on nous annonce l’arrivée de la 5e vague de Covid.

C’est le moment où de nombreux médecins hospitaliers alertent sur la situation de l’hôpital public et sur le désastre sanitaire organisé par la politique du gouvernement, dans la continuité des gouvernements précédents.

Chaque jour, ce sont des situations impossibles pour les personnels, des opérations repoussées, des soins retardés, des heures d’attente pour les patients, notamment aux urgences. Tous les personnels attestent l’urgence d’embaucher en masse afin de permettre la réouverture des lits.

Le professeur Isabelle Desguerre, chef de service de neuropédiatrie à l’hôpital Necker Enfants-malades (Paris) : « Les enfants ne sont plus soignés comme ils le devraient. Cela devient de la mauvaise médecine. Les infirmières n’en peuvent plus, les médecins sont découragés. On voit nos lits fermer les uns après les autres. Cela fait des années qu’on alerte Monsieur Hirsch et tous les étages de direction. C’est un manque de respect évident vis-à-vis des patients et des soignants. »

Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon (Paris), dénonce la situation actuelle de l’hôpital public : « Avec les lits fermés, les problèmes de personnel ou la circulation des virus hivernaux, on n’aura pas besoin d’une énorme vague pour être submergés. »

Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne) : « L’ensemble du système de soins est menacé. On est à la merci non seulement du Covid, mais aussi d’une épidémie de grippe, de bronchiolite, ou autres… ».

Le professeur André Grimaldi, endocrinologue à l’hôpital Pitié-Salpêtrière (Paris) : « Pendant des années, on a mis l’hôpital sous austérité. Pour s’en sortir, les hôpitaux n’ont d’autre choix que d’augmenter l’activité sans augmenter le personnel soignant. Aujourd’hui, l’hôpital est au bord de l’effondrement. Il manque 100 000 infirmières. Il faut qu’elles aient un salaire qui corresponde à leur travail. »

Une fatalité ? Non le résultat d’une politique. La politique menée par les gouvernements successifs depuis des décennies, poursuivie et aggravée par le gouvernement Macron-Véran-Castex.

Non seulement ce gouvernement est resté sourd depuis des années aux légitimes revendications des personnels hospitaliers mais, en plus, il a continué de fermer des lits, y compris pendant la pandémie, entraînant le désastre sanitaire actuel.

Une urgence : la confiscation des 600 milliards offerts aux spéculateurs depuis le début de la pandémie et leur affectation aux hôpitaux, pour la création de postes, la réouverture des lits et l’augmentation des salaires des soignants.

La démocratie exige : les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

Rassemblons-nous au meeting national, le samedi 22 janvier 2022

Espace Charenton, 327, rue de Charenton, Paris (métro Porte-de-Charenton, ligne 8).

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

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Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Le 12 novembre, Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, a déclaré : « On est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l’hôpital. » Cri d’alarme d’autant plus significatif compte-tenu de sa fonction officielle.

Il dénonce « la conséquence d’une politique qui a été menée depuis des années où on a donné des moyens à l’hôpital uniquement sur des critères budgétaires. »

Il a également expliqué que des services d’urgences devaient fermer « faute de médecins » et quedes blocs opératoires ne tournent pas « parce qu’on manque d’anesthésistes-réanimateurs et d’infirmières-anesthésistes. »

Et il a conclu ainsi : « On entend des responsables qui nous disent qu’ils ont mis beaucoup d’argent, c’est vrai, mais on a pris tellement de retard qu’il faut mettre plus d’argent. »

Au bord de l’effondrement… c’est effectivement ce que constatent tous les jours les personnels qui témoignent, à nouveau cette semaine, dans La Tribune des travailleurs.

Oui, ça craque de toutes parts à l’hôpital. Et pas seulement depuis la pandémie. Cette situation est le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies.

De ce fait, aujourd’hui, les délais de rendez-vous à l’hôpital sont interminables, les malades attendent des heures sur des brancards alignés dans les couloirs des services d’urgence, les interventions chirurgicales sont reportées, les patients sont transférés, y compris les enfants.

