Non au « pass licenciement » ! Retrait de la loi Macron-Véran et des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage !

Le 25 juillet, Macron et Véran ont fait voter leur « pass sanitaire ».
En réalité, c’est un « pass licenciement ».
Contrairement à ce qui a été dit, le salarié exerçant dans un secteur où le pass est obligatoire et qui ne le présentera pas :

• sera dans un premier temps suspendu et privé de traitement,
• mais dans un second temps, son patron pourra décider que cette situation constitue un facteur de désorganisation de l’entreprise, et alors il pourra être licencié !

Quant aux travailleurs en contrat à durée déterminée, leur contrat pourra être immédiatement interrompu !

La loi Macron-Véran n’est pas une loi de protection de la santé.

Une loi de protection de la santé commencerait par permettre l’accès de tous ceux qui le souhaitent à une vaccination.

Une loi de protection de la santé rétablirait au moins quelques-uns des 100 000 lits d’hôpitaux fermés depuis quinze ans.

Une loi de protection de la santé recruterait massivement des soignants.

Non, cette loi est une loi contre les travailleurs, c’est un « pass licenciement » ! C’est pour cela que Macron la met à l’ordre du jour en même temps que la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage.

C’est la responsabilité des organisations ouvrières d’organiser la riposte parce que cette attaque c’est une attaque contre la classe ouvrière et la démocratie.

L’unité dans des manifestations organisées par les syndicats,
comme cela a été le cas la semaine dernière à Chartres et dans d’autres villes.

La prise en charge par les organisations syndicales de la mobilisation
contre le pass sanitaire et les réformes des retraites et de l’assurance chômage.

L’unité ouvrière pour en finir avec Macron et sa politique de réaction.
Voilà ce que propose le Parti ouvrier indépendant démocratique.

/ Déclaration du BN du POID / Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes

Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Les mesures annoncées par Macron le 12 juillet constituent une véritable déclaration de guerre de classe.

• Remise en route de la contre-réforme des retraites, visant à la disparition des régimes particuliers et à repousser de deux ans l’âge moyen de départ ;

• Application au 1er octobre de la contre-réforme de l’assurance chômage
privant des centaines de milliers de chômeurs d’une grande partie de leur indemnisation ;

• Interdiction d’exercer leur métier et perte de salaire pour tous les personnels de santé, soignants ou non, non vaccinés à la date du 15 septembre et quel que soit leur établissement ;

• Interdiction d’accès à la plupart des espaces publics et de voyages longues distances en avion et en train pour qui ne disposera pas d’un « pass » en règle…

Ces annonces provoquent colère et indignation parmi les travailleurs et les jeunes. Particulièrement révoltante est l’attaque contre les personnels soignants : hier acclamés en héros, ils sont aujourd’hui désignés comme responsables de la situation sanitaire et menacés d’être jetés comme des chiens !

Faut-il s’en étonner ?

Un gouvernement qui ment sur les masques, les tests et la vaccination ; un gouvernement qui a continué, depuis le début de la pandémie, à fermer les lits, les services et des hôpitaux entiers et à supprimer les postes par milliers au lieu de procéder au recrutement indis- pensable ; un tel gouvernement porte seul la responsabilité de la situation sanitaire et ne peut susciter la moindre confiance dans les mesures qu’il annonce.

Un gouvernement qui, en pleine pandémie, encourage les licenciements par centaines de milliers dans le privé et supprime en masse les emplois dans le public ; un gouvernement qui réprime les grévistes d’Aéroports de Paris qui refusent les baisses de salaire et exige de leurs syndicats qu’ils renoncent à toute grève pendant trois ans ; un gouvernement qui veut imposer à des centaines de milliers d’agents territoriaux de travailler gratuitement plusieurs jours par an ; un tel gouvernement ne fera croire à personne qu’il est préoccupé du bien-être de la population laborieuse.

