Manifestons toutes et tous, mardi 4 avril, à l’ambassade de l’Inde ! 17h45 à Paris Métro Muette Liberté pour les 13 de Maruti Suzuki !

po-carrc3a9-seul-couleurManifestons toutes et tous, mardi 4 avril, à l’ambassade de l’Inde ! Liberté pour les 13 de Maruti Suzuki !

pdf pictoLe 18 mars, treize ouvriers de l’usine Maruti Suzuki de Manesar en Inde, ont été condamnés à la prison à vie. Douze d’entre eux sont les responsables du syndicat Maruti Suzuki Workers Unions (MSWU) Pas moins de 148 ouvriers de Maruti ont passé quatre ans en prison. Ces très lourdes peines ont été prononcées après une campagne haineuse de la direction de l’entreprise qui exigeait la peine de mort.

Les faits sont maintenant connus dans le monde entier : le conflit a commencé le 18 juillet 2012 lorsqu’un membre de la direction a insulté un ouvrier sur la base de sa caste, puis l’a suspendu de son poste de travail. Cela, alors que le syndicat organisait une grève pour que l’ensemble des travailleurs bénéficie de la convention collective, et non seulement 20 %.

« Toute l’affaire se résume à une conspiration de la direction de l’entreprise pour en finir avec le syndicat et à une attaque contre le droit de constituer des syndicats et contre les revendications, en particulier l’abandon du travail précaire » (Communiqué du MWU du 19 mars).

Du 19 au 23 mars 2017, dans le monde entier, syndicats, organisations et partis ont exigé la libération des militants syndicaux emprisonnés. Des centaines de prises de position parviennent aux ambassades, des délégations sont constituées. Un mouvement vers l’unité la plus large est en marche.

Le 23 mars 2017 dans la zone industrielle de Manesar, par milliers et par milliers, les ouvriers sont sortis des usines.

Le MSWU a décrété le 4 avril comme journée nationale de mobilisation et journée internationale de solidarité.

Les dix centrales syndicales nationales indiennes ont lancé un appel commun pour la libération des 13. Elles appellent à manifester et faire grève dans toute l’Inde le 5 avril. Les 4 et 5 avril seront dans le monde entier des journées de mobilisation pour les 13 de Maruti Suzuki.

Lorsque les syndicats sont touchés, c’est la démocratie qui est en cause. Tout le mouvement ouvrier est concerné.

Le POID appelle ses militants, les travailleurs, les jeunes, à manifester à l’ambassade de l’Inde le 4 avril au soir. (Rendez-vous : 17h45, métro La Muette (ligne 9)).

1er avril 2017, 14 heures

Communiqué du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) Liberté pour les 13 de Maruti Suzuki !

13 Maruti 00


pdf pictoLe 18 mars
, treize ouvriers de l’usine Maruti Suzuki de Manesar en Inde, sont condamnés à la prison à vie.

Douze d’entre eux sont les responsables du syndicat Maruti Suzuki Workers Unions (MSWU).

Pas moins de 148 ouvriers de Maruti ont passé quatre ans en prison.

Ces très lourdes peines ont été prononcées après une campagne haineuse de la direction de l’entreprise qui exigeait la peine de mort.

Les faits sont maintenant connus dans le monde entier : le conflit a commencé le 18 juillet 2012 lorsqu’un membre de la direction a insulté un ouvrier sur la base de sa caste, puis l’a suspendu de son poste de travail.

Cela, alors que le syndicat organisait une grève pour que l’ensemble des travailleurs bénéficie de la convention collective, et non seulement 20 %.

« Toute l’affaire se résume à une conspiration de la direction de l’entreprise pour en finir avec le syndicat et à une attaque contre le droit de constituer des syndicats et contre les revendications, en particulier l’abandon du travail précaire » (Communiqué du MWU du 19 mars).

Du 19 au 23 mars 2017, dans le monde entier, syndicats, organisations et partis exigent la libération des militants syndicaux emprisonnés. Des centaines de prises de position parviennent aux ambassades, des délégations sont constituées. Un mouvement vers l’unité la plus large est en marche.

