Macron prive les chômeurs de 3,4 milliards d’euros : une ignominie!

3,4 milliards d’euros : c’est le montant des sommes que le gouvernement a décidé de couper dans le régime d’indemnisation des chômeurs sur la période 2020-2021.

Comment ?

A partir du 1er novembre 2019, il faudra avoir travaillé 6 mois sur une période de 24 mois (contre 4 mois sur une période de 28 mois auparavant) pour bénéficier d’une indemnisation. 100 000 chômeurs vont ainsi être privés d’indemnisation ! 300 000 autres vont voir la durée de leur droit au chômage diminuer.

A partir du 1er avril 2020, les règles de calcul du montant de l’allocation sont modifiées.

Jusqu’à présent, la base du calcul reposait sur la moyenne des salaires touchés les jours tra- vaillés par un salarié pendant un an. Désormais, la base du calcul reposera sur le revenu mensuel moyen du salarié, qu’il ait travaillé ou non, et sur une période pouvant aller jusqu’à deux ans.

En moyenne, l’allocation va ainsi passer de 905 à 708 euros. 850 000 personnes sont concernées !

Concrètement :

  • Nadia a travaillé un mois sur deux pendant deux ans. Elle était payée 1 425 euros par mois travaillé. Son allocation chômage passera de 1 065 euros à 705 euros !
  • Daniel a travaillé deux mois puis a été au chômage pendant 18 mois, puis a retravaillé quatre mois. Il était payé au SMIC. Son allocation chômage passera de 936 euros à 282 euros !

C’est un véritable désastre social infligé par le gouvernement Macron aux jeunes et aux plus précaires.

Retrait de ces mesures !

Retour à une assurance chômage
basée exclusivement sur le salaire différé !

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Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 Plus de 67 milliards volés aux travailleurs !

67,6 milliards d’euros : c’est le montant du pillage des caisses de Sécurité sociale en conséquence des baisses et des exonérations de cotisations qui ne lui seront plus versées.

Ce montant figure en toutes lettres dans le projet de loi du gouvernement. Et le même gouvernement ose nous parler d’un « trou de la Sécu » de 5,4 milliards !

Et en plus, pour la première fois, le gouvernement a décidé que ces mesures d’exonération de cotisations de Sécurité sociale ne seront plus intégralement compensées par le budget de l’Etat.

Par ce coup de force, le gouvernement fait financer ses annonces de décembre 2018 en piochant dans les caisses de la Sécurité sociale.

Depuis des décennies, le pillage de la Sécurité sociale est organisé par les patrons et les gouvernements

Dès 1946, le Conseil national du patronat français (CNPF), l’ancêtre du MEDEF, qualifie la Sécurité sociale « d’entreprise totalitaire ». En 1948, il soutient qu’elle « met en danger l’économie ».

Répondant aux exigences des capitalistes, les gouvernements successifs, en particulier depuis 1993 (en application du traité de Maastricht), n’ont cessé d’exonérer les patrons et ont organisé le pillage des caisses de la Sécurité sociale. Entre 1993 et 2017, les patrons ont ainsi été exonérés de 435 milliards d’euros de cotisations.

En 2018, la réduction générale des cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC représente la somme de 23,2 milliards d’euros (19,6 milliards d’euros en 2019). Quant à la baisse du taux de cotisation maladie patronale de 6 points sur les salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC, elle s’élève à 22 milliards d’euros en 2019 !

Ce sont, au total, 548 milliards d’euros qui ont été volés aux travailleurs.

Retour à la Sécurité sociale de 1945, fondée sur le salaire différé, afin de sauver les hôpitaux et l’ensemble du système de santé et de protection sociale !

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Droit de retrait, les cheminots ont raison !

Les faits

Le 16 octobre, un TER percute un convoi exceptionnel qui se retrouve bloqué sur le passage à niveau de Saint-Pierre-sur-Vence (Ardennes). La cabine vole en éclats, le train déraille sans se coucher et s’immobilise 250 mètres plus loin. Dix passagers sont blessés. La violence du choc a interrompu la communication radio. Le conducteur, également blessé et seul agent à bord, doit donc sécuriser les voies afin d’éviter un suraccident. Puis il revient pour s’occuper des passagers.

