Halte à la répression ! communiqué du BN du POID

logo POID faidherbe7 janvier 2019, 16 heures – Depuis plusieurs semaines, le gouvernement Macron-Philippe est engagé dans une véritable escalade de la répression. Un total provisoire établit à 3 747 le nombre de condamnations prononcées. On comptabilise 216 emprisonnements, plus de 4 500 mesures de garde à vue, plus de 1 600 blessés dont certains gravement, deux hommes toujours dans le coma. Des dizaines de milliers de personnes ont été gazées. Chacun a en mémoire les 151 lycéens immobilisés au sol à genoux, mains sur la tête, à Mantes-la-Jolie, et les lycéens victimes de matraquage dans toute la France.

Gilets jaunes, lycéens, mais aussi militants syndicaux contre qui s’acharne la répression patronale et gouvernementale… Faut-il s’en étonner ? Le 4 janvier encore au Conseil des ministres, Macron a réaffirmé qu’il ne bougerait pas d’un millimètre sur ses contre-réformes : l’assurance chômage, les retraites, le statut de la fonction publique doivent être démantelés. Un gouvernement qui refuse à ce point d’entendre la protestation ouvrière et populaire, ultra majoritaire dans le pays, considère naturellement la répression comme le principal instrument du « dialogue » avec les citoyens.

Avec l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier démocratique, le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) exige l’arrêt de la répression, le respect du droit de manifester et l’arrêt des poursuites contre les jeunes, les militants, les travailleurs.

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, le combat contre la répression s’inscrit dans le combat d’ensemble pour en finir avec Macron, sa politique, son gouvernement et avec le régime d’arbitraire, anti ouvrier et antidémocratique de la Ve République.

À bas la répression ! À bas l’État policier ! À bas la Ve République !

Le bureau national du POID

Le 7 janvier 2019, 16 heures

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Légitimes réquisitions, pour l’unité contre la réforme Macron des retraites, contre la machine de la Métropole qui met en cause la démocratie communale et le logement populaire      Christel Keiser, élue POID à Montreuil (Seine-Saint-Denis), prend la parole au conseil municipal du 3 octobre



JE PRENDS CONTACT

 

MONTREUIL Refus de la ville de contractualiser avec l’État – la déclaration de Christel Keiser (POID)

Christel Keiser, élue du POID, au conseil de Montreuil du 27 juin.


 

MIGRANTS « Je vote pour que la ville devienne un territoire refuge »

« Je vote pour que la ville devienne un territoire refuge, la construction d’hébergements mais certainement pas pour le projet politique européen responsable du drame que vivent les migrants » – Christel Keiser, POID, au conseil municipal de Montreuil du 27 juin 2018.

Halte au massacre du peuple palestinien !

logo POID faidherbeCommuniqué du POID du 15 mai 2018 – Halte au massacre du peuple palestinien !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne le massacre perpétré par l’armée israélienne contre les Palestiniens, dont des enfants, qui manifestaient lundi 14 mai, comme ils le font depuis plus d’un mois pour revendiquer le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Le POID condamne ce massacre perpétré de sang-froid par Netanyahou parrainé et encouragé par Trump qui, en transférant l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, provoque le peuple palestinien et prépare un nouveau bain de sang pour ce 15 mai, anniversaire de la Naqba.

Partisan de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le POID se joint à toutes celles et tous ceux qui exigent :

  • Arrêt immédiat du massacre !
  • Trump-Netanyahou, bas les pattes devant le peuple palestinien !
  • Droit au retour de tous les réfugiés !

 

Le POID se joindra sur ces mots d’ordre aux rassemblements convoqués en défense du peuple palestinien.

Paris, le 15 mai 2018, 12h00

Un appel du bureau national du POID

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Défaire le gouvernement Macron ; bloquer la dérive totalitaire du pouvoir en place ; empêcher la marche au corporatisme ; c’est nécessaire, c’est possible.

La décision des cheminots et de leurs organisations de s’engager dans la grève contre le gouvernement, qui veut privatiser la SNCF et briser leur statut, marque un tournant dans la situation ouverte il y a un an par l’élection de Macron.

