Le gouvernement confirme tout le contenu destructeur de sa réforme des retraites par points UNE PROVOCATION !

Alors que la grève pour le retrait de la contre-réforme des retraites entre dans sa sixième semaine, alors que les travailleurs manifestent par centaines de milliers, le gouvernement maintient intégralement son projet de loi, qui sera soumis au Conseil des ministres le 24 janvier. Que contient-il ?

  • La suppression des 42 régimes actuels.
  • L’instauration de l’âge pivot avec un mécanisme de bonus/malus 

Contrairement à certaines déclarations, l’âge d’équilibre (autre appellation de l’âge pivot) est bien instauré.  Plus grave encore, il pourrait passer de 64 ans à 65, 66, 67 ans …

  • La valeur du point dépendra du gouvernement

Le montant de la pension dépendra de la valeur d’acquisition du point, et de la valeur de service du pointau moment de la retraite. Ces deux montants seront fixés par une délibération du conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite universelle approuvée par décret ou, en l’absence de délibération ou en l’absence d’approbation de celle-ci, par un décret

C’est donc bien le gouvernement qui décide en dernière analyse. 

  • Les points seront acquis par les cotisations sur « chaque heure travaillée » 

Et les autres ? Le projet de loi répond que des points de solidarité seront accordés pour les périodes de chômage, de maladie, périodes de réduction ou d’interruption d’activité consacrées à l’éducation des enfants. Mais le texte ne donne aucun montant précis. 

  • La baisse du pouvoir d’achat des retraités 

Il suffira – comme pour les salaires – de les geler pour que le pouvoir d’achat baisse. 

  • La suppression des trimestres supplémentaires par enfant, tant pour le privé que pour le public 
  • La remise en cause des pensions de réversion.

Si la détermination à faire reculer le gouvernement est bien présente, les travailleurs s’interrogent : comment imposer le retrait ?

Question légitime qui en appelle une autre : et si les organisations syndicales nationales appelaient à la grève générale dans l’unité, pour exiger le retrait de la contre-réforme ?

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« C’est le seul journal qui restitue fidèlement ce qu’on dit » (un délégué syndical RATP à propos de La Tribune des travailleurs)

« C’est le seul journal qui restitue fidèlement ce qu’on dit » (un délégué syndical RATP à propos de La Tribune des travailleurs)

Des centaines de travailleurs et militants de toutes tendances du mouvement ouvrier se sont proposés pour être correspondants de La Tribune des travailleurs, dans tout le pays.

Voilà ce qu’ils rapportent des assemblées générales qui se sont tenues ces derniers jours.

  • Un conducteur de métro : « Quand, le 17 décembre, Macron a annoncé qu’il irait jusqu’au bout, il aurait fallu, dès le lendemain, appeler tout le monde à descendre dans la rue. Le 9, c’est bien trop tard. Comment on dit ça aux gars en AG le 19 décembre… d’attendre un mois ? On s’est bien fait recevoir. Les collègues étaient furieux. »
  • Un chauffeur de bus de la RATP : « Il n’y a que le rapport de force pour faire plier le gouvernement. C’est lui ou nous. » 
  • Un cheminot : « Il n’y a pas de cassure entre les grévistes et les non-grévistes. On discute avec nos collègues. On va les voir, on discute avec eux, on leur dit de se mettre en grève à nos côtés. On appelle tous les gens ici, dans tous les secteurs, à être solidaires. »
  • Un enseignant : « Ma profession était à 80 % en grève le 5 décembre. Ça ne s’était pas vu depuis au moins 2003 et Blanquer voudrait nous faire renoncer à combattre en nous augmentant de 50 euros par mois. 50 euros pour accepter la destruction de notre statut ! »
  • Un délégué syndical d’une raffinerie : « Le délégué de l’autre syndicat a fait la nuit, alors là, il dort, mais ce n’est pas un problème, on est tous unis. Ici, c’est comme une cocotte-minute sur le feu, ça ne se laisse pas sans surveillance… Tu vois, c’est le minimum technique, il n’y a pas d’expédition. On est en grève, mais on est en bleu de travail, parce que nous sommes réquisitionnés de manière informelle par la direction sur ce site classé Seveso, avec des modalités de grève négociées : on fait les tournées de sécurité et d’environnement, postées en 3 x 8 heures »
  • Un employé de la Ville de Paris : « Pour l’instant, le gouvernement ne lâche pas. Ce qui pose une question : la question de la grève générale. Parce que je me rappelle la loi El Khomri, et je n’ai pas envie que l’on nous refasse le coup des journées d’action. On se souvient de la grève des cheminots de l’année dernière. Alors, la grève générale, bien évidemment, il va falloir la discuter dans les AG, la préparer. Mais c’est une question qui est posée à tous les niveaux. Et en particulier, aux dirigeants des organisations. »
  • Une avocate : « C’est une grève sans précédent qui est à l’image de l’attaque historique qui est assénée contre notre régime autonome, que nous avons créé seuls après la guerre, et qui est aujourd’hui excédentaire. »
  • Un étudiant : « Le gouvernement aimerait nous diviser, nous épuiser, nous faire tourner en rond dans des actions disloquées. Nous répondons : vive l’unité des travailleurs et de la jeunesse, avec leurs organisations. Nous répondons : il faut la grève générale. Si le gouvernement ne retire pas son plan, alors les dirigeants des syndicats et des partis qui disent parler en notre nom doivent appeler à la grève générale. Alors le pays sera paralysé par la grève totale. Alors Macron devra reculer. Et s’il est si accroché à sa réforme, qu’il dégage avec elle. »

