AU CHAOS ORGANISÉ PAR LE GOUVERNEMENT, OPPOSONS UNE POLITIQUE OUVRIÈRE !

Invitation au meeting organisé le 7 novembre 2020 par le Parti ouvrier indépendant démocratique

La classe ouvrière est une, sans distinction d’origine, de couleur de peau, de croyance religieuse ou de non-croyance. Nous, Parti ouvrier indépendant démocratique, reconnaissons comme principale ligne de clivage dans la société celle qui oppose les classes sociales aux intérêts contradictoires.

Ainsi, depuis huit mois, avec l’épidémie du Covid, le gouvernement a accordé 560 milliards d’euros aux capitalistes qui multiplient les plans de licenciements et dont les profits battent des records. À l’autre bout de la société, l’absence criante de lits dans les hôpitaux, de services de réanimation, de personnels soignants va de pair avec le refus de tout plan de rattrapage scolaire pour les jeunes et la généralisation du chômage partiel et des licenciements, conduisant à un appauvrissement considérable des travailleurs et de leurs familles.

De tous temps, la classe des exploiteurs et ses gouvernements ont cherché à camoufler la réalité de cette société divisée en classes, en y opposant :
– l’union nationale qui prétend que toute la nation partagerait les mêmes intérêts sans distinction de classes ;
– la division entre communautés (de religion, d’origine…).

À l’union nationale et à la division communautariste nous opposons l’unité de la classe ouvrière sans distinction d’origine, de religion et de non-religion, de couleur de peau. Pour le POID, la religion doit rester affaire privée.

À Conflans-Sainte-Honorine, la barbarie s’est déchaînée avec l’assassinat d’un enseignant et, à travers lui, la volonté d’instaurer la terreur contre l’instruction publique, la laïcité et la République fondée sur l’égalité des droits des citoyens. Qu’une idéologie totalitaire revendiquant une motivation religieuse inspire un acte barbare, ce n’est malheureusement pas la première fois – l’histoire en témoigne – que la religion sert de prétexte à des massacres et à la barbarie, et cela quelle que soit la religion, à commencer par celle qui est majoritaire en France depuis plus de quinze siècles.

Le bureau national approuve le communiqué publié samedi 17 octobre, dans lequel « Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine ». A la barbarie nous opposons l’unité de la classe ouvrière, l’égalité des droits des citoyens dans la république laïque.

D’aucune manière les travailleurs ne peuvent défendre ces principes et leurs droits en se rangeant derrière Macron et son gouvernement, qui, comme tous leurs prédécesseurs, s’attaquent à la laïcité et aux droits des travailleurs et de la jeunesse. D’aucune manière les travailleurs ne peuvent se ranger derrière ceux qui, sous couvert de lutte contre « l’islamisme radical » veulent stigmatiser une partie du peuple travailleur et de la jeunesse en fonction de son appartenance réelle ou supposée à une religion.

La classe ouvrière doit unir ses rangs indépendamment des opinions religieuses ou non religieuses des uns et des autres. Pas question de suivre Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et les autres dirigeants « de gauche » qui mardi dernier, à l’Assemblée nationale se sont prononcés pour l’union nationale derrière Macron, comme ils l’avaient déjà fait le 19 mars en votant les 343 milliards donnés aux capitalistes pour les renflouer.

Non, l’heure n’est pas à se ranger derrière Macron. Face à la barbarie, il n’est de meilleur rempart que le mouvement ouvrier indépendant, uni dans la défense des intérêts des travailleurs et de la démocratie. L’heure est à rompre avec Macron, dont chaque discours attise les tensions en stigmatisant une partie de la population. L’urgence c’est une politique de rupture ouvrière : ce ne sont pas les profits qu’il faut sauver, mais les emplois, la santé, l’instruction publique. C’est à cela qu’il faut consacrer les immenses moyens financiers dégagés depuis huit mois.

Cette politique ouvrière, nous en rendrons compte dans le meeting du Parti ouvrier indépendant démocratique le 7 novembre prochain.

Toutes et tous au meeting
le samedi 7 novembre 14h30 !

