Vérité et justice pour Steve !

Communiqué du 31 juillet 2019

Les jeunes et les travailleurs, et au premier plan la famille de Steve, ont le droit de savoir qui est responsable de sa mort.

Le 21 juin, à Nantes, alors que la fête de la musique se termine sur le bord de la Loire, les participants sont chargés par la police, provoquant la chute de plusieurs personnes dans le fleuve.
Le 29 juillet, le corps sans vie de Steve, jeune animateur de 24 ans, est retrouvé.

C’est une honte que le lendemain le Premier ministre, Edouard Philippe, ose déclarer « qu’il ne peut être établi de lien entre l’intervention de forces de police et la disparition de Steve Maia Caniço », se cachant derrière le rapport de l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

Ni leurs larmes de crocodiles, ni leurs mensonges, ni les rapports des organismes de l’État ne nous tromperont. Ils ne servent qu’à camoufler la vérité.
La vérité, c’est que ce sont Macron et son gouvernement qui sont responsables de la violence et de la répression déchaînée contre les jeunes et les travailleurs.

Que ce soit à Nantes le 22 juin ou à Mantes-la-Jolie le 6 décembre, lors de la violente interpellation de 151 jeunes contraints par les coups, les insultes et les humiliations à maintenir leurs mains sur la tête, face au sol ou au mur, pendant plusieurs heures, ces « bavures » et les agressions deviennent systématiques, nous n’acceptons pas !

Nous ne l’acceptons pas et nous ne l’accepterons jamais !

La violence, c’est aussi Parcoursup, l’arrêté raciste d’expulsion des facs, la sélection, la précarité, le chômage, les discriminations et le refus d’accueillir les réfugiés.

Alors dehors ce gouvernement !
Dehors Macron !
Dehors la Vᵉ République !
À bas la répression !

Vérité et justice pour Steve !


900 000 jeunes face à Parcoursup LA GALÈRE COMMENCE


Le 15 mai 2019, 898 000 jeunes, dont 640 000 lycéens de terminale, ont reçu les résultats de Parcoursup. « Oui », « non », « en attente », et maintenant, « oui, si » : voilà ce qu’ils ont trouvé le 15 mai au soir, sur leur écran d’ordinateur, à côté de chacun de leur vœu.

Ils n’ont pas encore commencé les épreuves du baccalauréat qu’ils sont déjà interdits, pour nombre d’entre eux, de faire des études supérieures. 

Pire encore ! Parcoursup a « buggé » : 400 formations avaient appelé « trop de candidats », qu’elles n’étaient pas en mesure d’accueillir. Conséquence : 67 000 étudiants refusés en un clic après avoir reçu un message de validation. 

Un système pervers

Avec Parcoursup mis en place l’an dernier, ce sont les établissements du supérieur qui évaluent, notamment en fonction des appréciations individuelles demandées aux enseignants du secondaire et de critères opaques à partir d’algorithmes. Parmi les informations à mentionner, on retrouve notamment le lycée d’origine. L’élève n’a pas encore passé son diplôme du baccalauréat qu’il est déjà « fiché ».

Le ministère de l’Enseignement supérieur va même jusqu’à accorder une aide à la mobilité de 500 euros pour contraindre les lycéens boursiers à déménager de leur académie !

Un désastre : quelques exemples

Dans les écoles d’infirmiers, un million et demi de jeunes ont postulé cette année… mais il n’y a que 30 920 places !

Dans la filière « gestion des entreprises et des administrations » de l’IUT de Reims-Châlons-Charleville, 1 812 candidatures ont été reçues pour 135 places. C’est la logique de Parcoursup, de la réforme du lycée, des « parcours individualisés » : interdire l’accès aux études à des centaines de milliers de jeunes.

Dorian, lycéen à Revin (Ardennes), raconte dans L’Ardennais qu’il veut s’inscrire en droit, où il n’a eu que des « non » ou des « en attente ». Il a appris qu’il était accepté… à la faculté d’histoire de Bordeaux. « Si je n’ai que ça, j’irai. » 

Mélissa, elle, parle d’une journée d’attente comme « une des journées les plus importantes de (sa) vie. C’est mon avenir, le choix de mon futur métier ». À 19 heures, elle reçoit les résultats : refus de son premier choix, mise en attente dans la même ville sur une autre formation sur une liste où elle est précédée par des centaines d’autres !

Pénélope, lycéenne aux Lilas (Seine-Saint-Denis) dénonce : « Parmi tous les lycéens autour de moi, aucun n’a eu les écoles demandées, certains ont été refusés de douze formations. Sur douze vœux, pas un seul oui ! »

Dylan, élève en bac pro hôtelier à Dijon et premier de sa classe a été reçu dans une école, certes son deuxième choix, mais il était content. Ses autres vœux étaient en attente. Sa mère explique : « Sauf que le lendemain, douche froide, il reçoit un mail de la plateforme qui lui annonce qu’il y a eu un bug et que tout est annulé. « À midi, il n’était plus pris, mais 11e sur la liste d’attente, et le soir, il était passé en 33e position, à ne plus rien y comprendre. On a l’impression que c’est la loterie. » (Le Bien public, 21 mai 2019).

