AFFAIRE BENALLA Sous la Cinquième, tout ramène au Président

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communiqué

Sous la Ve République, tout ramène au Président

picto pdf petitL’affaire Benalla vient rappeler, à qui l’aurait oublié, la nature du régime de la Ve République : un régime politique fait d’opacité, de coups tordus, de polices parallèles, de barbouzes sous la couverture d’un pouvoir présidentiel tout puissant au sommet de l’État.

Inacceptables sont bien sûr les violences exercées par cet individu, travaillant à l’Élysée et sur ordre du président, contre des manifestants. Mais à qui fera-t-on croire que le scandale se limite à un individu ? Ou qu’il est circonscrit aux différents échelons de la hiérarchie administrative que le pouvoir fait sauter comme autant de fusibles pour protéger la clé de voûte des institutions : le président de la République lui-même ?

Sous la Ve République, tout ramène au président.

Le véritable scandale, c’est non seulement que Benalla participe à la répression, mais aussi – et surtout – que l’affaire a été étouffée. S’il ne s’était pas trouvé des militants et des journalistes pour dévoiler les faits, jamais ils n’auraient été dévoilés. Ainsi le veulent les institutions de la Ve République qui donnent tout pouvoir au président pour faire régner l’arbitraire : qu’il s’agisse de la participation des hommes de l’ombre à la répression ou qu’il s’agisse, sur d’autres plans, des ordonnances contre le Code du travail, des votes bloqués à l’Assemblée nationale, de l’usage répété du 49-3 ou encore de tous ces coups de force contre les droits acquis par la classe ouvrière et la jeunesse (Sécurité sociale, retraites, services publics, statuts, conventions collectives).

On entend, ici et là, des responsables de « gauche » protester contre ces agissements intolérables. Ils ont raison bien sûr. Mais peut-on s’en remettre à une éventuelle commission d’enquête parlementaire ou au dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée nationale ? Non : les travailleurs et les jeunes savent d’expérience que sous la Ve République le Parlement n’a aucune indépendance par rapport au pouvoir exécutif.

Révélant au grand jour une nouvelle fois la pourriture de la Ve République, l’affaire Benalla s’ajoute à une longue liste: affaires Ben Barka, Boulin, Garantie foncière, Markovic, tuerie d’Auriol et beaucoup d’autres épisodes qui ont jalonné l’histoire de la Ve République.

La seule conclusion conforme à la démocratie, c’est qu’il faut en finir avec le régime de l’arbitraire. La seule conclusion conforme à la démocratie, c’est : « Dehors Macron, président illégitime ! Dissolution de la Ve République ! Assemblée constituante souveraine, élue à la proportionnelle intégrale par laquelle les délégués du peuple définiront eux- mêmes ce que doit être le contenu, les normes, les garanties, au plan social comme au plan politique, de la démocratie ! »

Moins que jamais, ce gouvernement ne peut prétendre à la moindre légitimité pour détruire les 42 régimes de retraite qui existent dans ce pays. Moins que jamais, ce gouvernement illégitime ne peut prétendre réduire à la misère les femmes privées de pension de réversion et liquider les avantages attachés aux régimes de retraite. Illégitimes sont le gouvernement et sa contre- réforme des retraites ! Seul est légitime le combat pour l’unité des travailleurs et de leurs organisations, en un front unique pour imposer le retrait de la réforme des retraites et le maintien de tous les régimes existants !

C’est dans ce combat que le POID vous appelle à prendre votre place.

Le bureau national du POID Adopté à l’unanimité

L’appel du bureau national du POID du 2 juin

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Un appel du bureau national du POID

Aux adhérents du POID,
aux lecteurs de La Tribune des travailleurs,
aux travailleurs, aux jeunes de toutes tendances
avec qui nous menons le combat pour l’unité

Camarades,

picto pdf petitLe 13 mai dernier, plusieurs milliers de travailleurs, militants et jeunes ont manifesté pour l’unité pour chasser Macron, à l’appel du Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et à la Ve République, avec le soutien du POID.

Deux semaines plus tard, le 26 mai, dans plus de 40 villes, les comités du POID ont participé, sous leurs drapeaux et sur leurs mots d’ordre, en toute indépendance, aux manifestations convoquées « contre les réformes Macron » par plus de 60 organisations politiques, syndicales et associations.