Espace Charenton, 327 rue de Charenton, 75012 Paris

Montreuil, le 24 octobre 2020

Le bureau national du POID

ADRESSE à tous les travailleurs, aux militants, aux jeunes, à tous ceux qui refusent l’ordre existant, à tous ceux qui cherchent la voie du combat

 

Camarades, 

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique s’est réuni ce samedi 5 septembre à trois semaines du IVᵉ congrès du parti. Le Premier ministre vient de présenter à grand fracas de communication son fameux « plan de relance » : 100 milliards pour les capitalistes, qui s’ajoutent aux 460 milliards déjà votés. 560 milliards en tout, l’équivalent de deux fois le budget de la nation ! 

Les mêmes « plans de relance », déversant des centaines de milliards de dollars et d’euros, ont été adoptés dans la plupart des grands pays capitalistes. Jamais dans l’histoire du système capitaliste, on n’avait vu la minorité exploiteuse accumuler autant de richesses et si vite entre ses mains : en une seule semaine fin août, les 500 milliardaires les plus riches du monde ont vu leurs revenus augmenter de 209 milliards de dollars (agence Bloomberg, 29 août 2020) ! 

Pourquoi pas 560 milliards
pour sauver le peuple travailleur ? 

Les mots ont un sens : ils appellent cela « plan de relance » parce qu’il s’agit pour eux de relancer leur économie. Leur économie a pour fondement l’exploitation de la force de travail, elle repose sur la réalisation du profit. Toute production, même si elle est utile à la société, est décrétée inutile si elle ne dégage pas du profit (qui enrichit les capitalistes). C’est pourquoi, en ce moment, nous assistons en France et dans le monde entier à une destruction massive de richesses, de moyens de production, d’usines, de machines et des emplois, donc de la force de travail. Il est officiellement question de centaines de millions de chômeurs supplémentaires à l’échelle de la planète. 

560 milliards d’euros ! À en croire les représentants du gouvernement et du patronat, il ne faudrait pas tout globaliser mais au contraire distinguer entre les prêts garantis par l’État, les subventions aux entreprises, les exonérations de « charges sociales» et d’impôts pour les patrons, le financement du chômage partiel… 

À ces explications qui visent à les embrouiller, les travailleurs sont en droit de répondre : « Messieurs les Ministres et les capitalistes, vous pouvez tourner les choses comme vous le voulez, la vérité reste que vous sortez 560 milliards d’euros pour que votre économie soit profitable. La vérité, c’est que parmi les nombreuses entreprises qui ont bénéficié d’un prêt garanti par l’État mis en place par le vote unanime du 19 mars à l’Assemblée nationale, Renault a obtenu 5 milliards d’euros pour supprimer 4 600 emplois, Air France a obtenu 7 milliards d’euros pour licencier 7 500 travailleurs, et beaucoup d’autres encore. 

Et dans le même temps, vous enfoncez chaque jour davantage les travailleurs et les familles ouvrières. Vous faites payer les masques pour les enfants dans les écoles, vous imposez le chômage partiel de longue durée avec les pertes de salaires qu’il entraîne et vous encouragez vous-mêmes les plans de centaines de milliers de licenciements. 560 milliards pour aider les capitalistes ? Pourquoi pas 560 milliards pour sauver le peuple travailleur ? » 

Le vote du 19 mars
a scellé une véritable union sacrée 

C’est la raison pour laquelle le POID considère comme un véritable scandale du point de vue de la démocratie – c’est-à-dire de la loi de la majorité – le vote du 19 mars à l’Assemblée nationale, par lequel les députés de « gauche » ont voté à l’unanimité avec leurs collègues de droite et les macronistes en faveur de la première tranche – 343 milliards ! – d’aides aux patrons. Ce vote a scellé une véritable union sacrée dont le ciment est la « relance de l’économie » qui doit passer par la relance du profit. 

Nous affirmons au contraire que le premier devoir de la société, c’est de permettre à chacun de ses membres de vivre dignement de son travail. Pour cela, il faut qu’il y ait du travail. Voilà pourquoi le maintien des emplois et l’interdiction des licenciements sont le premier acte non pas d’un plan de relance du profit mais d’un plan de réorganisation et de reconstruction de la société afin de garantir le droit de vivre de l’immense majorité. Un plan pour permettre aux travailleurs, y compris les couches les plus précaires (jeunes, migrants, mères de famille, etc.), de vivre dignement. 

