MONTREUIL Refus de la ville de contractualiser avec l’État – la déclaration de Christel Keiser (POID)

Christel Keiser, élue du POID, au conseil de Montreuil du 27 juin.


 

La grève

SNCF soutien cheminots gare St Charles Marseille
picto pdf petit(Tract POID du 5 avril 2018) A-t-on connu une grève de la SNCF aussi massive que celle de ce 3 avril 2018 ?
La ministre Borne a osé déclarer : « Je déplore que la grève démarre alors que nous n’en sommes qu’à mi-chemin de la concertation. »
La concertation ? C’est l’arme du gouvernement pour enchaîner les organisations syndicales à la « co-construction » des contre-réformes !
Le gouvernement affirme qu’il ne cédera pas. C’est pourquoi il voudrait que la concertation se poursuive.
Les cheminots en grève ont un objectif : le retrait du plan Macron-Spinetta.
L’épreuve de force est engagée.
Laurent Brun, secrétaire de la fédération CGT (majoritaire) demande « le retrait du projet du gouvernement » pour que soit « tiré un trait total sur l’ouverture à la concurrence ». Les fédérations de cheminots CGT, FO, et SUD exigent le retrait du projet Macron-Spinetta.
L’unité pour le retrait du projet Macron-Spinetta, c’est la voie de la victoire pour les cheminots !
Aujourd’hui, tous les travailleurs ont les yeux tournés vers ce qui se passe à la SNCF. Des éboueurs en grève aux travailleurs de Carrefour, en passant par les fonctionnaires, les enseignants, les hospitaliers : la solidarité ouvrière est acquise aux cheminots.
Faire céder le gouvernement sur un point, c’est créer les conditions pour le faire céder sur tous les autres.
Dans l’épreuve de force qui s’engage, il revient au mouvement ouvrier de se ranger en bloc du côté des cheminots : c’est-à-dire de rompre avec une politique de concertation qui ne sert que le gouvernement.
Vive la grève des cheminots !
Le gouvernement doit céder :
retrait du plan Macron-Spinetta 


Le POID est partie prenante de l’organisation de la manifestation nationale « Macron, un an, ça suffit ! » appelée, le 13 mai prochain, par le Mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République (place de la République, à Paris, à 14 heures).
Tous dans la rue le 13 mai !

Projet d’ordonnances « Primauté de l’accord d’entreprise », qu’est-ce que cela veut dire ?

Projet d’ordonnances Macron-Philippe

La primauté de l’accord d’entreprise

 

picto pdf petitLe Conseil des ministres du 28 juin a adopté « le projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social ».

Le cœur du projet de loi est la remise en cause du principe de faveur.

• Que dit jusqu’à présent le Code du travail ?

L’article L135-2 du Code du travail définit en ces termes le principe de faveur : « Lorsqu’un employeur est lié par les clauses d’une convention ou d’un accord collectif de travail, ces clauses s’appliquent aux contrats de travail conclus avec lui, sauf dispositions plus favorables. »

Donc, un accord d’entreprise passé par un patron ne peut contenir que des « dispositions plus favorables » au salarié que celles de la convention collective ou de l’accord de branche (qui eux-mêmes ne peuvent qu’être supérieurs au Code du travail).

• Que dit l’article 1er du projet de loi Macron-Philippe ?

Il affirme qu’il faut « reconnaître et attribuer une place centrale à la négociation collective notamment d’entreprise ».

Cela se fera en « définissant les domaines dans lesquels la convention ou l’accord d’entreprise ne peut com- porter des stipulations différentes de celles des conventions de branche ou accords professionnels ou inter- professionnels, les domaines et conditions dans lesquels les conventions de branche ou accords professionnels ou interprofessionnels peuvent stipuler expressément s’opposer à toute adaptation par convention ou accord d’entreprise et en reconnaissant dans les autres matières la primauté de la négociation d’entreprise » (article 1er, premier chapitre, alinéa a).

En définissant par la loi des domaines où l’accord d’entreprise ne peut être différent de l’accord de branche, on définit de fait les domaines où les accords d’entreprise pourront s’imposer.

De même, si des accords de branche définissent les questions auxquelles l’accord d’entreprise ne pourra pas déroger, ils établiront par là même tous les domaines dans lesquels cela sera possible.