Une fatalité ? Non ! Une politique contre laquelle se mobilisent les personnels hospitaliers avec leurs organisations syndicales, dans les hôpitaux de l’AP-HP comme dans tout le pays.

Pour sa part, le POID se prononce pour des mesures d’urgence pour l’hôpital, à commencer par :

  • L’abrogation de toutes les contre-réformes de l’hôpital, du numerus clausus imposé en 1971 à la loi Buzyn Ma santé 2022 (transformation de 300 hôpitaux de villes moyennes en hôpitaux de proximité et obligation de l’ambulatoire) en passant par la loi Touraine (création des groupements hospitaliers de territoire) et la loi Bachelot (mise en place des agences régionales de santé).
  • La réquisition des 600 milliards offerts aux capitalistes pour embaucher massivement dans les hôpitaux, rouvrir tous les lits et les services fermés, augmenter les salaires des personnels.

Encadré

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Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

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« Toute l’hospitalisation pédiatrique est à genoux »

Cette semaine, La Tribune des travailleurs alerte sur la pénurie de soignants en pédiatrie, qui met en danger la santé des enfants.

Le journal publie également l’interview du Pr Stéphane Dauger, président du collectif interhôpitaux et chef de service de la réanimation pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré à Paris.

Extraits de cette interview (1)

Dans quel état est aujourd’hui la pédiatrie hospitalière en France ?

(…) La spécificité de la pédiatrie par rapport aux autres spécialités n’est plus prise en compte par le gouvernement. Or, la pédiatrie hospitalière en France, c’est à 85-90 % l’hôpital public. S’il est à genoux, c’est toute l’hospitalisation pédiatrique qui est à genoux.

(…) Des enfants et des adolescents ont dévissé durant les différents confinements. Ils ont besoin de l’hôpital public, sans aucune autre structure d’accueil. Et de lits surtout et de personnels compétents, pas de médecine ambulatoire (…)

Et pour les enfants que vous soignez ?

Les enfants aussi ont des maladies chroniques nécessitant des approches diagnostiques et thérapeutiques fréquentes. Ce sont eux qui souffrent le plus. On en est à décaler des bilans, des examens, des consultations d’évaluation ou de suivi, des actes médicaux ou chirurgicaux sur des enfants. Recevoir un nourrisson de 3 mois, ce n’est pas pareil qu’un adulte. Seuls des structures et des personnels spécialisés peuvent le faire en sécurité (…).

Un lit sur cinq est fermé dans les hôpitaux. Quelles en sont les conséquences ?

(…) En pédiatrie, il y a aussi des médecins qui s’en vont. Certains services ne peuvent plus donner des soins de qualité. Il y a un écart entre ce qu’on apprend à nos étudiants et ce qu’on peut faire en pratique. Si cette politique continue, les conséquences pour la santé publique vont être lourdes et durables. Les séquelles chez les adultes de tout ce que nous n’aurons pas pu bien faire chez les enfants seront majeures, tant individuellement que pour notre société.

Comment rétablir l’hôpital public ?

(…) Il faudrait que nous rapportions notre vécu à la population. Il faut informer et documenter, dresser l’état des lieux des lits ouverts et fermés. Il faut absolument que les citoyens se rendent compte des difficultés actuelles et surtout à venir. Il n’y aura bientôt plus personne pour s’occuper de leurs enfants « selon les règles de l’art ». Les mobilisations permettraient d’avancer (…). Il faut lancer l’alerte bien que tout cela soit extrêmement difficile dans ce contexte de difficultés économiques qui touchent une grande partie de notre population. Nous ne baisserons pas les bras.

(1) On peut lire l’intégralité de l’interview dans La Tribune des travailleurs n° 314 (10 novembre).


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

La démocratie exige :
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20% des lits fermés dans les hôpitaux Un désastre organisé

20 % des lits fermés dans les hôpitaux

Un désastre organisé

Le 27 octobre, le « conseil scientifique » mis en place par Macron révèle que 20 % des lits sont actuellement fermés dans les hôpitaux publics, par manque de personnel.