Depuis plusieurs mois, des millions de manifestants contre le racisme aux États-Unis reprennent le mot d’ordre : « Black lives matter », « la vie des Noirs compte ». C’est une exigence vitale : la vie des Noirs compte, et dans le monde entier, la vie des travailleurs et des jeunes doit compter. 

Pour cela, dans notre pays, les 560 milliards doivent être confisqués et mobilisés pour l’emploi et les licenciements interdits. Répétons-le : c’est le point de départ de toute reconstruction de la société sur des bases conformes à la démocratie, c’est-à-dire aux intérêts de la majorité. 

Besoin d’écoles, d’hôpitaux, de services publics… 

Qui osera dire que l’on n’a pas besoin de maintenir les emplois existants et d’en créer de nouveaux ? Prenons la question de la rentrée scolaire. Douze millions d’élèves sont rentrés sans qu’aucun moyen supplémentaire n’ait été dégagé pour faire face au retard scolaire accumulé, aucun enseignant recruté pour dédoubler les classes et permettre à la jeune génération de rattraper le temps perdu. Répondre à ces besoins exigerait l’embauche de dizaines de milliers d’enseignants supplémentaires et non de licencier des milliers de contractuels comme le fait le gouvernement. 

Et que dire de la protection sanitaire dans les établissements scolaires ? Peut-on la garantir avec les effectifs actuels des personnels d’entretien des collèges, des lycées, des écoles ? Non ! Pour cela, l’embauche de dizaines de milliers de personnels d’entretien serait indispensable pour protéger les enfants et les enseignants. 

La pandémie justement: face au risque d’une deuxième vague, qui osera dire que le système hospitalier est prêt? Des services ont-ils été ouverts, des hôpitaux ont-ils été créés ? Non, au contraire ! Cyniquement, après avoir fait applaudir les personnels soignants, après avoir été contraint par leur mobilisation à céder une augmentation de salaire substantielle, le gouvernement continue à fermer hôpitaux entiers et services. 

Besoin d’écoles, d’hôpitaux, de services publics, de moyens de transport: répondre à ces besoins exigerait de développer les secteurs du bâtiment et des travaux publics. 

Et que dire de la recherche ? Pour combattre le coronavirus, ne faudrait-il pas affecter les moyens nécessaires à l’embauche de chercheurs, à la recherche fondamentale pour accélérer la découverte d’un vaccin et d’un traitement efficace ? Et que dire du dépistage ? Aujourd’hui encore, huit mois après le début de la pandémie, il est très difficile de se faire dépister. 

Ne faudrait-il pas créer un réseau national de laboratoires permettant, sous le contrôle de l’État, un dépistage systématique comme cela s’est fait dans d’autres pays ? 

Ajoutons que le maintien des emplois et donc des salaires, c’est la reprise de la consommation et donc le maintien des emplois aussi dans tous les secteurs de production, des biens de consommation, dans la distribution, dans le commerce… 

Rupture, Reconstruction, Réorganisation 

Oui, nous sommes en droit d’affirmer que mobiliser ces 560 milliards pour le maintien et la création des emplois nécessaires permettraient une « relance » effective d’une économie basée non sur la recherche du profit mais sur la réponse aux besoins fondamentaux du plus grand nombre. 

Cela exige une planification, non pas le plan décrété par Macron avec son haut-commissariat présidé par l’ex-ministre Bayrou et que certains à « gauche » croient utile d’applaudir bruyamment. Non, un plan qui passe par la nationalisation sans indemnité ni rachat de toute une série de secteurs de l’industrie, par la confiscation des 560 milliards, par la nationalisation des banques et la centralisation d’une banque unique au seul service de la reconstruction et de la réorganisation d’une économie au service de la population et par la renationalisation des services publics. 

Car si on se place du point de vue de la classe ouvrière et de la démocratie, ce n’est pas de la relance de la vieille économie capitaliste spéculative et parasitaire dont le pays a besoin mais de trois « R » : Rupture avec ce système, Reconstruction d’une économie au service de la population, Réorganisation de la société pour la satisfaction des besoins humains. 

Pour cela, il est urgent de rompre avec la continuité des quarante dernières années, dont tous les gouvernements successifs, de « gauche » comme de droite, ont mené des politiques de privatisation, de destruction des services publics, de déréglementation et de réformes anti-ouvrières et antisociales, en tentant d’y associer les organisations syndicales. Cette continuité doit être brisée. 