 

Nous avons donc, comme parti, fait ce à quoi nous nous étions engagés : combattre sans relâche pour l’unité pour en finir avec Macron et sa politique, ne négliger aucune possibilité d’aller dans cette direction en commun avec des travailleurs, des militants de toutes tendances, tout en préservant l’indépendance de notre politique. Le développement de la diffusion de La Tribune des travailleurs (une progression de 32 % d’abonnés entre mai 2017 et mai 2018) témoigne de l’accueil réservé à notre politique.

Pour autant, ne nous le cachons pas : la situation est complexe. Plus d’un an s’est écoulé depuis que Macron a pris les rênes du pays. Plus d’un an durant lequel – ordonnances contre le Code du travail, contre-réforme du baccalauréat, privatisation de la SNCF et dans bien d’autres domaines encore – il a mis en œuvre les plans dictés par la classe capitaliste. Depuis deux mois, la mobilisation des cheminots dans la grève se dresse contre la destruction de l’entreprise publique et du statut. De leur côté, les jeunes, indignés et révoltés par les annonces de Parcoursup, se mobilisent contre la sélection à l’Université et pour la libre inscription de chaque bachelier dans l’université et la filière de son choix. Mais, aux sommets des organisations ouvrières, la participation aux « concertations » avec le gouvernement sur ces contre-réformes fait obstacle à

la réalisation de l’unité dans un mouvement d’ensemble pour contraindre Macron à reculer.

Aujourd’hui, c’est aux régimes de retraite que le gouvernement s’attaque. Le ministre Le Maire a dévoilé le véritable objectif du gouvernement : canaliser 300 milliards d’euros par an – qui, à l’heure actuelle, échappent aux capitalistes et à la spéculation parce qu’ils relèvent de régimes fondés sur la répartition – vers les coffres-forts des capitalistes, des banques, des institutions financières (300 milliards d’euros d’épargne-retraite pour financer les entreprises). Le gouvernement ose nous dire qu’il va garantir l’égalité entre tous les travailleurs soumis à un seul régime demain. En réalité, ce sera l’égalité dans la paupérisation, dans la précarité, dans l’incertitude, dans la hantise du lendemain. Car passer de la répartition à la capitalisation, c’est un système à l’américaine : combien de millions de travailleurs qui avaient cotisé toute leur vie et comptaient sur une solide retraite ont découvert avec effarement que la spéculation organisée par les institutions financières sur leurs retraites les laissait démunis pour leurs vieux jours ?

Qui osera dire que cette réforme n’a pas un contenu de classe, que ce n’est pas la réforme des banquiers et des spéculateurs ? Qui osera dire que ce n’est pas la réforme de l’Union européenne qui exige à cor et à cri que soient remis en cause les régimes de retraite fondés sur la répartition ?

Cette réforme des retraites ne doit pas passer. Il nous revient de jeter toutes nos forces dans la bataille pour l’unité contre la remise en cause des régimes de retraite, pour défendre tous les régimes de retraite !

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement entreprend d’associer les organisations ouvrières à la préparation de sa contre-réforme. Il nous revient, maintenant et tout de suite, nous tous qui partageons un même sentiment d’urgence, d’engager le combat pour l’unité contre la remise en cause des retraites.

Cette campagne est totalement reliée à la campagne des abonnements d’été à La Tribune des travailleurs. Car tout l’été, La Tribune des travailleurs va développer les arguments sur l’histoire des régimes de retraite, sur leur signification, les plans du gouvernement, sur l’expérience du mouvement ouvrier en la matière.

Ce combat pour sauver les régimes de retraite appelle l’organisation de comités pour l’unité pour aider les travailleurs, quels que soient leur appartenance, leurs engagements, à s’unir sur cet objectif ; comités politiques pour l’unité qui, pour sauver les régimes de retraite, combattent pour la réalisation de l’action de classe, tous ensemble, de la grève générale si nécessaire pour contraindre le gouvernement à reculer. Ce qui suppose bien évidemment de rompre toutes les formes de la concertation par laquelle le gouvernement voudrait lier les organisations à ses plans.