Immédiatement, les cheminots de la Marne, de l’Aisne et des Ardennes font valoir leur droit de retrait pour « danger grave et imminent ». Ils mettent en cause l’équipement à agent seul (EAS) – c’est-à-dire un conducteur mais pas de contrôleur – qui met en danger les voyageurs et les cheminots. Dès le 17 octobre, dans tout le pays, l’exercice de ce droit s’étend comme une traînée de poudre.

Un cheminot témoigne

« Le 17 octobre, on a commencé à entendre parler de l’accident des Ardennes. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le 18, le sac a été déposé. C’est un ras-le-bol général qui s’exprime. A Paris-Nord, l’EAS est mis en place depuis quinze ans pour la région parisienne. Ce qui signifie que le conducteur est responsable du transport des voyageurs et de leur sécurité. Nous réclamons des agents dans les gares du premier au dernier train, une augmentation des brigades de contrôleurs sur le réseau francilien. Le seul moyen de mettre un terme au droit de retrait, c’est de supprimer la cause du droit de retrait ! »

L’inspection du travail donne raison aux cheminots

Le 21 octobre, l’inspection du travail de la Marne et celle du Bas-Rhin s’adressent à la direction de la SNCF pour valider le droit de retrait des cheminots et lui demande de suspendre l’EAS.

Le Premier ministre dénonce une « grève sauvage »

Le Premier ministre, Edouard Philippe, dénonce « une grève sauvage qui pénalise trois millions de Français » et « un détournement du droit de retrait ». Il demande à la SNCF de poursuivre les cheminots en justice.

La ministre ne connaît pas le Code du travail

Le 22 octobre, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ose déclarer : « Il n’y a pas un danger grave et imminent sur tout le réseau : c’est donc une grève non déclarée et illégale » ! 

Les cheminots auraient donc tort de s’inquiéter, eux qui ne veulent pas se retrouver dans la même situation que l’agent de conduite du TER accidenté dans les Ardennes, ce 16 octobre !

Les cheminots auraient donc tort de s’inquiéter des accidents à répétition qui sont en rapport avec la privatisation de la SNCF qui avance à grands pas !

Les cheminots ont raison !

Le POID se prononce pour la déprivatisation de la SNCF, le retrait du « pacte ferroviaire » et le rétablissement du statut de cheminot.

Lisez toutes les informations concernant le droit de retrait des cheminots dans La Tribune des travailleurs.

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Tous accusent le gouvernement !

Lors du rassemblement du 3 octobre à Bobigny après le suicide de Christine Renon, directrice d’école.

Plus de 60 % des instituteurs de Seine-Saint-Denis ont répondu à l’appel des syndicats à la grève, à la suite du suicide de Christine Renon, directrice d’école à Pantin (Seine-Saint-Denis), le 21 septembre dernier. Dans sa lettre, elle met en cause les responsables de cette situation, ceux qui, depuis des décennies, mettent en œuvre une politique de démantèlement de l’école publique. 

Le 3 octobre, ils étaient plus de 3 000, dans une forêt de drapeaux syndicaux, rassemblés devant la direction des services départementaux de l’Education à Bobigny, pour faire part de leur émotion mais aussi crier leur colère et leur indignation, accusant les gouvernements successifs qui saccagent l’école avec leurs contre-réformes.

Dans la nuit du 25 au 26 septembre, un incendie détruit l’usine chimique Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime). L’entreprise est classée « Seveso seuil haut » (risques d’accident à forte dangerosité). Un immense nuage de suie se répand, en souillant tous les alentours. Pour la population, c’est l’angoisse et la colère.

Les habitants accusent les gouvernements successifs qui ont déréglementé le droit environnemental. En 2009, l’État a réduit les règles de contrôle sur les installations classées en créant le régime de « l’enregistrement », qui n’oblige plus les entreprises à conduire des études d’impact avant le lancement de certaines activités. Un décret du 13 avril 2010 a fait augmenter de 50 000 à 300 000 m3 le seuil en dessous duquel les entrepôts ne sont pas soumis à autorisation. Puis, Macron et sa loi de simplification administrative ont permis aux sites Seveso d’étendre leurs capacités de stockage.

