AIRBUS Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Le 30 juin, Airbus, le constructeur aéronautique européen, a annoncé un plan de 15 000 licenciements, dont 5 000 en France.

Le 20 juin, Guillaume Faury, le P-DG d’Airbus, dans un courrier adressé aux salariés, prévenait : « L’ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise […]. Elle nous contraint à des décisions amères. »

« Des décisions amères » ? … Surtout pour les salariés !

• Alors que la direction d’Airbus a largement profité du chômage partiel (48 000 salariés concernés) financièrement pris en charge par l’État et l’Unédic.
• Alors qu’Airbus dispose d’un imposant carnet de commandes (plus de 7 600 appareils).
• Alors que l’entreprise a négocié un crédit de 10 milliards d’euros en mars auprès des banques, puis 15 milliards supplémentaires.
• Alors que le gouvernement a annoncé un « plan d’aide » de 15 milliards d’euros pour le secteur.

Airbus annonce maintenant la suppression de milliers d’emplois !

Au total, ce sont 460 milliards d’euros qui ont été déversés par le gouvernement pour aider les entreprises (160 milliards) ou leur garantir des prêts bancaires (300 milliards). 460 milliards pour finalement organiser les plans de licenciements !

Plus que jamais, une mesure s’impose : abroger la loi du 19 mars et réquisitionner les milliards pour sauver tous les emplois. C’est la voie la plus simple pour interdire les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et
le maintien de tous les emplois.

Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs.
Prenez contact avec le POID.

Chaque jour, des milliers de suppressions d’emplois Il faut les bloquer !

Le 9 juin, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a présenté son plan de « soutien » de 15 milliards d’euros à la filière aéronautique (aides publiques, investissements et prêts garantis).

Alors que 800 000 emplois devraient être supprimés dans les prochains mois, selon le ministre, s’agit-il d’éviter cette catastrophe en offrant des milliards ? Non ! Car ce plan n’est absolument pas conditionné à un engagement des entreprises concernées à maintenir les emplois.

Le gouvernement demande donc à Air France de licencier… en échange de milliards d’« aide » !

Au total, avec la troisième loi de finances rectificative présentée en Conseil des ministres le 10 juin, 460 milliards d’euros ont été accordés aux banques et aux capitalistes, notamment par le mécanisme des prêts octroyés par les banques aux grands groupes et garantis par l’État. 460 milliards d’euros… en échange de centaines de milliers de licenciements !

Au contraire ! Le gouvernement a demandé à Air France – qui a bénéficié d’une « aide » de 7 milliards d’euros – de prévoir « des réformes structurelles sur la maitrise des coûts » grâce à « la négociation de nouveaux accords avec les organisations représentatives du personnel ».

Alors, oui, il faut interdire les licenciements et affecter ces centaines de milliards d’euros à la préservation des emplois. C’est le sens de l’appel lancé par le POID qui se mobilise pour l’unité contre les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


prendre contact, rejoindre le POID

Unité pour l’interdiction des licenciements !

6 juin – Manifestation à Renault Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires… 

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois »

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé. 

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu. 

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut. 

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois. 

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre. 

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi. 

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID. 


Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous. 

Unité pour l’interdiction des licenciements !

Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements ! 

Signez l’appel-pétition en cliquant
ici

Des milliards d’euros en échange de milliers de suppressions d’emplois…

La loi du 19 mars 2020, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, a accordé 343 milliards (devenus depuis 400 milliards) aux banques et aux capitalistes, dont 300 milliards consacrés à garantir des prêts aux entreprises.

Sur cette base, ce sont plus de 500 000 entreprises qui ont bénéficié de ce dispositif depuis fin mars, pour un montant de 85 milliards.

Renault a ainsi obtenu un prêt de 5 milliards d’euros le 2 juin, alors même que la direction de l’entreprise a annoncé un plan de 4 600 licenciements en France, plan qui menace l’existence de quatre sites.

Le 6 juin, mille manifestants, des travailleurs de Renault (en grève depuis cinq jours) mais aussi de nombreux salariés de différentes usines du Val-de-Marne, se sont rassemblés à Choisy-le-Roi « pour le maintien de l’usine dont la fermeture a été décidée par la direction ».