Immédiatement, le ministre de la Santé, Olivier Véran, conteste ce chiffre : « Le chiffre de 20 %, j’aurais tendance, comme ça, à le contester. Et en tout cas, parce que j’aime profondément la science et qu’avant de m’exprimer je vérifie de ne pas raconter n’importe quoi »

Raconter n’importe quoi ? Véran ne s’en est pas privé au cours des derniers mois ! D’ailleurs, il continue : « La dernière donnée qui m’est remontée, c’est 5 % de lits de médecine temporairement fermés », tout en reconnaissant que « la situation est compliquée » et que « des unités sont contraintes de fermer temporairement. »

La Tribune des travailleurs a décidé de mener son enquête. Une enquête, certes non exhaustive, mais dont les résultats, transmis par nos correspondants, font froid dans le dos.

Par exemple :

  • 36 lits supplémentaires devraient être fermés à l’hôpital de Tours (Indre-et-Loire), qui s’ajoutent aux 130 déjà fermés depuis 2018.
  • 100 lits fermés à l’hôpital de Blois (Loir-et-Cher) : dont 10 à la maternité, 15 en chirurgie, 10 en psychiatrie, 5 en court séjour gériatrique…
  • 5 lits fermés en psychiatrie depuis le début de l’année à l’hôpital de Pontarlier (Doubs)
  • 63 lits fermés au centre hospitalier de Rennes (Ille-et-Vilaine).

Quant aux hôpitaux de l’AP-HP, selon les propos mêmes de son directeur général, Martin Hirsh, « la situation est périlleuse »… Il manque en effet 127 lits à Cochin (15 %), 172 lits à Pompidou (24 %), 85 à Garches dans les Hauts-de-Seine (30 %), 225 à la Pitié-Salpêtrière (14 %) … Le total des lits fermés à l’AP-HP est de 3 566 sur 20 000.

Ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies. Politique poursuivie et aggravée par le gouvernement Macron-Véran, conduisant à un désastre sanitaire.

Il est urgent de rompre avec cette politique catastrophique. Il est urgent de redonner aux hôpitaux les moyens de soigner.

Confiscation des 594 milliards offerts aux patrons !

Affectation de ces milliards à l’embauche massive de personnels et à leur formation, à la réouverture de tous les lits fermés, à l’augmentation des salaires !

Augmentez les salaires !

Augmentez les salaires !

Salaires et pensions sont bloqués depuis des années, l’augmentation des prix, elle, se poursuit…

Résultat : une majorité de familles ouvrières ne parvient plus à joindre les deux bouts. « On ne s’en sort plus » :  cette remarque, on l’entend partout dans les cités populaires, les usines, les bureaux, « même en se privant de tout ».

A cela s’ajoutent les périodes de chômage partiel imposé et les pertes de salaire qui en découlent, les plans de licenciements et, en plus, la réforme de l’assurance chômage !

Qu’à cela ne tienne ! Le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, ose affirmer : « Si les hausses salariales se généralisent, ce ne sera pas soutenable pour l’ensemble de l’économie. »

Pourtant aujourd’hui, les salariés, les chômeurs, les mères et pères de famille font tous le même constat : les prix flambent – ceux du carburant et du gaz, mais aussi ceux des produits alimentaires –, alors que les salaires sont bloqués !

Pourtant, selon les statistiques officielles, les profits n’ont cessé de croître depuis le début de la pandémie. Le CAC 40 – l’indice de valeur qui regroupe les 40 sociétés françaises les plus importantes cotées en Bourse – a progressé d’environ 20 % depuis le début de l’année.

Alors, l’alternative est la suivante : ou bien l’augmentation des salaires et la baisse des profits, ou bien l’augmentation des profits et la baisse des salaires.

C’est par leur lutte de classe que les travailleurs porteront un coup d’arrêt à la spirale de paupérisation et de misère produite par la politique de ce gouvernement.

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.