C’est la destruction du « principe de faveur ».

Dans cette logique, le projet de loi prévoit que les organisations syndicales participeront au niveau de la branche à la définition de ce qui va être autorisé comme dérogation (supplémentaire !) au niveau de l’entreprise.

Face au projet de loi du gouvernement, une seule réponse s’impose :

À bas les ordonnances !

Rétablissement de la hiérarchie des normes du Code du travail ! Abrogation de la loi El Khomri !

Le Parti ouvrier indépendant démocratique se fixe, à travers cette campagne, d’aider à forger le bloc uni des travailleurs et des organisations qui mettra à bas les ordonnances.


Vous voulez en savoir plus ? Lisez le dossier dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Le POID en campagne pour la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations pour imposer le retrait des ordonnances

POID

picto pdf petitÀ bas les ordonnances !

Le contenu des ordonnances du gouvernement Macron-Philippe est connu :

  • destruction du Code du travail ;
  • mise sous tutelle des syndicats ;
  • licenciements facilités.

Un président illégitime, une Assemblée nationale illégitime prétendent imposer la destruction de toutes les conquêtes sociales.

Légitime est la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations pour imposer:

  • retrait des ordonnances !
  • rétablissement de la hiérarchie des normes du Code du travail, non à la primauté de l’accord d’entreprise, abrogation de la loi El Khomri !
  • retrait des projets du gouvernement contre la Sécurité sociale !
  • oui à la Sécurité sociale fondée sur le seul salaire différé et la solidarité ouvrière ! Abrogation de la CSG !
  • ne touchez pas aux régimes de retraite ! Non à la retraite par points !

Sur ce terrain peut et doit se forger le bloc uni des travailleurs et des organisations.


Associez-vous à cette campagne, prenez contact avec les comités du POID

« Le gouvernement passe à l’attaque contre le Code du travail » (POID)

Le gouvernement passe à l’attaque
contre le Code du travail

Code du travail manif

pdf picto(Tract du POID du 24 mai 2017) Le gouvernement Macron-Philippe a décidé de passer à l’attaque contre le Code du travail.

Dès le 23 mai, le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ont tenu des « rencontres bilatérales avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales ».

Le Premier ministre affirme : « Une fois que la discussion aura lieu, il faudra aller vite. On ne peut pas attendre deux ans pour achever cet exercice. »

« Aller vite » pour mettre en œuvre :

  • les accords d’entreprise ;
  • la possibilité offerte aux patrons d’organiser eux-mêmes les référendums (c’est-à-dire le chantage) dans les entreprises ;
  • le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement.

Et pour couronner le tout, la destruction du Code du travail, qui devrait disparaître pour faire place à un nouveau texte « allégé », grâce à l’utilisation des ordonnances en juillet.

Le Code du travail, déjà gravement remis en cause par la loi El Khomri, est une arme pour se protéger de la surexploitation à outrance.

Malgré cela, des centaines de milliers de jeunes (et de moins jeunes) se trouvent déjà dans une situation de précarité permanente. Il y a déjà dans ce pays plus de un million « d’auto-entrepreneurs ».

Mais le gouvernement veut aller plus loin. Il entend instaurer l’institutionnalisation de la précarité. Au travers de « l’ubérisation », c’est le retour au contrat individuel de louage de service du XIXe siècle.

Les jeunes, les travailleurs, eux, veulent un vrai travail protégé par les statuts et les conventions collectives.

Aider à établir les faits dénonçant la précarité et défendre le Code du travail relèvent d’un seul et même combat.

Nous lançons un appel à témoins.

Travailleurs, parents, syndicalistes, jeunes, tous ensemble rassemblons les faits, les témoignages pour établir un « livre noir » de l’accusation contre le travail précaire.

Le POID se prononce pour :

  • l’abrogation de la loi Travail !
  • non à l’ubérisation de la société !
  • un seul contrat : le CDI à temps plein !
  • Un vrai travail, un vrai salaire !

Lisez le dossier sur le Code du travail dans La Tribune des travailleurs

Prenez contact avec le POID

Participez aux assemblées ouvertes de préparation du congrès national du POID qui aura lieu les 24 et 25 juin 2017

Et maintenant, ils jettent en prison les ouvriers qui défendent leur emploi !

goodyear

«Ce qu’ils cherchent,c’est nous casser, nous,et casser le Code du travail en même temps!»