A propos de la réforme des retraites, Macron a déclaré, le 3 octobre à Rodez (Aveyron) : « Le régime doit toujours être équilibré (…) » ; « Ça veut dire que, si le conseil d’orientation des retraites (COR) nous dit : il manque 8-10 milliards, on devra dire : il faut travailler un peu plus longtemps, ça, c’est tout à fait vrai. » 

Le versement de la pension ne découlerait plus de droits acquis, mais d’une enveloppe financière déterminée par le gouvernement en fonction de la « règle d’or d’équilibre du système ». Cette « règle d’or » est définie par l’article 3 du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), qui stipule que « la situation budgétaire des administrations publiques doit être en équilibre ou en excédent ». Elle est à l’origine de toutes les mesures d’austérité. Pour Macron et Delevoye, l’enveloppe ne devrait pas dépasser 14 % du produit intérieur brut (PIB).

Les travailleurs accusent les gouvernements successifs qui n’ont cessé de remettre en cause le système de retraite par répartition. 

Seule une grève générale bloquant l’économie du pays contraindra le pouvoir à reculer. L’enjeu, c’est le retrait du plan Macron-Delevoye sur les retraites, mais aussi le retrait de toutes les contre-réformes anti-ouvrières et antidémocratiques qui frappent la classe ouvrière, la jeunesse et la démocratie. 

Lire les informations concernant toutes ces questions dans La Tribune des travailleurs.

Réforme des retraites Ils abattent leurs cartes

A la une de la Tribune des travailleurs du 25 septembre 2019

Depuis des mois, le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye concocte sa réforme des retraites.

Il s’agit d’en finir avec les 42 régimes spéciaux et de mettre en place un système « universel » par points pour remettre en cause l’ensemble des droits collectifs.

Chaque jour, de nouvelles annonces montrent à quel point ce nouveau système est une entre- prise de liquidation de tout ce qui existe actuellement :

• La pension de réversion versée au conjoint survivant jusqu’à présent à partir de 55 ans ne serait plus versée qu’à partir de 62 ans (L’Opinion, 17 septembre 2019).

• Alors que Delevoye assure que 10 euros cotisés donneront un point qui rapportera 0,55 euros de retraite, des experts prouvent, chiffres à l’appui, que le rendement réel sera de 4,95 % et non de 5,5 % (groupe d’experts de l’Institut de la protection sociale, IPS).

• Il faudra allonger de deux ans l’âge moyen de départ à la retraite, qui devra passer de 63 à 65 ans, soit par relèvement de l’âge minimum, soit par l’instau- ration d’un âge pivot, soit par un allongement de la durée de cotisation (Jean Peyrelevade, ancien directeur de cabinet ministériel, Les Echos, 11 septembre).

C’est contre ces mesures et contre l’ensemble de la réforme des retraites du gouvernement que se mobilisent des centaines de milliers de travailleurs, en faisant grève et manifestant, les 13, 16, 19, 21 et 24 septembre.

Au centre de toutes les discussions, dans les entreprises, dans les manifestations : « Comment y arriver ? Il faut s’y mettre tous ensemble. On y travaille. »

Tel est l’objectif de la rencontre nationale des comités pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites du 12 octobre : combattre pour l’unité à tous les niveaux pour la grève générale pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye, salariés du public ou du privé, syndiqués, non syndiqués.

Grève des urgences « Réponse » de Buzyn : dehors, les malades !

Depuis des mois, les personnels des services des urgences – et avec eux de nombreux autres services des hôpitaux – font grève pour obtenir des postes et des moyens.

Ils veulent pouvoir accueillir les malades dans de bonnes conditions et les soigner.

Le 2 septembre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a rendu publiques ses propositions. 

Concernant les urgences, elle a trouvé la solution pour résoudre le manque de lits et de personnels : restreindre l’accès des patients à l’hôpital pour « désengorger les urgences ».

Comment ?

En filtrant l’accès aux urgences

Il serait imposé aux médecins urgentistes affectés aux centres d’appel des secours (le 15) de diriger un grand nombre de patients vers un cabinet de ville ou une maison de santé (secteur privé). 

