Non au coup d’État au Venezuela !

Lire la suite

Appel du IIIᵉ Congrès du POID « Un fait révoltant »

Nous, délégués au IIIᵉ Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, venus de 62 départements, nous voulons informer les travailleurs et les jeunes d’un fait révoltant dont nous avons discuté dans notre congrès. 

Au moment même où Macron réunit les élus et engage son prétendu « grand débat national », l’agence gouvernementale France Stratégie publie à la demande du gouvernement une note intitulée « Où réduire le poids de la dépense publique ? » *. 

Cette note dénonce les retraites et l’assurance maladie comme pesant le plus lourd dans les dépenses de l’État. 

Mensonge ! La Sécurité sociale, comme les régimes de retraite, ce n’est pas le budget de l’État, c’est le salaire différé des travailleurs, partie intégrante du salaire ouvrier ! 

Honte ! Cette note gouvernementale affirme en toutes lettres que les travailleurs, en France, bénéficient de pensions trop élevées et qu’ils sont beaucoup trop riches comparativement aux travailleurs des autres pays d’Europe. En fait, dans tous les pays les travailleurs sont confrontés aux mêmes attaques de l’Union européenne et des gouvernements à ses ordres. 

La note gouvernementale dénonce le fait que les travailleurs en France vivent trop longtemps à la retraite comparés à ceux des autres pays. L’objectif est clair : il faut que les travailleurs partent plus tard à la retraite avec des pensions amputées. Bref, que notre vie s’achève plus tôt qu’aujourd’hui et dans des conditions misérables. 

Voilà ce que Macron voudrait imposer en déchaînant une répression féroce contre les travailleurs et les jeunes et en voulant supprimer le droit de manifester. 

Voilà ce que Macron a mis au point pendant qu’il amuse la galerie avec son grand débat. 

Il faut faire cela, prétend-il, pour réduire les dépenses de l’État. Réduire les dépenses de l’État ? Et les 40 milliards d’euros versés aux patrons au titre du CICE prétendument pour créer des emplois et qui n’en ont jamais créé un seul ? Et les 57 milliards de dividendes versés aux actionnaires des 40 groupes du CAC 40 pour l’année dernière, produits de l’exploitation des travailleurs ? Et les 41 milliards d’intérêts de la dette versés aux grandes banques internationales ? 

Le « grand débat » n’est pas seulement un écran de fumée, c’est une mystification sur le fond : derrière le rideau du « grand débat » de nouveaux coups, les plus brutaux, se préparent contre les droits des travailleurs, coups auxquels Macron voudrait associer ceux qu’il appelle les « corps intermédiaires », les élus et les syndicats de travailleurs. 

C’est bien une politique de classe que Macron met en œuvre, la politique dictée par les banquiers, les capitalistes, les spéculateurs et l’Union européenne. 

À cette politique de classe, nous estimons urgent que s’oppose une autre politique de classe. Celle-ci se concentre dans un mot d’ordre très simple : « Ne touchez pas à nos régimes de retraite ! Retrait du projet de réforme du gouvernement ! ». Et aussi : retrait de toutes les contre-réformes qui frappent la SNCF, le droit du travail, les services publics et l’instruction publique. 

L’unité des travailleurs et de la jeunesse est indispensable. S’il s’agit de bloquer cette offensive du gouvernement, il n’y a pas trente-six façons : la grève générale ouvrière est le seul moyen pour défendre et préserver les intérêts du peuple travailleur face à une minorité de profiteurs et de spéculateurs qui n’ont d’autre préoccupation que de faire grossir leurs profits. 

On entend de toute part : il n’y a pas de perspective politique. Si, il y a une perspective politique. Chasser Macron, mais pas seulement : chasser la Ve République et ses institutions antidémocratiques, en finir avec les diktats de l’Union européenne, abroger ses traités et former un gouvernement ouvrier qui prenne les mesures indispensables de préservation du peuple travailleur. 

