BOLIVIE À bas le coup d’État « made in USA » !

Des unités de la police se rallient au coup d’état.

Communiqué du 15 novembre 2019 – Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne le coup d’État « made in USA » qui vient d’avoir lieu en Bolivie. Coup d’Etat salué par Trump et mené par ceux qui, jusqu’en 2006, appliquaient scrupuleusement les plans meurtriers du FMI en Bolivie.

En « appelant au calme », c’est-à-dire en renvoyant dos à dos les escadrons de la mort et les ouvriers et paysans boliviens qui luttent courageusement contre le coup d’État, le gouvernement Macron couvre une fois de plus ce crime de Washington en Amérique latine.

Quelle que soit l’appréciation de la politique d’Evo Morales et de son gouvernement, il est du devoir du mouvement ouvrier et démocratique international de se ranger inconditionnellement aux côtés des ouvriers, des paysans et du peuple de Bolivie contre les putschistes armés et formés à Washington.

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique participera, sur ses propres mots d’ordre, à tout rassemblement en solidarité avec le peuple bolivien, et contre le coup d’Etat :

À bas le coup d’État « made in USA » !
Solidarité inconditionnelle avec le peuple bolivien
en lutte contre les putschistes !

À Paris, le POID appelle ses adhérents, sur ces mots d’ordre, à participer au rassemblement convoqué dimanche 17 novembre à 15 heures sur l’Esplanade du Trocadéro.

Un étudiant s’immole devant le CROUS STOP À LA BARBARIE CAPITALISTE !

Communiqué du POID « une campagne nauséabonde »   

Montreuil – 5 novembre 2019 – Alors que dans tout le pays, sous toutes les formes, la classe ouvrière cherche à se dresser sur son terrain de classe contre le gouvernement Macron et ses contre-réformes, une campagne nauséabonde s’aggrave de jour en jour tentant de diviser les travailleurs entre eux sur la base de la religion, de l’origine, etc.

Une campagne à laquelle le gouvernement Macron contribue largement, en multipliant des déclarations provocatrices que ne renie pas l’extrême droite, contre les « étrangers », les migrants, les musulmans, etc.

Une campagne qui crée un climat favorable à des attentats tels que celui commis le 24 octobre dernier contre les fidèles d’une mosquée à Bayonne.

Une campagne qui se traduit par les mesures discriminatoires prises par Macron et son gouvernement contre les étudiants étrangers «non européens», dont les droits d’inscription universitaires ont été multipliés par 16 par l’arrêté raciste d’avril 2019, contre les migrants par la loi qui punit y compris ceux qui leur viennent en aide, etc.

Pour le POID, partisan de l’unité de la classe ouvrière et de la jeunesse, quels que soient le sexe, la couleur de la peau, la nationalité, la religion, etc., cette politique, ces mesures et cette campagne de stigmatisation et de division doivent être implacablement combattues et condamnées.

Pour le POID, partisan de la laïcité et de la démocratie, la religion – ou la non-religion – est et doit demeurer une affaire privée, qui ne regarde que chaque individu. Ce qui suppose donc la stricte neutralité de l’État et de l’école en matière de religion, et le strict respect de la liberté de culte de chacun, dans le domaine privé.

Se situer sur un autre terrain amènerait à enfermer travailleurs et jeunes dans de prétendues « communautés » sur des bases religieuses, « ethniques » et autres, au plus grand bénéfice des exploiteurs et de leur gouvernement.

Informé d’initiatives en préparation à l’appel de responsables et d’organisations issues du mouvement ouvrier et démocratique visant à condamner ces attaques et cette odieuse campagne anti-étrangers, anti-musulmans, anti-migrants, le POID se déclare disposé à participer à de telles initiatives sous ses propres drapeaux et sous ses propres mots d’ordre :

Une seule classe ouvrière !
À bas la division !
Tous unis contre le gouvernement !

Leur condamnation est une honte LIBÉRATION IMMÉDIATE DES DIRIGEANTS CATALANS ! Respect du droit du peuple catalan à se libérer de la monarchie franquiste et à constituer sa République catalane !

Le 14 octobre à Barcelone.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) exprime sa plus vive protestation contre le verdict de 9 à 13 ans de prison prononcé contre les dirigeants catalans emprisonnés pour certains depuis plus de deux ans.

Ce verdict est la parfaite expression de la nature des institutions de la monarchie, de sa Constitution de 1978, et de ses appareils judiciaire et policier, directement hérités de la dictature de Franco.