Décidément, ce gouvernement et sa politique, au service des « trieurs » capitalistes, doivent être chassés.

Abrogation de Parcoursup !
Dehors Macron et sa politique !

Lisez toutes les informations concernant Parcoursup dans La Tribune des travailleurs.
Prenez contact avec le POID.

France : 102 lycéens en garde à vue, convoqués devant les tribunaux ou le juge pour enfant !

logo POID JRCommuniqué – 25 mai 2018

picto pdf petit102 lycéens arrêtés – dont des dizaines de mineurs –, placés en garde à vue prolongée pendant quarante-huit heures, sans que leurs parents sachent où ils se trouvaient. Ils sont aujourd’hui convoqués devant les tribunaux (et devant le juge pour enfants pour les mineurs) et menacés de lourdes amendes et de peines de travaux d’intérêt général.

De quel pays parlons-nous ?

De la France de Monsieur Macron.

C’est en haut-lieu que tout a été décidé. Le ministre de l’Intérieur, Collomb, s’est justifié ainsi : « parmi les gens qui commettent des actes violents, vous avez aussi des mineurs, donc à partir de là les forces de police font respecter la loi ». A l’inverse du ministre, indique l’une des lycéennes gardées à vue, « même les policiers étaient étonnés que l’on soit placés en garde à vue, et encore plus que l’on soit mis en examen ».

Mais quel « crime » ont-ils donc commis, ces jeunes de 15, 16 ou 18 ans ?

Le « crime » dont on les accuse, c’est d’avoir tenté d’occuper le lycée Arago à Paris le 22 mai.

Le « crime » dont on les accuse, c’est d’avoir protesté, comme des centaines de milliers de lycéens, de parents et d’enseignants dans tout le pays, contre le scandale « Parcoursup ».

C’est-à-dire le dispositif de sélection à l’entrée à l’université découlant de la loi « Orientation et réussite des étudiants » (ORE), qui prive aujourd’hui des centaines de milliers d’élèves de terminale du droit à l’inscription dans l’université, la formation et la filière de leur choix.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) et Jeunesse Révolution (JR) condamnent avec la plus grande fermeté l’arrestation, la mise en garde à vue et les poursuites contre les 102 lycéens.

« On a voulu faire de nous un exemple », disent les lycéens arrêtés. Ils ont raison. Utilisant une loi adoptée par le gouvernement Sarkozy-Fillon en 2010, sur l’intrusion des « bandes » dans les établissements, ne respectant pas les droits légaux des gardés à vue – y compris des mineurs – de pouvoir prévenir leurs proches, les autorités cherchent à terroriser la jeunesse pour imposer la sélection.

Macron et son gouvernement piétinent les libertés démocratiques les plus élémentaires. Ils cassent un à un tous les droits ouvriers et démocratiques arrachés par nos anciens et veulent livrer la jeunesse au désespoir et à la misère.

C’est tout le mouvement ouvrier qui est concerné !

Il y a urgence !

Le POID et JR appellent à l’unité des jeunes, des travailleurs et de toutes les organisations ouvrières et démocratiques pour imposer

  • l’abandon de toutes les poursuites contre les jeunes
  • l’abrogation de Parcoursup-ORE
  • la libre inscription de chaque bachelier dans l’université, la formation et la filière de son choix !

Pour tout contact :

poidemocratique@orange.fr ;  jeunesserevolution2016@gmail.com

Résultats de Parcoursup : plus de la moitié des lycéens sans affectation !

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Communiqué

Résultats de Parcoursup :

un véritable scandale !

Les résultats de Parcoursup sont tombés le 22 mai, au soir. Plus de la moitié des lycéens (400000 à 500000) n’ont pas d’affectation. Leurs demandes sont soit refusées, soit « en attente ».

Alors que ces lycéens s’apprêtent à passer les épreuves du bac, tout est fait pour les décourager et les désespérer.

Des lycéens témoignent :

Libération publie le témoignage de Salem, 17 ans, en terminale ES au lycée Jean-Dautet, à La Rochelle :
« Sur dix vœux, j’ai sept refus et on m’a mis sur liste d’attente pour les trois autres vœux dans des universités. J’avais demandé des DUT d’informatique et de techniques de commercialisation. Et l’université, en droit et en informatique.

Être sur liste d’attente pour des facs, c’est quand même affolant. Je ne suis pas un élève très mauvais, ni très bon, je suis un élève moyen qui donne de lui-même, ma moyenne générale tourne autour de 10-12. J’ai de bonnes notes en maths et mes appréciations sont bonnes. J’ai juste raté un trimestre sur deux ans (…).