À cet effet, notre congrès a adopté un projet de programme d’action politique que nous soumettons à la discussion. Non seulement pour ses propositions concernant le gouvernement ouvrier, mais aussi pour ses propositions d’action : nous voulons aider à ouvrir la voie à l’action de millions et de millions d’hommes, de femmes, de jeunes, de toute la classe ouvrière rassemblée qui abattra cette politique de misère et de déchéance. 

Voici, résumées brièvement, les propositions de notre congrès. À ceux qui les partagent, nous proposons de travailler à une construction commune pour bâtir dans ce pays un parti ouvrier se situant sur le terrain de classe. 

À tous, nous faisons la proposition de venir en discuter dans les réunions publiques et assemblées que le POID organisera dans tous les départements de ce pays dans les prochaines semaines. 

* https://www.strategie.gouv.fr/publications/reduire-poids-de-depense-publique 

Adopté à l’unanimité 

Lisez toutes le compte-rendu du IIIe congrès du POID dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID. 


Le POID appelle à manifester à Paris, place Saint-Michel (M°Saint-Michel), mardi 29 janvier à 18 heures « pour l’arrêt immédiat de la répression, pour le retrait du projet de loi liberticide Macron-Philippe-Retailleau contre le droit de manifester »

logo POID faidherbe

Responsable du déchainement de la répression et des violences policières (interpellations, gardes-à-vue, condamnations, sans parler des centaines de blessés et de blessés graves), le gouvernement Macron-Philippe veut désormais s’attaquer à un droit démocratique élémentaire : le droit de manifester !

Avec l’examen d’un projet de loi reprenant les dispositions liberticides du sénateur Retailleau, le gouvernement veut dès le mois de février, légiférer pour restreindre considérablement le droit de manifestation.

Considérant qu’un tel projet menace les libertés démocratiques et concerne tout le mouvement ouvrier, le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) s’est associé à un appel d’organisations qui se prononce en particulier « pour le retrait du projet de loi « Répression » de Macron-Philippe-Retailleau contre le droit de manifester ; pour l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation; pour l’interdiction des armes mutilantes dites « intermédiaires » (flash-balls, grenades de désencerclement…) ; pour l’arrêt des violences policières et la fin de l’impunité ».

Présent au rassemblement convoqué le 22 janvier à l’Assemblée nationale par les initiateurs de cet appel, le POID appelle l’ensemble de ses comités de la région parisienne à se mobiliser pour participer à la manifestation convoquée par ces mêmes initiateurs,

le mardi 29 janvier 2019, à 18 heures à Paris Place Saint-Michel (Métro & RER Saint Michel)

Le POID participera, sous ses drapeaux, à cette manifestation, pour l’arrêt immédiat de la répression, pour le retrait du projet de loi liberticide Macron-Philippe-Retailleau contre le droit de manifester.

Montreuil, le 23 janvier 2019

Halte à la répression ! communiqué du BN du POID

logo POID faidherbe7 janvier 2019, 16 heures – Depuis plusieurs semaines, le gouvernement Macron-Philippe est engagé dans une véritable escalade de la répression. Un total provisoire établit à 3 747 le nombre de condamnations prononcées. On comptabilise 216 emprisonnements, plus de 4 500 mesures de garde à vue, plus de 1 600 blessés dont certains gravement, deux hommes toujours dans le coma. Des dizaines de milliers de personnes ont été gazées. Chacun a en mémoire les 151 lycéens immobilisés au sol à genoux, mains sur la tête, à Mantes-la-Jolie, et les lycéens victimes de matraquage dans toute la France.