Oui, la grève :

il n’y a pas d’autre moyen pour empêcher la destruction de l’entreprise publique et du statut !

Oui, la grève

pour le retrait du projet Macron-Spinetta !

Au-delà de la SNCF, la grève est à l’ordre du jour pour imposer le retrait des plans du gouvernement. Celui-ci, en s’attaquant à toutes les conquêtes sociales et démocratiques – Code du travail, baccalauréat, services publics et fonction publique, Poste, hôpitaux, école, libertés –, ne laisse d’autre choix.

Bloquer le gouvernement et ses contre-réformes, c’est possible et nécessaire. L’enjeu est de sauver les libertés démocratiques et les droits de la menace du totalitarisme.

En effet, dans tous les domaines, Macron veut imposer aux organisations syndicales ce qu’il appelle « la concertation ». Elles devraient s’impliquer elles-mêmes dans la destruction des droits ouvriers et de la démocratie, dans des séances de concertation dont l’ordre du jour est la mise en œuvre des plans du gouvernement, et même l’écriture des lois sous sa dictée !

Ainsi, à la SNCF,

le projet de loi du gouvernement tient en quatre pages et comprend un très grand nombre de trous. Ceux-ci seront, dans les deux mois qui viennent, complétés soit par les ordonnances écrites par le gouvernement, soit par le résultat des concertations. Mais dans les deux cas, et conformément aux directives de l’Union européenne, la loi doit impérativement privatiser et casser le statut. Dans ce but, le gouvernement convoque pas moins de 70 réunions avec les syndicats pour qu’ils écrivent eux-mêmes la loi de destruction de la SNCF.

En agissant de la sorte, Macron va encore plus loin dans la voie ouverte par le coup d’État de De Gaulle qui, en 1958, prônait l’instauration d’un régime corporatiste intégrant les syndicats à l’État.

Depuis, la marche au corporatisme s’est toujours heurtée dans notre pays à la résistance de la classe ouvrière : depuis la grande grève des mineurs en 1963, unis avec les organisations, jusqu’à la grève générale de 1968, puis l’échec de De Gaulle lors du référendum de 1969, ou encore le refus d’accompagner le tournant de la rigueur en 1982. En 2018, à nouveau, la marche au corporatisme peut et doit être bloquée. Pour cela, les organisations ouvrières doivent se retirer des concertations : l’enjeu, c’est leur indépendance sans laquelle il n’y a pas de démocratie.

Le 22 mars, par dizaines et centaines de milliers, les cheminots, les fonctionnaires et d’autres secteurs de la classe ouvrière manifesteront dans tout le pays, contre le gouvernement pour les revendications et le retrait des contre-réformes.

Leur mobilisation, c’est celle des travailleurs dressant leurs revendications contre le gouvernement, en toute indépendance avec leurs organisations.

La classe ouvrière n’a rien à gagner à la remise en cause des libertés. Pour elle, le respect de la démocratie politique, c’est que les organisations ouvrières puissent agir librement.

Partisan de la démocratie, le Parti ouvrier indépendant démocratique estime que le corporatisme doit être battu, et que son instrument, le gouvernement Macron, d’essence totalitaire, doit être battu.

Le régime antidémocratique de la Ve République doit être balayé et céder la place à l’Assemblée constituante qui permettra au peuple de définir lui-même la forme et le contenu de la démocratie.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique agit pour un gouvernement des travailleurs et des organisations unis pour la satisfaction des revendications.

Pour cela, il faut bien sûr en finir avec ce gouvernement Macron, ennemi de la démocratie et des droits.

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique soutient l’appel signé par 25 000 travailleurs et militants de toutes tendances à manifester à Paris, place de la République, le 13 mai pour dire « Macron, un an, ça suffit ! Dehors Macron et son gouvernement ! ».