Ce 23 mars 2017 dans la zone industrielle de Manesar, par milliers et par milliers, les ouvriers sont sortis des usines.

« Meeting historique de protestation aujourd’hui à Manesar, pour la libération immédiate des militants de Maruti ! », communiquent les responsables du syndicat Maruti Suzuki Workers Union (MSWU).

« On n’avait plus vu un tel rassemblement ouvrier dans la zone industrielle de Manesar depuis le 18 juillet 2012. Aujourd’hui, la parenthèse est refermée ! Des milliers d’ouvriers ont quitté les usines. La veille, du matin au soir, la police a harcelé le président du MSWU pour qu’il annule l’appel à manifester au nom de l’article 144 du Code pénal en vigueur jusqu’au 26 mars. Mais les travailleurs sont passés outre, plaçant l’administration sur la défensive.

Sortant des usines de Maruti, Honda, Hero, Bellsonica, Daikin, Rico, Sunbeam, FCC, Munjal Showa, Munjal Kiriu, FMI, Endurance, Hilex, Omax, Lumax, Satyam Auto, Bajaj Motors, Talbros, Dhigania, GKN Ahresty, Sona Steering et bien d’autres, encore en bleu de travail, ils se sont rassemblés par milliers au parc Tau Devilal. Rien que de l’usine Maruti, à Manesar, ils sont sortis à 2 000. Les travailleurs ont annoncé un nouveau rassemblement à Gurgaon, le 28 mars, puis le MSWU a décrété le 4 avril comme journée nationale de mobilisation et journée internationale de solidarité. Le syndicat a également appelé les ouvriers à organiser la solidarité matérielle avec les familles des emprisonnés (privées de tout revenu). Il a été décidé que chaque ouvrier de Maruti donnera au moins 5 000 roupies (71 euros), et les ouvriers des autres usines de la zone industrielle verseront une journée de salaire. »

Des meetings ont également eu lieu dans d’autres villes d’Inde notamment à Mumbai.

Le 4 avril, une journée d’action est appelée en Inde pour la libération immédiate des ouvriers de Maruti ! Le MSWU appelle à en faire une journée internationale de mobilisation et de solidarité internationale.

Sans attendre, le POID appelle ses militants à se tenir prêts à se rassembler à l’ambassade d’Inde le 4 avril au soir. Lorsque les syndicats sont touchés, c’est la démocratie qui est en cause. Tout le mouvement ouvrier est en cause. Le POID s’adresse à tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie pour une rencontre, afin de construire ensemble une réponse unitaire pour exiger la libération des 13.

Paris le 25 mars, 16 heures

Le Comité fédéral national du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) s’adresse à tous les travailleurs

Adresse CFN mars 2017

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La période qui s’ouvre est lourde de menaces contre les travailleurs et la jeunesse.

La Ve République s’enfonce dans les scandales. Des responsables politiques de tous bords brassent des millions d’euros, et les mêmes n’ont qu’un mot à la bouche quand il s’agit des services publics, des retraites, des salaires : austérité !

Et pourtant, comme si de rien n’était, dans quelques semaines, l’élection présidentielle va désigner le prochain roi sans couronne.

Dans cette élection,
les aspirations des travailleurs et des jeunes seront-elles représentées ?

Macron, Fillon, Le Pen – parmi lesquels, selon les sondages figure le prochain président – sont les représentants de la classe des capitalistes et des banquiers. Celui qui sera élu poursuivra – chacun s’y est engagé à sa manière – la politique anti-ouvrière de licenciements, de destruction des services publics et de privatisation.

Hamon et Mélenchon proclament l’un et l’autre leur refus de l’héritage politique du gouvernement Hollande-Valls. L’un et l’autre parlent de l’abrogation de la loi Travail, et se disent contre les diktats de la « troïka » (Commission européenne/Fonds monétaire international/Banque centrale européenne).

Unis sur cette base en une seule candidature, ils pourraient ouvrir la voie à une mobilisation permettant, au moins sur un point, de rompre avec la politique du gouvernement précédent : l’abrogation de la loi El Khomri combattue par des millions de grévistes et manifestants unis avec les organisations syndicales au printemps dernier.