Alors, oui, il faut interdire les licenciements. C’est une nécessité vitale pour les travailleurs et leurs familles. Et qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent. Les 400 milliards doivent être restitués pour les besoins de l’emploi, des hôpitaux, de l’école.

C’est le sens de l’appel lancé par le POID qui se mobilise pour l’unité pour l’interdiction des licenciements.

Rien de doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.

Interdiction des licenciements !

Aucun secteur n’est épargné par le tsunami de suppressions d’emplois déchaîné par les capitalistes à l’occasion de la crise du coronavirus.

« Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent », a prévenu le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, le 22 mai dernier.

Quelques jours auparavant, on apprenait que Renault, constructeur automobile, envisageait de fermer quatre sites en France, dans le cadre d’un vaste plan d’économie de deux milliards d’euros, plan qui doit être annoncé le 29 mai. Quatre usines seraient fermées en France : Choisy-le-Roi, Dieppe et les Fonderies de Bretagne, pour commencer, Flins viendrait plus tard…

Rassemblement devant le siège de Renault à Caudan (Morbihan), le 25 mai.

Dans le même temps, l’État français, premier actionnaire de Renault avec 15 % du capital, a prévu de garantir un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros pour le constructeur, sans aucune autre contrepartie que le non-versement de dividendes !

Des milliers de travailleurs et leur famille, les intérimaires, les salariés des sous-traitants vont être mis sur le carreau… pour permettre aux entreprises de rétablir leurs marges de profit et de continuer à réaliser des bénéfices !

D’ores et déjà, à Dreux, à Dijon et à Romainville, des appels communs entre organisations ouvrières (PG, LFI, POID) ont été adoptés.

Pour le POID, l’urgence est à l’unité
pour interdire les licenciements
et pour réquisitionner les 400 milliards
offerts aux banques et aux patrons
afin de sauver les travailleurs et leurs familles !

1. Rappelons que ces 5 milliards sont puisés dans le plan de 400 milliards voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le 19 mars 2020 (voir l’éditorial de La Tribune des travailleurs).

Coronavirus

Quelles mesures d’urgence pour la population ?

À l’hopital du Kremlin-Bicêtre

Des moyens pour rouvrir hôpitaux et services,

des moyens pour rétablir les postes supprimés, pour former et recruter médecins et personnels soignants ?

Des moyens pour interdire les licenciements

et les suppressions d’emploi, des moyens pour garantir les salaires des travailleurs contraints à ne pas aller travailler ?

La décision de renoncer à la réforme des retraites et au démantèlement de la Sécurité sociale ?

Que demandent les personnels hospitaliers et leurs syndicats ?

Les personnels hospitaliers, en raison de la dégradation continue de leurs conditions de travail, sont au bord de l’effondrement. Ils demandent la suppression de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) qui limitent les dépenses de santé ; ils deman- dent des effectifs supplémentaires, une augmentation générale des salaires, le maintien de leur régime de retraite.

Quel gouvernement prendra ces mesures d’urgence ?

Certainement pas le gouvernement Macron-Philippe qui camoufle la réalité de l’épidémie et qui annonce, comme première mesure, l’exonération des charges sociales pour les patrons !

Seul un gouvernement de rupture avec les diktats de l’Union européenne, un gouvernement au seul service des travailleurs ira chercher les moyens là où ils sont.

Dehors Macron, sa politique et son gouvernement !

Coronavirus Peut‑on faire confiance à ce gouvernement ?

Emmanuel Macron interpellé par un médecin lors de sa visite à la Pitié-Salpêtrière le 27 février

Selon l’organisme public Santé publique, 89 068 cas de coronavirus sont recensés dans le monde, dont 80 026 en Chine (90 %), 178 cas en France (dont trois décès). L’épidémie touche 68 pays des cinq continents. 

Peut-on faire confiance à ce gouvernement ? 

Macron-Philippe-Véran et tous les autres nous assurent que la crise est très grave, mais que notre système hospitalier pourra faire face. C’est faux !

Depuis un an, les personnels et les médecins hospitaliers multiplient les grèves et les manifestations. Près de 1 500 médecins, chefs de service ont démissionné de leurs fonctions d’encadrement parce qu’ils refusent d’être complices du désastre. 

