« Macron : c’est la guerre ! » Un appel du BN du POID

Macron, derrière Trump, vient de faire bombarder la Syrie*.

Macron fait la guerre en Syrie et envoie les CRS matraquer les étudiants.

Macron, obéissant à Trump, prévoit d’augmenter à 300 milliards d’euros le budget militaire cumulé d’ici 2024, alors qu’il ferme des classes, des hôpitaux, qu’il vole les retraités, qu’il privatise la SNCF.

Macron c’est la guerre. Les peuples, les travailleurs ne veulent pas la guerre. Macron doit partir ! Unité, maintenant, pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique !

Signez, faites signer :

picto pdf petitArrêt immédiat des bombardements en Syrie!

Paris, le 14 avril 2018, 11 heures

______

* Le prétexte invoqué de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie est une pure hypocrisie puisque la coalition militaire dirigée par les États-Unis et à laquelle le gouvernement Macron participe en utilise elle aussi : « L’utilisation par la coalition emmenée par les États-Unis de munitions au phosphore blanc dans la banlieue de Raqqa, en Syrie, est illégale et pourrait constituer un crime de guerre » (16 juin 2017, Amnesty international).


Le POID, aux côtés de 26 000 travailleurs, jeunes et militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique appelle toutes et tous à participer à la manifestation nationale, dimanche 13 mai à Paris : «Macron, un an, ça suffit !»


 

BRÉSIL Bas les pattes devant Lula !

Lula PT manifestation

Lula en meeting devant des milliers de travailleurs.


logo POID faidherbe

(Communiqué) picto pdf petitLe Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) partage l’indignation de millions de travailleurs, paysans et jeunes du Brésil à l’annonce par la Cour suprême, mercredi 4 avril, du rejet de la demande d’Habeas Corpus par les avocats de Luiz Inacio Lula da Silva, candidat du Parti des travailleurs du Brésil (PT) à la prochaine élection présidentielle.

Le POID joint sa voix à celles de nombreuses organisations ouvrières et démocratiques du Brésil et du monde entier : Lula, condamné sans preuve, ne doit pas être jeté en prison ! Lula doit avoir le droit de présenter sa candidature au nom du PT à l’élection présidentielle !

Le POID constate :

  • que cette attaque s’inscrit dans la vague de terreur contre les militants du mouvement ouvrier et démocratique, et notamment après le lâche assassinat de la conseillère municipale de Rio, Marielle Franco ;
  • que la veille de la décision de la cour suprême, le général Eduardo Villas-Boas, chef de l’armée brésilienne, a proféré des menaces rappelant les pires heures de la dictature militaire (1964-1985) ;
  • que ce sont les institutions héritées de la dictature militaire qui sont utilisées aujourd’hui contre Lula et le PT ;
  • que ce coup de force contre la démocratie s’inscrit dans la continuité du putsch qui, en mai 2016, a destitué la présidente Dilma Rousseff et porté au pouvoir Michel Temer, ancien informateur de la CIA.

Le POID constate que ce coup porté à la démocratie et au mouvement ouvrier s’inscrit dans une offensive généralisée contre les nations, les peuples et les travailleurs du continent américain, sous l’égide de l’administration Trump, allant des menaces d’intervention militaire au Venezuela à l’occupation d’Haïti, en passant par la politique du gouvernement Macri en Argentine.

C’est au peuple brésilien, et à lui seul, de décider de son avenir !
C’est au peuple brésilien et à lui seul de se prononcer à l’occasion des élections à venir !
C’est le devoir de toute organisation ouvrière et démocratique dans le monde de dire aujourd’hui :

  • Bas les pattes devant Lula !
  • Annulation de toutes les poursuites judiciaires !
  • Pour le droit de Lula à représenter le PT à l’élection présidentielle !

Les secrétaires nationaux

Paris, le 5 avril 2018

Le POID au rassemblement, vendredi 30 mars, à 18h30, à l’ambassade d’Espagne (Métro Alma Marceau)

 

Mise à jour le 3 avril 2018 – Vidéo reportage du rassemblement aux abords de l’ambassade d’Espagne à Paris

picto pdf petit

Communiqué – 27 mars 2018 – Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne l’arrestation, le 25 mars, par la police du gouvernement Merkel de Carles Puigdemont, ancien président de la Généralité de Catalogne en exil, et l’emprisonnement, le 23 mars, de cinq autres responsables politiques catalans par le Tribunal suprême de la monarchie espagnole.

