Pour l’unité ouvrière qui imposera la rupture avec Macron et sa politique

Pour l’unité ouvrière qui imposera la rupture avec Macron et sa politique

Lançant sa campagne présidentielle, Macron a promis à Marseille la somme de 1,5 milliard à la ville. Somme dérisoire qui ne couvre qu’une infime partie des besoins urgents pour la rénovation des écoles, au regard des près de 200 écoles dans un tel état qu’il est quasiment devenu impossible d’y faire cours. Somme dérisoire pour les transports publics et le logement, au regard des 100 000 personnes officiellement mal logées.

Lançant sa campagne présidentielle, Macron a promis à Marseille la somme de 1,5 milliard à la ville. Somme dérisoire qui ne couvre qu’une infime partie des besoins urgents pour la rénovation des écoles, au regard des près de 200 écoles dans un tel état qu’il est quasiment devenu impossible d’y faire cours. Somme dérisoire pour les transports publics et le logement, au regard des 100 000 personnes officiellement mal logées.

De plus, ce saupoudrage financier est soumis à conditions :

  • des écoles où le recrutement des enseignants sera fait par les directeurs, au mépris du statut des enseignants et du caractère national de l’instruction publique, enfermant toujours plus les enfants des quartiers populaires dans un ghetto scolaire sans obligation de programme ni de progression ;
  • l’aide financière promise aux hôpitaux s’inscrit dans le plan de démantèlement de l’Assistance publique- Hôpitaux de Marseille (AP-HM), qui prévoit la fermeture de 270 lits et la vente de deux hôpitaux « des beaux quartiers » aux spéculateurs immobiliers ;
  • la rénovation des bâtiments scolaires sera confiée à un organisme «mixte», premier pas vers la privatisation ;
  • la remise en cause du droit de grève des personnels territoriaux, expressément exigée par Macron dans son discours ;
  • la coopération des élus locaux à ces mesures de régression sociale, coopération à laquelle s’est engagée le maire « socialiste » de Marseille.

Privatisation, remise en cause de l’égalité des enfants dans la République, du statut des fonctionnaires, du droit de grève, du droit au logement, de l’hôpital public : dans ces domaines comme dans tous les autres, Macron poursuit et aggrave sa politique réactionnaire (et celle de ses prédécesseurs) au service des capitalistes. Comme il le fait avec le pass prétendument sanitaire qui sert d’abord à supprimer des milliers de lits dans les hôpitaux publics après en avoir chassé des milliers de personnels.

Comme il le fait en remettant à l’ordre du jour sa contre-réforme des retraites et en appliquant celle de l’assurance chômage.

Et pourtant… il y a dans ce pays une large majorité qui aspire à en finir avec cette politique et celui qui la porte : Macron !

Il y a dans ce pays une large majorité qui aspire à la rupture avec cette politique au seul service des capitalistes et des spéculateurs, une majorité qui aspire à ce que l’argent public serve aux hôpitaux, à l’école, aux services publics en général, à la défense des retraites et de toutes les conquêtes ouvrières.

Il y a dans ce pays une majorité qui considère que les 560 milliards offerts par le gouvernement et l’Assemblée nationale à la classe capitaliste trouveraient un bien meilleur usage s’ils étaient confisqués et affectés à l’école, aux services publics, aux hôpitaux.

Pourtant, dans le cadre des institutions antidémocratiques de la Ve République, la seule perspective serait, si l’on en croit les sondages, la réélection de Macron, vainqueur d’un second tour face à Le Pen ! Impossible ! Il est impossible de laisser les mains libres à Macron pour appliquer sa politique de destruction ! Impossible également de le laisser (lui ou quiconque continuerait sa politique) poursuivre cinq ans de plus cette destruction des droits ouvriers, des droits démocratiques et des services publics.

Il est urgent que se rassemble la seule force capable d’imposer la rupture avec cette politique : la force de la classe des travailleurs et de la jeunesse, dans l’unité sur les revendications, qui s’exprime déjà dans les grèves en cours.

Permettre que par tous les moyens nécessaires l’unité ouvrière impose la rupture avec Macron et sa politique : tel est l’objectif du Parti ouvrier indépendant démocratique, partisan d’une Assemblée constituante par laquelle le peuple définira lui-même ce que doivent être des institutions démocratiques et une politique au service de la majorité.

C’est pourquoi le POID soutient la convocation de la conférence nationale pour l’unité du 16octobre et l’organisation dans tout le pays des assemblées ouvrières pour l’unité, pour la rupture ouvrière, pour en finir avec Macron et sa politique.



Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, samedi 4 septembre 2021.

Une déclaration de guerre contre les travailleurs

Lors de son allocution télévisée du 12 juillet, Macron a dit :

• Que les personnels soignants qui ne seraient pas vaccinés au 15 septembre seront sanctionnés. Ils pourront perdre leur emploi et leur salaire, a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran.

• Que « La réforme de l’assurance chômage sera pleinement mise en œuvre dès le 1er octobre. Autour d’une volonté simple : en France, on doit toujours bien mieux gagner sa vie en travaillant qu’en restant chez soi, ce qui n’est actuellement pas toujours le cas. » Car, selon ce gouvernement, les chômeurs sont des feignants…

Cette réforme a pour objectif de réaliser 2,3 milliards d’euros « d’économies » par an sur le dos des chômeurs en diminuant le montant de l’allocation d’1,15 millions de personnes.

• Que « Dès que les conditions sanitaires seront réunies, la réforme des retraites sera engagée […] Les régimes spéciaux devront être supprimés pour les nouveaux employés dans ces secteurs. Oui, parce que nous vivons plus longtemps, il nous faudra travailler plus longtemps et partir à la retraite plus tard. »

Donc, si on comprend bien, la réforme systémique (retraites par points) et à nouveau à l’ordre du jour, en plus du recul de l’âge de la retraite.

Décidément, rien n’arrête ce gouvernement ! Un gouvernement qui frappe les travailleurs, les personnels soignants, les chômeurs et les futurs retraités.