Non, les intérêts de la classe ouvrière et ceux des capitalistes et des banquiers ne peuvent se mélanger. Les intérêts de la classe ouvrière recoupent ceux de tous les exploités, des chômeurs, des retraités, des jeunes qui doivent être défendus jusqu’au bout, jusqu’à l’instauration d’un authentique gouvernement ouvrier. Nous vous appelons à construire ensemble ce parti ouvrier dont les travailleurs ont besoin pour aller à la victoire.

À bas le gouvernement Macron !
À bas le corporatisme ! À bas le totalitarisme !

Adopté à l’unanimité Montreuil, le 17 mars 2018, 15 heures

 

Catalogne : un vote massif pour la reconnaissance de la République

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Communiqué

 

Paris, le 23 décembre 2017

picto pdf petitUne nouvelle fois, ce 21 décembre, le peuple catalan a affirmé sa détermination à décider de son avenir. Malgré la répression, malgré les arrestations, malgré la suspension par le gouvernement de Rajoy des institutions catalanes, malgré les pressions exercées, le vote enregistré ce 21 décembre, appuyé sur une participation massive, n’a fait que confirmer le vote du 1er octobre. C’est l’exigence majoritaire de la reconnaissance de la République catalane qui s’est exprimée à travers le résultat recueilli par les partis qui s’étaient prononcés en ce sens.

La démocratie, c’est de reconnaître le droit des peuples et des nations à décider de leur avenir.

En réaffirmant l’exigence de « la République catalane maintenant, tout de suite », le vote du 21 décembre inflige un camouflet sans précédent au gouvernement Rajoy, à tous ceux, dirigeants de partis de droite et de gauche, qui ont soutenu le déchaînement du gouvernement Rajoy contre la République catalane. C’est un camouflet pour l’Union européenne qui a soutenu la répression et qui prétend dicter aux peuples ce qu’ils ont à faire.

Oui, plus que jamais, les travailleurs et les jeunes de tous les pays ont le devoir d’affirmer aux côtés des travailleurs et du peuple de Catalogne et de toutes les régions d’Espagne : « Liberté pour le peuple catalan ! Reconnaissance de la République catalane ! Reconnaissance du droit de tous les peuples d’Espagne s’ils le décident à établir leur République, à remettre en cause le carcan de la monarchie héritée du franquisme. Liberté pour les peuples et nations d’Espagne de s’unir s’ils le désirent en union libre des Républiques libres ».

Liberté pour tous les peuples d’Europe d’en finir avec les institutions d’oppression de la classe capitaliste : chez nous, celles de la Ve République ; et sur tout le continent, celles de l’Union européenne.

Le secrétariat administratif

Communiqué Bas les pattes devant la République catalane !

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Paris, le 27 octobre 2017, 20 heures

picto pdf petitCe 27 octobre, le Parlement de Catalogne a, par une résolution, décrété que « la Catalogne constitue un État indépendant sous la forme d’une République » et décidé d’engager « un processus constituant ».

Cette déclaration est conforme au résultat du référendum du 1er octobre.
Elle est conforme à l’exigence démocratique : c’est au peuple catalan de décider de son avenir, et à lui seul ! Depuis que cette déclaration a été connue, c’est un véritable déchaînement contre la République catalane :

  • le gouvernement Rajoy s’est engagé dans une escalade de répression : mise sous tutelle de la Catalogne (article 155), poursuites contre le président de la Généralité pour « rébellion » ;
  • l’Union européenne, l’administration Trump, Macron et tous les gouvernements des grandes puissances capitalistes condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière Rajoy et la monarchie ;
  • en Espagne même, tous les dirigeants des principaux partis, y compris les partis de « gauche » (notamment PSOE et Podemos) condamnent la proclamation de la République et se rangent derrière la monarchie.Il est clair que la proclamation de la République de Catalogne ouvre une brèche dans le système institutionnel de la monarchie franquiste mis en place il y a quarante ans dans la continuité de la dictature de Franco.Dans cette brèche peuvent s’engouffrer tous les peuples de l’État espagnol, du Pays basque à la Galice, de l’Andalousie à la Castille, pour proclamer à leur tour leurs Républiques et engager partout le processus constituant permettant aux peuples eux-mêmes de décider ce que doivent être le contenu social et la forme d’une véritable union libre des Républiques libres d’Espagne.C’est aux peuples de décider.