En se rangeant du côté de la monarchie espagnole issue des accords de 1977 avec les héritiers du franquisme, contre le peuple catalan et sa volonté exprimée lors du référendum du 1er octobre, de vivre en République, l’Union européenne – qui ne manque pas une occasion de donner des « leçons de démocratie » au monde entier – démontre une nouvelle fois qu’elle n’est rien d’autre qu’une prison des peuples.

Le POID condamne le soutien apporté par le gouvernement Macron-Philippe à la répression exercée par le gouvernement Rajoy. Il salue l’initiative prise par des militants ouvriers, sociaux-démocrates et syndicalistes d’Allemagne qui, dès le 25 mars, se sont adressés solennellement au comité directeur du Parti social-démocrate (SPD, membre du gouvernement de grande coalition avec Mme Merkel) et au ministre de la Justice pour exiger la libération immédiate de Carles Puigdemont, et s’opposer fermement à toute extradition vers l’Espagne où il est menacé de trente ans de prison.

Le POID est aux côtés des travailleurs et des jeunes qui, dès dimanche 25 mars en Catalogne et au Pays basque, et depuis dans d’autres régions d’Espagne, manifestent contre la répression, pour la libération immédiate de tous les emprisonnés politiques, pour la défense de la République catalane.

Le POID considère que la démocratie et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne se divisent pas. C’est le droit absolu du peuple catalan de se libérer du joug de la monarchie franquiste et de constituer sa propre République catalane, comme c’est le droit de n’importe quel peuple d’Espagne de faire de même.

Libérez Puigdemont et tous les prisonniers politiques !

Droit du peuple catalan à choisir librement ses propres représentants !

Bas les pattes devant la République catalane !

À bas l’Union européenne !

C’est sur ces mots d’ordre que le POID participera au rassemblement devant l’ambassade d’Espagne, organisé par le Collectif de soutien au peuple catalan et le Comité de défense de la République catalane (CDR-Paris), vendredi 30 mars à 18 h 30. Métro : Alma Marceau

Un appel du bureau national du POID

131TTtitre appelBN

picto pdf petit

Défaire le gouvernement Macron ; bloquer la dérive totalitaire du pouvoir en place ; empêcher la marche au corporatisme ; c’est nécessaire, c’est possible.

La décision des cheminots et de leurs organisations de s’engager dans la grève contre le gouvernement, qui veut privatiser la SNCF et briser leur statut, marque un tournant dans la situation ouverte il y a un an par l’élection de Macron.

Oui, la grève :

il n’y a pas d’autre moyen pour empêcher la destruction de l’entreprise publique et du statut !

Oui, la grève

pour le retrait du projet Macron-Spinetta !

Au-delà de la SNCF, la grève est à l’ordre du jour pour imposer le retrait des plans du gouvernement. Celui-ci, en s’attaquant à toutes les conquêtes sociales et démocratiques – Code du travail, baccalauréat, services publics et fonction publique, Poste, hôpitaux, école, libertés –, ne laisse d’autre choix.

Bloquer le gouvernement et ses contre-réformes, c’est possible et nécessaire. L’enjeu est de sauver les libertés démocratiques et les droits de la menace du totalitarisme.

En effet, dans tous les domaines, Macron veut imposer aux organisations syndicales ce qu’il appelle « la concertation ». Elles devraient s’impliquer elles-mêmes dans la destruction des droits ouvriers et de la démocratie, dans des séances de concertation dont l’ordre du jour est la mise en œuvre des plans du gouvernement, et même l’écriture des lois sous sa dictée !

Ainsi, à la SNCF,

le projet de loi du gouvernement tient en quatre pages et comprend un très grand nombre de trous. Ceux-ci seront, dans les deux mois qui viennent, complétés soit par les ordonnances écrites par le gouvernement, soit par le résultat des concertations. Mais dans les deux cas, et conformément aux directives de l’Union européenne, la loi doit impérativement privatiser et casser le statut. Dans ce but, le gouvernement convoque pas moins de 70 réunions avec les syndicats pour qu’ils écrivent eux-mêmes la loi de destruction de la SNCF.

En agissant de la sorte, Macron va encore plus loin dans la voie ouverte par le coup d’État de De Gaulle qui, en 1958, prônait l’instauration d’un régime corporatiste intégrant les syndicats à l’État.

