Après le scandale des masques, celui des tests !

Incontestablement, la pandémie de Covid-19 repart.

File d’attente de dépistage sur le parvis de la mairie de Paris.

Mais pour le gouvernement, pandémie ou pas, une seule chose importe : que les patrons puissent continuer à exploiter les travailleurs – et à licencier à tour de bras avec l’argent distribué par l’Etat – afin de dégager toujours plus de profits.

D’ailleurs, la seule mesure concrète annoncée par le gouvernement, après la tenue du « Conseil national de défense », le 11 septembre, a été la réduction de la durée de l’isolement de quatorze à sept jours, en cas de contamination.

Peu importe que les bus et les rames de métro soient bondés et que, par conséquent, la circulation du virus soit facilitée…

Peu importe que ce soit « la croix et la bannière » pour se faire tester, qu’il faille au moins cinq jours pour obtenir le résultat des tests, que les personnels de laboratoire soient au bord de la crise de nerfs…

Peu importe que les classes ne soient pas dédoublées, que la distanciation physique ne puisse donc pas être respectée, que la qualité des masques fournis par l’Education nationale soit déplorable…

Peu importe… Les salariés doivent travailler pour faire « tourner l’économie », les patrons doivent pouvoir amasser des profits… et, pour ce faire, les enfants doivent aller à l’école, quelles que soient les conditions sanitaires.

Il est urgent de rompre avec cette politique. Il est urgent de réquisitionner les 560 milliards offerts aux patrons. Il est urgent de nationaliser sans indemnité ni rachat toute une série de secteurs de l’industrie, en commençant par les industries de fabrication de masques et de tests et de réorganiser l’économie au service de la population.


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Le « plan de relance » de Macron Des milliards pour les patrons, pas un centime pour l’école

Le ministre de l’Éducation nationale Blanquer a par avance qualifié la rentrée comme « la plus normale possible ».

« La plus normale possible » ?

Pour les élèves, aucun moyen financier supplémentaire n’est dégagé pour l’école, pour un plan de rattrapage, pour une création massive de postes et l’ouverture d’un nombre de classes permettant de répondre aux besoins.

Impossible, dans ces conditions, de prendre à bras le corps les conséquences du confine- ment pour les élèves, de les faire bénéficier d’un plan de rattrapage dont beaucoup ont besoin ni de garantir la sécurité sanitaire.

Pendant ce temps, Macron annonce un « plan de relance » de 100 milliards d’euros – qui s’ajoutent aux 460 milliards déjà donnés –, avec des prêts garantis par l’État accordés aux seules entreprises rentables, c’est-à-dire celles qui organisent les plans de licenciements.

Blanquer, lui, met 400 millions d’euros sur la table pour lancer son « Grenelle des professeurs ».

400 millions, c’est moins de 0,1 % des sommes allouées aux banquiers et aux patrons pour organiser les plans de licenciements au cours des derniers mois.

Au Grenelle de Blanquer s’oppose l’exigence d’un véritable plan de rattrapage pour sauver la jeune génération du naufrage. Aux suppressions massives d’emplois s’oppose l’exigence de

l’interdiction des licenciements

et, pour cela,

la réquisition des 560 milliards offerts aux patrons.


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Magasins Alinea — Grâce au décret Macron, le milliardaire Mulliez dépose le bilan, licencie et touche le pactole !

(Tract POID du 26 août 2020) La famille Mulliez est la sixième fortune de France (32 milliards d’euros en 2019). Elle est propriétaire de groupes de la grande distribution : Auchan, Boulanger, Flunch, Leroy Merlin, Decathlon, Kiabi, Midas, Norauto… et de la chaîne de magasins de meubles et de décoration Alinea.

En mai dernier, au prétexte d’une diminution de l’activité liée au Covid, l’entreprise est déclarée en état de cessation de paiement et placée en redressement judiciaire au tribunal de commerce de Marseille. Deux mille salariés sont menacés de licenciement.

Le 6 août, un repreneur propose de reprendre l’entreprise pour une bouchée de pain avec un projet de restructuration : fermeture de 17 magasins sur 26 et licenciement de 1 000 salariés.

Qui est ce repreneur ? La famille Mulliez elle-même !

Comment est-ce possible ? Grâce à un décret du gouvernement Macron, daté du 20 mai 2020, qui permet à un patron de reprendre son entreprise après en avoir organisé le dépôt de bilan.

Cerise sur le gâteau : toutes les dettes de l’entreprise sont apurées et les suppressions d’emplois partiellement ou totalement prises en charge par l’assurance garantie des salaires (c’est-à-dire la Sécurité sociale).