Un gouvernement qui cherche à opposer ceux qui sont vaccinés et ceux qui ne le sont pas, les retraités « privilégiés » aux autres catégories, les chômeurs « scandaleusement » indemnisés aux travailleurs précaires.

Un gouvernement discrédité, rejeté et qui multiplie les actes d’autoritarisme, de répression et de menace de répression.

C’est maintenant que les plans du gouvernement doivent être bloqués.

Dehors Macron, sa politique et son gouvernement !

UNE QUATRIÈME VAGUE EST ANNONCÉE IL FAUT RECRUTER MASSIVEMENT DANS LES HÔPITAUX ARRÊT IMMÉDIAT DES FERMETURES DE LITS ET DE SERVICES

Depuis 18 mois, les hospitaliers combattent la pandémie dans les pires conditions : sans moyens, dans une situation de pénurie de personnel et de médecins, avec un manque dramatique de lits de réanimation…

Les hospitaliers sont épuisés, mais surtout révoltés par les conditions dans lesquelles ils sont contraints d’exercer leur profession. Pendant ces longs mois, il n’y a pas eu les recrutements indispensables pour permettre aux services de fonctionner correctement. Pire, les conditions de travail se sont encore dégradées au point de les rendre insupportables, poussant des milliers de soignants exténués à démissionner des hôpitaux.

La période d’été qui est habituellement déjà difficile à cause des congés non remplacés s’annonce dans les pires conditions. Une quatrième vague de la pandémie est annoncée avant la fin de l’été avec la progression du Variant DELTA.

Non seulement le gouvernement MACRON–VERAN n’a pris aucune mesure pour donner les moyens indispensables aux hôpitaux de faire face, mais il est coupable d’avoir poursuivi sa politique de fermetures de milliers de lits, de centaines de services et d’hôpitaux entiers pendant la pandémie, rendant l’accès aux soins toujours plus difficiles à la population.

En accusant les soignants d’être responsables du développement de la pandémie au prétexte que certains d’entre eux ne sont pas encore vaccinés, il veut leur faire porter la responsabilité du désastre sanitaire qu’il a organisé en refusant de prendre les mesures indispensables de sauvegarde de la population.

Les grèves déclenchées dans les services et les hôpitaux se multiplient partout dans le pays pour arracher les embauches indispensables et pour s’opposer aux fermetures de lits et de services, pour s’opposer aux restructurations. Ces actions sont partout soutenues par la population.

La situation exige

  •   l’embauche immédiate de dizaines de milliers de personnels dans les hôpitaux. la mise en place d’un plan de formation immédiat de dizaines de milliers d’infirmières, d’aides-soignantes, d’infirmières spécialisées en anesthésie et en réanimation, de laborantins, de psychologues, de médecins…
  •   l’arrêt immédiat des fermetures de lits et de services et la réouverture des dizaines de milliers de lits fermés ces dernières années. Qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent disponible pour cela. Depuis le 19 mars 2020, ce sont 560 milliards d’euros que ce gouvernement au service des capitalistes a distribués aux banques et aux capitalistes. L’argent doit être versé aux hôpitaux pour qu’ils recrutent massivement, pour qu’ils forment les profes- sionnels dont on a besoin, pour qu’ils rouvrent les milliers de lits fermés ces dernières années afin d’assurer la prise en charge de tous les patients.
  • UNITÉ POUR LE RECRUTEMENT MASSIF D’HOSPITALIERS ! UNITÉ POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DES FERMETURES DE LITS
    ET DE SERVICES ET LA RÉOUVERTURE DE CEUX QUI ONT ÉTÉ FERMÉS !

Ultra minoritaire, Macron doit partir immédiatement ! Et sa politique avec !

Abstention record à l’élection régionale, scores ridicules… Peu importe à Macron et à son gouvernement qui ont décidé de repartir en guerre contre les travailleurs et la jeunesse.

Voici leurs intentions dans les prochaines semaines :

Relancer la réforme des retraites

L’objectif du gouvernement est de repousser l’âge du départ à la retraite de 62 à 64 ans dans les plus brefs délais. La première génération concernée serait celle née en 1961 (départ à 62,5 ans). Puis les trois générations suivantes devraient travailler six mois de plus chacune. Les travailleurs nés en 1964 partiraient à 64 ans en 2028-2029.

Au moment où le taux de chômage des jeunes explose, il serait urgent de faire travailler plus longtemps les plus vieux ?!!

Faire payer les chômeurs

Un décret du 30 mars a modifié les règles de calcul du salaire journalier de référence entrainant une baisse importante (en moyenne de 17 %) du montant de l’allocation versée aux chômeurs. Le conseil d’État a retoqué ce nouveau mode de calcul. Pour autant, le gouvernement ne renonce pas. « L’ambition du gouvernement reste inchangée » a décrété la ministre du Travail, Elisabeth Borne.

Alourdir brutalement la facture de gaz et d’électricité

Le gaz va augmenter de 10 % le 1er juillet. Quant à l’électricité, son tarif a augmenté de 50 % en 10 ans (UFC-Que choisir).

Prendre 700 millions d’euros aux familles à faibles revenus

La nouvelle méthode de calcul de l’allocation personnalisée au logement (APL), appliquée dès janvier 2020, entraine des baisses drastiques de l’allocation. Les jeunes sont particulièrement touchés par ce nouveau mode de calcul. Ainsi, 39 % des allocataires de moins de 25 ans sont pénalisés.

Dans le même temps, la direction d’Aéroports de Paris (ADP) – dont l’État est actionnaire majoritaire – veut imposer un plan d’adaptation des contrats de travail aux 6 250 salariés de l’entreprise. À la clé, une baisse des salaires d’environ 15 % – sous la menace du licenciement – et la mobilité forcée. Le 25 juin, après la grève massive des 18 et 19 juin derniers, la mobilisation des agents d’Aéroports de Paris s’est poursuivie à Roissy et à Orly. Pour tous, l’objectif est clair : retrait du (Pact). Les agents d’ADP seront à nouveau en grève à partir du 1er juillet. Ils ont raison !

Abrogation de toutes les contre-réformes du gouvernement !

Non à la réforme des retraites !

Dehors Macron, son gouvernement et sa politique !