Combattre pour sauver les régimes de retraite, c’est combattre pour la remise en cause du carcan de l’Union européenne. Ce qui vient de se passer en Italie le confirme : l’Union européenne veille à ce qu’aucun ministre des Finances ne soit nommé qui n’ait pas prêté serment de fidélité à l’euro et à la Banque centrale européenne. Ce qui se passe en Espagne le confirme : l’organisation « insoumise » Podemos s’est allié au Parti socialiste ouvrier espagnol pour mettre en place le gouvernement de Pedro Sanchez dont le premier acte a été… d’annoncer qu’il appliquerait le budget du gouvernement Rajoy renversé, budget d’austérité dicté par l’Union européenne.

Ne pas rompre avec l’Union européenne, ses diktats, ses traités, c’est inévitablement s’engager sur la voie de la mise en œuvre de ses attaques destructrices.

C’est pourquoi nous préparons le meeting internationaliste de Strasbourg avec des camarades venus de toute l’Europe pour dire non, cette Europe n’est pas la nôtre. « Pour l’Europe des travailleurs et de la fraternité entre les peuples, il faut rompre avec les traités et les institutions ».

Le 26 mai, répétons-le, nous étions dans la rue, en toute indépendance. Jean-Luc Mélenchon, lui, en appelle à la constitution d’un nouveau « Front populaire ». Sous des formes voisines, les dirigeants d’autres partis (Parti communiste, etc.) se sont prononcés dans cette même direction. Le Parti ouvrier indépendant démocratique n’est pas candidat à participer à une coalition de Front populaire qui, au bout du compte, resterait, comme en Espagne, prisonnière du cadre des institutions de la Ve République et de l’Union européenne.

À toute perspective d’une coalition se situant dans le cadre de la Ve République et de l’Union européenne – baptisée « Front populaire » ou d’un autre nom – nous opposons le front unique des travailleurs et des organisations, rompant avec les diktats du capital. Nous opposons la nécessaire élection d’une Assemblée constituante par laquelle le peuple définirait lui-même la forme et le contenu de la démocratie. Et cela dans l’objectif de l’établissement d’un authentique gouvernement ouvrier n’hésitant pas à prendre les mesures radicales de défense de l’emploi, de retour aux services publics, de renationalisations qu’appelle la situation, abrogeant les contre-réformes et rompant avec les pactes de responsabilité et d’austérité dictés par Bruxelles.

Travailleurs, militants, jeunes, c’est ce combat auquel le POID vous invite à vous associer.

Plus que jamais, c’est en termes de classe que la situation se présente. Face à la classe capitaliste, à son euro, à son gouvernement Macron, à ses contreréformes (les retraites, la sélection à l’Université, le Code du travail et autres), opposons le front unique des travailleurs et des organisations pour contraindre le gouvernement à reculer et, au-delà, pour le chasser.

Rejoignez le POID ! Abonnez-vous à La Tribune des travailleurs !

Adopté à l’unanimité. Montreuil, le 2 juin 2018, 11 heures.


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France : 102 lycéens en garde à vue, convoqués devant les tribunaux ou le juge pour enfant !

logo POID JRCommuniqué – 25 mai 2018

picto pdf petit102 lycéens arrêtés – dont des dizaines de mineurs –, placés en garde à vue prolongée pendant quarante-huit heures, sans que leurs parents sachent où ils se trouvaient. Ils sont aujourd’hui convoqués devant les tribunaux (et devant le juge pour enfants pour les mineurs) et menacés de lourdes amendes et de peines de travaux d’intérêt général.

De quel pays parlons-nous ?

De la France de Monsieur Macron.

C’est en haut-lieu que tout a été décidé. Le ministre de l’Intérieur, Collomb, s’est justifié ainsi : « parmi les gens qui commettent des actes violents, vous avez aussi des mineurs, donc à partir de là les forces de police font respecter la loi ». A l’inverse du ministre, indique l’une des lycéennes gardées à vue, « même les policiers étaient étonnés que l’on soit placés en garde à vue, et encore plus que l’on soit mis en examen ».

Mais quel « crime » ont-ils donc commis, ces jeunes de 15, 16 ou 18 ans ?

Le « crime » dont on les accuse, c’est d’avoir tenté d’occuper le lycée Arago à Paris le 22 mai.