Je m’étais dit que j’allais être accepté au moins dans une université sans difficulté. J’espérais même avoir une chance d’être sur liste d’attente pour les DUT, même si je ne suis pas prioritaire pour ces formations. Là, c’est un “non” catégorique (…).

Je n’ai pas encore annoncé la nouvelle à mes parents. Ils vont percevoir ça comme un échec scolaire et j’ai peur qu’ils soient déçus. On se projette dans le futur, et quand on n’a rien, le retour à la réalité est plutôt désagréable. Je garde l’espoir de remonter dans la liste d’attente et d’être accepté dans une des universités.

Beaucoup ont demandé des facs en roue de secours, donc des places vont se libérer, mais ça m’énerve de savoir que, même si je suis accepté, c’est par défaut. J’ai vu qu’on pouvait voir sa place sur les listes d’attente. Pour la fac de droit, je suis 598e sur 1 040 (pour 300 places), pour celle d’informatique 355e sur 532 (pour 140 places disponibles) et la troisième en informatique à Pau 236e sur 251 (pour 30 places disponibles).

Cela donne une idée, mais finalement, ça m’inquiète encore plus. Le système est d’autant plus pervers que les réponses arrivent avant le bac. J’ai déjà un ami qui m’a dit que ça le décourageait. Ceux qui ont été acceptés, ça les motive, bien sûr, à décrocher le diplôme, mais quand on essuie des refus, qu’on est en attente, c’est plutôt l’inverse. Ça perturbe également nos révisions. Je trouve ça complètement ridicule de regarder sans cesse sur Parcoursup pour voir si on a gagné des places ou non. Certains ont envie de réviser, de se débarrasser de ça et d’avoir l’esprit tranquille. En plus, c’est contraignant, si on est accepté, mais qu’on n’a pas validé notre choix [dans les 7 jours, ndlr], on peut se retrouver sans rien. Du coup, on va être obligé de regarder tous les jours.

Le plus angoissant est de se dire : “Si je n’ai rien à la fin de la semaine, qu’est-ce que je fais l’an prochain ?” Je sais qu’on peut avoir des réponses jusqu’en septembre, mais c’est angoissant. J’aimerais passer un été tranquille. »


Témoignage d’une élève de terminale S dans un lycée parisien :

« Ce soir, en plein milieu d’une semaine pendant laquelle se déroulent des épreuves du bac ; ce soir, à 18 heures, lorsque le lycée est fermé, des résultats de Parcoursup sont publiés ; je suis seule chez moi, face à mon téléphone, et je vois le terme “refusée” pour cinq de mes vœux. Immense déception. Je ne vais être prise nulle part. Je ne suis même pas acceptée dans la classe préparatoire classée avant-dernière de Paris.

Je commence à recevoir des messages de mes copains de classe. Même chose : de très nombreux refus, même chez les quatre élèves qui me précèdent dans le classement de tête. Et des incompréhensions monumentales : refusée dans une classe préparatoire très mal classée, je suis en attente, donc susceptible d’être prise dans une classe préparatoire mieux classée !!!

Et puis, j’apprends ensuite, par des copains, que l’on peut connaître son classement. Alors le fou rire ironique s’installe dans la famille : j’apprends que je suis classée 3601e sur 11 203, sur la liste d’attente. Et je peux consulter pour chacun des vœux où je suis en attente mon classement.

J’échange des SMS avec mes copains. On ne comprend rien, et les résultats apparaissent très injustes et aléatoires, dans toutes les filières, même dans les filières sélectives.
Par quoi a-t-on remplacé le tirage au sort, qui a eu lieu une année ? Par un algorithme encore plus absurde ?

Après la déception, l’ironie, viennent les pleurs. Je ne vais être prise nulle part. Je voulais faire médecine, et je ne vais pas être prise. Mes choix ciblaient trois secteurs. Dans l’un, j’ai déjà toutes mes réponses : que des refus. Dans le deuxième, des attentes en étant mal placée. Dans le troisième, un peu pareil.

Je pleure. Je ne vais être prise nulle part. Je suis pourtant classée entre 1re et 5e dans toutes les matières de ma terminale S. Même chose pour tous mes copains, y compris les meilleurs. Après une année, des années de travail acharné, je me sens trahie et en colère. Et ce qui s’annonce m’apparaît encore pire et révoltant. Abasourdie et impuissante face à un système inhumain. »

Inacceptable !
Dans l’unité, lycéens, enseignants, parents et organisations

exigeons le retrait de Parcoursup et de la loi ORE
et l’affectation de tous les lycéens
dans l’université et la filière de leur choix !

Pour tout contact :
POID – poidemocratique@orange.fr JR – jeunesserevolution2016@gmail.com

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