Macron est ultra-minoritaire, il doit partir et sa politique avec lui, tout de suite !

Le second tour des élections régionales et départementales a confirmé le premier : Macron est ultra-minoritaire. Au premier tour, ses listes avaient recueilli 3 % des voix des électeurs inscrits. Là où elles pouvaient se maintenir au second tour, elles finissent dernières. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors la majorité a parlé : « Dehors Macron et sa politique, maintenant, tout de suite ! ».

Au-delà de Macron, les partis institutionnels perdent tous des millions de voix par rapport au scrutin précédent. Même ceux qui sont présentés comme les « grands vainqueurs » sont minoritaires : reconduite à la tête de la région Occitanie, Carole Delga, du Parti socialiste, obtient la voix d’un électeur inscrit sur cinq, tandis que les LR Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sont « élus » par… 17 et 15 % de l’électorat !

Entre les deux tours, les responsables des partis institutionnels avaient martelé un même message : « Électeurs, ressaisissez-vous, réveillez-vous, votez ! ». Résultat : l’abstention est au même niveau. Ultra-minoritaires ils étaient le 20 juin, ultra-minoritaires ils sont restés le 27.

Mais une majorité s’est exprimée « en creux » ces 20 et 27 juin. Refusant de voter pour Macron, la droite et l’extrême droite, cette majorité a frappé d’illégitimité le gouvernement, et la réforme des retraites qu’il veut relancer, et l’attaque contre l’assurance chômage, et les plans de licenciement qu’il encourage.

Constituée de l’immense majorité des ouvriers, des employés et des jeunes, cette majorité n’a pas davantage été convaincue par les appels lancés par les dirigeants des partis de « gauche » à se ranger « au nom de la démocratie » derrière Muselier, ancien ministre de Chirac, candidat des Républicains, face à Mariani, ancien ministre de Sarkozy, candidat du RN dans la région Paca. Ils ont rejeté la théorie fallacieuse du vote pour les partis capitalistes comme un rempart contre l’extrême droite. D’autant que cette politique d’union sacrée avait connu un précédent lorsque les députés des partis de « gauche » ont tous voté, le 19 mars 2020, avec leurs collègues macronistes et les députés de droite et d’extrême droite, une « aide » de 343 milliards pour les capitalistes à la demande de Macron, privant de ce fait l’école et les hôpitaux des moyens indispensables.

Cette majorité ne s’exprime pas seulement dans l’abstention de masse. Dans les grèves qui se multiplient dans le pays, elle proclame l’exigence ouvrière du maintien des emplois, de l’interdiction des licenciements, des moyens nécessaires pour l’école, la santé, les services publics et du refus de la baisse des salaires et de l’augmentation du temps de travail.

Au soir des régionales, nombre de dirigeants des partis institutionnels ont déclaré : « Maintenant, l’étape suivante, c’est l’élection présidentielle. »

De qui se moquent-ils ? Ils font mine de ne pas comprendre, mais les faits sont les faits : ce qui a été rejeté les 20 et 27 juin, c’est non seulement Macron, mais plus généralement le système et les institutions qui concentrent tout le pouvoir entre les mains d’un président de la République valet des capitalistes.

C’est la Ve République qui est rejetée, elle qui donne tous les pouvoirs à une minorité d’exploiteurs et de profiteurs. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors elle exige que soit rendu à cette majorité le pouvoir de décider. Elle exige donc qu’à la Ve République capitaliste se substitue la République de la majorité, la République des travailleurs et de la jeunesse.

L’urgence est que le peuple prenne entre ses mains le pouvoir de décider. L’urgence est à l’élection d’une Assemblée constituante abrogeant la Ve République et toutes les contre-réformes anti-ouvrières, antisociales et antidémocratiques, confisquant les centaines de milliards des profits capitalistes pour les affecter aux besoins urgents du peuple travailleur, à la santé, à la jeunesse, à l’emploi. Oui, une Assemblée constituante qui prenne entre ses mains le pouvoir de décider des mesures impérieuses de préservation de l’emploi et des services publics et interdisant purement et simplement les licenciements.

Pour qui se situe sur le terrain de la démocratie, il n’y a pas d’autre issue.

Pour débattre de ces propositions, le Parti ouvrier indépendant démocratique soumet la proposition que se tiennent de larges assemblées de travailleurs, militants et jeunes pour établir ensemble ce que sont les revendications urgentes de la situation.

Plus que jamais, le POID est déterminé à agir pour que triomphe la cause de l’unité : l’unité pour la satisfaction de toutes les revendications, l’unité pour chasser Macron et sa politique, l’unité pour en finir avec la Ve République et pour que le pouvoir revienne entre les mains du peuple travailleur.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, lundi 28 juin 2021, 19 heures.

Aéroports de Paris (ADP) Les travailleurs en grève contre la baisse de leur salaire

Alors que les professionnels du transport aérien se félicitent de l’envolée des réservations de billets d’avion pour cet été, De Romanet, P-DG d’ADP, veut imposer son plan d’adaptation des contrats de travail (Pact).

De quoi s’agit-il ?

Accepter une baisse importante de son salaire ou être viré, tel est le chantage contenu dans le plan de la direction d’ADP et de Macron contre les 6 250 salariés du groupe.

Contre le Pact, la grève !

C’est contre ce plan que se sont dressés les agents, massivement en grève le 18 juin dernier dans l’unité des organisations syndicales pour son retrait pur et simple. Ils ont lancé un ultimatum à De Romanet : soit il retire son plan, soit c’est la grève illimitée.

Ils seront à nouveau en grève le 25 juin, puis du 1er au 5 juillet, à l’appel de tous les syndicats.

Retour au service public

Les travailleurs d’ADP l’ont compris : il s’agit, pour le gouvernement et la direction d’ADP, en baissant le coût du travail, d’aller au bout du processus de privatisation du groupe.

En s’y opposant, la grève des travailleurs d’ADP met une question à l’ordre du jour : celle du retour au service public, celle de la renationalisation.

20 juin, un message clair : Dehors Macron et la Vᵉ République !