Un gouvernement qui prive des millions d’étudiants et de lycéens, en totalité ou en large partie, de cours en présence physique ; un gouvernement qui refuse de recruter les enseignants nécessaires au dédoublement des classes, amphis et TD et qui, en plein mois de juillet, licencie des milliers d’enseignants contractuels ; un gouvernement qui pousse ainsi des centaines de milliers de jeunes à abandonner leurs études, principalement dans les milieux ouvriers et populaires ; un tel gouvernement ne peut prétendre se préoccuper du sort de la jeunesse.

D’autant plus que ce gouvernement, durant la même période a offert 560 milliards d’euros aux capitalistes qui spéculent à outrance et font grimper leurs profits tout en licenciant en masse ! Un tel gouvernement ne peut prétendre qu’il défend d’autres intérêts que ceux des capitalistes.

Rejeté massivement – le 20 juin, son parti a recueilli 3 % des suffrages des électeurs inscrits –, Macron a de plus en plus recours aux armes de la contrainte, de l’interdiction, de la violence et de la répression (rappelons l’interdiction, le 5 juin, de la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique au motif qu’elle était appelée pour en finir avec Macron et sa politique !).

Macron prétend que son objectif est la vaccination massive des soignants et de la population : c’est un mensonge. Les soignants ? Sa propre administration évalue à 91,7 % la proportion des professionnels de santé ayant reçu au moins une dose et à 63,4 % ceux qui ont reçu deux doses. Ces chiffres ont été publiés par Santé publique France (communiqué n° 64) au mois de mai, en précisant qu’ils sont « sous-estimés ».

Quant à la population en général… les données offi- cielles de la Sécurité sociale montrent que la carte de la non-vaccination recoupe celle des revenus les plus pauvres : on est deux fois plus vaccinés dans les riches arrondissements de l’ouest parisien et les riches com- munes des Hauts-de-Seine qu’en Seine-Saint-Denis !

Dans ces conditions, quel effet les mesures annoncées peuvent-elles avoir sur les millions de travailleurs et de jeunes qui, de toute façon, ni ne voyagent, ni ne partent en vacances, ni ne fréquentent restaurants, théâtres et cinémas ? En réalité, cela ne va qu’enfoncer encore plus les habitants des quartiers ouvriers et populaires dans la précarité des ghettos à l’abandon.

Nous, membres du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous constatons que pour 93 % d’entre nous, nous avons librement, sans contrainte, ni menace ni consigne de parti, fait le choix libre et individuel de la vaccination. Nous revendiquons que la même liberté soit laissée à tous.

C’est pourquoi nous nous prononçons pour le retrait du plan Macron du 12 juillet et de toutes ses mesures anti-ouvrières, anti-retraités, anti-chômeurs, anti-jeunes et anti-démocratiques.

Pour le POID, ce combat se relie à la recherche d’une issue politique conforme aux besoins et aux aspirations de la majorité, à savoir : « Dehors Macron et sa politique ! », satisfaction des revendications ouvrières et populaires, confiscation des 560 milliards pour la santé, l’école et l’emploi, l’interdiction des licenciements, pour une Assemblée constituante souveraine abolissant cette Ve République capitaliste et ouvrant la voie à un gouvernement de la majorité, une Répu- blique des travailleurs et de la jeunesse.

Au lendemain des annonces de Macron, on a vu des élus et dirigeants de partis de « gauche » apporter leur soutien au plan de Macron, côte à côte avec des élus et dirigeants de droite et du parti macroniste. Et on a vu d’autres dirigeants de « gauche » répondre à l’appel à manifester « pour la liberté », lancé par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui ne cachent pas leur nostalgie des régimes ennemis de la liberté, à commencer par celui de Vichy.

Mais on a vu aussi dans quelques localités et départements, des organisations syndicales (notamment de personnels hospitaliers) convoquer des rassemblements de travailleurs, sur un terrain de classe, contre les mesures annoncées.

La situation souligne avec force la responsabilité des organisations qui se réclament des intérêts ouvriers et de la démocratie.

Le POID l’affirme : c’est la classe des travailleurs qui est attaquée. Il lui revient de réaliser son unité pour se défendre comme classe et de repousser la tentative de Macron de la diviser, entre vaccinés et non vaccinés, entre retraités « privilégiés » et les autres, entre chômeurs « scandaleusement indemnisés » et les autres travailleurs.