Et qu’on ne nous dise pas qu’il faut attendre l’élection présidentielle de 2022. D’abord parce que cela voudrait dire que d’ici là la situation continue à se dégrader, permettant aux patrons et au gouvernement de détruire encore plus d’emplois. 

C’est au peuple de définir
ce que doivent être la forme
et le contenu du pouvoir politique 

Ensuite parce que l’élection tous les cinq ans d’un roi sans couronne, ce n’est pas la démocratie. La Vᵉ République est chaque jour davantage un régime bonapartiste où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du président au seul service des intérêts capitalistes, une monarchie de plus en plus autoritaire qui prend des mesures liberticides et répressives contre les droits démocratiques. 

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, l’issue ne viendra pas de l’élection présidentielle. C’est au peuple de définir ce que doivent être la forme et le contenu du pouvoir politique. Il faut abroger l’élection du président de la République au suffrage universel. Une Assemblée constituante pourra le décider. Une assemblée de délégués élus et mandatés par le peuple travailleur prenant entre ses mains tous les pouvoirs, à commencer par celui d’abolir les institutions existantes et de briser le lien de subordination à l’Union européenne. 

Une telle Assemblée constituante représentative du peuple travailleur pourra décider que les 560 milliards garantissent l’emploi et les salaires. Une telle assemblée établissant la démocratie rendra possible la mise en place d’un authentique gouvernement des travailleurs par les travailleurs, pour les travailleurs, qui rompra définitivement avec les institutions de l’Union européenne et de la Vᵉ République. 

L’unité peut et doit se réaliser
sur l’interdiction des licenciements 

Pour avancer dans cette direction, le POID invite travailleurs et militants à débattre de ses propositions.

Aucun doute n’est possible sur le fait que dans les semaines à venir les travailleurs vont être amenés à agir. Pour notre part, nous affirmons que l’unité peut et doit se réaliser sur l’interdiction des licenciements, point de départ de toute politique rompant avec les intérêts capitalistes et répondant au besoin de l’immense majorité. 

Les positions du POID ne sont pas à prendre ou à laisser, nous les soumettons à la discussion et à la réflexion. 

Nous invitons les travailleurs, militants et jeunes, dans cette situation extraordinairement difficile (mais où, nous le savons, l’heure est plus que jamais au combat), à participer aux discussions dans le cadre des assemblées du POID préparatoires au congrès et, membres ou non du POID, à se saisir de cette occasion pour ensemble élaborer la réponse à la question : quelle reconstruction de ce pays dévasté, quelle réorganisation de la société qui répondent enfin aux besoins de la majorité et non pas aux exigences du profit capitaliste ? 

Adoptée à l’unanimité par le bureau national du POID le 5 septembre 2020. 

Communiqué Le POID alerte les travailleurs et la jeunesse. Tout accuse le gouvernement

Destruction de l’hôpital public ; plan Buzyn qui prétend interdire à la population d’accéder librement aux urgences ; dislocation du lycée et privatisation de l’école maternelle ; liquidation de l’administration des Finances publiques et du statut de la fonction publique… Après avoir démantelé le Code du travail et la SNCF, étranglé les libertés publiques avec la multiplication de lois liberticides, le gouvernement Macron-Philippe prétend poursuivre son œuvre destructrice.

En nommant Delevoye au gouvernement, Macron engage la dernière ligne droite de la contre-réforme des retraites. À travers le cycle de concertations qu’il ouvre, il voudrait que les organisations syndicales s’associent à son objectif de faire disparaître nos 42 régimes de retraite.

La politique du gouvernement Macron-Philippe suscite colère, indignation et résistance de la population.

Jusqu’aux derniers jours de l’année scolaire, les enseignants ont cherché avec acharnement à défendre le bac et le lycée et, dans de nombreux établissements scolaires, ils ont repris le chemin de l’action dès les premiers jours de la rentrée. Pendant tout l’été, dans les hôpitaux, aux Finances publiques et dans de nombreux autres secteurs et entreprises, mouvements de grève et mobilisations se sont multipliés. Tous cherchent les voies d’un combat efficace pour stopper ce rouleau compresseur.