Alors, oui, il y a urgence à interdire les licenciements pour empêcher la catastrophe !

Commencer à réunir les forces qui combattent pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, c’est le sens de la rencontre nationale du samedi 19 septembre qu’ont proposée les salariés du transport aérien regroupés dans leur comité pour l’unité.

COVID-19: et si la pandémie reprend demain ?

(Tract POID du 19 août 2020) De toutes parts, l’incurie du gouvernement au seul service du profit capitaliste est montrée du doigt.

Professeur de médecine, Gilles Pialoux alerte : « Nous devons tirer le bilan politique de ce qui s’est passé. Les fermetures de lits à l’hôpital depuis des années, les calculs de rentabilité à court terme… plus jamais nous ne devons nous retrouver à court de masques et de respirateurs. Tout cela est hallucinant » (France Inter).

Et si la pandémie de Covid-19 reprend demain ?

Dans les entreprises, le gouvernement s’est contenté de rendre le port du masque obligatoire – mesure de protection indispensable pour les salariés – sans que soit prise en compte la pénibilité aggravée des conditions de travail qui en découle.

Se pliant aux exigences du patronat, il laisse les entreprises engager l’offensive sur le travail à distance qui, demain, pourrait être imposé aux travailleurs.

Il incite à la mise en place d’accords de compétitivité, soumettant les salariés au chantage au licenciement pour imposer la baisse des salaires et des primes. Et son plan de 460 milliards d’euros d’aide aux entreprises et aux banques (voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 19 mars dernier) sert aujourd’hui à organiser des plans de licenciements à tour de bras. Cette semaine, 1 007 emplois supprimés à Hop ! (filiale d’Air France) et 480 à Camaïeu…

Dans les écoles, le gouvernement s’oriente vers l’allégement du protocole sanitaire : rien ne doit s’opposer à ce que les enfants reprennent le chemin de l’école pour que leurs parents puissent retourner au travail.

Quant aux hôpitaux, ils se préparent à une possible « deuxième vague » dans le même dénuement qu’avant la première : pas plus de lits ou de services, parfois même moins qu’au début de l’épidémie.

De toutes parts, l’incurie de ce gouvernement au seul service du profit capitaliste est montrée du doigt.

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, il est urgent que l’unité se réalise pour :

  • imposer le dépistage systématique et gratuit de la population, la distribution gratuite de masques, pour réquisitionner les entreprises nécessaires à la fabrication des tests, masques et respirateurs en nombre ;
  • imposer l’interdiction des licenciements, le maintien de tous les emplois ;
  • et pour cela, confisquer les centaines de milliards offerts aux patrons et aux banques.

Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

En plein été, pas une semaine sans un nouveau plan social !

Télécharger le tract : https://poidfr.files.wordpress.com/2020/08/poid_tract_12-08-20.pdf

Le Ministère du travail vient de publier les chiffres du chômage : 815 000 chômeurs supplémentaires au deuxième trimestre 2020, soit 6,15 millions de chômeurs officiels, sans compter les centaines de milliers purement et simplement radiés de Pôle emploi !

Et ce n’est pas fini : « depuis la fin du confinement, pas une semaine ne se passe sans qu’une annonce de plan social, de restructuration, voire de faillite, ne soit officialisée. » (Le Figaro, 10 août).

Des dizaines de milliers de licenciements sont programmées à Air France, Airbus, Renault, Derichebourg, TUI, La Halle, Daher, Valeo, Nokia… Sans parler des 15 000 intérimaires et CDD à La Poste, et des milliers d’enseignants contractuels dans l’Éducation nationale.

Un militant syndical de Hop ! (Filiale d’Air France, 1000 licenciements) s’interroge : « Le comportement de l’État, actionnaire d’Air France, est incompréhensible. Il prête sept milliards d’euros à l’entreprise afin de sauver l’emploi et la laisse dérouler son plan de destruction sans rien dire ! »

C’est un fait : Macron a fait voter par l’Assemblée nationale unanime, le 19 mars 2020, un plan de 343 milliards d’euros (devenu depuis 460 milliards), sous forme de subventions et de garanties bancaires aux entreprises… Les mêmes qui s’empressent de licencier aujourd’hui !

Ce gouvernement n’a aucune légitimité.
Il faudra bien réquisitionner les 460 milliards d’euros de cadeaux aux banques et aux entreprises pour garantir tous les emplois.

Il faudra bien mettre un terme à cette avalanche de « plans sociaux », en réalisant l’unité des travailleurs et de leurs organisations qui imposera l’interdiction des licenciements !