Depuis, la marche au corporatisme s’est toujours heurtée dans notre pays à la résistance de la classe ouvrière : depuis la grande grève des mineurs en 1963, unis avec les organisations, jusqu’à la grève générale de 1968, puis l’échec de De Gaulle lors du référendum de 1969, ou encore le refus d’accompagner le tournant de la rigueur en 1982. En 2018, à nouveau, la marche au corporatisme peut et doit être bloquée. Pour cela, les organisations ouvrières doivent se retirer des concertations : l’enjeu, c’est leur indépendance sans laquelle il n’y a pas de démocratie.

Le 22 mars, par dizaines et centaines de milliers, les cheminots, les fonctionnaires et d’autres secteurs de la classe ouvrière manifesteront dans tout le pays, contre le gouvernement pour les revendications et le retrait des contre-réformes.

Leur mobilisation, c’est celle des travailleurs dressant leurs revendications contre le gouvernement, en toute indépendance avec leurs organisations.

La classe ouvrière n’a rien à gagner à la remise en cause des libertés. Pour elle, le respect de la démocratie politique, c’est que les organisations ouvrières puissent agir librement.

Partisan de la démocratie, le Parti ouvrier indépendant démocratique estime que le corporatisme doit être battu, et que son instrument, le gouvernement Macron, d’essence totalitaire, doit être battu.

Le régime antidémocratique de la Ve République doit être balayé et céder la place à l’Assemblée constituante qui permettra au peuple de définir lui-même la forme et le contenu de la démocratie.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique agit pour un gouvernement des travailleurs et des organisations unis pour la satisfaction des revendications.

Pour cela, il faut bien sûr en finir avec ce gouvernement Macron, ennemi de la démocratie et des droits.

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique soutient l’appel signé par 25 000 travailleurs et militants de toutes tendances à manifester à Paris, place de la République, le 13 mai pour dire « Macron, un an, ça suffit ! Dehors Macron et son gouvernement ! ».

Non, les intérêts de la classe ouvrière et ceux des capitalistes et des banquiers ne peuvent se mélanger. Les intérêts de la classe ouvrière recoupent ceux de tous les exploités, des chômeurs, des retraités, des jeunes qui doivent être défendus jusqu’au bout, jusqu’à l’instauration d’un authentique gouvernement ouvrier. Nous vous appelons à construire ensemble ce parti ouvrier dont les travailleurs ont besoin pour aller à la victoire.

À bas le gouvernement Macron !
À bas le corporatisme ! À bas le totalitarisme !

Adopté à l’unanimité Montreuil, le 17 mars 2018, 15 heures

 

Peut-on attendre la présidentielle de 2022 ? déclaration du BN du POID

po-large-avec-devise-couleur-1

Peut-on attendre la présidentielle de 2022 ?

picto pdf petit

C’est maintenant que Macron et son gouvernement…

gouvernement Macron

…veulent démanteler la SNCF, en supprimant 9 000 kilomètres de ligne, en livrant les chemins de fer au privé, en brisant le statut des cheminots ;
… enfoncent des millions de retraités dans les plus grandes difficultés en diminuant leurs pensions (des centaines d’euros en moins par an !) ;
… veulent licencier 120 000 fonctionnaires sous couvert d’un « plan de départ volontaire » ;
…encouragent les patrons à supprimer en masse les emplois, utilisant les facilités ouvertes par les ordonnances contre le Code du travail ;
…entreprennent une contre-réforme du baccalauréat qui le transformerait en chiffon de papier sans aucune valeur, interdisant de fait l’accès à l’Université aux enfants de la classe ouvrière ;
… démantèlent la Sécurité sociale de 1945 fondée sur les cotisations (salaire différé) et préparent une terrible contre-réforme des retraites ;
…poussent les hôpitaux à l’explosion, à coups de suppressions de lit par dizaines de milliers, et poursuivent la liquidation des maternités (dont 70 % ont été fermées depuis quinze ans) ;
… ferment les classes par milliers dans les écoles primaires et maternelles (préparant la disparition pure et simple de ces dernières) ;
… asphyxient les communes et leurs services publics en les contraignant à signer des contrats avec l’État pour relayer sa politique d’austérité.

