Arrêt immédiat des poursuites judiciaires !

Communiqué du POID du 2 juillet 2019 – Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne fermement les poursuites judiciaires à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, Alexis Corbière, Bastien Lachaud, Bernard Pignerol et Muriel Rozenfeld, cités à comparaître devant le tribunal correctionnel de Bobigny en septembre prochain. Ils sont accusés d’avoir voulu empêcher les perquisitions inacceptables opérées le 16 octobre dernier au siège de La France insoumise et au domicile de plusieurs de ses responsables. De plus, ils disent avoir découvert cette convocation dans le magazine L’Express et n’avoir reçu aucune lettre de la justice.

En voulant judiciariser le débat politique, le pouvoir en place franchit un cran supplémentaire dans la dérive autoritaire et antidémocratique de la Vᵉ République.

Le POID exige l’arrêt immédiat des poursuites, le respect des libertés démocratiques et l’indépendance des partis et des organisations syndicales.

COMMUNIQUÉ               Non aux méthodes de gangsters dans le mouvement ouvrier


Montreuil, le 20 juin 2019 – Jeudi 20 juin, une délégation de six militants du Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) s’est rendue comme nous l’avions annoncé au rassemblement convoqué devant l’ambassade d’Algérie pour demander la libération de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs.

Avant même d’avoir pu rejoindre les manifestants regroupés devant l’ambassade, ces militants ont été interceptés par un groupe d’une vingtaine de personnes dont le responsable, Malik Bine, parlant au nom des organisateurs, les a menacés en ces termes : « On ne veut pas de vous ici, partez, dégagez, vous êtes nos ennemis ». Aux protestations de nos camarades, , insistant sur leur volonté de participer au rassemblement dans le respect du cadre fixé par ses organisateurs, Malik Bine a répondu a répondu : « Vous navancez pas dun pas. Si vous insistez, je vous taperai, toi dabord (en désignant notre camarade François R., militant syndical dans la fonction publique) et ensuite toi (menaçant notre camarade Sarah G., militante syndicale à Pôle emploi). »

Ne voulant pas provoquer d’incident, les militants du POID se sont retirés.

Des menaces ont également été proférées à Lyon à l’encontre de militants du POID. Dans d’autres villes, la présence de délégations du POID n’a pas suscité le moindre problème.

Il n’en reste pas moins que ceux qui agissent ainsi reprennent à leur compte les méthodes de la pire période du mouvement ouvrier, celle du stalinisme. Ceux qui agissent ainsi ne sont animés ni par la volonté de réaliser l’unité pour la libération de tous les prisonniers politiques algériens, ni par un quelconque respect de la démocratie ouvrière*.

Le totalitarisme et la violence n’ont pas leur place au sein du mouvement ouvrier. Ceux qui agissent ainsi ne peuvent qu’être condamnés par tous les militants ouvriers, quelle que soit leur position politique. L’émancipation de la classe ouvrière, pour être l’œuvre de la classe ouvrière elle-même, suppose que les gangsters et leur méthode de nervis soient laissés de côté.

* On notera que pour justifier ses menaces de violence, le responsable Malik Bine, a invoqué les positions défendues dans La Tribune des travailleurs au sujet l’orientation politique de Louisa Hanoune. Ce qui est pour le moins étonnant de la part d’un courant qui fait circuler un appel demandant la libération de Louisa Hanoune « que lon soit daccord ou pas avec ses positions politiques ».

Paris, le 20 juin à 19 heures

Travailleurs hospitaliers LES GRÈVES SE MULTIPLIENT Pour faire céder Buzyn, une seule voie : l’unité !


La grève s’étend dans tout le pays : dans des dizaines et des dizaines de CHU et d’hôpitaux, dans les services des urgences et dans de nombreux autres services.
Les personnels n’en peuvent plus. Tous les hôpitaux sont touchés. Tous les services sont touchés.
Le point de rupture est atteint.

Et pour toute réponse à la colère des hospitaliers, Madame Buzyn fait passer son projet de loi cette semaine devant le Sénat. Ce projet de loi prévoit entre autres que dans 300 hôpitaux qui seront transformés en « hôpitaux de proximité » les Urgences, la chirurgie et les maternités seront supprimées !

C’est maintenant que les travailleurs hospitaliers exigent les postes nécessaires au fonctionnement des hôpitaux. « On ne supporte plus d’accueillir les malades dans ces conditions-là », disent les grévistes.

C’est maintenant, c’est tout de suite qu’il faut embaucher !