Ce qui s’est exprimé ce 20 juin, ce n’est pas seulement l’abstention la plus forte de la Ve République. Quand plus de deux électeurs sur trois renoncent à aller voter, quand l’abstention et les bulletins blancs et nuls dépassent 80 % dans les quartiers ouvriers et populaires, pour dépasser 93 % dans certains bureaux, c’est le rejet de Macron et de sa politique qui s’exprime. Un rejet catégorique et une exigence : « En finir avec ce gouvernement qui distribue des centaines de milliards aux capitalistes tandis qu’il ferme les écoles et les hôpitaux, liquide les services publics, diminue les salaires et permet les licenciements par centaines de milliers. »

Au-delà du rejet de Macron – réduit à 3 % des électeurs inscrits –, toutes les représentations politiques institutionnelles sont frappées et les institutions elles-mêmes. Ce 20 juin, c’est tout l’édifice de la Ve République antidémocratique, antipopulaire et antisociale qui est frappé. On a entendu nombre de responsables politiques se lamenter : « Pourquoi les électeurs nous refusent-ils leurs voix ? » Certains ont apostrophé leur propre électorat :«Réveillez-vous, revenez voter dimanche prochain!» Beaucoup se sont gravement interrogés: «Pourquoi les électeurs ne sont-ils pas conscients des enjeux ? »

À ces affirmations lourdes de mépris, le peuple travailleur est en droit de répondre : « Votre Ve République retire tout pouvoir aux collectivités territoriales, hormis celui de remettre en cause les droits, de privatiser, de déréglementer à tout-va. Dans votre Ve République, tous les pouvoirs sont concentrés au sommet de l’État entre les mains d’un président de la République, véritable monarque sans couronne. Dans votre Ve République, ce sont toujours les exigences des capitalistes qui s’appliquent grâce aux procédés antidémocratiques qui le permettent. Dans votre Ve République, la droite fait la politique de la droite, et l’extrême droite préconise la politique de l’extrême droite. Et la « gauche » ? Dans votre Ve République, il faut bien le constater, les dirigeants des partis de « gauche » ont pour constante de refuser de rompre : ils ont refusé de rompre avec la classe capitaliste et les diktats de l’Union européenne quand ils étaient au pouvoir sous Mitterrand, Jospin, Hollande ; ils ont refusé de rompre en votant en mars 2020 les 343 milliards pour les capitalistes à la demande de Macron. Ils refusent de rompre aujourd’hui en prônant l’unité avec la droite et Macron au nom de la lutte contre les « idées d’extrême droite ». Cette gauche-là, coulée dans le moule des institutions, est frappée ce 20 juin du même rejet que l’ensemble des représentations politiques ».

À ceux qui les traitent d’ignorants dépourvus de sens civique, les travailleurs et les jeunes sont en droit de répondre : « Bien au contraire : nous savons où sont nos intérêts, nous savons ce que sont nos revendications pour lesquelles nous luttons et faisons grève avec nos organisations syndicales, contre les plans de licenciement à Renault et dans la sous-traitance, à Aéroports de Paris contre la baisse des salaires, dans les collectivités territoriales contre la tentative de nous faire travailler plus longtemps gratuitement, avec les AESH, les enseignants, les travailleurs hospitaliers… ! »

Dans les grèves qui les mobilisent massivement comme dans l’abstention-rejet historique du 20 juin, s’exprime une même volonté : que le peuple travailleur prenne en main son avenir.

Il est urgent de chasser cette Ve République qui ne gouverne que pour la classe capitaliste. Il est urgent d’édifier le pouvoir de la majorité constituée des travailleurs des villes et des campagnes et de la jeunesse. Il est urgent d’édifier la République des travailleurs en lieu et place de la Ve République des capitalistes, des banquiers et des spéculateurs.

C’est ce pour quoi combat le Parti ouvrier indépendant démocratique. En présentant des candidats dans 75 cantons, nous voulions, sans illusion sur la nature de ces élections, saisir un moyen pour aider à l’organisation du combat pour chasser Macron et la Ve République. Les résultats obtenus, certes modestes, nous encouragent à poursuivre sur la voie de la construction d’un parti ouvrier fidèle aux intérêts des travailleurs et des jeunes. Ils nous encouragent à agir toujours plus pour l’unité, pour l’alliance des travailleurs et des jeunes pour les revendications et la démocratie et pour en finir avec le régime de l’arbitraire antisocial et antidémocratique.

Dehors la Ve République ! Dehors l’Union européenne ! Pour une véritable démocratie dont le peuple définira lui- même la forme et le contenu, pour que le pouvoir passe entre les mains de la majorité : rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Aéroports de Paris (ADP) Contre la baisse des salaires, les travailleurs préparent la grève

« Les vacances en avion du tout début de l’été seront-elles perturbées ? », s’inquiète Le Parisien (8 juin), à propos de l’appel à la grève lancé par tous les syndicats d’ADPpour le retrait du Pact (plan d’adaptation des contrats de travail).

Ce plan supprime plus d’un mois de salaire à tous les salariés et les oblige à
accepter des mobilités géographiques. Et ce n’est pas tout : ceux qui refusent
seront licenciés !

Un plan inacceptable, ont répondu les syndicats qui ont lancé un appel à la grève du 1er au 5 juillet.

Et, dès le 14 juin, des assemblées générales se sont réunies et ont repris la proposition d’un service, celui des pompiers, d’appeler à la grève dès le 18 juin.

Alors, les vacances en avion du tout début de l’été seront-elles perturbées ? Cela dépend de la direction. Qu’elle retire son plan, et le problème sera réglé.

Oui, la direction d’ADP et le gouvernement, qui siège au conseil d’administration comme actionnaire majoritaire de l’entreprise, doivent répondre aux exigences des salariés et retirer le Pact !

Au-delà, ces exigences mettent à l’ordre du jour la renationalisation d’ADP.

22 430 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux ».

Vous aussi, signez cet appel !

NOMBREUSES PRISES DE POSITION CONTRE L’INTERDICTION DE MANIFESTER SIGNIFIÉE AU POID


Nanterre le 4 juin 2021 — Le sinistre préfet Lallement fait encore parler de lui dans l’exercice où il excelle : la casse des libertés et des droits démocratiques.