Car quel est le prétendu « crime » qu’ont commis les condamnés, si ce n’est d’avoir soutenu la volonté majoritairement exprimée par le peuple catalan lors du référendum du 1er octobre 2017, de se libérer de la monarchie franquiste, et de constituer leur République catalane, premier pas vers l’union libre des Républiques d’Espagne ?

Honte à Pedro Sanchez, dirigeant du Parti « socialiste » espagnol et président du gouvernement en fonction, qui vient de justifier la sentence, osant prétendre que « personne n’est jugé pour ses idées », et affirmant que l’Etat espagnol « est une des meilleures démocraties du monde ».

Honte aux Macron, Merkel et autres qui depuis deux ans soutiennent la répression, qu’elle soit menée par Rajoy ou par Sanchez. Honte à la Commission européenne et son président Jean-Claude Juncker qui en novembre 2017 déclarait : « Je ne trouve pas que l’Espagne viole l’Etat de droit (…) Je pense que ceux qui ne respectent pas la constitution espagnole (les partisans de la République catalane – Ndr) enfreignent la loi » et « La solution réside dans l’ordre constitutionnel et judiciaire interne à l’Espagne ».

Dès l’annonce de ce verdict, en Catalogne, le peuple, les travailleurs, les étudiants et les lycéens se sont dressés contre cette ignoble sentence dans d’immenses rassemblements (Barcelone, Tarragone, Gérone, Lleida, Manresa etc), les axes routiers bloqués, les gares, l’aéroport de Barcelone envahis… Dans tout l’Etat espagnol, comme dans les rassemblements de retraités ce matin au Pays basque, des travailleurs de toutes les nationalités brandissaient en solidarité le drapeau catalan.

Partisan de la démocratie, donc du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le POID s’est rangé aux côtés du peuple catalan, de son droit à décider et de son droit à constituer sa République, contre la répression de la monarchie franquiste.

Il est déterminé à continuer à agir dans l’unité pour la libération immédiate de tous les emprisonnés politiques !

Montreuil, le 14 octobre 2019

« Une phase nouvelle de la lutte de classe est ouverte » Adresse du conseil fédéral national du POID      


Montreuil, le 29 septembre 2019 – La grève massive des travailleurs de la RATP, unis avec leurs syndicats, le 13 septembre, pour la défense de leur régime particulier de retraite a ouvert une phase nouvelle de la lutte de classe : à leur suite, les fonctionnaires des Finances publiques puis les agents d’EDF ont engagé des mouvements de grève pour la défense de leurs retraites, de leurs statuts, de leurs emplois ; tandis que le mouvement de grève et de mobilisation entamé depuis des mois se poursuit dans les hôpitaux. N’en déplaise à ceux qui s’acharnent à décréter que l’heure n’est plus à la lutte de classe, c’est bien elle qui surgit ici avec force. 

C’est la grève qui s’impose à l’ordre du jour dans tous les secteurs et dans toutes les corporations, avec en ligne de mire le projet Macron-Delevoye destructeur des retraites, et plus généralement toute la politique du gouvernement. Oui, le combat pour les revendications et la préparation de la grève : mais comment les faire aboutir ? 

À cela, tous les travailleurs savent que la réponse passe par un mot :

L ’ U N I T É .

Le gouvernement sent bien que la situation est en train de tourner. Quand il présente son budget, il prétend avoir renoncé à la suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique. Delevoye, lui, ose déclarer que sa réforme des retraites « corrigera les injustices »

Parlons-en des injustices !

Le projet de budget du gouvernement, c’est un milliard d’euros de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les patrons, les capitalistes et les spéculateurs ; et c’est trois milliards volés aux chômeurs du fait de la réforme de l’assurance chômage. Ce projet de budget, ce sont la suppression de milliers de postes dans les Finances publiques, les milliers de postes non pourvus dans l’enseignement, et le manque dramatique de moyens, de personnels soignants dans les hôpitaux dont les services et les lits continuent de fermer. 

La contre-réforme des retraites, un modèle de justice ? Quand une veuve ne pourra toucher sa pension de réversion qu’à partir de 62 ans, au lieu de 55 ans aujourd’hui, sept ans de plus avant d’en bénéficier ?! Un modèle de justice, une perte qui peut aller jusqu’à 1 000 euros par mois pour un professeur des écoles entre sa situation actuelle et sa situation demain si la réforme de Macron-Delevoye passe ?! Un modèle de justice, les 40 % de pension en moins pour une infirmière ?! 

Un modèle de justice, la réforme de l’assurance chômage qui exclut 1 chômeur sur 10 de toute indemnisation et qui diminue l’allocation de 1 chômeur sur 4 parmi ceux qui continueront à en bénéficier ?! 