Gilets jaunes, lycéens, mais aussi militants syndicaux contre qui s’acharne la répression patronale et gouvernementale… Faut-il s’en étonner ? Le 4 janvier encore au Conseil des ministres, Macron a réaffirmé qu’il ne bougerait pas d’un millimètre sur ses contre-réformes : l’assurance chômage, les retraites, le statut de la fonction publique doivent être démantelés. Un gouvernement qui refuse à ce point d’entendre la protestation ouvrière et populaire, ultra majoritaire dans le pays, considère naturellement la répression comme le principal instrument du « dialogue » avec les citoyens.

Avec l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier démocratique, le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) exige l’arrêt de la répression, le respect du droit de manifester et l’arrêt des poursuites contre les jeunes, les militants, les travailleurs.

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, le combat contre la répression s’inscrit dans le combat d’ensemble pour en finir avec Macron, sa politique, son gouvernement et avec le régime d’arbitraire, anti ouvrier et antidémocratique de la Ve République.

À bas la répression ! À bas l’État policier ! À bas la Ve République !

Le bureau national du POID

Le 7 janvier 2019, 16 heures

picto pdf petit


Le POID et JR appellent à manifester le 11 novembre à 14 heures 30 à Paris, M° Gambetta

logo POID JR

picto pdf petit

Le 11 novembre à Paris, Macron invite Trump à un « Forum pour la paix » !

Un « Forum pour la paix », avec Trump ?

Trump qui vient de donner l’ordre à l’armée de tirer sur les migrants à la frontière du Mexique !
Trump qui fait la guerre en Afghanistan, en Irak, en Syrie… et menace maintenant l’Iran, le Venezuela, la Chine !

Trump qui arme et soutient Netanyahou dans sa guerre contre le peuple palestinien !

Et Macron, de qui se moque-t-il ?

Lui qui vient d’augmenter le budget militaire de 1,7 milliard d’euros en 2019 pour les guerres au Mali, en Centrafrique, en Afghanistan, en Syrie…

Lui qui, avec ses contre-réformes, et sa contre-réforme des retraites, mène la guerre « à l’intérieur » contre les travailleurs et les jeunes en France !

Lui qui avec l’Union européenne, fait la chasse aux migrants…

Lui qui livre les armes avec lesquelles le roi d’Arabie saoudite massacre le peuple du Yémen depuis quatre ans !

Lui qui rendra hommage, le 10 novembre aux Invalides, au Maréchal Pétain, qu’il a qualifié de « grand soldat » malgré ses « choix funestes » ultérieurs !

Tous dimanche 11 novembre 2018,
au rassemblement, 14h30, place Gambetta
(Métro Gambetta)

Pour dire, avec le POID et Jeunesse révolution :
Solidarité avec les travailleurs et la jeunesse des Etats-Unis !
Retrait immédiat des troupes françaises et américaines des pays où elles interviennent !
Arrêt immédiat des menaces d’intervention militaire !
Solidarité avec le peuple palestinien et son droit à la nation !
Pour l’accueil des réfugiés qui fuient la guerre et la misère !
A bas la guerre ! A bas l’exploitation !


 

 

15 octobre 2018 – Le POID exige l’arrêt immédiat des poursuites contre La France insoumise

picto pdf petit(Communiqué du 16 octobre 2018 – 14 heures) Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne avec la plus grande fermeté les perquisitions opérées ce jour au siège de La France insoumise et au domicile de plusieurs de ses responsables.

Cette tentative de transférer le débat politique sur un plan judiciaire s’inscrit dans une dérive générale du pouvoir en place pour qui les partis politiques et les organisations syndicales, formes élémentaires de la démocratie, devraient être mis sous le boisseau et soumis aux institutions du régime de la Ve République.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique exige l’arrêt immédiat des poursuites contre La France insoumise et ses dirigeants, l’arrêt des perquisitions policières, le respect des libertés démocratiques, de l’indépendance des partis et des organisations syndicales. Il se tient à disposition de toute proposition d’action dans l’unité pour faire prévaloir ces exigences.