Légitimes sont la colère et l’indignation de la population contre cette politique. Légitimes sont les grèves et mobilisations contre ces mesures destructrices. Le POID appuie et soutient les mouvements qui expriment la résistance à cette politique anti-ouvrière et antidémocratique.

Aider à rassembler la force des travailleurs, unis avec les organisations, pour bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement, tel est le mandat que se fixe le POID dans tous les domaines :

  • En contribuant à assurer le succès de la 4ᵉ rencontre nationale des comités pour l’unité du 12 octobre pour aider à lever les obstacles à l’unité et à défaire la contre- réforme des retraites.
  • En contribuant, dans toutes les communes, à constituer des listes ouvrières d’unité à l’occasion des élections municipales pour rompre avec la politique d’austérité mise en œuvre par des municipalités de toutes couleurs politiques qui acceptent de relayer les mesures du gouvernement Macron aux ordres de l’Union européenne.

En cette rentrée de septembre, l’urgence est de rassembler, dans l’unité, les forces du camp des travailleurs et de ses organisations pour en finir avec Macron, sa politique, son gouvernement.

À la succession des gouvernements, de droite et de « gauche » qui, depuis des décennies, livrent les conquêtes et acquis de la classe ouvrière et de la démocratie au pillage capitaliste, le POID oppose la nécessité d’un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, rompant avec les diktats du capital financier, et avec la Vᵉ République et l’Union européenne. Pour une Assemblée constituante souveraine, pour un gouvernement ouvrier, il appelle les travailleurs et les jeunes qui partagent cet objectif à renforcer les rangs de ceux qui construisent le parti ouvrier.

Le bureau national du POID,

samedi 7 septembre, 17 heures


Communiqué Le POID s’associe au COSI d’Algérie Non à la répression ! Oui aux libertés démocratiques ! Oui à l’Assemblée constituante souveraine ! Système dégage !


Informé de l’annonce par la presse algérienne de la comparution de Louisa Hanoune devant le tribunal militaire de Blida, le Parti ouvrier indépendant démocratique rend public le communiqué publié ce jour par nos camarades du Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI) d’Algérie et s’associe à leur prise de position.

« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes 
Minbar El Oummel
Pour la démocratie et le socialisme 
Publication du Comité d’organisation des socialistes internationalistes d’Algérie (COSI) N°15 – Jeudi 9 mai 2019
Déclaration du Comité d’organisation des socialistes internationalistes d’Algérie (COSI) 

Depuis le début de la mobilisation démocratique et révolutionnaire qui soulève l’Algérie depuis le 22 février, le COSI n’a cessé d’affirmer que la réponse à l’aspiration de la nation algérienne toute entière à prendre son sort entre ses mains passe par l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, seule à même d’établir la forme et le contenu de ce que doit être la souveraineté de la nation et la démocratie et qui inscrira dans le marbre tous les droits démocratiques et ouvriers. 
Le rejet du régime en place ne cesse de s’approfondir. Il ne peut y être répondu par des mesures de répression contre des partis ou leurs responsables. C’est au peuple et à lui seul, à ses délégués élus et mandatés à l’Assemblée constituante souveraine, qu’il revient de trancher entre les diverses options politiques qui se présentent devant lui. Cela relève des libertés démocratiques et non de mesures répressives.
Ces dernières semaines, on assiste à des opérations de harcèlement et d’intimidation contre des militants qui se réclament de la démocratie et d’autres du mouvement ouvrier. 
Le Comité d’organisation des socialistes internationalistes d’Algérie (COSI) estime que les mesures prises contre ces militants notamment la secrétaire générale du PT doivent immédiatement cesser. Le chemin vers la démocratie ne peut passer par la restriction des libertés. 
Non à la répression !
Oui aux libertés démocratiques !
Oui à l’Assemblée constituante souveraine !
Système dégage ! 
Alger, le 9 mai 2019, 15 heures »

Cette Europe n’est pas la nôtre. Tous à Strasbourg le 11 mai ! 


Déclaration adoptée par le bureau national du POID, réuni le 13 avril 2019.

Cette Europe n’est pas la nôtre.
Tous à Strasbourg le 11 mai !