C’est maintenant que Macron, aux ordres des banquiers et des capitalistes, veut détruire les piliers essentiels des droits ouvriers, de la démocratie et de la République. Macron s’en vante qui vient de déclarer : « Je suis le fruit d’une forme de brutalité de l’histoire, d’une effraction. » Une effraction ? C’est ce qu’on appelle, en langage populaire, « un casse ». Macron, c’est l’homme du « casse » revendiqué de tous les droits, de toutes les conquêtes que des générations de travailleurs ont arrachés par leurs luttes.

Et il faudrait, sagement, comme nous y invitent les « grands dirigeants de la gauche », attendre l’élection présidentielle de 2022 ?

C’est maintenant qu’il faut en finir !
Car c’est maintenant que Macron…

…vient d’augmenter le budget militaire à hauteur de 2 % du PIB (295 milliards d’euros sur cinq ans) exigés par Trump et l’Otan pour entraîner la France toujours davantage dans des guerres d’agression et d’occupation contre les peuples du monde entier ;
…veut instaurer un service national obligatoire pour exploiter la jeune génération (main-d’œuvre gratuite de substitution aux emplois publics et associatifs) et même l’engager dans des con its meurtriers ;
…aggrave la traque des migrants chassés de leurs pays par les interventions et le pillage des grandes puissances capitalistes.

Et il faudrait attendre 2022 ?

Non, c’est maintenant, c’est tout de suite, qu’il faut arrêter le bras destructeur de ce gouvernement, zélé serviteur des plans de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne !

C’est maintenant que Macron doit être chassé, et avec lui son gouvernement et sa politique !

C’est un fait : « en bas », dans tout le pays, pas un jour ne passe sans que des grèves et des manifestations se dressent, par centaines, contre les fermetures de classe dans les écoles, contre les fermetures de lit et de services dans les hôpitaux, contre les licenciements, contre l’asphyxie des petits paysans…

C’est un fait, « en haut », les dirigeants des organisations ouvrières persistent à participer aux « concertations » et autres « dialogues sociaux » par lesquels le gouvernement veut les associer aux contre- réformes destructrices.

Continuer ainsi, ce serait laisser les mains libres à Macron qui est prêt à tout détruire.

C’est un fait : que les organisations qui se réclament du mouvement ouvrier et démocratique rompent avec le gouvernement Macron et les institutions de la Ve République, qu’elles appellent à la mobilisation unie pour bloquer le gouvernement Macron, des millions descendront dans la rue, et Macron devra reculer !

Le POID n’a pas d’intérêts distincts de ceux de tous les travailleurs. C’est pourquoi il soutient l’appel lancé par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République à une manifestation nationale le 13 mai, à Paris, pour l’unité pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique.

Le POID se fixe d’aider à la constitution d’un gouvernement au seul service des travailleurs. Un gouvernement qui inscrit dans son programme le retour à un Code du travail qui protège les droits ouvriers, l’interdiction des plans de licenciement, le retour à des hôpitaux qui soignent, le retour à la Sécurité sociale de 1945 qui protège contre les aléas de la vie, le retour à une école qui instruise, à des services publics qui répondent aux besoins de la population, aux monopoles d’État de la SNCF, de La Poste, d’EDF-GDF, un gouvernement qui engage un programme massif de construction de logements à bon marché …

Le POID se prononce pour un gouvernement qui, dans ce but, n’hésite pas à rompre avec le carcan des traités européens, et notamment les critères de Maastricht et le « pacte de stabilité-pacte d’austérité » qui en découle. Le POID se prononce pour l’Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple, balayant les institutions antidémocratiques de la Ve République, instaurera une authentique démocratie dont il définira lui-même la forme et le contenu.

Cette position, le POID n’en fait pas une condition pour l’action commune.

Car il y a un préalable à tout : Macron doit partir, maintenant, tout de suite !

Unité pour chasser Macron !

Le bureau national du POID Paris, le 17 février 2018

Adopté à l’unanimité


JE PRENDS CONTACT AVEC LE POID

Un appel du Conseil fédéral national du Parti ouvrier (POID)

picto pdf petitUn appel du conseil fédéral national (CFN) du POID :

CFN POID

Peut-on laisser les mains libres à Macron ?