C’est maintenant, c’est tout de suite que doivent être stoppées les fermetures de services, les fusions d’hôpitaux, annulées toutes les suppressions de postes.

C’est maintenant que les travailleurs hospitaliers exigent l’augmentation des salaires.

C’est maintenant qu’il faut exiger que la ministre retire son projet de loi destructeur de nos hôpitaux !

Le collectif inter-urgences appelle les personnels des services d’urgence à une manifestation nationale à Paris le 6 juin.

Quatre fédérations syndicales d’hospitaliers appellent à une grève nationale le 11 juin avec rassemblement devant le ministère.

Les personnels ne veulent pas de la division. Ce qu’il faut c’est l’unité.

  • Unité dans la grève de tous les hôpitaux,
  • Unité de tous les services,
  • Unité infirmiers, aides-soignants, agents des services hospitaliers, personnels hospitaliers, administratifs, ouvriers, médecins,
  • Unité des personnels et des organisations syndicales. Que l’unité se réalise à tous les niveaux et Buzyn devra céder. Le gouvernement est isolé, illégitime. La population, attachée à la défense de l’hôpital public, soutient les hospitaliers en grève. La situation est propice.

Pas de division ! Unité ! Grève !

Le 4 juin 2019

URGENT Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) communique le message qu’il vient de recevoir d’Algérie


Docteur Kameleddine Fekhar.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) communique le message urgent qu’il vient de recevoir d’Algérie :

« Ce 28 mai à midi, nous avons appris avec douleur et colère le décès en détention du docteur Kameleddine Fekhar. Militant des droits démocratiques de la population mozabite de Ghardaïa, et du FFS, il avait été arrêté avec ses camarades le 31 mars, puis condamné et emprisonné simplement pour le prétendu « crime » d’avoir dénoncé publiquement la discrimination contre les Mozabites.

Avec son camarade, Aouf Hadj Brahim, ils ont engagé une grève de la faim qui durait depuis cinquante-six jours. Malgré son état qui se dégradait et les nombreuses protestations exigeant leur libération, les autorités ont laissé la situation se détériorer. Hier encore, Maître Salah Debbouze, son avocat, alertait les autorités disant que la vie du docteur Fekhar était en danger. Il est décédé quelques heures après son transfert à l’hôpital.

Les autorités portent l’entière responsabilité de cette tragédie.
Qu’une enquête indépendante soit immédiatement ouverte sous le contrôle de la population pour déte
rminer dans quelles conditions Kameleddine Fekhar a perdu la vie !
Un autre drame ne peut être toléré : Aouf Hadj Brahim et ses camarades doivent être immédiatement libérés !

Jeudi 30 mai à Alger est convoquée une nouvelle réunion à l’initiative de travailleurs, jeunes, étudiants, universitaires, journalistes et artistes, et d’organisations attachés aux libertés démocratiques, syndicales et politiques, dans le but de constituer le Collectif Contre la Répression pour la Libération Immédiate des Emprisonnés d’Opinions.

La constitution de ce collectif sera une aide pour agir pour la libération immédiate de Hadj Ghermoul, Hadj Brahim Aouf et ses compagnons, ainsi que de Louisa Hanoune ; pour la levée de toutes les sanctions prises par les administrations à l’université et à la télévision publique, pour l’arrêt du harcèlement à l’encontre des militants de Aokas qui luttent pour la préservation de la forêt de la ville. »

Le POID, qui a pris position depuis des semaines contre la répression en Algérie, exprime sa solidarité à la famille, aux proches et aux camarades de Kameleddine Fekhar.

Il sassocie aux exigences des militants algériens qui nous ont contacté et appelle, en France et à léchelle internationale, à développer sous toutes les formes une campagne en direction des autorités algériennes

  • pour que la vérité soit faite sur les conditions de décès en détention de Kameleddine Fekhar !
  • pour que Hadj Brahim Aouf, en grève de la faim et en danger, soit immédiatement libéré !
  • pour la libération immédiate de Hadj Ghermoul !
  • pour la libération immédiate de Louisa Hanoune !
  • pour l’arrêt de la répression et des mesures d’intimidation et de harcèlement !