    Le Parti ouvrier indépendant démocratique, qui combat en France contre le régime de la Ve République et contre l’Union européenne, pour l’unité pour chasser le gouvernement Macron-Philippe, pour l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, réaffirme sa solidarité avec le peuple et les travailleurs de Catalogne, et ceux de toutes les régions d’Espagne en lutte pour la démocratie et contre la monarchie.

    Ne touchez pas au peuple catalan !

Pour tout contact : poidemocratique@orange.fr

Adresse du IIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique aux travailleurs, aux jeunes, aux militants des organisations ouvrières et démocratiques

pdf pictoCamarades,

À la veille de notre congrès, le 22 juin, le gouvernement a publié le texte des ordonnances.

Deux semaines plus tôt, le 6 juin, il avait remis aux organisations syndicales son « programme de travail »*.

Deux documents, un même objectif : écraser les travailleurs et la jeunesse.

Avec les ordonnances (débouchant sur une loi adoptée avant le 21 septembre), les patrons seraient, de fait, autorisés à définir entreprise par entreprise : le niveau des salaires (pour les baisser), le temps de travail (pour l’augmenter), les conditions des licenciements (pour les faciliter) ; et d’autres aspects encore.

Avec les ordonnances, le gouvernement voudrait placer les syndicats sous tutelle.

Quant à l’assurance maladie et à l’assurance chômage, le gouvernement prévoit qu’au 1er janvier 2018, les cotisations salariales (c’est-à-dire une part du salaire différé) seraient supprimées.

D’une part, le gouvernement parle de « redressement de l’économie ». D’autre part, en confirmant vouloir porter le budget militaire à 2 % du PIB, il propose 18 milliards d’euros supplémentaires pour la guerre et le massacre des peuples. Ce que veut le gouvernement en réalité, c’est livrer la classe ouvrière et la jeunesse à une surexploitation forcenée et à une précarité généralisée, et poursuivre la destruction des services publics. Répondant ainsi aux exigences de l’Union européenne et des capitalistes, il leur permettra de gonfler les profits capitalistes et de dégager des fonds supplémentaires pour la guerre.

Cette politique est une politique de classe, celle de la classe des exploiteurs. En leur nom, c’est une guerre de classe qu’engage le gouvernement Macron-Philippe, dans la continuité des gouvernements Hollande et, avant lui, des gouvernements Sarkozy.

Travailleurs, militants, jeunes,
Le pays sort d’une longue période électorale. À droite comme à gauche, les principaux dirigeants et porte-parole ont multiplié les discours sur « l’intérêt général » et le « bien commun », glorifié la « patrie », chanté La Marseillaise et brandi le drapeau tricolore.
Pour notre part, nous n’avons cessé d’affirmer : c’est de lutte de classe qu’il s’agit. Rejetant toute forme d’union nationale au-dessus des classes, nous avons agi pour aider à réaliser l’unité des rangs ouvriers, tandis que nos candidats et nos comités défendaient l’urgente nécessité d’un gouvernement ouvrier et de la rupture avec l’Union européenne et la Ve République.

Certes, Macron a été élu. Mais le plus important, c’est ce phénomène d’une ampleur sans précédent : 16 millions d’abstentionnistes, blancs et nuls le 7 mai, plus de 25 millions le 11 juin, et même 29 millions le 18 juin ! Pour la première fois dans l’histoire du suffrage universel dans notre pays, près de deux électeurs sur trois ont choisi de s’exprimer par le « non-vote ».

Une majorité s’est ainsi affirmée, au sein de laquelle plus de deux ouvriers sur trois, plus de deux jeunes sur trois ont dressé les aspirations d’une classe contre les coups brutaux assénés par la classe adverse.

Cette majorité est la seule légitime.