 

BRÉSIL « Une élection sans Lula, c’est une fraude ! »

logo POID faidherbe

Communiqué

Paris, le 28 juillet 2018

picto pdf petitLe 15 août, le Tribunal électoral suprême du Brésil décidera s’il autorise le Parti des travailleurs (PT) à présenter Lula comme candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre.

Mais Lula, condamné sans preuve et jeté en prison depuis le 7 avril, risque de se voir refuser l’enregistrement de sa candidature… puisque c’est la véritable raison pour laquelle Lula a été condamné et emprisonné.

Quoi que l’on pense de la politique passée, présente et à venir de Lula et du PT, la tenue d’une élection présidentielle sans le candidat désigné souverainement par le PT serait une fraude, une mascarade.

Depuis le coup d’État « légal » d’avril 2016, qui a destitué la présidente élue Dilma Rousseff (PT), des milliers de militants politiques, syndicaux, d’universitaires, de simples citoyens sont menacés, inquiétés voire assassinés. La répression contre Lula et plusieurs responsables du PT s’inscrit dans cette offensive contre le mouvement ouvrier au Brésil. Une offensive pilotée par Trump et son administration.

Le Parti des travailleurs du Brésil a été constitué en 1980 dans les grandes mobilisations ouvrières contre la dictature militaire. Le PT est le produit de la lutte des travailleurs brésiliens pour la démocratie, la souveraineté de la nation et l’émancipation des travailleurs.

Le POID affirme que c’est le droit souverain du Parti des travailleurs de décider qui doit le représenter.

Ce n’est ni à Trump, ni au président putschiste du Brésil, Michel Temer, ni aux tribunaux et institutions héritées de la dictature de décider qui doit représenter le PT.

Dans le monde entier, les travailleurs sont confrontés à une offensive contre leurs organisations. Une attaque contre les organisations ouvrières au Brésil, c’est une attaque contre tous les travailleurs, au Brésil, en France et dans le monde.

Si le Tribunal électoral refusait d’enregistrer la candidature de Lula, les organisations ouvrières dans le monde entier se devraient de dénoncer une parodie de démocratie et une fraude généralisée !

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique appelle ses adhérents et sympathisants à participer au

rassemblement convoqué,

mardi 14 août à 18 h 30 à Paris

par le comité « Lula livre ! » (Lula libre !),

sur les mots d’ordre :

  • C’est au PT et à lui seul de décider qui doit le représenter !

  • Une élection sans Lula, c’est une fraude !




GRANDE-BRETAGNE Steve Hedley, dirigeant du syndicat des cheminots, agressé par des nervis

TT149 Steve Hedley RMT cheminots GBNotre camarade Steve Hedley, secrétaire général adjoint du syndicat des cheminots britanniques RMT, sa compagne Bridget et d’autres militants ouvriers qui les accompagnaient, ont été la cible d’une attaque de nervis fascistes samedi 14 juillet, alors qu’ils étaient de retour d’un meeting à Londres convoqué par la coalition Stand up to Racism. Meeting convoqué contre la venue de Trump et contre l’agitateur raciste Tommy Robinson, connu pour ses appels au pogrome contre les musulmans et les immigrés. Steve Hedley y avait pris la parole au nom du syndicat.

Steve, sa compagne et ses camarades ont été passés à tabac par les voyous, frappés à coups de chaise et de bouteilles en verre et blessés. Alors qu’aucun des agresseurs n’a été appréhendé, Steve et ses camarades ont été longuement interrogés par la police.

Steve Hedley était l’un des orateurs du meeting ouvrier internationaliste du 28 mai 2016 à Paris, en soutien aux travailleurs britanniques qui s’apprêtaient à voter massivement pour quitter l’Union européenne au référendum du 23 juin 2016 (le « Brexit »).

Daniel Gluckstein, au nom du Parti ouvrier indépendant démocratique, a transmis à Steve Hedley, à sa compagne et à ses camarades notre pleine solidarité et l’exigence que les coupables soient arrêtés et châtiés.