Montreuil, le 28 mai 2019, 18 heures

COMMUNIQUÉ DU POID Au lendemain des élections européennes du 26 mai, la seule unité qui a du sens, c’est l’unité pour la défense des intérêts des travailleurs, dans et par leur lutte de classe

Ce 26 mai, une majorité des électeurs inscrits (plus de 52 %) s’est abstenue ou a émis un vote blanc ou nul. Ce refus majoritaire – dans une proportion certes moindre que ne l’annonçaient les sondages – est accentué dans les quartiers ouvriers et populaires : plus de 60 % en Seine-Saint-Denis, plus de 70 % dans plusieurs villes ouvrières du Rhône, près de 80 % au Val-Fourré dans les Yvelines, 85 % dans certains bureaux de vote du quartier du Mirail à Toulouse ! Et cela sans compter les exclus du vote : des millions d’électeurs non inscrits et de travailleurs « non européens », tout à fait acceptables pour être exploités, mais pas assez pour voter. Lire la suite…


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Communiqué Le POID s’associe au COSI d’Algérie Non à la répression ! Oui aux libertés démocratiques ! Oui à l’Assemblée constituante souveraine ! Système dégage !


Informé de l’annonce par la presse algérienne de la comparution de Louisa Hanoune devant le tribunal militaire de Blida, le Parti ouvrier indépendant démocratique rend public le communiqué publié ce jour par nos camarades du Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI) d’Algérie et s’associe à leur prise de position.

« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes 
Minbar El Oummel
Pour la démocratie et le socialisme 
Publication du Comité d’organisation des socialistes internationalistes d’Algérie (COSI) N°15 – Jeudi 9 mai 2019
Déclaration du Comité d’organisation des socialistes internationalistes d’Algérie (COSI) 

Depuis le début de la mobilisation démocratique et révolutionnaire qui soulève l’Algérie depuis le 22 février, le COSI n’a cessé d’affirmer que la réponse à l’aspiration de la nation algérienne toute entière à prendre son sort entre ses mains passe par l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, seule à même d’établir la forme et le contenu de ce que doit être la souveraineté de la nation et la démocratie et qui inscrira dans le marbre tous les droits démocratiques et ouvriers. 
Le rejet du régime en place ne cesse de s’approfondir. Il ne peut y être répondu par des mesures de répression contre des partis ou leurs responsables. C’est au peuple et à lui seul, à ses délégués élus et mandatés à l’Assemblée constituante souveraine, qu’il revient de trancher entre les diverses options politiques qui se présentent devant lui. Cela relève des libertés démocratiques et non de mesures répressives.
Ces dernières semaines, on assiste à des opérations de harcèlement et d’intimidation contre des militants qui se réclament de la démocratie et d’autres du mouvement ouvrier. 
Le Comité d’organisation des socialistes internationalistes d’Algérie (COSI) estime que les mesures prises contre ces militants notamment la secrétaire générale du PT doivent immédiatement cesser. Le chemin vers la démocratie ne peut passer par la restriction des libertés. 
Non à la répression !
Oui aux libertés démocratiques !
Oui à l’Assemblée constituante souveraine !
Système dégage ! 
Alger, le 9 mai 2019, 15 heures »

Le POID appelle à la manifestation du 13 avril pour l’abrogation de la loi qui restreint le droit de manifester

Samedi 13 avril, à 14 heures, place de la République à Paris, à l’appel d’une cinquantaine d’organisations (dont la CGT, la Ligue des droits de l’homme, etc.) est convoquée une manifestation pour l’abrogation de la loi, prétendument « anti-casseurs », qui, en réalité, restreint le droit démocratique de manifestation. L’appel à l’initiative du groupe parlementaire de La France insoumise*, que le Parti ouvrier indépendant démocratique a signé, invite à participer à cette manifestation. Le POID a donné, dans La Tribune des travailleurs (27 mars), les raisons qui l’ont amené à signer cet appel, car, au-delà de telle ou telle formulation, il est partie prenante de toute « initiative qui va dans le sens de l’unité nécessaire à la défense du droit de manifester et des libertés démocratiques », gravement menacés par la dérive policière et répressive du gouvernement Macron-Philippe. Le POID sera donc présent à la manifestation, sous ses drapeaux et avec ses propres mots d’ordre, et il appelle ses adhérents et sympathisants à se mobiliser.

* Les partis signataires sont : l’Association des communistes insoumis, EELV, Ecologie sociale, Ensemble !, Génération.s, la Gauche démocratique et sociale, La France insoumise, le groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine, le groupe parlementaire de La France insoumise, le Parti communiste français, le Nouveau Parti anticapitaliste, le Parti communiste des ouvriers de France, le Parti de gauche, le Parti ouvrier indépendant, le Parti ouvrier indépendant démocratique, le PRCF.