Le « crime » dont on les accuse, c’est d’avoir protesté, comme des centaines de milliers de lycéens, de parents et d’enseignants dans tout le pays, contre le scandale « Parcoursup ».

C’est-à-dire le dispositif de sélection à l’entrée à l’université découlant de la loi « Orientation et réussite des étudiants » (ORE), qui prive aujourd’hui des centaines de milliers d’élèves de terminale du droit à l’inscription dans l’université, la formation et la filière de leur choix.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) et Jeunesse Révolution (JR) condamnent avec la plus grande fermeté l’arrestation, la mise en garde à vue et les poursuites contre les 102 lycéens.

« On a voulu faire de nous un exemple », disent les lycéens arrêtés. Ils ont raison. Utilisant une loi adoptée par le gouvernement Sarkozy-Fillon en 2010, sur l’intrusion des « bandes » dans les établissements, ne respectant pas les droits légaux des gardés à vue – y compris des mineurs – de pouvoir prévenir leurs proches, les autorités cherchent à terroriser la jeunesse pour imposer la sélection.

Macron et son gouvernement piétinent les libertés démocratiques les plus élémentaires. Ils cassent un à un tous les droits ouvriers et démocratiques arrachés par nos anciens et veulent livrer la jeunesse au désespoir et à la misère.

C’est tout le mouvement ouvrier qui est concerné !

Il y a urgence !

Le POID et JR appellent à l’unité des jeunes, des travailleurs et de toutes les organisations ouvrières et démocratiques pour imposer

  • l’abandon de toutes les poursuites contre les jeunes
  • l’abrogation de Parcoursup-ORE
  • la libre inscription de chaque bachelier dans l’université, la formation et la filière de son choix !

Pour tout contact :

poidemocratique@orange.fr ;  jeunesserevolution2016@gmail.com

Résultats de Parcoursup : plus de la moitié des lycéens sans affectation !

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Communiqué

Résultats de Parcoursup :

un véritable scandale !

Les résultats de Parcoursup sont tombés le 22 mai, au soir. Plus de la moitié des lycéens (400000 à 500000) n’ont pas d’affectation. Leurs demandes sont soit refusées, soit « en attente ».

Alors que ces lycéens s’apprêtent à passer les épreuves du bac, tout est fait pour les décourager et les désespérer.

Des lycéens témoignent :

Libération publie le témoignage de Salem, 17 ans, en terminale ES au lycée Jean-Dautet, à La Rochelle :
« Sur dix vœux, j’ai sept refus et on m’a mis sur liste d’attente pour les trois autres vœux dans des universités. J’avais demandé des DUT d’informatique et de techniques de commercialisation. Et l’université, en droit et en informatique.

Être sur liste d’attente pour des facs, c’est quand même affolant. Je ne suis pas un élève très mauvais, ni très bon, je suis un élève moyen qui donne de lui-même, ma moyenne générale tourne autour de 10-12. J’ai de bonnes notes en maths et mes appréciations sont bonnes. J’ai juste raté un trimestre sur deux ans (…).

Je m’étais dit que j’allais être accepté au moins dans une université sans difficulté. J’espérais même avoir une chance d’être sur liste d’attente pour les DUT, même si je ne suis pas prioritaire pour ces formations. Là, c’est un “non” catégorique (…).

Je n’ai pas encore annoncé la nouvelle à mes parents. Ils vont percevoir ça comme un échec scolaire et j’ai peur qu’ils soient déçus. On se projette dans le futur, et quand on n’a rien, le retour à la réalité est plutôt désagréable. Je garde l’espoir de remonter dans la liste d’attente et d’être accepté dans une des universités.

Beaucoup ont demandé des facs en roue de secours, donc des places vont se libérer, mais ça m’énerve de savoir que, même si je suis accepté, c’est par défaut. J’ai vu qu’on pouvait voir sa place sur les listes d’attente. Pour la fac de droit, je suis 598e sur 1 040 (pour 300 places), pour celle d’informatique 355e sur 532 (pour 140 places disponibles) et la troisième en informatique à Pau 236e sur 251 (pour 30 places disponibles).