Ce pas vers l’unité pour l’abrogation de la loi El Khomri, nombreux sont les travailleurs, jeunes et militants, de tous courants du mouvement ouvrier et démocratique qui l’appellent de leurs vœux, de même que des élus, comme le maire (PCF) de Grigny, dans une lettre ouverte à Mélenchon et à Hamon, publiée dans la presse.

Les responsables politiques qui tournent le dos à cette aspiration choisissent la division. Ils permettent que se poursuive la politique anti-ouvrière de l’actuel gouvernement.

Travailleurs et patrons
ont des intérêts contradictoires

Fillon ne cache pas sa volonté d’affronter la classe ouvrière.

Marine Le Pen – c’est indiscutable – incarne une politique réactionnaire visant à opposer les travailleurs et les jeunes entre eux pour mieux remettre en cause leurs droits.

De toutes parts, le vote Macron est justifié comme un rempart face à Marine Le Pen.

Mais que représente Macron, sinon les banquiers et les multinationales qui le soutiennent ? Que veut-il sinon, comme il l’avoue lui-même, des syndicats à la botte, intégrés à l’État pour remettre en cause les retraites, les services publics et aller encore plus loin que la loi El Khomri dans la remise en cause du Code du travail ?

Que prétend-t-il faire ? Il le dit lui-même : un gouvernement « au-dessus des partis », un gouvernement d’union sacrée appliquant les directives de l’Union européenne.

La défense de la démocratie est contradictoire avec le soutien à Macron. La défense des droits des travailleurs et l’indépendance des organisations ouvrières sont contradictoires avec le soutien à Macron.

Les travailleurs ne peuvent compter
que sur leurs propres forces

Dans la période qui vient, les travailleurs et les jeunes seront confrontés à de nouvelles attaques contre leurs droits. Mais dans la formidable mobilisation contre la loi El Khomri, ils ont montré leur capacité à se mobiliser sur leur propre terrain, celui de la lutte de classe contre la classe capitaliste.

Aujourd’hui même, et sans tenir compte du calendrier électoral, ils multiplient les grèves et les mobilisations contre les licenciements, les suppressions d’emplois, pour les salaires ou pour la défense de leurs garanties collectives.

Demain, face aux attaques qui d’ores et déjà s’annoncent sur la Sécurité sociale ou les retraites, les travailleurs n’auront d’autre choix que de recourir à leur propre action indépendante.

La démocratie,
c’est d’en finir une fois pour toutes avec la Ve
e République et l’Union européenne

Le 18 mars 2017, anniversaire du premier jour de la Commune de Paris de 1871, les militants du Parti ouvrier indépendant démocratique ont participé, parmi près de 2 000 travailleurs et militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, au rassemblement organisé par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République.

Cette exigence de rupture est au cœur de la situation.

Quels que soient les discours, ceux qui appellent les travailleurs à se ranger derrière le vote Macron (pour le 1er ou le 2e tour) se rallient de fait aux institutions de l’Union européenne et de la Ve République et donc aux intérêts des capitalistes que ces institutions incarnent. La démocratie exige que ces institutions soient balayées, et que soit convoquée l’Assemblée constituante souveraine composée de délégués élus, mandatés et révocables. Une Assemblée constituante dans laquelle, en particulier, les travailleurs puissent voir leurs intérêts particuliers défendus par leurs propres représentants.

La démocratie jusqu’au bout suppose de ne pas craindre de s’en prendre au pouvoir du capital

Une Assemblée constituante souveraine qui, pour le POID, permettra d’instaurer :

• l’Union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe substituée à l’Union européenne (par l’abrogation des traités existants) ;

• la République sociale et démocratique substituée à la Ve République, avec à sa tête un gouvernement ouvrier qui n’hésitera pas à prendre les mesures de rupture qu’appelle la situation : et notamment l’abrogation de la loi El Khomri et de toutes les contre-réformes, l’annulation du pacte de responsabilité, l’interdiction des licenciements, la restitution aux communes et aux départements des moyens et prérogatives qui leur ont été supprimés.