Paris, le 21 janvier 2018

Peut-on laisser les mains libres à Macron
• qui vient de décréter la fin de la Sécurité sociale de 1945 ;
• qui autorise les patrons à licencier par milliers grâce à ses ordonnances, comme à PSA, à Pimkie, etc. ;
• qui privatise jusqu’au bout tous les services publics : SNCF, LaPoste…;
• qui prévoit de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique ;
• qui remet en cause le baccalauréat comme diplôme national ouvrant les mêmes droits pour tous les jeunes ;
• qui annonce des mesures brutales contre les migrants ;
• qui veut aller jusqu’au bout de la liquidation des communes et des départements ?

Peut-on laisser les mains libres à Macron qui étend la pauvreté et la précarité à toute la population ?

Peut-on laisser les mains libres à Macron qui agit pour les seuls intérêts des capitalistes, des banquiers ?

Macron, qui reçoit ce 22 janvier les P-DG des 100 entreprises les plus importantes au monde : Coca-Cola, la banque Goldman Sachs, Apple, etc. Il a invité tous ces P-DG à Versailles pour leur dire : regardez comment, en sept mois, j’ai réussi à remettre en cause les droits des ouvriers ; regardez comme les conditions pour exploiter les travailleurs en France sont plus favorables qu’elles ne l’ont jamais été.

Peut-on laisser les mains libres à Macron qui, dans tous les domaines, mène la poli- tique dictée par les intérêts des capitalistes ; qui, dans sa politique étrangère, multiplie les interventions armées aux côtés de Trump et de toutes les grandes puissances capitalistes ?

Peut-on laisser les mains libres à Macron qui veut durcir les législations contre les migrants, imposer une loi de contrôle et de censure sur les médias, et qui, dans tous les domaines, multiplie les attaques contre les libertés démocratiques ?

Nous, conseil fédéral national du Parti ouvrier indépendant démocratique, disons : ce n’est pas possible ! On ne peut pas laisser les mains libres à Macron !

Dans tout le pays, les grèves se multiplient contre les licenciements, contre la remise en cause des acquis, contre l’asphyxie des hôpitaux. Dans tout le pays, les travailleurs cherchent et trouvent la voie du combat dans l’unité pour les revendications.

Qu’est-ce qu’il faut pour bloquer Macron et sa politique ?

La force unie des travailleurs avec leurs organisations dans l’action de classe, dans la grève, dans la mobilisation pour balayer ce gouvernement et sa politique.

Il faut l’unité pour chasser Macron.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique se construit comme un parti ouvrier. Il prône, dans tous les domaines, une politique authentiquement ouvrière, une politique qui n’hésite pas à bloquer les licenciements, confisquer les profits spéculatifs, abroger les ordonnances, remettre en cause toutes les attaques contre les droits des travailleurs des villes et des campagnes.

Il faut en finir avec la division

Le Parti ouvrier indépendant démocratique n’a pas d’autre objectif que d’aider à réaliser l’unité des travailleurs, des jeunes et de toute la population pour en finir avec cette politique réactionnaire, sans attendre 2022, maintenant, tout de suite.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour qu’on en finisse avec la Ve République et l’Union européenne, qu’on rompe avec leurs plans mortifères et que, dans l’unité avec les travailleurs et les jeunes de toute l’Europe, soient jetées les bases d’une authentique union libre des peuples et des nations libres d’Europe débarrassée des traités de Maastricht, de la Banque centrale européenne et de tous ces diktats au nom desquels tout est détruit dans notre pays comme dans tous les pays de l’Union euro- péenne.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour un gouvernement ouvrier, un gouvernement de la majorité opposé au gouvernement de la minorité, le gouvernement des riches, le gouvernement des patrons et des banquiers que représente Macron aujourd’hui.

C’est pour cette unité que nous construisons le Parti ouvrier indépendant démocratique. C’est au service de cette unité que nous ouvrons les colonnes de La Tribune des travail- leurs à tous les travailleurs et militants qui veulent en débattre.

Rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Catalogne : un vote massif pour la reconnaissance de la République

nouveaulogopoid

Communiqué

 

Paris, le 23 décembre 2017

picto pdf petitUne nouvelle fois, ce 21 décembre, le peuple catalan a affirmé sa détermination à décider de son avenir. Malgré la répression, malgré les arrestations, malgré la suspension par le gouvernement de Rajoy des institutions catalanes, malgré les pressions exercées, le vote enregistré ce 21 décembre, appuyé sur une participation massive, n’a fait que confirmer le vote du 1er octobre. C’est l’exigence majoritaire de la reconnaissance de la République catalane qui s’est exprimée à travers le résultat recueilli par les partis qui s’étaient prononcés en ce sens.