C’est le sens de la proposition faite par des salariés du transport aérien, d’une première rencontre nationale pour l’unité, pour l’interdiction des licenciements, le 19 septembre.

C’est le sens du combat du Parti ouvrier indépendant démocratique qui appelle toutes et tous à signer en masse l’appel : « Pour l’interdiction des licenciements ! »


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Un véritable plan de relance, ça passe par le maintien de tous les emplois et de tous les salaires

Pas un jour ne passe sans que s’allonge la liste des plans de licenciements. Transport aérien, construction, industrie, tourisme, services, banques… le saccage n’épargne aucun secteur.

Les travailleurs ripostent et cherchent à bloquer les plans patronaux, comme à l’usine Smart d’Hambach (Moselle) où les travailleurs ont manifesté par milliers le 24 juillet à Sarreguemines, en plein été, avec leurs syndicats et la population, pour le maintien de tous les emplois.

« Il y a beaucoup de syndicats dans l’usine, dit cet ouvrier, ils sont divisés ; mais aujourd’hui, je constate qu’ils sont unis, c’est la bonne voie. » Il a raison.

L’unité ouvrière doit l’emporter face aux plans patronaux

C’est l’unité dans la grève avec les syndicats qui a conduit à la puissante mobilisation à Castorama, dans plus de 70 magasins, contre le vol de 30 millions de primes dues aux travailleurs. Comme le dit une des grévistes, « le cours du groupe a augmenté de 20 % à la Bourse. Il a touché 600 millions d’euros de prêts garantis par l’Etat. Et nous, rien ! »

460 milliards pour les banquiers et les patrons… « Et nous, rien ! »

Leur « plan de relance », c’est 460 milliards d’euros pour les banquiers et les capitalistes, servis sur un plateau par le gouvernement Macron-Castex, après le vote unanime de l’Assemblée nationale le 19 mars… « Et nous, rien ! ».
14 574 signataires se sont d’ores et déjà regroupés autour de la campagne pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, dont les militants du POID sont partie prenante. Près de cinquante travailleurs d’Aéroports de Paris viennent de lancer un appel à une rencontre nationale en ce sens. De premiers regroupements politiques y répondent positivement.

Pour un plan de relance pour les travailleurs

Le seul plan de relance qui permettra d’empêcher la catastrophe sociale, c’est un plan ouvrier, un plan de rupture avec ce gouvernement, un plan de relance qui commence par le maintien de tous les emplois et de tous les salaires. Un plan qui inclut la reconstruction de l’hôpital public, le rattrapage scolaire, la gratuité des masques et des dépistages…


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Des « plans de relance » en échange de contre-réformes et de plans de suppressions d’emplois…

Un « plan de relance » européen de 750 milliards d’euros a été adopté à l’unanimité des 27 États membres, le 21 juillet, à l’issue d’une longue et âpre négociation. 

Sur quoi portait la négociation ?

Le principal débat a porté sur la répartition des 750 milliards entre prêts et subventions. 

La répartition initiale proposée par la Commission européenne et défendue par la France et l’Allemagne prévoyait 250 milliards de prêts et 500 milliards de dons. 

Refus des pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède et Finlande), partisans d’une réduction du montant des subventions car il faut demander aux pays bénéficiaires de régler leurs problèmes par eux-mêmes « via des réformes du marché du travail, du système de retraite… », c’est-à-dire via la remise en cause des droits des travailleurs. Sont particulièrement visées l’Espagne et l’Italie. 

Quel est finalement le contenu de l’accord ? 

Les 500 milliards ont été ramenés à 390 milliards qui seront attribués aux États les plus frappés par la pandémie… à condition que des contre-réformes soient appliquées par les pays « bénéficiaires » et en échange d’un droit de regard de l’Union européenne sur l’utilisation des fonds. 

Une tutelle qui rappelle celle imposée à la Grèce par la troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI) et l’ampleur des plans d’austérité destructeurs qui ont frappé les travailleurs grecs. 

En France, une partie de l’argent reçu de l’Union européenne ira alimenter le « plan de relance » de 100 milliards annoncé par le Premier ministre la semaine dernière, en contrepartie de contreréformes… auxquels s’ajoutent les 460 milliards déjà versés aux banques et aux capitalistes et qui servent à organiser les plans de suppressions d’emplois. 

Non aux contre-réformes !
Interdiction des licenciements ! 

« N’y a-t-il pas urgence à rassembler toutes les forces qui se prononcent pour l’interdiction des licenciements, des suppressions d’emplois et de postes ? » 
C’est la question posée par l’appel lancé, le 16 juillet, par des travailleurs du secteur aérien d’Orly et de Roissy qui ont décidé de se constituer en comité pour l’unité pour l’interdiction des licenciements et de soumettre à la réflexion des travailleurs, dans le secteur du transport aérien et au-delà, un appel à une rencontre nationale. 