Pour la démocratie jusqu’au bout, pour le gouvernement ouvrier : construire le parti ouvrier

Travailleurs, militants, jeunes de toutes tendances, vous connaissez le Parti ouvrier indépendant démocratique. Vous savez que pour nous, rien n’est plus important que la défense en toutes circonstances des travailleurs et des peuples, en France comme à l’échelle internationale.

C’est pourquoi, avec le Comité ouvrier international (composé de militants et travailleurs de 47 pays qui combattent ensemble contre la guerre et l’exploitation et pour l’Internationale ouvrière), nous sommes engagés dans une campagne inlassable pour la libération des 13 militants syndicaux de Suzuki-Maruti (Inde) condamnés à la prison à vie pour avoir commis le « crime » de constituer leur syndicat. Comme nous sommes engagés dans le combat permanent pour l’arrêt des interventions et pour le retrait des troupes, contre toutes les guerres dans lesquelles le gouvernement français est impliqué contre les peuples.

Travailleurs, jeunes, n’écoutez pas ceux qui vous disent que les syndicats et les partis sont des formes dépassées.

La classe ouvrière n’est forte qu’à la condition d’être organisée en toute indépendance vis-à-vis de l’État, des patrons, du gouvernement. Elle a besoin de syndicats indépendants. Elle a besoin aussi de partis exclusivement au service de ses intérêts.

Le IIe Congrès du POID se tiendra les 24 et 25 juin 2017.

Nous vous appelons à y participer pour en faire ensemble un congrès ouvrier auquel nous invitons tous les travailleurs et les militants engagés comme nous dans le combat pour la rupture et pour la lutte de classe indépendante. Et ainsi, par la libre discussion, avancer vers la construction du parti ouvrier indispensable à la situation.

Lisez La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Rejoignez le POID.

Adoptée à l’unanimité Paris, le 19 mars 2017

Une déclaration de Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

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« NOUS AVONS ASSUMÉ NOS RESPONSABILITÉS. NOUS LES ASSUMERONS, QUELLES QU’EN SOIENT LES CONSÉQUENCES »

Dans les prochains jours, nous répondrons à une convocation du procureur de la République.

Cette convocation – dont nous ne pouvons savoir par avance quelles suites judiciaires elle pourrait avoir – est la conséquence d’une décision prise par les dirigeants du POI/87.

Ceux-ci ont en effet rejeté l’accord de répartition à l’amiable des fonds détenus par le POI avant sa coupure en deux entités de taille sensiblement égale. Avertis par les commissaires aux comptes qu’en l’absence d’un tel accord avant le 30 juin, le dossier serait transféré au procureur de la République, les dirigeants du POI/87 ont persisté dans leur refus, conscients de prendre ainsi la décision de nous traîner devant la justice.

Depuis dix mois, nous avons, pour notre part – sur mandat du bureau national réuni le 6 septembre, confirmé par le vote des délégués au congrès du 22 novembre et réaffirmé dans les réunions du bureau national qui ont suivi – pris les mesures nécessaires à la préservation de ce qui était le patrimoine commun de tous les adhérents du POI avant l’éclatement. Nous avons tout tenté, jusqu’à la dernière minute, pour éviter l’irréparable. Jusqu’au dernier moment, jusqu’à l’envoi d’un chèque de 56 800 euros représentant la moitié des sommes en litige… chèque qui nous fut renvoyé à la demande du POI/87.

Chacun le sait, car les faits sont publics : pas un centime n’a été prélevé sur ces fonds procédant d’une quelconque décision de notre part ; les seules dépenses effectuées ont été celles décidées avant la scission du parti.

Chacun le sait car les faits sont établis : nous n’avons cessé de proposer que cette question soit réglée à l’amiable, dans une répartition égale.

Chacun doit le savoir, car les faits l’établissent : cette situation a été délibérément créée par les dirigeants du POI/87.