Alors, oui ! Qu’ils s’en aillent, Macron et sa réforme !

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Combien de temps encore Macron et sa poignée de ministres vont-ils bloquer le pays ?

Jamais, depuis des décennies, on n’avait vu des grèves et des manifestations se poursuivre avec autant de force durant la période des fêtes de fin d’année.

Qui est responsable ? C’est le gouvernement.

C’est le gouvernement qui, à la demande des fonds de pension des Etats-Unis, prétend liquider tous les régimes de retraite existants : le régime général et les régimes spéciaux et particuliers.

C’est le gouvernement qui veut ainsi contraindre tous les travailleurs à travailler plus longtemps, et à recevoir des pensions diminuées. 

C’est le gouvernement qui multiplie les mensonges : ainsi, Macron vient d’annoncer aux militaires leur maintien dans le Code des pensions civile et militaire, dont par ailleurs son projet prévoit la suppression. Soit il ment aux militaires, soit il ment aux fonctionnaires en leur disant que le maintien dans ce Code est impossible.

C’est le gouvernement qui multiplie les mensonges : les simulations de retraite dont il inonde le pays sont toutes faussées. Ainsi là où il prétend garantir les pensions des enseignants, les experts indépendants du gouvernement chiffrent leurs pertes à 30 ou 35 %. 

Oui, c’est le gouvernement qui est responsable. Les travailleurs qui font grève et manifestent sont en état de légitime défense. 

Une seule solution :

le retrait du projet Macron-Delevoye,

 le maintien de tous les régimes de retraite !

A trop attendre, le gouvernement ne laissera pas d’autre solution :

Dehors Macron et sa contre-réforme !

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Delevoye est parti,  Sa réforme doit partir !


Il n’y a rien à négocier dans la contre-réforme des retraites Macron-Philippe. Delevoye parti, tout doit être retiré…

… pour préserver l’ensemble des droits des travailleurs :

maintien des 42 régimes de retraites !

… pour préserver les droits acquis des femmes travailleuses :

maintien des droits familiaux et de la pension de réversion !

… pour préserver le droit à partir à la retraite en bonne santé :

refus de l’âge pivot et retour à l’âge légal à 60 ans !

… pour ne pas subir la précarité à vie :

non au sacrifice de la jeune génération… et de toutes les autres !

… pour ne pas être condamné à la misère :

maintien du système par répartition fondé sur la solidarité !

… pour préserver le statut des enseignants :

non à la « refonte du métier et de la carrière » et aux primes en contrepartie de travail supplémentaire !

… pour préserver l’indépendance des organisations syndicales.

Retrait de la contre-réforme des retraites !

Maintien des 42 régimes de retraite !


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Les vraies raisons de la contre-réforme des retraites

Le « marché » des retraites représente 318 milliards d’euros en France, sur lequel lorgnent depuis longtemps les fonds de pension. Mais, dans le système par répartition, les fonds de pension ne peuvent pas mettre la main sur ce pactole.

Le 27 octobre 2017, selon Le Canard enchaîné, « le gratin de la finance mondiale, représenté par les dirigeants de BlackRock (1), le plus gros investisseur du monde, et par 21 gestionnaires de fonds » est reçu à l’Élysée pour rencontrer Macron et ses ministres : Muriel Pénicaud, Elisabeth Borne, Bruno Le Maire et Benjamin Griveaux.

En juin 2019, dans une note « Loi Pacte : le bon plan retraite », BlackRock présente publiquement ses « conseils » au gouvernement français pour développer l’épargne retraite.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire déclare alors que l’objectif est d’aboutir à 300 milliards d’épargne retraite.

Résultat : la loi Pacte, entrée en vigueur le 1er octobre, contient deux articles qui ont explicitement pour objet d’encourager les plans d’épargne retraite.

Mais ils ne seront pleinement opérationnels pour les spéculateurs que si le régime par points liquide les 42 régimes de retraite et oblige tous les travailleurs, sauf à accepter une retraite de misère, à se tourner vers les fonds de pension.