Par Dominique Reitzman

Jeudi 14 janvier après-midi, nous rencontrons, sur le parking de l’usine Goodyear, à Amiens, Jean-François Quandalle, qui fait partie des salariés et militants ayant écopé neuf mois fermes, ainsi qu’Hervé Marchal et Richard Jouhannet, élus au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Ces salariés sont comme des millions dans ce pays. Ils ont passé leur vie entière dans leur entreprise : « Je suis à Goodyear depuis trente-trois ans, entré à 19 ans. Lui aussi, trente-trois ans, et lui, eulement vingt-neuf, c’est un “bleu” ! » L’un d’eux précise que son père et son fils ont aussi travaillé à Goodyear. Son père a démarré à l’ouverture, en 1960 : « C’est toute ma vie. »

Les condamnations de salariés et de syndicalistes à de la prison ferme (neuf mois) a fait l’effet d’un coup de massue : « On s’attendait au pire à du sursis, étant donné le retrait de la plainte déposée par la direction et les cadres retenus trente heures. Ils n’ont pas été séquestrés, mais juste retenus, dans de bonnes conditions…Rien à voir avec ce qui nous est arrivé à nous : la perte d’un boulot, sans aucun espoir de retrouver du travail. Sur les 1 143 licenciés, plus de 800 sont encore sur le carreau, malgré les créations d’auto entreprises, et ici, au moins une dizaine d’entreprises ont licencié autour : cantines, sécurité… sans compter la baisse de la consommation. »

La zone est déserte. Seule « activité » : sur le parking, le ballet des semi-remorques, immatriculés en Pologne, évacuent les machines du secteur pneus agricoles (celles du secteur tourisme sont déjà parties) : « Les machines, nettoyées et révisées, partent à la société Kabat, en Pologne, une société qui fait du caoutchouc, pas du pneu, mais on sait que Titan a ouvert une usine en Russie, et c’est certainement Titan qui va tout récupérer. »


«450 plaintes de salariés classées sans suite », mais pour les huit salariés des peines de prison ferme.»


La colère pointe du doigt cette justice de classe qui condamne les syndicalistes et les salariés : « En quelques années, au moins 450 plaintes ont été déposées par les salariés, que ce soit pour harcèlement, ou mise en danger, car on nous donnait les produits dangereux sans mise en garde, sans rien. Aucune de ces plaintes n’a été retenue, le procureur a tout classé sans suite ! »

« Comme l’a dit Mickael Wamen (le responsable CGT et l’un des condamnés) : il y a eu douze suicides de gars à bout, et on ne sait pas combien de cancers. On nous dit, après, que c’était le tabac ou la bouffe, mais si vous saviez ce qu’on a vu : des gars humiliés, à qui la direction ne donnait plus de boulot, qui erraient dans l’usine, et se faisaient sanctionner ou menacer car ils n’étaient pas présents à la minute où ils étaient appelés ! »

Un autre ajoute : « Notez bien que dans l’accord de fin de conflit, signé par le syndicat, l’employeur, mais aussi le préfet, donc l’Etat, s’engageaient à retirer les plaintes ! La parole donnée a été trahie : cet accord n’est pas respecté ! Et le gouvernement ose dire maintenant que la justice est “indépendante” ! »

« Je revois encore Hollande, en 2012, ici même sur le parking, qui disait que jamais on ne toucherait à un délégué, qu’il s’engageait à nous défendre ! D’ailleurs, on a voté pour lui ! »

« Et Montebourg, qui était ministre de… ah oui, du “redressement économique”, qu’a t-il fait ? RIEN ! Et Pascale Boistard (ancienne député PS de la Somme, actuelle secrétaire d’Etat aux Droits des femmes du gouvernement Valls) qui nous parle maintenant de son “émotion”. Mais ce n’est pas d’émotion dont nous avons besoin, nous voulons qu’elle prenne une position plus dure contre ce jugement. Il est vrai qu’elle n’ose peut-être pas, en vue des prochaines élections ! »