Nous répondrons à la convocation du procureur de la République avec la conscience nette de ceux qui ont agi conformément au mandat, dans le respect des traditions du mouvement ouvrier et de son indépendance vis-à-vis de l’État. Nous répondrons à cette convocation et nous établirons, à partir des faits, qu’aucune règle n’a été enfreinte.

Que ceux qui ont pris la responsabilité d’en appeler à la justice d’État contre nous s’arrangent avec leur conscience.

Nous avons assumé nos responsabilités jusqu’à présent. Nous les assumerons quelles qu’en soient les conséquences.

Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

Paris, le 8 juillet 2016

Tous les documents ont été rendus publics suite au bureau national extraordinaire du POID du 8 juillet 2016. Prenez en connaissance en cliquant ci-dessous.

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Aux travailleurs, militants, jeunes

Dans tout le pays monte une exigence simple :
le projet de loi El Khomri ne doit pas passer !
Ne touchez pas au Code du travail !

Les travailleurs du public comme du privé, les jeunes, les étudiants, les apprentis, tous disent : les droits collectifs de la classe ouvrière sont le bien le plus précieux, ils doivent être défendus. Tous disent : nous ne voulons pas de prétendus droits individuels substitués aux droits collectifs, nous avons des droits, nous voulons les garder.

Une même clameur monte dans tout le pays :
le projet El Khomri doit être retiré !
On ne touche pas au Code du travail !

Partout, une évidence s’impose : c’est l’action de millions et de millions, la mobilisation unie, la grève, la grève générale qui est nécessaire pour bloquer une fois pour toute la politique de ce gouvernement, qu’il s’agisse du Code du travail, du compte personnel d’activité (CPA), de toutes les contre-réformes en cours contre les travailleurs et les jeunes.

Chacun le sent : les plus grands combats sont devant nous. Se préparer au combat, c’est s’organiser. S’organiser, travailleurs et organisations syndicales unis en un seul bloc uni pour faire reculer le gouvernement.

Mais s’organiser aussi dans le combat politique pour en finir avec la politique réactionnaire du gouvernement Hollande-Valls, avec le régime failli de la Ve République et avec les diktats de l’Union européenne.

S’organiser pour en finir avec les gouvernements d’exploitation et d’oppression au service des banquiers et des spéculateurs qui détruisent tout sur leur passage.

Sur quelle perspective politique ? Celle d’un gouvernement qui gouverne pour les travailleurs, pour la majorité du peuple et non pour la minorité des exploiteurs ; la perspective politique d’un gouvernement qui contribue à établir la paix entre les peuples et se retire des guerres meurtrières menées sous comman- dement américain aux quatre coins du monde ; la perspective politique d’un gouvernement qui établisse des relations de coopération fraternelle avec tous les peuples et toutes les nations d’Europe sur la base de la rupture avec l’Union européenne.

Cette perspective, c’est celle de la reconquête de la démocratie et des droits, celle d’une Assemblée constituante souveraine par laquelle les délégués du peuple prendront eux-mêmes l’avenir entre leurs mains.

Pour faire valoir cette perspective, pour lui ouvrir la voie,
regroupons-nous au sein d’un parti de classe combattant pour le socialisme,
la République et la démocratie.
Organisons-nous dans un parti ouvrier authentiquement indépendant et démocratique.

Rejoignez le POID !


⇒ Le communiqué du BN du POID au format pdf est ici.
Code du travail

Déclaration adoptée par le bureau national du POID réuni samedi 13 février 2016

Quelle issue ?
Engageons la discussion

Réuni le 13 février, enregistrant les résultats positifs des six premiers mois de diffusion et l’impact de son hebdomadaire La Tribune des travailleurs (dont l’équilibre financier est largement réalisé), le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique décide de le faire passer de 12 à 16 pages à partir du 15 mars.

Le BN a décidé de passer La Tribune des travailleurs à 16 pages…

Plusieurs raisons conduisent à cette décision. La principale est la suivante : nous voulons engager un débat dans les colonnes de La Tribune des travailleurs, un débat ouvert aux adhérents du POID, mais aussi, plus largement, à tous les travailleurs, militants ouvriers de toutes tendances, élus, démocrates, jeunes, qui se posent, comme nous, la question de l’issue politique.