Un modèle de justice, ce gouvernement qui, depuis des mois, déchaîne la répression la plus violente contre les manifestants et saisit toutes les occasions de renforcer son arsenal répressif ?! 

Allons donc ! Tous les travailleurs savent que ce gouvernement, son budget, sa réforme des retraites ne sont « justice » que pour les patrons et les spéculateurs. Pour les travailleurs, c’est toujours plus d’injustice, de misère, d’exploitation. 

Oui, la grève est à l’ordre du jour.

Cette grève, pour ce qui nous concerne au POID, nous estimons qu’elle posera une question : celle du gouvernement, celle du pouvoir. Si la grève générale est à l’ordre du jour, alors cela signifie que les conditions sont en train de se réunir pour balayer Macron et sa politique. Cela exige, répétons-le, l’unité ouvrière, l’unité des travailleurs et des organisations. 

Les travailleurs de la RATP, avec leurs syndicats, ont annoncé une grève illimitée à partir du 5 décembre contre le projet de destruction des retraites du gouvernement. D’autres syndicats, d’autres fédérations syndicales dans d’autres corporations appellent les travailleurs à débattre de la possibilité de tout faire converger vers cet appel. 

À tous les niveaux, la question est posée : dans les assemblées générales de travailleurs, dans les assemblées syndicales, dans les entreprises, dans les localités, partout organiser la discussion et la mobilisation, partout préparer la grève générale qui balaiera le gouvernement et, avec lui, le régime anti-ouvrier de la Vᵉ République.

Il n’y a pour cela, répétons-le, qu’une seule voie : le front unique des travailleurs et des organisations. Ce front unique suppose de rompre avec le gouvernement et sa politique

Rompre avec le gouvernement,

c’est le refus des concertations qui visent à enchaîner les syndicats à la co-construction des contre-réformes. 

Rompre avec le gouvernement, c’est le refus au niveau des communes de continuer à gérer la politique d’austérité dictée par le gouvernement et Bruxelles. C’est au contraire rétablir la démocratie communale et prendre en charge réellement les intérêts de la population. Ce qui implique de travailler à rassembler toutes les forces qui se réclament des intérêts ouvriers sur des listes de défense intransigeante des droits de la population et des services publics aux prochaines élections municipales. 

Dans tous les aspects, défendre les intérêts de la classe ouvrière contre ceux de la classe capitaliste : c’est pour un tel objectif que nous sommes engagés dans la construction d’un authentique parti ouvrier combattant en toutes circonstances et sur tous les terrains pour l’unité des travailleurs et de leurs organisations, pour la défense des intérêts de classe, pour préparer la grève générale qui permettra d’aboutir

Travailleurs, militants, jeunes qui partagez ces objectifs,
c’est l’heure :

rejoignez le parti ouvrier. 

Adoptée à l’unanimité du CFN réuni à Montreuil
les 28 et 29 septembre 2019

  

prendre contact, rejoindre le POID

Communiqué Le POID exige la libération immédiate de Louisa Hanoune et de tous les détenus politiques en Algérie

Une délégation de militants de toutes tendances du mouvement ouvrier et démocratique, à l’initiative du POID, se rassemblera le lundi 30 septembre à proximité de l’ambassade d’Algérie à Paris (rendez-vous à 18 heures précises à l’angle de la rue de Messine et de l’avenue de Messine, métro Courcelles ou Montceau) pour déposer aux autorités algériennes les prises de position exigeant la libération immédiate de Louisa Hanoune.

Communiqué du 25 septembre 2019 – 18 heures

Le 25 septembre, le tribunal militaire de Blida en Algérie a condamné à 15 ans de prison Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des travailleurs d’Algérie.

Louisa Hanoune, en détention depuis le 9 mai, était jugée dans le cadre du procès du frère de l’ex-président, Saïd Bouteflika et des généraux Toufik et Tartag. Les quatre prévenus étaient accusés de « complot contre l’Etat ».

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne cette décision du tribunal militaire, et exige – comme il le fait depuis le 9 mai dernier – la mise en liberté immédiate de Louisa Hanoune et de tous les détenus d’opinion en Algérie.

Pour sa part, le POID n’a jamais caché son désaccord avec l’orientation politique de Louisa Hanoune et de son parti, désaccord renforcé après le 22 février 2019.

Pour autant, pour le POID, rien ne peut justifier qu’une responsable d’un parti politique, a fortiori d’un parti se réclamant des travailleurs, soit frappé par la répression. Répression que le régime algérien déchaîne depuis des mois contre des militants, des manifestants, des avocats, des syndicalistes, des jeunes sous les prétextes les plus divers.