Travailleurs, jeunes, militants de tous les courants du mouvement ouvrier,
Nous vous appelons le 11 mai prochain à vous réunir à Strasbourg, dans un grand rassemblement internationaliste (1). Strasbourg, la ville où siège le prétendu Parlement européen, qui n’est en réalité qu’un décor pour envelopper les mesures antidémocratiques, anti-ouvrières, antisociales des institutions de l’Union européenne.
À Strasbourg, le 11 mai, nous dirons : l’Europe qui privatise, l’Europe qui déréglemente, l’Europe qui impose les plans d’austérité à tous les peuples du continent,
« Cette Europe n’est pas la nôtre ! » 


Oui, c’est un fait que les travailleurs et les jeunes en France vérifient quotidiennement : toutes les contre-réformes du gouvernement (Blanquer, Buzyn, retraites, SNCF), toutes les coupes dans les budgets publics qui entraînent la privatisation et la destruction des services publics, les centaines de milliers d’emplois supprimés, tout découle des traités européens, de la fameuse concurrence libre et non faussée, de l’équilibre imposé de l’euro, des critères de Maastricht et de toutes ces mesures qui démantèlent dans chacun de nos pays les conquêtes ouvrières. 

Le prétendu Parlement européen n’est rien d’autre qu’une caricature de démocratie, Parlement sans pouvoir, chargé uniquement de camoufler la véritable dictature de la classe capitaliste qui s’exprime à travers les institutions de l’Union européenne.

À Strasbourg, avec nos camarades de toute l’Europe, nous dirons : il faut en finir avec cette Europe des traités, des critères, de la dictature de la Banque centrale européenne.

Nous dirons : il faut en finir avec cette prison des peuples, comme nos camarades de Catalogne dont le formidable mouvement pour imposer la République catalane a été coupé net par la répression déchaînée par la monarchie, héritière du franquisme, appuyée directement par l’Union européenne. Encore aujourd’hui, des dizaines de militants de la République catalane croupissent en prison du fait de cette répression. 

Nous dirons : il faut en finir avec cette prison des peuples, celle qui, depuis trois ans, prétend empêcher les travailleurs et le peuple de Grande-Bretagne de mettre en œuvre le Brexit pour lequel ils ont démocratiquement voté, mais qui est inacceptable pour les puissants qui dirigent l’Union européenne, car cela voudrait dire que les peuples ont le droit de décider.

À Strasbourg, nous dirons : on veut nous faire croire que « l’Europe, c’est la paix », que le siège du Parlement européen serait le symbole de « la réconciliation franco-allemande », donc le symbole de « l’Europe de la paix ». Mais l’Europe des capitalistes, c’est l’Europe de la guerre. L’Union européenne a soutenu, cautionné et participé à toutes les guerres impérialistes de ces dernières années : première guerre du Golfe en 1992, dislocation de la Yougoslavie, bombardements de l’Afghanistan, deuxième guerre du Golfe en 2003 et toutes les interventions militaires impérialistes sur tous les continents de la planète. C’est ce Parlement européen qui, en reconnaissant, dès le 31 janvier 2019, le président autoproclamé du Venezuela Juan Guaidό, a soutenu la tentative de coup d’État de l’impérialisme américain au Venezuela.

À Strasbourg, nous irons en délégation large pour dire : oui, les peuples ont le droit de décider. Tous les peuples ont le droit de décider. Le peuple en France a le droit de décider. Il a le droit de décider qu’il faut en finir avec Macron, avec la Ve République et qu’il faut préparer les conditions de la grève générale.

Nous irons à Strasbourg pour dire : nous revendiquons l’Assemblée constituante souveraine. Le peuple en France a le droit de décider de son avenir, de la forme et du contenu de la démocratie. Il a le droit de décider de rompre les liens qui l’emprisonne dans le carcan de l’Union européenne.

Travailleurs, jeunes, militants de toutes tendances

Nous appelons à aller à Strasbourg parce que nous nous attelons à la construction d’un authentique parti ouvrier qui défende les intérêts des travailleurs face à la classe capitaliste, comme nous sommes engagés dans le combat pour l’Internationale ouvrière avec nos frères et sœurs, travailleurs, militants et jeunes de toute l’Europe et du monde entier, parce que nous agissons pour l’union libre et fraternelle de tous les peuples d’Europe et du monde débarrassés de la guerre et de l’exploitation.

À bas la guerre ! À bas l’exploitation !
À bas les institutions antidémocratiques de l’Union européenne ! 

