Il n’y a rien à négocier ! Le projet Macron-Delevoye
 de retraite par points doit être retiré ! – un tract du POID

Le 3 septembre, Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire chargé du dossier de la réforme des retraites, a annoncé son entrée au gouvernement.

Le ministre Jean-Paul Delevoye veut supprimer les 42 régimes de retraite actuels pour le remplacer par un régime universel par points.

Son projet de réforme va bien au-delà de toutes les attaques précédentes. Il s’agit d’effacer toute référence à des droits collectifs.

Comment ?

  • En supprimant les droits liés au statut
  • En supprimant la garantie du montant de la pension
  • En baissant brutalement le montant de la pension
  • En supprimant les trimestres supplémentaires et les majorations pour enfants
  • En supprimant le départ anticipé pour les métiers pénibles 
  • En diminuant le montant des pensions de réversion

Vous voulez en savoir plus ?

Vous voulez comprendre le contenu de ces mesures et leurs conséquences ?

Vous voulez connaître les propositions faites pour vous y opposer ?

Retrouvez toutes les informations à ce sujet
dans le 4-pages Spécial retraites publié dans La Tribune des travailleurs n° 204.

Réforme des retraites : le gouvernement abat ses cartes


Le gouvernement s’apprête à rendre publiques ses mesures visant à mettre en place le régime universel de retraite par points.

Quelles sont les principales mesures ?

Le gouvernement Macron-Philippe voudrait nous faire travailler plus longtemps
et diminuer les pensions versées…

Car le système par points, de l’aveu même de ses partisans, fait disparaître toute référence à une durée de cotisation et à un âge de départ à la retraite. Tout dépendra du nombre de points accumulés individuellement.

Cyniquement, le haut-commissaire à la réforme des retraites affirme : « Les Français partent quand ils décident que leur pension est au niveau qu’ils souhaitent » !

Le choix est donc : soit partir plus tard, soit partir avec une pension de misère.

… Et détruire les 42 régimes de retraites existants…

Est annoncée la création en 2020 d’une « structure commune universelle regroupant l’ensemble des organismes gestionnaires » qui chapeauterait tous les régimes existants.

Avec une gestion unique, toutes les garanties collectives acquises dans les 42 régimes actuels seraient supprimées : pénibilité, bonifications familiales, prise en compte des congés maternité, de maladie, de chômage, etc.

… Et détruire la solidarité ouvrière collective

Le système actuel, quel que soit le régime, garantit, par la solidarité ouvrière, la prise en compte des congés maternité, maladie, chômage ou invalidité comme des périodes d’activité.

C’est le salaire différé (cotisations salariales et patronales) qui assure ces droits.

Le système par points ne connaît que l’heure travaillée, le chacun pour soi, et ignore la solidarité ouvrière. Femmes en congé maternité, chômeurs, handicapés, travailleurs précaires n’auraient plus de droits spécifiques en matière de retraite mais recevraient (ou non) des aumônes de l’État.

Il en serait de même pour les bonifications familiales ou les pensions de réversion.

Cette réforme doit être bloquée. C’est une question vitale pour l’immense majorité de la population !

Ne touchez pas à nos retraites !
Maintien des 42 régimes de retraite existants !
Retrait du projet de retraite universelle par points !


La Tribune des travailleurs, le seul journal à mener campagne pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites, pour la grève générale unie pour bloquer Macron.


Dans l’enseignement, après le 4 avril, où en sommes-nous ? Que faire pour bloquer Blanquer et ses projets ?


Mercredi 17 avril, Créteil : dans une conférence de presse, les représentants de quatre syndicats d’enseignants du premier degré du Val-de-Marne rendent public un appel lancé par plus de 250 directrices et directeurs d’école (sur les 615 que compte le département) exigeant le retrait pur et simple du projet de loi Blanquer. 