Sourd à ce mouvement de colère inédit dans les hôpitaux, le gouvernement Macron a répondu en juillet 2019 par une loi appelée « Santé 2022 » qui multiple les fermetures de lits et d’hôpitaux et poursuit l’asphyxie financière des hôpitaux. 

La grande majorité des patients atteints par le virus devraient rentrer chez eux et restés confinés à leur domicile, risquant de propager le virus à tous leurs proches. Ils devront être pris en charge par leur médecin traitant. Quand on sait les déserts médicaux qui frappent non seulement les campagnes mais aujourd’hui des villes entières, il y a lieu d’être très inquiet sur la prise en charge des patients soignés à domicile. 

Ce gouvernement de menteurs dit un jour une chose et le lendemain son contraire. Il interdit certaines manifestations et en autorise d’autres plus importantes, ferme tel lieu public susceptible de recevoir 5 000 participants et laisse ouvert un musée qui en accueille 30 000 par jour. 

Ce gouvernement de truqueurs suscite contre lui défiance et rejet légitimes. 

Face au coronavirus, les mesures d’urgence de protection de la population ne pourront être déterminées que par des organismes indépendants du gouvernement (composés de médecins, de personnels soignants, de scientifiques et de représentants des organisations ouvrières) et disposant de tous les moyens pour dire la vérité.

Cela intervient au moment où le gouvernement essaie de passer en force par le recours au 49-3 sur la réforme des retraites.

Il n’y a qu’une conclusion à en tirer :
l’urgence est à chasser le gouvernement Macron !

Lisez toutes les informations concernant le coronavirus et l’utilisation du 49-3 dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID.

RÉFORME DES RETRAITES L’heure n’est plus à tergiverser

Macron veut passer en force. Peut-être trouvera-t-il une majorité de députés pour approuver l’usage de l’article 49-3. 

Mais la « majorité » à l’Assemblée est minoritaire dans le pays, tout comme la réforme des retraites. 

La démocratie exige que Macron s’en aille et ses réformes avec lui. Et le plus tôt sera le mieux. Telle est la position du parti ouvrier indépendant démocratique (POID). 

Qu’on partage cette position ou non, une question est posée aujourd’hui à tous les travailleurs : que faire maintenant ? 

L’heure n’est plus à tergiverser. 

Les journées d’action saute-moutons (même rebaptisées « temps forts ») ont depuis longtemps montré leurs limites. 

Il y a une issue, qui doit être clairement formulée : le front uni des travailleurs et des organisations dans la grève générale pour bloquer le gouvernement. 

Que les dirigeants des organisations qui ont appelé à la grève le 5 décembre déclarent d’une même voix que le gouvernement ne laisse pas d’autre choix que de bloquer l’économie ; et qu’ils fixent la date à partir de laquelle ils appellent les travailleurs à organiser ce blocage dans et par la grève générale pour le retrait. 

Le temps presse, l’heure n’est plus à tergiverser. 

Tout est encore possible. Front uni des travailleurs et des organisations dans la grève générale pour bloquer Macron et sa politique ! 

Lisez toutes les informations concernant la préparation de la 5ème rencontre nationale des comités pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID.

RÉFORME DES RETRAITES Le gouvernement s’en prend aussi aux personnes handicapées !

Buzyn, Véran, ministres successifs de la réforme des retraites et des hôpitaux.

La retraite par points menace de destruction les retraites de l’ensemble des travailleurs. Elle remet en cause particulièrement les droits des femmes et ceux des personnes handicapées.

Le système par points et son principe « un euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous » exclut le principe de la solidarité actuellement en vigueur. Il renvoie chaque travailleur, y compris les personnes handicapées, seul face à ses difficultés pour construire son capital de points. 

Les associations du champ du handicap alertent sur le risque de voir disparaître un certain nombre de dispositifs existants et d’entraîner, de fait, une précarisation de cette catégorie de travailleurs, parmi les plus vulnérables. 