Comment ne pas partager cette colère ? Mais immédiatement, la discussion s’ouvre : comment faire reculer, comment obtenir la relaxe immédiate ? L’un de nos interlocuteurs s’interroge : « Et Martinez, que fait-il, et notre fédération ? Ce ne serait pas possible de faire quelque chose de sérieux ? Et cette fois, tous ensemble ! Maintenant, c’est à eux de s’y mettre, nous, on a fait tout ce qu’on pouvait, à eux de rassembler, à eux d’agir, et c’est possible. »

Car ce que cherche le gouvernement en fait, c’est nous casser, nous, et casser le Code du travail en même temps ! »

 


 Justice de classe, violence de classe…

Jean-Pierre Raffi

Deux mois après l’instauration de l’état d’urgence, pas un des auteurs directs des attentats du 13 novembre (sans parler de leurs commanditaires) n’a été arrêté, jugé, condamné.

En revanche, fait sans précédent, huit ouvriers syndicalistes de Goodyear viennent de se voir promptement condamnés à neuf mois de prison ferme pour avoir retenu dans leurs bureaux deux cadres de l’entreprise au cours d’une action visant à bloquer un plan de plus de 1 000 licenciements. Et on nous dira que l’état d’urgence ne vise pas à créer une atmosphère propice à tous les mauvais coups, qu’il n’est pas avant tout une arme pointée directement contre les libertés démocratiques, politiques et syndicales, et contre les organisations, comme le dénoncent, de plus en plus nombreux, militants et organisations ouvrières et démocratiques…

Poussant jusqu’à leurs extrêmes limites les institutions réactionnaires de la Ve République, le gouvernement Hollande-Valls est directement impliqué dans l’exemplaire brutalité du jugement prononcé à l’encontre des syndicalistes de Goodyear.

«La condamnation des huit de Goodyear, le procès des syndicalistes d’Air France, la réforme liquidatrice du Code du travail, les mesures annoncées contre les jeunes, s’inscrivent tous dans une même politique réactionnaire.»

Jugement de classe, violence de classe ! La condamnation des huit de Goodyear, le procès des syndicalistes d’Air France le 27 mai prochain, la préparation en mode accéléré d’une réforme liquidatrice du Code du travail (lire page 12), les mesures d’une violence inouïe annoncées par Hollande-Valls contre les jeunes avec notamment la généralisation du service civique (lire page 4) : tout ceci s’inscrit dans une même politique réactionnaire qui soulève dans tout le pays une même colère, une même aspiration à la riposte unitaire des travailleurs et de leurs organisations.

La situation exige la relaxe des huit de Goodyear, la levée immédiate de l’état d’urgence, l’arrêt de toute remise en cause du Code du travail, et de toutes les contre-réformes (PPCR, CPA…) que Hollande et Valls ont inscrit à leur programme des tout prochains mois.


Les réactions dans le mouvement syndical

C’est par centaines que les instances syndicales ont condamné le jugement du 12 janvier et exigé la relaxe immédiate des salariés et militants de Goodyear. A commencer, bien entendu, par le syndicat CGT Goodyear, qui déclare : « En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus de 1 000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises. Avec les huit condamnés de Goodyear, l’exécutif veut faire un exemple. » En trois jours, cet appel avait recueilli 66 000 signatures sur Internet.

Dans un communiqué commun, le syndicat de Goodyear, la fédération nationale des industries chimiques, l’union départementale de la Somme et l’union locale d’Amiens ZI de la CGT déclarent : « C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit “de gauche”, de telles peines sont infligées à des syndicalistes. (…) Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe. (…) Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences. »

On ne compte plus, dans la CGT, les prises de position de syndicats, unions locales et départementales, fédérations, comme au plan confédéral. Impossible de les citer toutes, mais signalons cette demande, adressée à la confédération, émanant du secrétaire de l’union départementale de Haute-Garonne, qui propose « la tenue d’un comité confédéral national (CCN) extraordinaire » dans une « situation à ne pas déconnecter de l’état d’urgence et du climat antisocial ».

C’est tout le mouvement syndical qui se sent agressé par le jugement. C’est ainsi que la fédération FO Chimie déclare, dès le 13 janvier : « Après les salariés d’Air France mis en garde à vue, une nouvelle étape a été franchie avec ceux de Goodyear. (…) La Fédéchimie ne peut que condamner cette décision ignoble et appuie sans réserve toutes les initiatives qui seront prises afin de revoir ce jugement judiciaire inacceptable et injuste. » De même, la fédération FO des cheminots.