Jean-Pierre Barrois

[Information parue dans la Tribune des travailleurs du 25 juillet 2018]


 

AFFAIRE BENALLA Sous la Cinquième, tout ramène au Président

logo POID faidherbe

communiqué

Sous la Ve République, tout ramène au Président

picto pdf petitL’affaire Benalla vient rappeler, à qui l’aurait oublié, la nature du régime de la Ve République : un régime politique fait d’opacité, de coups tordus, de polices parallèles, de barbouzes sous la couverture d’un pouvoir présidentiel tout puissant au sommet de l’État.

Inacceptables sont bien sûr les violences exercées par cet individu, travaillant à l’Élysée et sur ordre du président, contre des manifestants. Mais à qui fera-t-on croire que le scandale se limite à un individu ? Ou qu’il est circonscrit aux différents échelons de la hiérarchie administrative que le pouvoir fait sauter comme autant de fusibles pour protéger la clé de voûte des institutions : le président de la République lui-même ?

Sous la Ve République, tout ramène au président.

Le véritable scandale, c’est non seulement que Benalla participe à la répression, mais aussi – et surtout – que l’affaire a été étouffée. S’il ne s’était pas trouvé des militants et des journalistes pour dévoiler les faits, jamais ils n’auraient été dévoilés. Ainsi le veulent les institutions de la Ve République qui donnent tout pouvoir au président pour faire régner l’arbitraire : qu’il s’agisse de la participation des hommes de l’ombre à la répression ou qu’il s’agisse, sur d’autres plans, des ordonnances contre le Code du travail, des votes bloqués à l’Assemblée nationale, de l’usage répété du 49-3 ou encore de tous ces coups de force contre les droits acquis par la classe ouvrière et la jeunesse (Sécurité sociale, retraites, services publics, statuts, conventions collectives).

On entend, ici et là, des responsables de « gauche » protester contre ces agissements intolérables. Ils ont raison bien sûr. Mais peut-on s’en remettre à une éventuelle commission d’enquête parlementaire ou au dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée nationale ? Non : les travailleurs et les jeunes savent d’expérience que sous la Ve République le Parlement n’a aucune indépendance par rapport au pouvoir exécutif.

Révélant au grand jour une nouvelle fois la pourriture de la Ve République, l’affaire Benalla s’ajoute à une longue liste: affaires Ben Barka, Boulin, Garantie foncière, Markovic, tuerie d’Auriol et beaucoup d’autres épisodes qui ont jalonné l’histoire de la Ve République.

La seule conclusion conforme à la démocratie, c’est qu’il faut en finir avec le régime de l’arbitraire. La seule conclusion conforme à la démocratie, c’est : « Dehors Macron, président illégitime ! Dissolution de la Ve République ! Assemblée constituante souveraine, élue à la proportionnelle intégrale par laquelle les délégués du peuple définiront eux- mêmes ce que doit être le contenu, les normes, les garanties, au plan social comme au plan politique, de la démocratie ! »

Moins que jamais, ce gouvernement ne peut prétendre à la moindre légitimité pour détruire les 42 régimes de retraite qui existent dans ce pays. Moins que jamais, ce gouvernement illégitime ne peut prétendre réduire à la misère les femmes privées de pension de réversion et liquider les avantages attachés aux régimes de retraite. Illégitimes sont le gouvernement et sa contre- réforme des retraites ! Seul est légitime le combat pour l’unité des travailleurs et de leurs organisations, en un front unique pour imposer le retrait de la réforme des retraites et le maintien de tous les régimes existants !

C’est dans ce combat que le POID vous appelle à prendre votre place.