Pour l’Europe libre des peuples et des nations libres, librement associés ! 
Pour l’Europe libre des travailleurs et des jeunes librement associés, tous à Strasbourg le 11 mai !

___
(1) Convoqué par la conférence ouvrière européenne qui s’est réunie à Montreuil le 12 mai 2018.


Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant la préparation du meeting international de Strasbourg dans la Tribune des travailleurs https://latribunedestravailleurs.fr/2019/04/11/ils-se-rassembleront-le-11-mai-a-strasbourg-pour-leurope-des-travailleurs-et-de-la-democratie-2/



Prenez contact avec le POID

Le POID appelle à la manifestation du 13 avril pour l’abrogation de la loi qui restreint le droit de manifester

Samedi 13 avril, à 14 heures, place de la République à Paris, à l’appel d’une cinquantaine d’organisations (dont la CGT, la Ligue des droits de l’homme, etc.) est convoquée une manifestation pour l’abrogation de la loi, prétendument « anti-casseurs », qui, en réalité, restreint le droit démocratique de manifestation. L’appel à l’initiative du groupe parlementaire de La France insoumise*, que le Parti ouvrier indépendant démocratique a signé, invite à participer à cette manifestation. Le POID a donné, dans La Tribune des travailleurs (27 mars), les raisons qui l’ont amené à signer cet appel, car, au-delà de telle ou telle formulation, il est partie prenante de toute « initiative qui va dans le sens de l’unité nécessaire à la défense du droit de manifester et des libertés démocratiques », gravement menacés par la dérive policière et répressive du gouvernement Macron-Philippe. Le POID sera donc présent à la manifestation, sous ses drapeaux et avec ses propres mots d’ordre, et il appelle ses adhérents et sympathisants à se mobiliser.

* Les partis signataires sont : l’Association des communistes insoumis, EELV, Ecologie sociale, Ensemble !, Génération.s, la Gauche démocratique et sociale, La France insoumise, le groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine, le groupe parlementaire de La France insoumise, le Parti communiste français, le Nouveau Parti anticapitaliste, le Parti communiste des ouvriers de France, le Parti de gauche, le Parti ouvrier indépendant, le Parti ouvrier indépendant démocratique, le PRCF.

Projet de programme d’action politique pour la classe ouvrière adopté par le IIIe Congrès du POID

Le projet de programme d’action politique a été adopté par le IIIe Congrès du parti des 19 et 20 janvier 2019. Le congrès a décidé de lui conserver son statut de projet pour le soumettre plus largement à la discussion des lecteurs de La Tribune des travailleurs et des travailleurs, jeunes et militants qui, sans appartenir au POID, partagent la conviction que les travailleur sont besoin de représentation(s) politique(s).

Pour le POID, l’objectif de l’émancipation de la classe ouvrière est indissociable de son organisation par elle-même : syndicats, partis, comités de grève, délégués élus et mandatés. L’anonymat, l’autodésignation sont par définition des méthodes étrangères au combat émancipateur. À l’heure où la crisedu régime de la Ve République ne cesse de s’approfondir, à l’heure où la question du pouvoir et des institutions est ouvertement posée, il est important qu’il y soit répondu à partir des intérêts de classe en présence, dissipant toutes les confusions et manipulations.

Pour le POID, l’objectif n’est pas un gouvernement populiste, mais un gouvernement ouvrier.

Téléchargez le projet de programme d’action soumis par le POID aux travailleurs et aux jeunes qui veulent combattre

Communiqué – Le mouvement ouvrier a toujours condamné et combattu l’antisémitisme (…)

Le mouvement ouvrier a toujours condamné et combattu l’antisémitisme, comme toutes les manifestations et tous les actes visant à discriminer, ostraciser, réprimer ou persécuter des individus ou des groupes au motif de leur religion, de leur origine, de leur nationalité, de la couleur de leur peau, de leur sexe ou de leur mode de vie.
Fidèle à cette tradition, le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne les actes antisémites dont la multiplication, ces dernières semaines, s’inscrit dans une dangereuse dérive qui menace la démocratie dans tous ses aspects.
Montreuil, le 19 février 2019
Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant démocratique

À l’initiative de la Commission femmes travailleuses, réunion samedi 9 mars 14 heures 30 à Montreuil


Non au coup d’État au Venezuela !

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