Illégitime est le président, illégitimes l’Assemblée nationale et les institutions qui prétendent, au nom de 15 % d’électeurs, imposer le talon de fer du capital.
Légitime est la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations – porteuse des aspirations de la majorité – pour repousser la barbarie. Une mobilisation dont les objectifs ne peuvent être moindres que :

  • retrait des ordonnances ! Rétablissement de la hiérarchie des normes du Code du travail, non à la primauté de l’accord d’entreprise, abrogation de la loi El Khomri !
  • retrait des projets du gouvernement contre la Sécurité sociale ! Oui à la Sécurité sociale fondée sur le seul salaire différé et la solidarité ouvrière ! Abrogation de la CSG !
  • ne touchez pas aux régimes de retraite ! Non à la retraite par points !
    C’est sur ce terrain que peut et doit se forger le bloc uni des travailleurs et des organisations.

D’autres proposent d’autres chemins.

Pour certains, la confrontation se jouerait à l’Assemblée nationale. Mais les travailleurs savent d’expérience ce qu’il en est de l’Assemblée nationale sous la Ve République. Certes, des députés de tous bords peuvent y exercer leur talent oratoire. Mais la seule fonction pratique assignée à cette Assemblée par la Constitution est de permettre en toutes circonstances que s’appliquent les plans anti-ouvriers dictés par le président de la République.

Pour d’autres, il y aurait un espace pour la « concertation » et le « dialogue social ». Comme si le gouvernement n’avait pas clairement indiqué que, quelles que soient les discussions, les ordonnances seraient imposées !

En réalité, il n’y a qu’un moyen de les faire reculer : la mobilisation de classe unie, sans délai, pour le retrait des ordonnances et des plans du gouvernement !

C’est le sens du combat engagé par le Parti ouvrier indépendant démocratique pour le front unique ouvrier. Oui ce front unique doit être ouvrier. Toutes autres combinaisons auxquelles certains nous invitent aujourd’hui – constituer un « nouveau front populaire » ou forger « une nouvelle union de la gauche » –, parce qu’elles refusent la rupture avec la Ve République et l’Union européenne, ne feraient que ramener à des scénarios déjà connus : ceux qui ont vu trop souvent « la gauche » accepter de relayer, au pouvoir, les coups meurtriers exigés par la classe capitaliste et l’Union européenne.

Oui, il s’agit bien de forger un front unique ouvrier, qui aide au surgissement de la lutte de classe, qui s’étende jusqu’au combat pour balayer la Ve République antidémocratique et pour l’élection d’une Assemblée constituante, permettant au peuple de dé nir les formes et le contenu de la démocratie. Ce qui, pour nous, POID, inclut le combat pour un gouvernement ouvrier agissant avec les travailleurs et les peuples du continent pour une véritable union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe débarrassés des chaînes de l’Union européenne.

« Ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes », affirme L’Internationale, le chant des ouvriers du monde entier. C’est plus que jamais d’actualité. C’est aux travailleurs qu’il revient de forger l’unité avec leurs organisations, avec leurs délégués de service et d’atelier, avec leurs comités de grève demain, pour ne pas se laisser déposséder de la conduite de leur propre action et de la définition de leurs propres mots d’ordre.

Travailleurs, militants, jeunes, vous le savez, le Parti ouvrier indépendant démocratique ne prétend pas être autre chose que ce qu’il est : un courant dans le mouvement ouvrier.

Notre journal, La Tribune des travailleurs, est au service de la cause ouvrière, rassemblant les faits, les informations, les livrant à la libre discussion et publiant les libres contributions de travailleurs et de militants.

À l’heure où il est question de « recomposition politique », nous estimons utile de poursuivre la discussion engagée dans la préparation de notre congrès : faut-il un parti pour les travailleurs, faut-il un parti ouvrier, faut-il le construire sur des bases de classe ?

Pour notre part, POID, nous n’avons jamais caché que la construction d’un parti ouvrier est une réponse indispensable.

C’est ce débat et ce combat que nous entendons poursuivre au lendemain de ce IIe Congrès en invitant à y participer tous les travailleurs et tous les militants du PCF, du PS, de La France insoumise, du PG, et les militants syndicalistes qui le souhaitent.