Par un arrêté daté du 2 juin et parvenu aux intéressés ce matin du 4 juin, il annonce qu’il interdit la manifestation organisée par le POID demain à Paris, alors qu’elle avait été déposée le 28 avril et qu’il en autorise d’autres.

Les prétextes sont totalement fallacieux (risques de troubles de l’ordre public), ce sont clairement les mots d’ordre de la manifestation qui sont visés. Il s’agit de l’interdiction à caractère totalement politique d’une manifestation anti-gouvernementale.

L’UD CGT des Hauts-de-Seine condamne cet acte arbitraire et antidémocratique. Cette interdiction est un nouveau coup porté à l’exercice des droits démocratiques par Macron et ses sbires. Nous exigeons la levée de l’interdiction et le respect absolu du droit à manifester.


Lutte Ouvrière — Arbitraire gouvernemental : le POID interdit de manifestation !

09 Juin 2021 — Le Parti ouvrier indépendant et démocratique (POID) avait prévu de manifester samedi 5 juin à Paris, sous les mots d’ordre « Pour la démocratie contre la Ve République », « Dehors Macron, le plus tôt sera le mieux » et « Pour une industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre ».

Une demande d’autorisation avait été déposée le 28 avril. Mais le 2 juin, trois jours avant la manifestation, la préfecture de Paris lui a notifié l’interdiction, au prétexte que la manifestation était de nature « à troubler l’ordre public ». Le POID a aussitôt déposé un recours en référé, qui a été rejeté sous les mêmes prétextes fallacieux. Seul a été autorisé un rassemblement, qui s’est effectivement tenu sur une place de la Nation entièrement bouclée par la police.

Comme il était prévisible, les mesures d’exception votées sous prétexte de lutte contre le terrorisme aboutissent à donner à l’État des moyens toujours plus arbitraires. Le préfet Lallement et au-dessus de lui le gouvernement en prennent à leur aise avec la liberté de manifester. C’est intolérable. (https://journal.lutte-ouvriere.org/2021/06/09/arbitraire-gouvernemental-le-poid-interdit-de-manifestation_160879.html)




Voici la prise de position de Mohamed Djennane, secrétaire de la section PCF Bagnolet, sur Facebook

« Le POID doit pouvoir manifester. Le droit de manifester est une liberté fondamentale qui, depuis 1935, s’exerce par simple déclaration. Tous ensemble à la manifestation pour les libertés démocratiques, le 12 juin. »


« Cette interdiction est totalement scandaleuse. Elle témoigne de la dérive autoritaire de ce pouvoir. Je m’associe à votre protestation et demande la levée immédiate de cette interdiction. »

Christian FAVIER, Président du conseil départemental du Val de Marne


« Nous constatons que le droit de manifester est de plus en plus menacé par la préfecture de police de Paris : · La manifestation à l’appel de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) du 15 mai : interdite · La manifestation à l’appel de l’AFPS du 22 mai : contrainte à rester un rassemblement statique · Le meeting en plein air de Clémentine Autain le 13 juin à Montreuil : limité à… 50 personnes · La manifestation du POID du 5 juin : contrainte à rester un rassemblement statique. Dans ce dernier cas, le préfet de police Lallement écrit : « Considérant qu’il existe des risques sérieux pour que des éléments radicaux et à haute potentialité violente soient susceptibles de venir se greffer à ce rassemblement ou se reportent en cortèges sauvages dans d’autres quartier, afin de s’en prendre aux forces de l’ordre et de commettre des dégradations sur du mobilier urbain et des commerces » Ainsi, les organisateurs d’une manifestation, quelles que soient les mesures qu’ils prennent pour la protection de leur manifestation, sont considérés comme responsables de ce que la police considérait habituellement de sa responsabilité, à savoir la protection des « autres quartiers » !   Nous ne sommes pas dupes : il s’agit d’une attaque en règle contre la démocratie. Or les libertés démocratiques sont une condition élémentaire pour que les syndicats, les partis, les associations et plus généralement les citoyens exercent leurs droits ! Notre bureau n’a pas à prendre position sur le programme de tel ou tel parti, mais il dénonce tous ces reculs des droits démocratiques imposés par le gouvernement. »
Le bureau de la section retraités du Technocentre RENAULT et du syndicat retraités RENAULT Boulogne



 « Je proteste avec force contre l’interdiction de la manifestation organisée par le POID.  Le droit de manifester est un droit constitutionnel, il fait partie de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est une interdiction politique et ils osent nous parler de démocratie !

Et ceci dans la foulée de l’interdiction scandaleuse de la manifestation de soutien aux Palestiniens qui vivent sous le joug colonial depuis plus de 100 ans. »

Arsène Schmitt – syndicaliste – président du Comité de Défense des Travailleurs Frontaliers de la Moselle


Benoît Teste, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

Salut peux-tu en effet transmettre mon soutien: « manifester est un droit bafoué ici de manière scandaleuse, la FSU demande à ce que le droit à manifester soit assuré, il en va du respect des libertés démocratiques »


Sms de Alexandre El Gamal : « Bien entendu des lors que les libertés sont bafouées je proteste et porte le combat . »


Le message du PS de St-Malo,

« Cette interdiction n’est pas acceptable. Au nom du Parti Socialiste Malouin, nous apportons notre soutien aux camarades du POID. La liberté d’expression et de manifestation est un droit fondamental, et il n’est pas tolérable qu’il y ait de la sorte une rupture d’égalité entre les organisations politiques. »

Aves nos amitiés

Pierre SITE

Secrétaire de la section Saint-Malo/Dinard



« J’ai pris connaissance de l’interdiction qui frappe la manifestation organisée à Paris par le POID ce 5 juin.

En tant qu’adjointe socialiste au Maire de Marseille, attachée de manière indéfectible à la démocratie, je proteste contre cette mesure.

Le droit de manifester fait partie des libertés fondamentales et doit être garanti pour tous. »

Nassera Benmarnia, adjointe au Maire de Marseille


« Cette interdiction de manifester est une atteinte à un droit démocratique le plus élémentaire.