Le bureau national du POID Adopté à l’unanimité

L’appel du bureau national du POID du 2 juin

logo POID faidherbe

Un appel du bureau national du POID

Aux adhérents du POID,
aux lecteurs de La Tribune des travailleurs,
aux travailleurs, aux jeunes de toutes tendances
avec qui nous menons le combat pour l’unité

Camarades,

picto pdf petitLe 13 mai dernier, plusieurs milliers de travailleurs, militants et jeunes ont manifesté pour l’unité pour chasser Macron, à l’appel du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et à la Ve République, avec le soutien du POID.

Deux semaines plus tard, le 26 mai, dans plus de 40 villes, les comités du POID ont participé, sous leurs drapeaux et sur leurs mots d’ordre, en toute indépendance, aux manifestations convoquées « contre les réformes Macron » par plus de 60 organisations politiques, syndicales et associations.

 

Nous avons donc, comme parti, fait ce à quoi nous nous étions engagés : combattre sans relâche pour l’unité pour en finir avec Macron et sa politique, ne négliger aucune possibilité d’aller dans cette direction en commun avec des travailleurs, des militants de toutes tendances, tout en préservant l’indépendance de notre politique. Le développement de la diffusion de La Tribune des travailleurs (une progression de 32 % d’abonnés entre mai 2017 et mai 2018) témoigne de l’accueil réservé à notre politique.

Pour autant, ne nous le cachons pas : la situation est complexe. Plus d’un an s’est écoulé depuis que Macron a pris les rênes du pays. Plus d’un an durant lequel – ordonnances contre le Code du travail, contre-réforme du baccalauréat, privatisation de la SNCF et dans bien d’autres domaines encore – il a mis en œuvre les plans dictés par la classe capitaliste. Depuis deux mois, la mobilisation des cheminots dans la grève se dresse contre la destruction de l’entreprise publique et du statut. De leur côté, les jeunes, indignés et révoltés par les annonces de Parcoursup, se mobilisent contre la sélection à l’Université et pour la libre inscription de chaque bachelier dans l’université et la filière de son choix. Mais, aux sommets des organisations ouvrières, la participation aux « concertations » avec le gouvernement sur ces contre-réformes fait obstacle à

la réalisation de l’unité dans un mouvement d’ensemble pour contraindre Macron à reculer.

Aujourd’hui, c’est aux régimes de retraite que le gouvernement s’attaque. Le ministre Le Maire a dévoilé le véritable objectif du gouvernement : canaliser 300 milliards d’euros par an – qui, à l’heure actuelle, échappent aux capitalistes et à la spéculation parce qu’ils relèvent de régimes fondés sur la répartition – vers les coffres-forts des capitalistes, des banques, des institutions financières (300 milliards d’euros d’épargne-retraite pour financer les entreprises). Le gouvernement ose nous dire qu’il va garantir l’égalité entre tous les travailleurs soumis à un seul régime demain. En réalité, ce sera l’égalité dans la paupérisation, dans la précarité, dans l’incertitude, dans la hantise du lendemain. Car passer de la répartition à la capitalisation, c’est un système à l’américaine : combien de millions de travailleurs qui avaient cotisé toute leur vie et comptaient sur une solide retraite ont découvert avec effarement que la spéculation organisée par les institutions financières sur leurs retraites les laissait démunis pour leurs vieux jours ?

Qui osera dire que cette réforme n’a pas un contenu de classe, que ce n’est pas la réforme des banquiers et des spéculateurs ? Qui osera dire que ce n’est pas la réforme de l’Union européenne qui exige à cor et à cri que soient remis en cause les régimes de retraite fondés sur la répartition ?

Cette réforme des retraites ne doit pas passer. Il nous revient de jeter toutes nos forces dans la bataille pour l’unité contre la remise en cause des régimes de retraite, pour défendre tous les régimes de retraite !

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement entreprend d’associer les organisations ouvrières à la préparation de sa contre-réforme. Il nous revient, maintenant et tout de suite, nous tous qui partageons un même sentiment d’urgence, d’engager le combat pour l’unité contre la remise en cause des retraites.