C’est ce débat et ce combat que nous voulons poursuivre, notamment avec les camarades des 50 pays engagés comme nous dans les campagnes du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation et pour l’Internationale ouvrière.

■ En avant pour l’Internationale ouvrière !
■ À bas la guerre, à bas l’exploitation ! Retrait de toutes les troupes d’intervention française !
■ Levée de l’état d’urgence ! Retrait du projet de loi Collomb !
■ En avant pour l’émancipation ouvrière !
■ En avant pour le gouvernement ouvrier !
■ En avant pour l’authentique parti ouvrier dont ont besoin tous les exploités et tous les opprimés !
■ L’heure est aux plus grandes luttes, l’heure est à l’organisation !

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*Dont l’essentiel a été publié dans La Tribune des travailleurs du 21 juin.

Adoptée à l’unanimité Le 25 juin 2017, 15 h 30

La démocratie exige de conclure : « Dehors ce président et cette Assemblée illégitimes, dehors la Ve République, Assemblée constituante souveraine tout de suite ! »

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Communiqué – Paris, le 19 juin 2017

Et maintenant ?

pdf pictoL’Assemblée nationale a été élue, ce 18 juin, avec les voix de moins de 2 électeurs sur 5. Cette situation, sans précédent dans l’histoire du pays, intervient après l’élection de Macron, déjà marquée par un record d’abstentions et de votes blancs et nuls.

Un « non-vote » de classe

Une large majorité s’est exprimée par un « non-vote » de classe. Au premier tour, deux ouvriers sur trois et deux jeunes sur trois s’étaient abstenus ou avaient voté blanc ou nul ; ce phénomène s’est amplifié au second tour. Ce « non-vote » de classe dit clairement : nous rejetons ces institutions et la politique qu’elles servent, la même politique qui, de Sarkozy à Hollande et Macron, frappe les travailleurs et les jeunes au bénéfice des capitalistes et des banquiers.

La démocratie exige de conclure : « Dehors ce président et cette Assemblée illégitimes, dehors la Ve République, Assemblée constituante souveraine tout de suite ! »

Ce n’est pas ce que disent les dirigeants des partis et mouvements issus, à des degrés divers, du mouvement ouvrier et démocratique. Certains réclament l’introduction d’une « dose de proportionnelle » : comme si cela pouvait changer la nature antidémocratique, autoritaire et bonapartiste de ces institutions et le rôle de cette Assemblée croupion, vouée à enregistrer et accompagner toutes les décisions du président !

D’autres déclarent que cette Assemblée ne serait pas « légitime pour décider par ordonnances » la liquidation du Code du travail… comme si une telle destruction était plus acceptable au terme d’un « débat parlementaire » ! À quoi s’ajoute la demande de Mélenchon au président de la République d’un référendum sur la future loi Macron contre le Code du travail… ce qui revient une nouvelle fois à s’en remettre à lui !

Ainsi, tous restent dans le cadre d’institutions massivement rejetées, qu’ils légitiment tout en appelant à les réformer à la marge.

C’est la Ve République qui doit dégager !

Ceux qui ont fait campagne sur le thème du « dégagisme » se félicitent aujourd’hui de la disparition des trois quarts du personnel politique de la précédente législature. Mais, étrangement, ils cessent d’être « dégagistes » quand il s’agit des institutions de la Ve République.