…pour organiser le débat sur l’issue politique

Nous sommes le 13 février 2016. Le gouvernement Hollande-Valls est en train de faire voter sa réforme constitutionnelle qui accentue les traits les plus antidémocratiques de la Ve République.

bn13février telechargementIl est en train aussi de faire adopter une réforme Badinter-El Khomri qui disloque le Code du travail, en application des exigences de déréglementation dictées par l’Union européenne et le capital financier. Ce gouvernement cherche en permanence à associer les organisations syndicales à la mise en œuvre de ses plans : qu’il s’agisse de l’instauration d’un compte personnel d’activité (CPA) qui substitue l’individualisation aux droits collectifs ; ou qu’il s’agisse d’associer les organisations syndicales aux « groupes de travail » chargés de mettre en oeuvre ces contre-réformes. Déjà, le gouvernement annonce que le texte de la « position commune » sur le CPA servira de base à la rédaction du projet de loi El Khomri.

Le mouvement ouvrier est à la croisée des chemins

Ce gouvernement est intégralement réactionnaire. Simple instrument entre les mains de la classe capitaliste, il est celui qui est allé le plus loin depuis soixante-quinze ans sur la voie de l’instauration d’un ordre corporatiste antidémocratique. Au nom de la crise mondiale — c’est-à-dire de l’effondrement du système capitaliste basé sur la propriété privée des moyens de production — le gouvernement et l’Union européenne exigent des organisations syndicales qu’elles se fassent l’instrument de la déréglementation et de la destruction des droits ouvriers. Le mouvement ouvrier est à la croisée des chemins : ou bien s’engager sur cette voie et renoncer à son indépendance ; ou bien préserver son indépendance, et cela suppose d’organiser le combat pour en finir avec ce gouvernement et sa politique.

Pour leur part, les membres du POID, respectueux des prérogatives des organisations syndicales, sont partie prenante de toutes les initiatives visant à créer les conditions de la lutte de classe unie, rassemblant travailleurs et organisations, pour contraindre ce gouvernement à reculer. Comme l’a formulé en direction des responsables des organisations Mickaël Wamen, l’un des syndicalistes de Goodyear condamnés à neuf mois de prison ferme : « Arrêtons de reculer ! Faisons plier ce gouvernement et ceux qui l’accompagnent ! ». …

 L’élection présidentielle peut-elle ouvrir une perspective ?

C’est dans ce contexte que nous avons discuté de l’issue politique. L’élection présidentielle qui a lieu dans quatorze mois peut-elle ouvrir une issue conforme aux intérêts des travailleurs et de la démocratie, une issue permettant au pays de sortir du désastre dans lequel il s’enfonce chaque jour davantage ?

Il ne s’agit pas ici de la tactique (savoir s’il faut présenter ou non un candidat). Il s’agit de la question posée sur le fond et de la réponse qu’elle appelle sur le fond. A savoir : est-il possible que la prochaine élection présidentielle débouche sur les conditions d’un gouvernement, d’institutions politiques qui, par exemple : renationaliseraient les services publics, abrogeraient les contreréformes et le pacte de responsabilité, rétabliraient les statuts et conventions collectives, organiseraient un plan d’embauches massives pour les travailleurs et les jeunes, porteraient un coup d’arrêt à la désertification rurale, cesseraient les interventions militaires de la France dans d’autres pays ?

La nécessité brûlante d’un gouvernement qui serve les besoins des travailleurs

Ces objectifs se dégagent dans toutes les luttes de résistance des travailleurs des villes et des campagnes. A notre avis, la formation d’un gouvernement qui réaliserait ces objectifs est une nécessité brûlante. Mais la formation d’un tel gouvernement est incompatible avec le régime de la Ve République. Car cette Ve République n’est qu’une monarchie sans couronne où un président doté de tous les pouvoirs peut réformer à sa guise la Constitution, convoquer ou ne pas convoquer un référendum, en piétiner le résultat s’il ne lui convient pas, et dicter toutes les contre-réformes de l’Union européenne par le biais, notamment, des articles 38 et 49-3 de la Constitution. Ces institutions n’ont rien de démocratique puisque, prisonnières du carcan de l’Union européenne, elles ont pour seule fonction — le Parlement, le gouvernement — d’appliquer les directives.