Cela donne une idée, mais finalement, ça m’inquiète encore plus. Le système est d’autant plus pervers que les réponses arrivent avant le bac. J’ai déjà un ami qui m’a dit que ça le décourageait. Ceux qui ont été acceptés, ça les motive, bien sûr, à décrocher le diplôme, mais quand on essuie des refus, qu’on est en attente, c’est plutôt l’inverse. Ça perturbe également nos révisions. Je trouve ça complètement ridicule de regarder sans cesse sur Parcoursup pour voir si on a gagné des places ou non. Certains ont envie de réviser, de se débarrasser de ça et d’avoir l’esprit tranquille. En plus, c’est contraignant, si on est accepté, mais qu’on n’a pas validé notre choix [dans les 7 jours, ndlr], on peut se retrouver sans rien. Du coup, on va être obligé de regarder tous les jours.

Le plus angoissant est de se dire : “Si je n’ai rien à la fin de la semaine, qu’est-ce que je fais l’an prochain ?” Je sais qu’on peut avoir des réponses jusqu’en septembre, mais c’est angoissant. J’aimerais passer un été tranquille. »


Témoignage d’une élève de terminale S dans un lycée parisien :

« Ce soir, en plein milieu d’une semaine pendant laquelle se déroulent des épreuves du bac ; ce soir, à 18 heures, lorsque le lycée est fermé, des résultats de Parcoursup sont publiés ; je suis seule chez moi, face à mon téléphone, et je vois le terme “refusée” pour cinq de mes vœux. Immense déception. Je ne vais être prise nulle part. Je ne suis même pas acceptée dans la classe préparatoire classée avant-dernière de Paris.

Je commence à recevoir des messages de mes copains de classe. Même chose : de très nombreux refus, même chez les quatre élèves qui me précèdent dans le classement de tête. Et des incompréhensions monumentales : refusée dans une classe préparatoire très mal classée, je suis en attente, donc susceptible d’être prise dans une classe préparatoire mieux classée !!!

Et puis, j’apprends ensuite, par des copains, que l’on peut connaître son classement. Alors le fou rire ironique s’installe dans la famille : j’apprends que je suis classée 3601e sur 11 203, sur la liste d’attente. Et je peux consulter pour chacun des vœux où je suis en attente mon classement.

J’échange des SMS avec mes copains. On ne comprend rien, et les résultats apparaissent très injustes et aléatoires, dans toutes les filières, même dans les filières sélectives.
Par quoi a-t-on remplacé le tirage au sort, qui a eu lieu une année ? Par un algorithme encore plus absurde ?

Après la déception, l’ironie, viennent les pleurs. Je ne vais être prise nulle part. Je voulais faire médecine, et je ne vais pas être prise. Mes choix ciblaient trois secteurs. Dans l’un, j’ai déjà toutes mes réponses : que des refus. Dans le deuxième, des attentes en étant mal placée. Dans le troisième, un peu pareil.

Je pleure. Je ne vais être prise nulle part. Je suis pourtant classée entre 1re et 5e dans toutes les matières de ma terminale S. Même chose pour tous mes copains, y compris les meilleurs. Après une année, des années de travail acharné, je me sens trahie et en colère. Et ce qui s’annonce m’apparaît encore pire et révoltant. Abasourdie et impuissante face à un système inhumain. »

Inacceptable !
Dans l’unité, lycéens, enseignants, parents et organisations

exigeons le retrait de Parcoursup et de la loi ORE
et l’affectation de tous les lycéens
dans l’université et la filière de leur choix !

Pour tout contact :
POID – poidemocratique@orange.fr JR – jeunesserevolution2016@gmail.com

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Halte au massacre du peuple palestinien !

logo POID faidherbeCommuniqué du POID du 15 mai 2018 – Halte au massacre du peuple palestinien !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne le massacre perpétré par l’armée israélienne contre les Palestiniens, dont des enfants, qui manifestaient lundi 14 mai, comme ils le font depuis plus d’un mois pour revendiquer le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Le POID condamne ce massacre perpétré de sang-froid par Netanyahou parrainé et encouragé par Trump qui, en transférant l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, provoque le peuple palestinien et prépare un nouveau bain de sang pour ce 15 mai, anniversaire de la Naqba.