C’est aux travailleurs et au peuple algérien, et à eux seuls, de décider quels partis les représentent et quels partis ne les représentent pas. Et ce n’est pas aux tribunaux militaires ni aux généraux.

C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique réaffirme la prise de position qu’il a adoptée le 9 mai et qu’il a fait connaître à de nombreuses reprises :

Libération immédiate de Louisa Hanoune et de tous les détenus politiques en Algérie

Le POID prend l’initiative de la constitution d’une délégation de militants ouvriers de toutes tendances, qui se rendra à l’ambassade d’Algérie à Paris pour faire connaître aux autorités algériennes son exigence de libération de Louisa Hanoune et de tous les détenus politiques (1).

Montreuil, le 25 septembre à 18 heures


(1) Le POID rappelle que la position de principe traditionnelle dans le mouvement ouvrier, c’est la solidarité inconditionnelle avec tout militant ouvrier victime de la répression, donc qui ne peut être conditionnée par l’accord avec ses positions politiques. Ce ne fut le cas, ni lors du rassemblement convoqué à Paris le 20 juin à Paris, ni lors de celui du 5 septembre à Lyon, dont les organisateurs ont interdit la présence des militants du POID venu demander la libération de Louisa Hanoune, par des méthodes étrangères au mouvement ouvrier, au prétexte dans les deux cas, que le POID était en désaccord avec Louisa Hanoune et son parti.

Communiqué Le POID alerte les travailleurs et la jeunesse. Tout accuse le gouvernement

Destruction de l’hôpital public ; plan Buzyn qui prétend interdire à la population d’accéder librement aux urgences ; dislocation du lycée et privatisation de l’école maternelle ; liquidation de l’administration des Finances publiques et du statut de la fonction publique… Après avoir démantelé le Code du travail et la SNCF, étranglé les libertés publiques avec la multiplication de lois liberticides, le gouvernement Macron-Philippe prétend poursuivre son œuvre destructrice.

En nommant Delevoye au gouvernement, Macron engage la dernière ligne droite de la contre-réforme des retraites. À travers le cycle de concertations qu’il ouvre, il voudrait que les organisations syndicales s’associent à son objectif de faire disparaître nos 42 régimes de retraite.

La politique du gouvernement Macron-Philippe suscite colère, indignation et résistance de la population.

Jusqu’aux derniers jours de l’année scolaire, les enseignants ont cherché avec acharnement à défendre le bac et le lycée et, dans de nombreux établissements scolaires, ils ont repris le chemin de l’action dès les premiers jours de la rentrée. Pendant tout l’été, dans les hôpitaux, aux Finances publiques et dans de nombreux autres secteurs et entreprises, mouvements de grève et mobilisations se sont multipliés. Tous cherchent les voies d’un combat efficace pour stopper ce rouleau compresseur.

Légitimes sont la colère et l’indignation de la population contre cette politique. Légitimes sont les grèves et mobilisations contre ces mesures destructrices. Le POID appuie et soutient les mouvements qui expriment la résistance à cette politique anti-ouvrière et antidémocratique.

Aider à rassembler la force des travailleurs, unis avec les organisations, pour bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement, tel est le mandat que se fixe le POID dans tous les domaines :

  • En contribuant à assurer le succès de la 4ᵉ rencontre nationale des comités pour l’unité du 12 octobre pour aider à lever les obstacles à l’unité et à défaire la contre- réforme des retraites.
  • En contribuant, dans toutes les communes, à constituer des listes ouvrières d’unité à l’occasion des élections municipales pour rompre avec la politique d’austérité mise en œuvre par des municipalités de toutes couleurs politiques qui acceptent de relayer les mesures du gouvernement Macron aux ordres de l’Union européenne.

En cette rentrée de septembre, l’urgence est de rassembler, dans l’unité, les forces du camp des travailleurs et de ses organisations pour en finir avec Macron, sa politique, son gouvernement.

À la succession des gouvernements, de droite et de « gauche » qui, depuis des décennies, livrent les conquêtes et acquis de la classe ouvrière et de la démocratie au pillage capitaliste, le POID oppose la nécessité d’un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, rompant avec les diktats du capital financier, et avec la Vᵉ République et l’Union européenne. Pour une Assemblée constituante souveraine, pour un gouvernement ouvrier, il appelle les travailleurs et les jeunes qui partagent cet objectif à renforcer les rangs de ceux qui construisent le parti ouvrier.

Le bureau national du POID,

samedi 7 septembre, 17 heures