En organisant des consultations par vidéo des personnes âgées et en les excluant des urgences

Un système de « vidéo-assistance », relié au centre de régulation médicale des Samu, serait installé dans tous les Ehpad. Si une personne âgée est victime d’un grave problème de santé, les médecins régulateurs devront décider à distance, par vidéo, si la personne devra être hospitalisée ou non. 

De plus, les personnes âgées ne seraient plus dirigées vers les urgences, mais vers les services hospitaliers dédiés à leur prise en charge. Quand on sait que la majorité des hôpitaux ne disposent pas de tels services, cela signifie que ce gouvernement fait le choix de priver des milliers de personnes âgées de soins. 

En remettant en cause les responsabilités médicales

Il s’agit de transférer aux infirmier(e)s un nombre de plus en plus important de pratiques médicales qui relevaient jusqu’à présent des compétences des médecins. Face à la pénurie de médecins de toutes spécialités, méticuleusement organisée depuis les années 1970 par tous les gouvernements, la ministre entend développer le transfert des compétences des médecins aux infirmier(e)s. 

Transférer aux infirmier(e)s une partie de ces fonctions, c’est leur faire prendre de lourdes responsabilités et mettre en danger les patients. 

Ces mesures sont inacceptables !

Le plan Buzyn doit être retiré !

Lisez toutes les informations concernant le plan Buzyn dans La Tribune des travailleurs.

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RENTRÉE SCOLAIRE Le ministre Blanquer veut mettre l’école en miettes

Blanquer vient de le confirmer : à la rentrée, il met en œuvre toutes ses contre-réformes, contre la volonté des enseignants et des lycéens et contre tout ce qui fonde l’école républicaine. Le droit pour la jeune génération, et en particulier les jeunes issus de la classe ouvrière, d’accéder à une instruction basée sur des programmes, des disciplines et des horaires nationaux,est piétiné. Ces mesures s’inscrivent dans le droit fil des attaques engagées par le gouvernement contre l’ensemble des droits des travailleurs.

Réforme du bac

Jusqu’ici, le bac était un examen national, de même valeur, qui conférait les mêmes droits à tous.

A la fin de l’année de terminale, le même jour, à la même heure, tous les élèves composaient sur les mêmes sujets. Ensuite, les copies, rendues anonymes, étaient mélangées entre différents lycées puis remises à des professeurs, eux-mêmes issus de plusieurs lycées, qui les corrigeaient selon un barème national.

La réforme supprime le caractère national des épreuves du bac. L’élève sera désormais évalué tout au long de l’année par ses professeurs habituels, et sur des sujets choisis par son établissement.

« Avoir le bac » n’aura plus la même valeur suivant que l’on vient d’un lycée de Paris ou d’une banlieue populaire.

Réforme du lycée

Jusqu’ici, la voie générale comportait trois séries : L (littéraire), ES (économique et social), et S (scientifique). Au sein d’une même classe, tous les élèves étaient de la même série, avec les mêmes matières, le même emploi du temps, les mêmes professeurs.

Désormais, les séries L, ES, S n’existent plus : les élèves suivent un même enseignement appelé « tronc commun » : français, histoire-géo, deux langues et EPS.

En outre, l’élève choisit trois autres matières (des « spécialités ») parmi douze. A lui de composer son « menu ». La notion de « groupe classe », si importante, disparaît de fait, tout comme la notion de conseil de classe.

En instaurant ce système de menus de trois spécialités à choisir parmi douze, la réforme crée un nombre quasiment infini de parcours possibles, rendant impossible leur évaluation sous forme d’épreuves nationales en fin de terminale.

Cette réforme sert donc à introduire le contrôle continu, à détruire le bac national, le même pour tous.

Pour mettre en œuvre ses réformes, le ministre prétend mettre en place des comités de suivi avec les organisations syndicales. Mais quel sens aurait la participation à de tels comités de suivi ? Amener les syndicats à mettre en œuvre les réformes, contre les élèves, les parents et les enseignants ?

Le seul mot d’ordre qui permette d’organiser la mobilisation, dans l’unité, est celui de retrait.

Retrait de la réforme du bac,
retrait de la réforme du lycée !