Elle est, pour nous qui sommes attaché.es à la démocratie et à la République, inacceptable. »

pour la LDH Brest, Olivier Cuzon



« La décision d’interdire la manifestation du POID du 5 juin à Paris est tout à fait incompréhensible car rien ne vient la justifier. Refuser la libre circulation aux manifestants venus à l’appel du POID est une entrave à la liberté d’expression, qui est un droit reconnu et acté dans l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, inscrite dans le préambule de la Constitution. Une décision inquiétante et scandaleuse pour un Etat démocratique. »

Mireille Urbain, Militante des droits humains.


« Cette interdiction de manifester est inacceptable, elle nous concerne tous. Le préfet Lallemand donne une raison de sécurité pour les manifestants du POID avec un ton paternaliste. C’est celui des régimes autoritaires. Cette raison n’est pas la bonne, tout le monde l’a compris. Le gouvernement ne veut pas de manifestants qui mettent en cause la 5ème et milite pour une constituante. » Didier Bonneton, à titre personnel


 « Nous avons pris immédiatement position contre cela. » Jean-Christophe SELLIN, co-coordinateur national du PG 


« Le vendredi 4 juin, le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) a reçu du préfet Lallement l’interdiction de sa manifestation, prévue pour le samedi 5 juin. Manifester est une liberté fondamentale. Il est donc inacceptable que cette manifestation ait été interdite. L’attitude de la préfecture de Paris est profondément choquante car à géométrie variable en fonction des personnes qui souhaitent manifester. Une nouvelle fois, nous constatons que nos libertés sont entachées. Tout est fait aujourd’hui pour que certaines manifestations se passent mal, qu’il y ait des violences permettant ainsi de discréditer les messages des organisations   syndicales ou politiques voire de les attaquer physiquement. J’ apporte donc mon soutien au POID dans sa demande et j’appelle à participer à une
grande manifestation, le 12 juin 2021, pour défendre toutes nos libertés individuelles et collectives. »

Fraternellement

Aude Canale, à titre personnel, candidate à l’élection départementale de Seine-et-Marne sur le canton de Coulommiers



Le P.R.C.F. CONDAMNE L’INTERDICTION DE FAIT, PAR LA PREFECTURE DE PARIS, D’UNE MANIFESTATION du P.O.I.D. – 5 juin 2021

Le POID vient d’informer les organisations ouvrières et démocratiques de l’interdiction de fait que la préfecture de police vient d’opposer, à la veille de son déroulement (soit le 4 juin!), à la manifestation prévue par ce parti ce 5 juin 2021 à Paris. 

Les « motifs » avancés par la préfecture de police pour justifier son interdit ne sont pas seulement inconsistants: en effet, le POID est connu pour  encadrer fortement ses manifestations. Plus gravement encore, ces « motifs » d’interdiction de fait (la manifestation serait réduite à un rassemblement statique) sont si flous et si généraux qu’ils pourraient à l’avenir servir de précédent pour interdire n’importe quelle manifestation du mouvement ouvrier et démocratique ! 

Après la récente interdiction, par la même préfecture, d’une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien, sont ainsi confirmés la fascisation galopante de la France et le rôle d’aile marchante que joue la préfecture de police de Paris dans cette marche à l’Etat policier. 

Cette attitude grossièrement antidémocratique, alors que la préfecture de Paris autorise des manifestations policières à deux pas de l’Assemblée nationale, manifestations auxquelles s’associe le ministre de l’Intérieur en violation de la séparation des pouvoirs, est indissociable des processus en cours d’arasement des acquis sociaux et d’euro-dislocation de la France. Manifestement, le pouvoir et son bras armé policier ont peur des oppositions populaires croissantes que la destruction maastrichtienne de la France ne peut manquer de faire grandir. 

Dans ces circonstances, sans avoir à se prononcer sur les objectifs et sur les formes de la manifestation organisée par le POID, le PRCF assure les victimes de cette interdiction policière de sa solidarité antifasciste, républicaine et démocratique. 

 Pour le PRCF, Fadi Kassem et Georges Gastaud, secrétaires nationaux. 


« Le parti de gauche du Val-de-Marne condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction par la préfecture de police de Paris de la manifestation à laquelle appelait le POID le 5 Juin. Une telle interdiction s’inscrit dans la continuité d’atteintes graves et systématiques aux libertés démocratiques élémentaires, dans un climat politique délétère où l’expression des mouvements populaires est systématiquement entravée. »

Cécile Germain et Vianney Orjebin, co-secrétaires du Parti de Gauche du Val-de-Marne 



« Le Parti Ouvrier Indépendant Démocratique est interdit de manifester. Insupportable autoritarisme d’état. Chaque jour les libertés sont rognées. Le POID doit pouvoir manifester ! »

Thomas Portes, porte-parole de Generation-s


« Chers camarades du Parti ouvrier indépendant démocratique,

En tant que syndicaliste et socialiste attaché à la défense des droits démocratiques, je proteste avec la plus grande fermeté contre l’interdiction scandaleuse de la manifestation du POID à Paris. Il s’agit d’une attaque contre les libertés démocratiques fondamentales qui ne peut être tolérée. Cette interdiction doit être révoquée immédiatement !

Salutations de solidarité de Berlin »

Claudius Naumann

Président du Conseil général du personnel de la Freie Universität Berlin*

Membre de la direction du syndicat ver.di à la Freie Universität Berlin*

* à titre personnel



« Cher camarade,

C’est avec stupéfaction et indignation que le Comité de Liaison des Trotskystes du Bénin ( CLTB) vient d’apprendre l’information concernant  l’interdiction qui frappe, la veille de sa tenue, la manifestation nationale convoquée par votre parti pour « en finir avec la Ve République, pour une politique de rupture répondant aux besoins de la majorité ».

En vérité, cette interdiction au-delà du POID est une véritable menace à la liberté d’expression  de toutes et de tous. 