La démocratie, c’est de reconnaître le droit des peuples et des nations à décider de leur avenir.

En réaffirmant l’exigence de « la République catalane maintenant, tout de suite », le vote du 21 décembre inflige un camouflet sans précédent au gouvernement Rajoy, à tous ceux, dirigeants de partis de droite et de gauche, qui ont soutenu le déchaînement du gouvernement Rajoy contre la République catalane. C’est un camouflet pour l’Union européenne qui a soutenu la répression et qui prétend dicter aux peuples ce qu’ils ont à faire.

Oui, plus que jamais, les travailleurs et les jeunes de tous les pays ont le devoir d’affirmer aux côtés des travailleurs et du peuple de Catalogne et de toutes les régions d’Espagne : « Liberté pour le peuple catalan ! Reconnaissance de la République catalane ! Reconnaissance du droit de tous les peuples d’Espagne s’ils le décident à établir leur République, à remettre en cause le carcan de la monarchie héritée du franquisme. Liberté pour les peuples et nations d’Espagne de s’unir s’ils le désirent en union libre des Républiques libres ».

Liberté pour tous les peuples d’Europe d’en finir avec les institutions d’oppression de la classe capitaliste : chez nous, celles de la Ve République ; et sur tout le continent, celles de l’Union européenne.

Le secrétariat administratif

Faut-il avoir peur de rompre avec les capitalistes et l’Union européenne ?

jeunes2

picto pdf petitUn communiqué du Bureau national du POID du 11 novembre 2017

Faut-il avoir peur de rompre avec les capitalistes et l’Union européenne

Travailleurs, militants, jeunes,

  Vous le savez : le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour un gouvernement et une politique conformes aux besoins de l’immense majorité, celle qui a pour toute richesse sa force de travail. Est-ce possible sans s’engager sur la voie de la rupture avec la classe capitaliste et l’Union européenne ?

À cette question, les évènements de Catalogne apportent une première réponse.

Vous le savez : le 1er octobre, le peuple catalan s’est très majoritairement prononcé pour la République, donc pour rompre avec la monarchie installée par le dictateur Franco. Aussitôt, les partis institutionnels de l’État espagnol, de droite comme de gauche, ont, au mépris de la démocratie, appelé à étouffer la République naissante et à sauver les institutions de la monarchie.

  En France aussi, les partis disposant de groupes parlementaires, à droite comme à gauche (dont La France insoumise, le PCF, le PS), se sont prononcés contre la République catalane aux côtés de Macron et de l’Union européenne.

Au même moment, le gouvernement Macron- Philippe soumet un projet de budget qui, dans le respect des exigences de l’Union européenne :

  • consacre 41 milliards d’euros aux intérêts de la dette publique, versés aux banquiers et aux spéculateurs, 32 milliards au budget des armées (donc de la guerre contre les peuples), et 21 milliards pour le CICE (cadeau aux patrons) ;
  • étrangle les services publics, privatise à tour de bras, asphyxie les communes.Face à ce budget :
  • le Parti socialiste publie un contre-projet au budget intitulé « Respecter nos engagements européens » ;
  • les députés du Parti communiste présentent un « contre-budget » dans lequel ils « se sont même astreints à respecter la règle européenne d’un déficit à 3% du PIB au maximum » (L’Humanité) ;
  • le député Cocquerel présente un « contre- budget » pour lequel La France insoumise a « décidé de respecter les règles de l’adversaire », précisant que ce budget intègre le paiement intégral des intérêts de la dette (bien que La France insoumise se dise partisane d’une renégociation).

Un budget conforme aux besoins de la population, des travailleurs, des pauvres, des jeunes peut-il respecter les critères de Maastricht et « les règles de nos adversaires » ?

Il y a dans ce pays officiellement 9millions de pauvres, 4 millions de chômeurs, des millions de travailleurs précaires.

20 milliards d’évasion fiscale, c’est l’équivalent du salaire de 400 000 à 500 000 instituteurs, postiers, infirmières dont le pays a tant besoin.

62 milliards de service de la dette et de CICE, c’est l’équivalent d’un salaire au SMIC, toutes charges payées, pour trois millions de chômeurs.

  Alors oui, il y a urgence à rompre avec les capitalistes, les banquiers et l’Union européenne. Oui, il y a urgence à confisquer les avoirs des banques et à les affecter aux besoins de la population.