Les travailleurs handicapés connaissent un taux d’emploi plus faible que le reste de la population et des parcours professionnels souvent plus hachés. Il est facile de comprendre qu’avec le calcul des droits sur toute la carrière (et non les vingt-cinq dernières années) et la dégradation des droits pendant les périodes de chômage, les travailleurs handicapés verront leur niveau de retraite diminuer brutalement. De plus, la pension minimum à 85 % du Smic annoncée dans le projet de loi ne leur bénéficiera absolument pas, car elle est réservée aux carrières complètes. 

Aujourd’hui, près de 3 000 personnes en situation de handicap bénéficient d’un dispositif de départ anticipé à la retraite : au lieu de 62 ans, elles peuvent liquider leur retraite à partir de 55 ans pour « handicap » ou à 60 ans pour « incapacité permanente ». Le gouvernement annonce la suppression de la condition dedurée d’assurance validée, mais il maintient deux conditions : une durée minimale de cotisation en tant que handicapé et la reconnaissance d’une incapacité permanente d’au moins 50 %. 

Ainsi, pour remplir la condition minimale de cotisation en tant que handicapé,il faudrait avoir été handicapé dès l’âge de 25 ans. Tant pis pour les travailleurs qui deviennent handicapés en milieu de carrière professionnelle.

L’exigence de retrait est plus que jamais la seule réponse à la volonté de l’immense majorité des travailleurs !

Lycéens, parents, profs accusent le « bac » local de Macron et Blanquer et leurs épreuves communes de contrôle continu (E3C)

Une lycéenne de Pessac (Gironde)
Je suis en première générale au lycée Pape-Clément. J’ai toujours été une bonne élève, pas excellente mais sans difficultés. Mais cette année, c’est différent, l’école ne m’aime pas ! On me parle de bienveillance, mais est-ce vraiment de la bienveillance de faire un contrôle où nous sommes devant un mur car les connaissances n’ont pas été assez consolidées, de passer d’une moyenne de 14 en seconde à 7 en première ? J’ai l’impression de passer ma vie à travailler mais ça ne suffit pas !Est-ce vraiment de la bienveillance d’être dans l’ignorance des épreuves qui vont nous être proposées très prochainement ? On m’a toujours appris que l’école était là pour m’aider à me construire, mais je crois qu’elle est en train de me détruire.

La mère d’une élève de 16 ans, Toulouse (Haute-Garonne)
Depuis la rentrée de septembre, le stress est monté petit à petit, à la perspective des E3C. Ma fille est dans une très bonne classe et elle se met une pression énorme. Cet énorme stress a explosé à l’approche des examens. Elle a développé une sorte de phobie scolaire. Elle n’arrive plus à aller en cours. On est au bord de la déscolarisation. J’arrive à la faire aller en cours mais pas tous, seulement la moitié. Tous les matins, la question se pose : va-t-elle ou non aller au lycée ? L’autre jour, elle y est allée mais m’a appelée en pleurant : elle était incapable de rentrer.

Une enseignante du lycée Max-Linder de Libourne (Gironde)
Expérience assez traumatisante ce matin au lycée. Nos élèves ont été prévenus par SMS lundi soir à 20 heures qu’ils passeraient l’intégralité des épreuves mercredi dans la journée (soit 6 heures d’épreuves à la suite). Nous avons donc décidé de venir mercredi matin devant l’établissement car nous étions très inquiets pour nos élèves. Ils ne voulaient pas y aller, ils avaient peur, dans un état de stress épouvantable. Ils ont fini par entrer passer leurs épreuves, encadrés par les gendarmes mobiles (une quarantaine), en pleurant, humiliés de céder sous la menace et se sentant minables. Ils étaient fouillés, devaient présenter leur convocation et passaient entre deux gendarmes mobiles armés (brigade d’intervention). A l’intérieur, aucun prof, des élèves qui ont composé avec leur portable, en s’échangeant leur copie. Bref, le chaos. 

Tel est le dramatique bilan du « bac » en contrôle continu et des E3C que le ministre Blanquer cherche à imposer depuis deux semaines, au mépris du droit des jeunes à un vrai diplôme et à une vraie qualification.

C’est pourquoi E3C provoque un véritable soulèvement, dans tout le pays, dans l’unité élèves, parents et enseignants, en relation avec la mobilisation contre la réforme des retraites. 

Une seule réponse :
retrait de la réforme du bac, rétablissement du bac national !