Quinze jours auparavant, le 4 avril, les enseignants, particulièrement dans les écoles, s’étaient massivement mis en grève avec des taux de grévistes de 70 % et davantage dans nombre de départements franciliens, avec des milliers d’écoles totalement fermées ou majoritairement en grève… Ils ont défilé regroupés par école, par établissement, en nombre avec leurs propres banderoles confectionnées avec des draps et des pancartes artisanales qui, dans leur quasi-totalité, revendiquaient le retrait des projets Blanquer. 

Depuis le 4 avril, dans des centaines d’écoles, les professeurs se réunissent, adoptent des motions pour réaffirmer leur volonté que soit retiré le projet de loi Blanquer et que soient satisfaites leurs revendications. À Paris par exemple, des dizaines d’écoles concluent leur motion en indiquant que les enseignants sont « prêts à se mobiliser notamment par le biais de la grève jusqu’à satisfaction des revendications »… et les adressent à leurs organisations syndicales. Dans les communes se multiplient les réunions associant parents et enseignants avec les syndicats pour la défense de l’école publique et le retrait de la loi Blanquer… 

Dans le second degré, l’indignation des enseignants contre la mise en place des réformes du bac, du lycée, contre les mesures de suppressions de postes ne cesse de s’exprimer par tous les canaux. Le 12 avril, des professeurs de philosophie du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, réunis par leurs inspecteurs autour des programmes de l’enseignement de spécialité HLP (humanités, littérature et philosophie), ont voté le boycott de cette « formation » pour y opposer l’exigence d’« abrogation des réformes Blanquer du lycée et du baccalauréat »… 

Mais, ce jeudi 18 avril, quelques centaines d’enseignants du premier et du second degré de la région parisienne ont manifesté dans les rues de Paris à l’appel de plusieurs organisations syndicales. Appelés à la grève à 48 heures du début des congés, les enseignants ont clairement rejeté cette proposition ; ils sont disponibles pour se mobiliser et combattre pour imposer le retrait, mais ils ne sont pas prêts à s’aventurer dans des initiatives éparpillées, disloquées et inefficaces. Forts de l’expérience des dix-sept journées d’action contre la loi Travail, ce qu’ils recherchent, c’est la voie de la grève, de la vraie grève, dans l’unité avec leurs syndicats, la grève qui fera plier le gouvernement et obtenir le retrait du projet de loi Blanquer. 

À quels problèmes sommes-nous confrontés ? Comment les surmonter ? 

Dans un article publié dans La Tribune des travailleurs au lendemain du 4 avril, nous écrivions : « Quelle n’a pas été la surprise (des milliers d’instituteurs réunis en assemblées générales le 4 avril pour envisager la suite) de s’entendre proposer des initiatives aussi multiples qu’inefficaces. Telle fédération syndicale proposant de faire grève deux jours par semaine en attendant la journée d’action de la fonction publique du 9 mai, une autre des journées “écoles mortes”, des “nuits d’école ”, des pique-niques… ou encore la grève des examens en juin ! 

Qui peut croire que de telles actions éparpillées, disloquées, qui diluent la puissance concentrée dans la grève et les manifestations de ce 4 avril feront reculer le gouvernement ? Qui peut croire qu’en dehors de la grève unie des enseignants et de leurs syndicats, il soit possible de faire céder le ministre Blanquer ? »

Cela reste la question posée. Ces derniers mois, les enseignants du second degré de Créteil, ceux du premier degré de Dreux, du Val-de-Marne, ont cherché à s’organiser avec leurs syndicats à partir de leurs assemblées générales d’établissement, en mandatant des collègues dans des assemblées générales de délégués. Cela a donné confiance par exemple à certains lycées pour reconduire la grève en février et organiser un rassemblement au ministère pour exiger l’abrogation des réformes Blanquer du bac et du lycée. 

Notre point de vue, comme enseignants du POID, le voici : le projet de loi Blanquer rejeté massivement par les enseignants et les parents, sera balayé si se dresse contre lui l’unité, à tous les niveaux, des enseignants et des parents avec les syndicats. Oui, il sera balayé par la grève unie avec les syndicats jusqu’au retrait. 

Qu’en pensez-vous ? Discutons-en. 


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