C’est pourquoi , le CLTB qui fait de l’expression de la liberté, une priorité dans son combat:

– dénonce et condamne élève  une telle interdiction que  rien ne peut expliquer, ni justifier;

 – apporte son soutien ferme et inconditionnel au POID dans son combat quotidien, particulièrement en ce moment;

– exhorte le POID, ses responsables et ses militants  à tous les niveaux, à poursuivre le combat libérateur de la classe ouvrière. »

Pour le CLTB, M. Innocent ASSOGBA


Chers-es Camarades

L’Union Départementale CGT d’Eure et Loir tient à marquer sa solidarité et son indignation suite au refus de manifester de la part de la préfecture de police de Paris à nos camarades du POID  le samedi 5 juin 2021.

Nous tenons à rappeler que le droit d’expression et de manifester fait partie de notre constitution.

De tous temps la CGT s‘est battu pour que le droit de manifester soit un droit libre.

Des militants de la CGT pendant les heures les plus sombres de notre histoire ont manifesté au péril de leur vie.

C’est pourquoi l’Union Départementale CGT d’Eure et Loir  apporte son soutien aux camarades du POID et exprime sont désaccord avec cette décision visant à entraver la liberté d’expression.

Salutations fraternelles

Le bureau de l’Union Départementale CGT 28


SYNDICAT DEPARTEMENTAL DES EMPLOYES ET CADRES C.G.T. – FORCE OUVRIERE DES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE ET ALLOCATIONS FAMILIALES DE LA SEINE-SAINT-DENIS (Affilié à la Chambre Syndicale)

195, rue Paul Vaillant Couturier 93 014 BOBIGNY CEDEX

à POID

Daniel Gluckstein, Secrétaire national

Camarades du POID

Vous nous avez informé  de l’interdiction de manifester adressée le 4 juin par la préfecture de Paris à votre organisation politique à l’occasion de votre initiative du samedi 5 juin à Paris.

Le bureau de notre syndicat s’insurge contre cette décision arbitraire de la préfecture de Paris, remettant en cause le droit constitutionnel de manifester, d’une organisation démocratique.

Pour le droit à manifester.

Recevez Camarades l’expression de notre solidarité.

Pour le bureau du Sdossaf 93

Le secrétaire général

Jean-François Bacari Lagrange

Le 5 juin 2021


« Chers Camarades,

L’interdiction de la manifestation à laquelle le POID a appelé le samedi 5 juin 2021 est proprement scandaleuse !

Cette mesure est clairement attentatoire à une liberté fondamentale !

Au-delà de la formation qui est aujourd’hui frappée, il s’agit, de la part du pouvoir, d’un signal menaçant adressé à l’ensemble des organisations politiques et syndicales du pays. Je me joins, par conséquent à la protestation contre la décision du préfet Lallement. »

Daniel Guiraud, Conseiller départemental PS de Seine Saint Denis


« La rédaction de Tribuna Libera exprime sa complète solidarité avec le POID face à l’interdiction de manifester demain, 5 juin 2021, à Paris. 

Nous connaissons bien la capacité d’organiser de manifestations en pleine sécurité et sans risques de provocations et de provocateurs du POID et donc nous avons bien compris comme cette interdiction soit en réalité un prétexte pour interdire l’expression démocratique et pour essayer de cacher, voire effacer, avec la force ce que la manifestation exprime e soulevé parmi les travailleurs et la population. 

Avec le POID nous nous adressons à toutes les organisations et le personnalité attachées aux droits démocratiques pour dénoncer dans l’unité cette attaque, parce qu’elle menace la liberté d’expression de toutes et tous. »

Au nom de la rédaction de Tribuna Libera

Lorenzo Varaldo


« J’ai été surpris et heurté par cette interdiction concernant la manifestation que vous projetiez d’organiser, comme, j’imagine, tous les citoyens soucieux du respect des libertés individuelles et collectives inhérentes à tout régime démocratique, plus encore en période électorale.

Présente mes amitiés à tous les camarades, en particulier ceux qui s’étaient impliqués dans l’organisation de ce moment revendicatif. »

Lionel Benharous, Maire PS des Lilas


Cher.es camarades du POID,

Le bureau de la CGT Educ’action 95 a été informé de la scandaleuse interdiction de manifestation qui vient d’être opposée ce 4 juin à votre organisation politique à l’occasion de votre initiative du samedi 5 juin à Paris.

Une fois encore, le préfet Lallement oppose « la possibilité de troubles à l’ordre public », sans aucun élément concret sur lequel s’appuyer, criminalisant ainsi a priori votre action.

Nous comprenons une fois de plus cette décision arbitraire de dernière minute, déjà utilisée contre le mouvement syndical de lutte de classe dans lequel s’inscrit notre organisation, comme une tactique d’entrave qui cible particulièrement les organisations qui se réfèrent au mouvement ouvrier et en portent les aspirations.

Le préfet applique ainsi fidèlement la volonté politique d’un gouvernement déterminé à fouler aux pieds une liberté fondamentale, surtout quand elle peut s’appliquer au camp des travailleuses et des travailleurs.

Indépendamment de ce qui sépare nos orientations ou nos stratégies d’organisations, cette interdiction qui vous est faite, est un nouveau message clair envoyé à l’ensemble de notre classe sociale. Il s’agirait de se soumettre à  la seule perspective de courber l’échine  pour assurer la survie d’un capitalisme mortifère, et des pouvoirs qui le servent.

La CGT Educ’action 95 inscrira son action dans toute perspective de construction d’un Front unique face aux dangers de plus en plus clairs qui nous menacent.

Recevez cher.es camarades l’expression de notre solidarité de classe

Le bureau de la CGT Educ’action 95


« Chers (es) camarades,

La CGT 93 condamne la décision de la préfecture de police de Paris et du Préfet Lallement de ne pas autoriser votre manifestation de ce jour. Cette interdiction s’inscrit dans une volonté politique d’étouffer toutes contestations. Cette attitude est anti-démocratique et la répression devient la ligne directrice de ce gouvernement.

L’arsenal répressif ne peut être une réponse aux légitimes revendications. Il faut que le pays de la déclaration des droits de l’Homme soit réellement le pays des droits de l’Homme.