Pourtant les plans annoncés par Macron – Code du travail, Sécurité sociale, retraites – prolongent et aggravent les plans précédents de Hollande et Sarkozy ; comme eux ils, sont dictés par l’Union européenne et la classe capitaliste. La défense des droits ouvriers et de la démocratie ne peut se contenter du « dégagement » de ministres et de députés faillis, certains d’ailleurs s’étant recyclés sous d’autres étiquettes : elle appelle à dégager les institutions. Sans quoi le dégagisme concentré sur les personnes et ignorant les institutions ne ferait que confirmer la formule d’un film célèbre : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Après le 18 juin, quiconque se réclame de la classe ouvrière devrait conclure ceci : la légitimité démocratique réside dans la lutte de classe organisée par les travailleurs eux-mêmes pour bloquer les plans du gouvernement. Le soir du second tour, Mélenchon a déclaré : « Le peuple français dispose à l’Assemblée d’un groupe « La France insoumise » cohérent, discipliné, offensif, et c’est lui (…) qui appellera le pays, le moment venu à une résistance sociale ». Comment comprendre cette volonté de confisquer aux travailleurs le droit d’organiser leur lutte de classe par eux-mêmes ? Comment comprendre cette tentative de se substituer aux organisations syndicales construites par les travailleurs pour défendre leurs revendications ?

Au moment où Trump provoque une confrontation militaire directe avec la Syrie (et, derrière elle, l’Iran) ; au moment où se généralise la marche à la guerre menaçant la paix dans le monde entier ; que disent-ils, tous les responsables des groupes élus hier à l’Assemblée nationale ? Que la guerre doit continuer d’une manière ou d’une autre*. Quiconque se réclame de la paix et de la démocratie, quiconque se réclame de la classe ouvrière devrait au contraire dire : il y a urgence à ouvrir la voie à la paix par le retrait de toutes les troupes françaises d’intervention à l’étranger.

Ce rejet est positif

Que les militants qui ont fait campagne pour les candidats de La France insoumise soient contents du nombre de sièges obtenus ; que ceux du Parti communiste français qui craignaient leur quasi disparition des bancs de l’Assemblée soient rassurés par le résultat ; que ceux du Parti socialiste soient consternés par le passage du PS de 320 députés à 29 : tout cela, chacun peut le comprendre.

Militants du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous nous adressons fraternellement aux uns et aux autres : quels que soient vos sentiments au soir de cette élection, ne perdez pas de vue l’essentiel. L’essentiel, c’est que la classe ouvrière et la jeunesse ont déserté ces élections. Ce rejet massif est positif, qui annonce les développements à venir sur le terrain de la lutte de classe.

Militants du POID, nous plaçons au centre de notre action le combat pour le front unique ouvrier, c’est-à-dire pour aider à la réalisation de l’unité des travailleurs et des organisations sur les revendications ouvrières. Pour nous, les seuls critères pertinents sont les critères de classe.

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes… »

Nous restons fidèles aux paroles de L’Internationale : « Il n’est pas de sauveurs suprêmes, ni Dieu, ni César, ni tribun, producteurs, sauvons-nous nous-mêmes. »

Oui, c’est aux travailleurs, plus que jamais, qu’il revient de décider des formes et des moyens de l’action unie avec leurs organisations. Ce qui suppose des mots d’ordre précis, en particulier :

• retrait du plan présenté par le gouvernement le 6 juin et abrogation de la loi El Khomri ;

• respect intégral du Code du travail, refus de l’inversion de la hiérarchie des normes et de la négociation entreprise par entreprise ;

• retour à la Sécurité sociale de 1945, abrogation de la CSG et financement par le seul salaire différé ;

• rétablissement des services publics, retour aux monopoles ;

• abrogation des contre-réformes dans l’enseignement, préservation du baccalauréat comme diplôme national.

C’est aux travailleurs de décider par eux-mêmes. Ils sont la majorité, ils sont la légitimité démocratique et sociale.

Le IIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique se réunit les 24 et 25 juin. Avec les délégués représentant 72 départements et avec les militants ouvriers non membres du parti qui y sont invités, il débattra de la situation nouvelle et des propositions du POID.

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* « La guerre est déjà assez horrible, et là, ce sont des civils qui prennent sur la figure ces munitions au phosphore, et c’est pas acceptable. Il y a sans doute d’autres moyens de faire la guerre qui soient moins cruels pour les populations civiles (…). Je voudrais adjurer ceux qui prennent des décisions de renoncer à l’usage de ces armes-là, quitte à utiliser les autres » (Mélenchon, 16 juin, après les bombardements sur Raqqa).