Le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye ose nous parler « d’équilibre financier » et « de justice sociale ». Baratin ! C’est de spéculation qu’il s’agit et de profit pour les fonds de pension !

Retrait de la contre-réforme des retraites ! Maintien des 42 régimes spéciaux !

1. Multinationale extrêmement puissante qui détient plus de 7 000 milliards de dollars d’actifs, dont les deux tiers concernent l’épargne retraite. Selon ses responsables, ce « fonds est extrêmement attentif aux opportunités des réformes du système des retraites en France ».


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Retraites : le gros mensonge du gouvernement

Dans la manifestation parisienne du 5 décembre.

Selon le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), il manquerait entre 8 et 17 milliards d’euros pour parvenir à l’équilibre financier du système de retraite avant 2025, date fixée par le gouvernement pour le basculement du système par répartition sur un système par points. Ce déficit est brandi par le gouvernement pour justifier la réforme des retraites.

Ils réagissent :

  • Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT : « Cela représente 0,4 % du produit intérieur brut de la France, soit 7 jours de cotisations sociales (…). Il suffirait que les femmes soient payées comme les hommes (…), cela rapporterait 6,5 milliards d’euros aux caisses de la Sécurité sociale (…). Les grandes entreprises sont exonérées tous les ans de 20 milliards de cotisations sociales. Il suffit d’augmenter les salaires en France et le point d’indice pour les fonctionnaires. »
  • FO : « L’équilibre des systèmes de retraite est celui des recettes et des dépenses ; le COR indique que le déficit relatif (entre 2,5 % et 5,5 % du total des prestations) projeté en 2030 est avant tout celui des recettes, notamment du fait de la maîtrise des rémunérations et de l’emploi dans la fonction publique. »

C’est un fait : le déficit est fabriqué par le gouvernement.

Une conclusion s’impose : annulation de toutes les exonérations patronales, création des postes de fonctionnaires nécessaires, augmentation générale des salaires… Retrait du projet Macron-Delevoye-Philippe et maintien des 42 régimes de retraite !

 (1) La Marseillaise, 29 novembre 2019.
 (2) Communiqué de presse du 26 novembre.


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Le moment est venu d’imposer le retrait de la réforme des retraites !

Alors que la grève du 5 décembre pour le retrait de la réforme des retraites s’annonce massive dans tous les secteurs, le gouvernement multiplie les mensonges pour essayer de « déminer » la situation.

Ainsi, depuis quelques jours, la communication gouvernementale est centrée sur « les privilèges » dont bénéficieraient les salariés couverts par les régimes spéciaux.

  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, dénonce l’appel à la grève du 5 décembre comme l’action de ceux qui « veulent garder leurs avantages acquis (…) et qui ne veulent pas la disparition d’un régime extrêmement avantageux » (France info, 21 novembre).
  • Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, parle d’« une mobilisation pour conserver des inégalités » (Le Figaro, 26 novembre).
  • Emmanuel Macron qualifie les revendications des salariés bénéficiant de régimes spéciaux de demandes « d’une autre époque », dès son retour de La Réunion, le 25 novembre.

Une seule exigence

LE RETRAIT
DU PLAN
MACRON-DELEVOYE

et rien d’autre !

La réponse d’une aide-soignante à l’hôpital d’Arras

« Moi, une privilégiée ? Première nouvelle ! »


« J’ai élevé mon fils six ans, sans travailler, puis j’ai bossé dans une imprimerie pendant onze ans. Licenciement, chômage, formation, et j’ai réussi à obtenir mon diplôme d’aide-soignante. Ça fait dix-huit ans que je travaille à l’hôpital d’Arras.  Je gagne 1 600 euros net. J’ai 60 ans et je pensais pouvoir partir à la retraite à 62 ans, pour toucher la pension du privé en même temps. Quand j’ai vu que je toucherais 780 euros pour mes dix-huit ans d’hospitalière, j’ai bien été obligée de me faire une raison. Je vais continuer jusqu’à 64 ans, si je peux…

A 64 ans, je devrais toucher 870 euros de la CNRACL et peut-être 150 euros pour la retraite du privé. Mais je suis un cas à part, avec mes deux carrières. 

Ma collègue a 57 ans. Elle a commencé à 18 ans. Trente-neuf ans qu’elle travaille ici. Elle pourrait partir demain à la retraite, c’est son “privilège”, comme dit Macron. Mais avec la décote de 15 %, elle devrait vivre avec 1 300 euros, et comme elle vit seule, elle a décidé de continuer jusqu’à 60 ans.

Ils vivent sur une autre planète ceux des gouvernements. Ce sont eux, les privilégiés ! »


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