Ainsi le texte de loi « Sécurité globale » a été condamné par la défenseure des droits, les rapporteurs spéciaux de l’ONU, la commission européenne, la CNCDH, toutes les associations de droits humains et l’intégralité de la profession qui caractérisent cette loi de liberticide et d’attentatoire aux libertés et droits fondamentaux. Ce texte de loi a été sérieusement censuré par le Conseil d’État. Nos mobilisations n’y sont pas étrangères.

Les dérives liberticides doivent cesser.

Que le pouvoir en place n’en doute pas nous continuerons nos combats. 

Fraternellement »

Hervé Ossant, Secrétaire Général Union Départementale CGT 93


« Bien sûr, je conteste cette décision de limiter la manifestation à un rassemblement place de la Nation. 

D’autres manifestations avec déplacements ont été autorisées. Il y a réellement deux poids, deux mesures.

Comme toute organisation, vous assurez un service d’ordre et l’Etat par ses services de police assure le reste. Je ne comprends pas (ou trop bien !) cette interdiction.

Bon courage. »

Françoise Bitatsi Trachet, élue PC Livry


« Chers Camarades du POID,

Nous avons été destinataires par mail hier d’un de vos communiqués : « Le Parti ouvrier indépendant démocratique interdit de manifester ! » qui nous scandalise, comme nous a scandalisé l’interdiction du gouvernement Macron pour la manifestation du 16 mai 2021 qui défendait le peuple Palestinien contre la répression militaire d’une extrême violence du gouvernement Israélien !

L’interdiction de manifester pour votre mobilisation ce jour représente une véritable remise en cause fondamentale de la liberté de manifester, comme elle s’est déjà reproduite lors de la manifestation syndicale le 1er mai 2021 où notre organisation syndicale CGT a subi les attaques de groupuscules d’individus « armés », sous la complicité de la police de l’État !

Les membres du Bureau du syndicat CGT de l’Hôpital de Nemours du CH Sud 77 vous adressent ce courriel pour vous affirmer notre protestation à cette décision de ce gouvernement anti-démocratie et notre soutien à votre initiative de porter vos revendications qui sont légitimes à nos yeux (surtout en cette période où tous les acquis des agents et des salariés sont remis en cause) : « Dehors Macron et sa politique, Gouvernement ouvrier pour réquisitionner les milliards offerts aux Patrons et aux Banques pour les restitués aux Hôpitaux, Écoles et maintien de tous les emplois ! »

Deux des membres du Bureau CGT de l’Hôpital de Nemours ont décidé de se joindre à votre rassemblement cet après-midi. C’est en se mobilisant qu’on défend le droit de manifester !  Plusieurs de nos syndiqués et signataires de l’Appel « Dehors Macrons et sa politique » on dit regretter ne pas pouvoir venir car ils travaillaient ce samedi 5 juin, mais ils nous ont fait part de leur soutien.

Fraternellement, Les membres du Bureau CGT Hôpital de Nemours du CH Sud 77 »

Stéphanie FAURY, Aurélie CHRISTOPHE, Brigitte BERGER et Karine LESCHIERA.

Syndicat CGT – Site Hospitalier de Nemours du CH Sud Seine et Marne – 15 rue des Chaudins 77140 NEMOURS


 « Nous tous le peuple de France nous sommes confrontés à un pouvoir autoritaire qui depuis les élections de 2017 pratique à des interdictions de manifester  nous sommes confrontés à la mise en place à des référés au conseil d’État pour pouvoir exercer nos droits à revendiquer et montrer notre mécontentement, camarades nous sommes solidaires avec vous et si vous le pouvez nous vous souhaitons une bonne manifestation. »

Un militant LFI


« Le POID se voit frappé par le préfet Lallement d’une interdiction de manifester le 5 juin 2021 sous prétexte d’éventuels débordements. C’est une véritable atteinte au droit de manifester. De plus cette annonce est communiquée la veille de la manifestation pour empêcher tout recours, ce procédé est également intolérable. C’est pourquoi j’apporte en tant que militante communiste mon soutien au POID et demande la levée de l’interdiction de cette manifestation. »

Brigitte Navarre


« J’ai pris connaissance de cette décision que je déplore, en effet la liberté de manifester est fondamentale et même en période difficile, de quoi a peur le gouvernement Macron…. En tant que syndicaliste, je condamne sans détour cette décision.

Amitiés syndicalistes »

JRM

FO


Le retour de la contre-réforme des retraites

Macron a annoncé qu’il allait prendre des « décisions difficiles durant l’été » concernant les retraites. Il s’agirait d’obliger les salariés à travailler plus longtemps, jusqu’à 63, 64, voire 65 ans, ou plus !

Alors que le pays sort à peine de la pandémieAlors que le chômage des jeunes augmente

Alors que 560 milliards d’euros ont été versés par l’État aux capitalistesdepuis seize mois

Alors que 51 milliards d’euros de dividendes ont été servis aux actionnairesdes entreprises du CAC 40

Macron reprend son offensive contre les retraites des travailleurs !

Pourquoi ?

Parce qu’il doit rendre des comptes aux actionnaires et aux capitalistes. Car il faut voler toujours plus d’argent aux travailleurs pour remplir toujours plus les caisses des banques et des spéculateurs.

Mais, dans son propre camp politique, ils ne sont pas tous d’accord

Certains, notamment parmi ses ministres, lui reprochent d’avoir abandonné la réforme par points (réforme systémique). D’autres s’inquiètent du risque d’explosion sociale.

Il s’agit de lutte des classes

Le gouvernement des actionnaires exige toujours plus de dividendes. Mais la démocratie, ce n’est pas le gouvernement des actionnaires.

Un gouvernement de la démocratie laisserait partir les anciens à la retraite et garantirait à chaque jeune un vrai travail, un vrai salaire.

Telle est la position du Parti ouvrier indépendant démocratique qui milite sans relâche pour en finir avec le gouvernement de la minorité des exploiteurs et la Ve République des actionnaires et des spéculateurs, et pour l’avènement d’un gouvernement de la majorité, celle des travailleurs et de la jeunesse.

21 656 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux ».

Vous aussi, signez cet appel !