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Maintien de tous les emplois !

Air France, Airbus, Aéroports de Paris, Thalès, Sanofi, Smart… pas un jour, depuis le début du mois, sans l’annonce d’un plan de suppression d’emplois.

Des plans d’une ampleur considérable… qui déclenchent une mobilisation massive des salariés.

Ainsi, après la manifestation organisée à Lannion (Côtes-d’Armor), le 4 juillet, les salariés de Nokia ont manifesté en direction de l’ambassade de Finlande, à Paris, le 8 juillet, pour dénoncer à nouveau le plan de licenciements. « Un TGV plein à craquer a convoyé à 6 h 50 les manifestants du centre de recherche de Lannion […]. “280 millions de subventions encaissées, 1 233 emplois supprimés”, proclame une banderole, allusion au crédit impôt recherche (CIR – ndlr) touché en quatre ans par l’équipementier finlandais », rapporte l’AFP (8 juillet).

Oui, des milliards déversés par l’État (CIR, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, prêts garantis par l’État, aides diverses) qui servent à organiser les plans de licenciements !

Dans ce contexte, la question du tous ensemble est posée avec force. Et cette question, c’est-à-dire celle de l’unité, pose nécessairement celle de la définition de la revendication qui rassemble : le maintien de tous les emplois.

Accepter de négocier les conditions de départ ou bien exiger le maintien de tous les emplois : cette alternative est au cœur de toutes les discussions parmi les travailleurs et militants confrontés aux plans.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la mul- tiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


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AIRBUS Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Le 30 juin, Airbus, le constructeur aéronautique européen, a annoncé un plan de 15 000 licenciements, dont 5 000 en France.

Le 20 juin, Guillaume Faury, le P-DG d’Airbus, dans un courrier adressé aux salariés, prévenait : « L’ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise […]. Elle nous contraint à des décisions amères. »

« Des décisions amères » ? … Surtout pour les salariés !

• Alors que la direction d’Airbus a largement profité du chômage partiel (48 000 salariés concernés) financièrement pris en charge par l’État et l’Unédic.
• Alors qu’Airbus dispose d’un imposant carnet de commandes (plus de 7 600 appareils).
• Alors que l’entreprise a négocié un crédit de 10 milliards d’euros en mars auprès des banques, puis 15 milliards supplémentaires.
• Alors que le gouvernement a annoncé un « plan d’aide » de 15 milliards d’euros pour le secteur.

Airbus annonce maintenant la suppression de milliers d’emplois !

Au total, ce sont 460 milliards d’euros qui ont été déversés par le gouvernement pour aider les entreprises (160 milliards) ou leur garantir des prêts bancaires (300 milliards). 460 milliards pour finalement organiser les plans de licenciements !

Plus que jamais, une mesure s’impose : abroger la loi du 19 mars et réquisitionner les milliards pour sauver tous les emplois. C’est la voie la plus simple pour interdire les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et
le maintien de tous les emplois.

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Chaque jour, des milliers de suppressions d’emplois Il faut les bloquer !

Le 9 juin, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a présenté son plan de « soutien » de 15 milliards d’euros à la filière aéronautique (aides publiques, investissements et prêts garantis).

Alors que 800 000 emplois devraient être supprimés dans les prochains mois, selon le ministre, s’agit-il d’éviter cette catastrophe en offrant des milliards ? Non ! Car ce plan n’est absolument pas conditionné à un engagement des entreprises concernées à maintenir les emplois.

Le gouvernement demande donc à Air France de licencier… en échange de milliards d’« aide » !

Au total, avec la troisième loi de finances rectificative présentée en Conseil des ministres le 10 juin, 460 milliards d’euros ont été accordés aux banques et aux capitalistes, notamment par le mécanisme des prêts octroyés par les banques aux grands groupes et garantis par l’État. 460 milliards d’euros… en échange de centaines de milliers de licenciements !

Au contraire ! Le gouvernement a demandé à Air France – qui a bénéficié d’une « aide » de 7 milliards d’euros – de prévoir « des réformes structurelles sur la maitrise des coûts » grâce à « la négociation de nouveaux accords avec les organisations représentatives du personnel ».

Alors, oui, il faut interdire les licenciements et affecter ces centaines de milliards d’euros à la préservation des emplois. C’est le sens de l’appel lancé par le POID qui se mobilise pour l’unité contre les licenciements.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la multiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


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