Pour notre part, Parti ouvrier indépendant démocratique, nous estimons que dans la situation de grave crise dans laquelle le pays s’enfonce chaque jour davantage, une issue conforme à la démocratie suppose d’abroger la monarchie sans couronne de la Ve République, d’abroger l’élection du président de la République au suffrage universel, d’abroger la Constitution de la Ve République et l’ensemble des traités européens et les institutions (Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne) qui ont pour seule fonction de dicter les plans des capitalistes contre les travailleurs et la jeunesse.

Rendre au peuple sa souveraineté : assemblée constituante !

Pour notre part, nous estimons qu’il n’y aura pas de solution conforme aux intérêts de la démocratie et de la classe ouvrière qui ne passe par le fait de rendre au peuple sa souveraineté. Cela porte un nom : c’est l’élection d’une Assemblée constituante souveraine par laquelle les délégués du peuple définiront eux-mêmes le contenu et la forme de la démocratie. Ce qui, au plan du continent, pose la question de l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe se libérant du carcan des institutions de l’Union européenne.

Discutons librement

Cela, c’est notre opinion. Dans les derniers mois, les militants du POID se sont liés à des travailleurs, des militants dans le combat commun pour la levée de l’état d’urgence ou pour la défense des communes, ou encore pour la défense du Code du travail, et plus généralement pour aider à réaliser la lutte de classe contre les plans du gouvernement. Nous constatons que nombre de ces travailleurs et militants partagent nos préoccupations sans nécessairement rejoindre les conclusions que nous en tirons. C’est avec eux, avec vous, que nous voulons ouvrir largement les pages de notre journal, sans tabou ni limitation. Les propositions du POID ne sont pas à prendre ou à laisser. Discutons-on. Les colonnes de La Tribune des travailleurs sont désormais ouvertes à ce débat, non un débat pour le débat, mais un débat pour aider à ouvrir une issue politique.

Adoptée à l’unanimité par le Bureau national du POID
Samedi 13 février 2016

Contact : poidemocratique@orange.fr

La première réunion du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique s’est tenue le 12 décembre

Par christel Keiser

• Le  12 décembre, se réunissait pour la première fois le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) élu le 22 novembre. A l’ordre du jour : l’organisation du travail des membres du bureau national autour de La Tribune des travailleurs; les finances du parti ; le projet de déclaration politique pour le soir du deuxième tour ;  les campagnes du parti ; la question laïque.

Au centre : les adhérents, leur assemblée mensuelle, leur organisation avec et autour du journal, sa discussion, son élaboration. C’est à partir de là que le bureau national s’organise.

Dans la discussion, des évidences : ainsi, le soutien à l’initiative des « 333 » pour la levée de l’état d’urgence. Initiative large, d’unité, rassemblant sur une question et une seule, mais une question centrale. Un camarade évoque l’indignation des travailleurs rassemblés en soutien à ceux d’Air France le 2 décembre face au déploiement policier « encadrant » le rassemblement. D’autres font état de l’indignation des militants et sympathisants du PCF face au vote de leurs députés en faveur de l’état d’urgence : « Difficile de demander aux gens d’aller voter pour ceux qui votent l’état d’urgence et nous tapent dessus tous les jours », déclare l’un d’eux, en réponse à un appel à « se mobiliser contre le Front national » au deuxième tour des régionales.

Dans huit départements, les bases sont jetées pour la constitution de nouveaux comités

Discussion sur l’organisation du parti : les cartes, les comités. Dans huit départements non représentés à Issy-les-Moulineaux, où se réunissait carte2016le congrès du POI fidèle à ses origines les 21 et 22 novembre, des camarades ont commencé à jeter les bases de comités du POID. Certains attendaient de voir ce qui allait sortir des « deux congrès », voulaient être sûrs de faire le bon choix.