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique soutient la conférence de délégués du 2 décembre « pour l’unité pour chasser Macron-Philippe et leur politique et rompre avec la Ve République et l’Union européenne ».

Il vous invite à débattre de ces questions dans les colonnes de La Tribune des travailleurs.

Ensemble, construisons un authentique parti ouvrier indépendant démocratique fidèle aux intérêts des travailleurs des villes et des campagnes et des jeunes.

Qui a peur de rompre avec la minorité d’exploiteurs et de banquiers qui dictent leur loi ne fera jamais une politique conforme aux besoins de l’immense majorité !

Adoptée à l’unanimité du bureau national

 

Communiqué (n°4) de Daniel Gluckstein, directeur de la publication La Tribune des travailleurs

picto pdf petitAujourd’hui, 7 novembre 2017, vingt-quatre heures après mon audition par la brigade financière de la police judiciaire, je viens d’être informé que le parquet a décidé le classement sans suite de la dénonciation dont j’ai été l’objet à l’initiative des dirigeants du POI (antidémocratique) auprès de la justice et de la police.

Tous les militants ouvriers de toutes tendances, les jeunes, les démocrates qui m’ont témoigné leur soutien et leur solidarité se réjouiront d’apprendre que la justice a ainsi refusé d’être instrumentalisée pour trancher un différend politique au sein du mouvement ouvrier.

Tous se féliciteront de voir ainsi disqualifiée la méthode qui consiste à dénoncer un militant ouvrier pour tenter d’esquiver un débat politique légitime.

Encore une fois, j’adresse à toutes celles et tous ceux, nombreux, qui m’ont apporté soutien et solidarité sans nécessairement partager mes positions politiques, un chaleureux remerciement.

Que vivent la démocratie ouvrière et la libre discussion entre courants, travailleurs, militants, organisations au sein du mouvement ouvrier !

7 novembre 2017, 17 heures

Sur le même sujet

Communiqué (n°3) de Daniel Gluckstein, directeur de la publication La Tribune des travailleurs

picto pdf petitParis, le 6 novembre, 17 h 30 – Comme je l’avais annoncé (1), je me suis rendu ce 6 novembre, à 10 heures, à la convocation de la brigade financière de la police judiciaire.

Durant près de quatre heures, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées en m’appuyant sur les nombreux documents que le POID a rendu publics et que chacun peut consulter depuis plus d’un an sur le site de La Tribune des travailleurs.

Il m’a été confirmé que j’étais « suspecté d’abus de confiance » en conséquence du refus obstiné et délibéré de la direction du POI (antidémocratique) de régler à l’amiable les différends financiers résultant de la rupture.

Reprenant le déroulement chronologique des événements, j’ai montré qu’à chaque étape les secrétaires nationaux du POI (devenus en novembre 2015 secrétaires nationaux du POID) ont agi pour préserver les intérêts de tous les militants, de quelque côté qu’ils se soient rangés après l’éclatement du parti.

J’ai montré également, documents et faits à l’appui, que, de manière systématique, nous avions cherché à régler à l’amiable les contentieux existants, nous heurtant à une fin de non-recevoir de la partie adverse.

Il se confirme donc que c’est délibérément que ces dirigeants sans scrupules ont préparé le recours à la police et à la justice contre le POID.

Cette volonté de judiciarisation d’un conflit politique entre organisations ouvrières est étrangère au mouvement ouvrier.

À présent, sur la base de l’enquête de police, le parquet sera amené à prendre sa décision :

    • ou bien il estimera qu’intervenir pour trancher sur un plan juridique un différend politique ne relève pas de sa compétence ;
    • ou bien il donnera suite à l’accusation d’abus de confiance (qui, je le rappelle, est passible de trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende).

Lorsque la réponse du parquet sera connue, j’en informerai, comme je l’ai toujours fait, l’opinion publique ouvrière et démocratique.

Sans attendre, étant dans l’impossibilité de répondre personnellement aux innombrables messages de soutien et de solidarité qui me sont parvenus venant de militants appartenant à tous les horizons du mouvement ouvrier et démocratique, je veux, par l’intermédiaire de La Tribune des travailleurs, adresser à tous mes chaleureux remerciements.

Paris, le 6 novembre, 17 h 30

(1) Voir les communiqués précédents dans les deux derniers numéros de La Tribune des travailleurs.