Partisan de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le POID se joint à toutes celles et tous ceux qui exigent :

  • Arrêt immédiat du massacre !
  • Trump-Netanyahou, bas les pattes devant le peuple palestinien !
  • Droit au retour de tous les réfugiés !

 

Le POID se joindra sur ces mots d’ordre aux rassemblements convoqués en défense du peuple palestinien.

Paris, le 15 mai 2018, 12h00

« Macron : c’est la guerre ! » Un appel du BN du POID

Macron, derrière Trump, vient de faire bombarder la Syrie*.

Macron fait la guerre en Syrie et envoie les CRS matraquer les étudiants.

Macron, obéissant à Trump, prévoit d’augmenter à 300 milliards d’euros le budget militaire cumulé d’ici 2024, alors qu’il ferme des classes, des hôpitaux, qu’il vole les retraités, qu’il privatise la SNCF.

Macron c’est la guerre. Les peuples, les travailleurs ne veulent pas la guerre. Macron doit partir ! Unité, maintenant, pour chasser Macron, son gouvernement, sa politique !

Signez, faites signer :

picto pdf petitArrêt immédiat des bombardements en Syrie!

Paris, le 14 avril 2018, 11 heures

______

* Le prétexte invoqué de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie est une pure hypocrisie puisque la coalition militaire dirigée par les États-Unis et à laquelle le gouvernement Macron participe en utilise elle aussi : « L’utilisation par la coalition emmenée par les États-Unis de munitions au phosphore blanc dans la banlieue de Raqqa, en Syrie, est illégale et pourrait constituer un crime de guerre » (16 juin 2017, Amnesty international).


Le POID, aux côtés de 26 000 travailleurs, jeunes et militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique appelle toutes et tous à participer à la manifestation nationale, dimanche 13 mai à Paris : «Macron, un an, ça suffit !»


 

BRÉSIL Bas les pattes devant Lula !

Lula PT manifestation

Lula en meeting devant des milliers de travailleurs.


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(Communiqué) picto pdf petitLe Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) partage l’indignation de millions de travailleurs, paysans et jeunes du Brésil à l’annonce par la Cour suprême, mercredi 4 avril, du rejet de la demande d’Habeas Corpus par les avocats de Luiz Inacio Lula da Silva, candidat du Parti des travailleurs du Brésil (PT) à la prochaine élection présidentielle.

Le POID joint sa voix à celles de nombreuses organisations ouvrières et démocratiques du Brésil et du monde entier : Lula, condamné sans preuve, ne doit pas être jeté en prison ! Lula doit avoir le droit de présenter sa candidature au nom du PT à l’élection présidentielle !

Le POID constate :

  • que cette attaque s’inscrit dans la vague de terreur contre les militants du mouvement ouvrier et démocratique, et notamment après le lâche assassinat de la conseillère municipale de Rio, Marielle Franco ;
  • que la veille de la décision de la cour suprême, le général Eduardo Villas-Boas, chef de l’armée brésilienne, a proféré des menaces rappelant les pires heures de la dictature militaire (1964-1985) ;
  • que ce sont les institutions héritées de la dictature militaire qui sont utilisées aujourd’hui contre Lula et le PT ;
  • que ce coup de force contre la démocratie s’inscrit dans la continuité du putsch qui, en mai 2016, a destitué la présidente Dilma Rousseff et porté au pouvoir Michel Temer, ancien informateur de la CIA.

Le POID constate que ce coup porté à la démocratie et au mouvement ouvrier s’inscrit dans une offensive généralisée contre les nations, les peuples et les travailleurs du continent américain, sous l’égide de l’administration Trump, allant des menaces d’intervention militaire au Venezuela à l’occupation d’Haïti, en passant par la politique du gouvernement Macri en Argentine.

C’est au peuple brésilien, et à lui seul, de décider de son avenir !
C’est au peuple brésilien et à lui seul de se prononcer à l’occasion des élections à venir !
C’est le devoir de toute organisation ouvrière et démocratique dans le monde de dire aujourd’hui :

  • Bas les pattes devant Lula !
  • Annulation de toutes les poursuites judiciaires !
  • Pour le droit de Lula à représenter le PT à l’élection présidentielle !

Les secrétaires nationaux

Paris, le 5 avril 2018