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la confédération FO, écrit quant à lui : « J’ai signé l’appel de la CGT par rapport à la condamnation des militants de Goodyear pour “rétention” de cadres. Même si nous l’aurions écrit différemment, c’est une question de principe et un événement qui ne doit pas faire jurisprudence. »

Mêmes réactions des syndicats jusqu’au niveau fédéral, du côté de la FSU et de Solidaires.

L’assemblée des 150 délégués et militants syndicaux de l’Assistance publique- Hôpitaux de Paris réunis le 14 janvier à l’initiative des syndicats CGT, FO, avec la CFTC, la CGC et l’UNSA, considère dans une motion que « dans le contexte de l’état d’urgence, c’est une attaque sans précédent contre le mouvement syndical, ses organisations, et contre tous les travailleurs qui voudraient défendre leur emploi et leurs conditions de travail (…). Verra-t-on condamner, demain, des militants syndicaux et des personnels s’opposant à la mise en œuvre de l’accord Hirsch-CFDT du 27 octobre 2015 sur la réorganisation du travail et du temps de travail à l’AP-HP ? L’assemblée de délégués est du côté des militants condamnés,exige l’annulation de ce jugement inique et la relaxe immédiate des huit salariés de Goodyear. »

Une indignation qui resserre les liens entre militants de toutes appartenances syndicales, comme l’exprime, dans la Somme précisément, cet appel commun, le 13 janvier, des unions locales d’Abbeville de la CGT, de FO, de Solidaires et de la FSU, et qui traduit une conviction : il faudra bien l’unité, à tous les niveaux, pour « faire annuler ce jugement inacceptable et révoltant ».


Lire également dans la tribune des Travailleurs du 19 janvier, ainsi que La déclaration des secrétaires nationaux du POID (Relaxe immédiate des huit salariés condamnés ! )


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Campagne pour le retrait du projet de loi gouvernemental sur le Code du travail « L’heure est à la mobilisation dans l’unité ! »

Dans quelques jours, le 14 janvier, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, doit présenter au Conseil des ministres un projet de loi de «réforme du Code du travail»


De quoi s’agit-il ?
vignette tract janvier 2016 La commission Badinter mise en place par le gouvernement propose de substituer au Code du travail avec des droits précis et codifiés dans 3 809 pages, quelques vagues « principes fondamentaux ». Selon la ministre, « le gouvernement fait le choix de réécrire la partie essentielle du Code du travail consacrée à la durée du travail, au repos et aux congés » (souligné par nous).
Pour le gouvernement, il s’agit de mettre en œuvre les directives de l’Union européenne exigeant de « reformer le droit du travail » afin « de faciliter, au niveau des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail », et cela, « en concertation avec les partenaires sociaux ».

Pour l’Union européenne, pour les capitalistes : trop cher le coût du travail, trop élevé le Smic, trop longs les congés maternité, trop courte la semaine de travail, trop de droits ouvriers dans le Code du travail !

Travailleurs, militants, jeunes,

A l’ombre de l’état d’urgence, le gouvernement accélère ses attaques anti-ouvrières.
Faites savoir partout que ce 14 janvier, le Conseil des ministres discutera de ce plan de démolition du Code du travail.
25 000 travailleurs, jeunes et militants de toutes tendances ont pris position, à l’initiative du POID, pour que, face à l’attaque du gouvernement, se constitue le bloc uni des travailleurs et des organisations pour, d’une seule voix et sans faille, dire : « Ne touchez pas au Code du travail, Hollande-Valls-El Khomri, retirez votre projet de loi ».

Pour développer cette campagne, des militants de toutes tendances ont commencé à constituer des comités pour l’unité. Discutons-en !

Signez l’appel
« Ne touchez pas au Code du travail,
Hollande-Valls-El Khomri, retirez votre projet de loi
».

pétition poid janvier 2016

Lisez, dans La Tribune des travailleurs cette semaine,
le dossier pour la défense du Code du travail.
Prenez connaissance de l‘appel au meeting du 23 janvier à Paris « pour la levée de l’état d’urgence ».