Dans cette voie, la responsabilité des organisations qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie est de rejeter toute union sacrée avec Macron et de se refuser à toute promiscuité avec les ennemis de la démocratie. Les confédérations syndicales, tout particulièrement, seraient dans leur rôle en appelant à organiser la riposte dans l’unité sur le strict terrain des revendications ouvrières et démocratiques.

Pour le retrait du plan Macron dans tous ses aspects : retrait des contre-réformes des retraites et de l’assu- rance chômage, retrait de la menace de perte d’emploi et de salaire contre les personnels hospitaliers, retrait du « pass » Macron qui n’a de sanitaire que le nom.

Pour les mesures d’urgence permettant l’accès à la libre vaccination pour tous ceux qui le souhaitent en l’organisant en particulier dans les quartiers ouvriers et populaires, au plus près de la population ; mesures d’urgence aussi, garantissant aux jeunes un vrai travail, un vrai salaire dans des conditions de pérennité statutaire et conventionnelle et les moyens de véritables études en présence physique au lycée et à l’Université. Un plan d’urgence pour sauver le peuple travailleur ce qui, répétons-le, suppose de rompre avec Macron, d’interdire les licenciements, de défendre les services publics et d’ouvrir la voie à une autre politique conforme aux intérêts de la majorité.

Le POID décide de communiquer ces propositions à tous les niveaux, au plan national, départemental et local, à tous les travailleurs, militants et jeunes et à toutes les organisations se revendiquant des intérêts de la classe ouvrière et de la démocratie et se déclare ouvert à toute rencontre et toute discussion sur ces propositions.

Le bureau national

Impossible d’accepter la moindre attaque contre nos retraites ! Dehors Macron et sa politique tout de suite !

Le site du POID publie in extenso ci-dessous le communiqué de la délégation permanente issue de la rencontre nationale du 13 mars qui s’est réunie ce samedi 3 juillet. A télécharger et faire signer massivement.

Soutien au peuple palestinien : des milliers ont manifesté ce 15 mai à Paris

COMMUNIQUÉ DU POID – 15 MAI 2021 – 16H30

Sur mandat du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, j’ai conduit une délégation à la manifestation « interdite » par Macron et Darmanin en soutien au peuple palestinien ce samedi 15 mai à Paris dans l’après-midi.

Nous y avons vu plusieurs cortèges coupés les uns des autres par le dispositif policier, composés majoritairement de jeunes manifestants venus pacifiquement exprimer leur colère contre le sort réservé au peuple palestinien.

Nous avons entendu leurs mots d’ordre : « Palestine libre ! », « Israël assassin, Macron complice ! », ou encore « Israël casse-toi, Gaza n’est pas à toi ! »

Autant de mots d’ordre dépourvus de haine raciste ou antisémite.
Autant de mots d’ordre qui ne font qu’exprimer la réalité telle que la vivent des millions de palestiniens.
Autant de mots d’ordre que partagent, ceux qui, de par le monde, soutiennent le combat pour la justice, l’égalité et pour les droits de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.

Où étaient les provocations à la haine dans ces manifestations ? Nulle part.

Où étaient les risques de violence ? Nulle part, hormis dans le dispositif policier chargeant ces tout jeunes manifestants pacifiques et usant de gaz lacrymogène à leur encontre.

C’est bien pour des raisons politiques que Macron et Darmanin ont voulu interdire ces manifestations.

Chacun le comprend : si les « grands partis » et les « grandes organisations » se réclamant du mouvement ouvrier démocratique avaient pris leurs responsabilités ce 15 mai, c’est par dizaines de milliers et davantage que les manifestants auraient répondu à leur appel.

Il reste que des milliers de jeunes (et quelques organisations dont le POID) ont pacifiquement mis en échec cette nouvelle tentative du gouvernement d’étouffer les libertés.

  • Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens !
  • Halte aux bombardements contre Gaza !
  • Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
  • Liberté pour le peuple palestinien !
  • Droit au retour pour tous les réfugiés !

Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

Montreuil, le 15 mai 2021, 16h30

Non à la dérive totalitaire ! Respect du droit de manifestation !

COMMUNIQUÉ DU POID – 14 MAI 2021

Voici les faits.

Mercredi 12 mai, la Préfecture de Police de Paris interdit un rassemblement convoqué par diverses organisations, aux abords du ministère des Affaires étrangères, où une délégation de représentants de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), de la CGT, de La France Insoumise et du PCF est reçue. A la sortie du Ministère, le président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn, est arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures.

Jeudi 13 mai à 15 heures, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, déclare à propos de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 15 mai (autorisée par la Préfecture de police de Paris) : « A Paris, j’ai demandé au Préfet de police d’interdire les manifestations de samedi (15 mai – Ndr) en lien avec les récentes tensions au Proche-Orient. De graves troubles à l’ordre public furent constatés en 2014. »

Jeudi 13 mai dans la soirée, par l’arrêté 2021-00432, le Préfet de police de Paris interdit la manifestation du 15 mai. Cet arrêté piétine le principe démocratique du droit de manifester une opinion. De fait, les motivations de cet arrêté reviennent à dire que cette manifestation est interdite parce qu’elle va à l’encontre de la politique étrangère du gouvernement. Délibérément, cet arrêté pousse à l’affrontement entre « communautés », alors que le thème de la manifestation était une position légitime de protestation contre la politique d’un gouvernement étranger, et non pas une affaire « intérieure ».

Ces faits sont d’une extrême gravité.
Alors qu’il vient de faire voter la levée de l’état d’urgence à l’Assemblée nationale, la décision prise par le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur d’interdire une manifestation au motif que celle-ci n’est pas conforme avec sa politique étrangère, est le franchissement d’un cran extrêmement dangereux. Car cette décision crée un précédent qui se retournera demain contre toute organisation, parti, syndicat, association souhaitant exercer son droit de manifester à l’encontre de tel ou tel aspect de la politique du gouvernement.

C’est la liberté d’expression qui est remise en cause.

Faut-il rappeler qu’aux Etats-Unis – dont le gouvernement est pourtant le principal soutien de Netanyahou et de l’Etat d’Israël – toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien convoquées ces dix derniers jours dans les grandes villes, de New York à Chicago, ont été autorisées et se sont déroulées sans aucun incident ?

Mais dans sa dérive antidémocratique, le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur, utilisant tout l’arsenal arbitraire des institutions de la Ve République, délivrent un message politique : « Silence, on massacre ! »

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID), qui a fait connaitre sa position *, condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction du rassemblement du 12 mai, l’interdiction de la manifestation du 15 mai et l’arrestation du président de l’AFPS.

Quand les libertés démocratiques sont foulées aux pieds par le gouvernement, il est du devoir de toutes les organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie de faire bloc pour faire reculer les mesures liberticides.

Montreuil, le 14 mai 2021, 11h00

*Lire notre communiqué du 12 mai 2021 : https://poid.fr/2021/05/12/une-nouvelle-fois-la-terre-de-palestine-est-ensanglantee/

POID 67 avenue Faidherbe 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.

Une nouvelle fois, la terre de Palestine est ensanglantée

COMMUNIQUÉ DU POID – 12 MAI 2021

À nouveau se déroule la logique de l’expansion coloniale qui caractérise l’État d’Israël depuis qu’il a été fondé en 1948 sous l’égide de toutes les grandes puissances.

Les familles menacées aujourd’hui d’expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem sont souvent celles-là même qui s’y sont établies en 1948, après avoir été chassées des maisons qu’elles habitaient depuis des générations, en particulier à Jaffa et à Haïfa.

Jusqu’à quand ce mécanisme d’expulsion va-t-il se poursuivre ?