Le bureau national, bien sûr, est revenu largement sur la situation marquée par la forte abstention du premier tour des élections. Rien ne garantit qu’elle soit aussi importante au deuxième tour. Mais quoi qu’il en soit, la Ve République est mortellement frappée et tous les partis institutionnels sont au bord de la dislocation. « L’élément marquant, c’est le rejet de l’Union européenne », souligne un camarade, qui estime que nous devrions mettre cette question plus au centre de notre campagne.

S’agissant des comités pour l’unité pour la défense du Code du travail, le bureau national a été particulièrement attentif au calendrier, notamment à la date du 15 janvier, où la mission Badinter rend son verdict. Aucune illusion n’est possible, souligne une camarade, qui évoque le tract élaboré par son comité. On y trouve une comparaison éloquente entre le Code du travail et le livre rédigé sur ce sujet par Badinter sous le titre : Le Travail et la loi. Ainsi, rappelle-t-elle, s’agissant de la protection des salariés en situation de maternité, de paternité, d’adoption et d’éducation des enfants, le chapitre V du livre II du Code du travail comprend 71 articles dont, par exemple, l’article L.1225-16, qui dit : « La salariée a le droit de bénéficier d’un congé maternité pendant une période qui commence six semaines avant la date présumée de l’accouchement et se termine dix semaines après la date de celui-ci. »

Dans le « code Badinter », ces 71 articles sont remplacés par un seul, l’article 20, qui stipule : « La grossesse et la maternité ne peuvent justifier d’autres mesures que celles requises par l’état de santé de la femme. La grossesse ouvre droit à un congé qui se poursuit au-delà de l’accouchement. ». « Voilà ce que veut dire leur prétendue simplification, c’est la barbarie », conclut-elle.

Aider à créer les conditions de l’unité pour bloquer le projet de loi de la ministre El Khomri

Mais quel est l’objectif de la campagne ? Faire des signatures, constituer des comités, cela suffira-t-il ? Nous combattons pour l’aide à la réalisation de l’unité, ce n’est pas un vain mot. L’exigence de défense du Code du travail grandit dans le mouvement ouvrier, dans les organisations. De même d’ailleurs que celle de la levée de l’état d’urgence. Notre objectif est de tout faire, en toute indépendance, sur un plan politique pour aider à créer les conditions de cette unité, de ce bloc uni des travailleurs et des organisations pour bloquer le projet de loi de la ministre El Khomri. C’est dans cet objectif que nous voulons, sans préalable, avec les travailleurs et militants de toutes tendances qui partagent cette volonté, constituer partout les comités pour l’unité.

Il en est de même s’agissant des élus : les schémas départementaux de coopération intercommunale
ne passent pas. C’est une révolte généralisée. Le soutien porté à l’initiative commune de Jean Bartholin et Gérard Schivardi vise donc à rassembler, dans tous ses aspects, la révolte des élus, aussi bien contre l’asphyxie financière que contre l’entreprise de liquider les communes. A l’heure où Hollande annonce sa révision constitutionnelle, il nous faut réaffirmer qu’il n’y a pas de combat pour la démocratie sans agir pour aider à la résistance des élus dressés contre la liquidation des communes, cellules de base de la République et de la démocratie.

Ce bureau national, c’est celui de la libre discussion. Tous les camarades n’ont pas le même point de vue. Leur origine dans le mouvement ouvrier, leur expérience, sont diverses et, inévitablement, leurs réponses aux différentes questions ne sont pas les mêmes.

Mais tous sont animés d’une même volonté : par la libre discussion, par l’exercice de la démocratie ouvrière, aider ce parti — « sauvé de la destruction qui le menaçait », comme l’a dit un camarade — à aller de l’avant. Et cela est vrai au plan national comme au plan international : la discussion a eu lieu sur la manière de répondre à nos camarades afghans qui proposent la tenue d’une conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation. Nous aurons l’occasion d’y revenir le 9 janvier, date de la prochaine réunion du bureau national.


 

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