Cette campagne est totalement reliée à la campagne des abonnements d’été à La Tribune des travailleurs. Car tout l’été, La Tribune des travailleurs va développer les arguments sur l’histoire des régimes de retraite, sur leur signification, les plans du gouvernement, sur l’expérience du mouvement ouvrier en la matière.

Ce combat pour sauver les régimes de retraite appelle l’organisation de comités pour l’unité pour aider les travailleurs, quels que soient leur appartenance, leurs engagements, à s’unir sur cet objectif ; comités politiques pour l’unité qui, pour sauver les régimes de retraite, combattent pour la réalisation de l’action de classe, tous ensemble, de la grève générale si nécessaire pour contraindre le gouvernement à reculer. Ce qui suppose bien évidemment de rompre toutes les formes de la concertation par laquelle le gouvernement voudrait lier les organisations à ses plans.

Combattre pour sauver les régimes de retraite, c’est combattre pour la remise en cause du carcan de l’Union européenne. Ce qui vient de se passer en Italie le confirme : l’Union européenne veille à ce qu’aucun ministre des Finances ne soit nommé qui n’ait pas prêté serment de fidélité à l’euro et à la Banque centrale européenne. Ce qui se passe en Espagne le confirme : l’organisation « insoumise » Podemos s’est allié au Parti socialiste ouvrier espagnol pour mettre en place le gouvernement de Pedro Sanchez dont le premier acte a été… d’annoncer qu’il appliquerait le budget du gouvernement Rajoy renversé, budget d’austérité dicté par l’Union européenne.

Ne pas rompre avec l’Union européenne, ses diktats, ses traités, c’est inévitablement s’engager sur la voie de la mise en œuvre de ses attaques destructrices.

C’est pourquoi nous préparons le meeting internationaliste de Strasbourg avec des camarades venus de toute l’Europe pour dire non, cette Europe n’est pas la nôtre. « Pour l’Europe des travailleurs et de la fraternité entre les peuples, il faut rompre avec les traités et les institutions ».

Le 26 mai, répétons-le, nous étions dans la rue, en toute indépendance. Jean-Luc Mélenchon, lui, en appelle à la constitution d’un nouveau « Front populaire ». Sous des formes voisines, les dirigeants d’autres partis (Parti communiste, etc.) se sont prononcés dans cette même direction. Le Parti ouvrier indépendant démocratique n’est pas candidat à participer à une coalition de Front populaire qui, au bout du compte, resterait, comme en Espagne, prisonnière du cadre des institutions de la Ve République et de l’Union européenne.

À toute perspective d’une coalition se situant dans le cadre de la Ve République et de l’Union européenne – baptisée « Front populaire » ou d’un autre nom – nous opposons le front unique des travailleurs et des organisations, rompant avec les diktats du capital. Nous opposons la nécessaire élection d’une Assemblée constituante par laquelle le peuple définirait lui-même la forme et le contenu de la démocratie. Et cela dans l’objectif de l’établissement d’un authentique gouvernement ouvrier n’hésitant pas à prendre les mesures radicales de défense de l’emploi, de retour aux services publics, de renationalisations qu’appelle la situation, abrogeant les contre-réformes et rompant avec les pactes de responsabilité et d’austérité dictés par Bruxelles.

Travailleurs, militants, jeunes, c’est ce combat auquel le POID vous invite à vous associer.

Plus que jamais, c’est en termes de classe que la situation se présente. Face à la classe capitaliste, à son euro, à son gouvernement Macron, à ses contreréformes (les retraites, la sélection à l’Université, le Code du travail et autres), opposons le front unique des travailleurs et des organisations pour contraindre le gouvernement à reculer et, au-delà, pour le chasser.

Rejoignez le POID ! Abonnez-vous à La Tribune des travailleurs !

Adopté à l’unanimité. Montreuil, le 2 juin 2018, 11 heures.


JE PRENDS CONTACT AVEC LE POID