La Tribune des travailleurs, hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant démocratique, a fait entendre les voix, certes minoritaires, de ceux qui, parmi la population juive israélienne, se dressent contre l’acharnement du gouvernement israélien à l’encontre des Palestiniens :

  • Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien et de l’Agence juive, s’est prononcé en mars 2021 dans le quotidien israélien Haaretz « pour un État de tous ses citoyens ».
  • La principale association israélienne de défense des droits de l’homme, B’tselem, dans un rapport du 12 janvier 2021, déclare : « Entre le Jourdain et la Méditerranée : c’est l’apartheid ». Elle dénonce comme « législation discriminatoire » la loi israélienne de 1950 « sur la propriété des absents » au nom de laquelle les habitants palestiniens sont expropriés de leurs maisons.
  • Soixante lycéens israéliens ont, en janvier 2021, exprimé leur refus de servir dans l’armée israélienne, expliquant : « On nous demande de revêtir un uniforme taché de sang. Avec la nakba* et l’occupation, la société israélienne s’est construite sur des bases pourries et cela rejaillit dans tous les aspects de la vie : le racisme, les discours politiques de haine, la brutalité de la police et bien d’autres choses encore. »

Ils ont raison. Israël est devenu un État d’apartheid fondé sur la discrimination et le racisme. La logique de l’apartheid, c’est l’éviction pure et simple de tout le peuple palestinien du territoire historique de la Palestine.
Aucune issue conforme aux principes universels de démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux- mêmes n’est envisageable si ne sont pas reconnus au peuple palestinien, comme à tous les peuples, le droit à la nation, à la terre, à la liberté et donc le droit au retour.

La Tribune des travailleurs a donné la parole à des militants palestiniens, qui, pour leur part, affirment : « Les trois questions majeures qui demeurent sont donc : l’unité avec la lutte des peuples arabes contre l’oppression ; la lutte commune avec des forces juives progressistes pour un État palestinien démocratique et laïque et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ; et la solidarité internationale avec les peuples et les classes opprimées qui luttent pour leurs droits dans le monde entier. »

Que l’on partage ou non cette position, il doit être clairement affirmé qu’aucune solution ne sera trouvée dans la répression, la discrimination et la négation des droits.

Honte à Biden, qui dans la continuité de Trump déclarant « Jérusalem, capitale de l’État d’Israël », soutient Netanyahou !

Honte au Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est, comme toujours, rangé derrière l’administration américaine !

Honte à l’Union européenne qui renvoie dos à dos agressés et agresseurs, prônant la « désescalade » des deux côtés !

Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens qui manifestent à Jérusalem et dans toutes les villes !
Halte aux bombardements contre Gaza !
Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
Liberté pour le peuple palestinien !
Droit au retour pour tous les réfugiés !

* La nakba (« catastrophe ») est l’expulsion de 850 000 Palestiniens de leurs villes et villages en mai 1948.

Le POID condamne les agressions contre la CGT et ses militants, le 1er mai à Paris

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne les agressions survenues samedi 1er mai 2021 à Paris, lors de la dispersion de la manifestation à l’appel des organisations syndicales, contre la CGT et ses militants, dont 21 ont été blessés (4 dans un état grave).

Les faits sont connus. Comme l’indique le communiqué de la CGT : « Si, sur le parcours, une fois encore, le cortège a dû faire face à plusieurs interventions des forces de l’ordre totalement injustifiées, la manifestation a pu, tout de même, arriver à son terme. C’est à ce moment qu’un important groupe d’individus dont certains se revendiquant gilets jaunes, ont fait usage d’une extrême violence à l’encontre des manifestants. Insultes homophobes, sexistes, racistes, ont précédé des actes de vandalisation des véhicules des organisations, et, bien plus grave, la haine s’est exprimée par un déchainement de coups et de jets de projectiles. »

Le POID exprime sa solidarité avec la CGT, ses militants, et en particulier ceux qui ont été blessés par les attaques de nervis.

Le POID affirme qu’aujourd’hui comme hier, ceux qui s’en prennent au mouvement ouvrier sont les ennemis de la démocratie et les fourriers des pires régimes totalitaires.

Montreuil, le 3 mai 2021

Communiqué commun de ENSEMBLE!, GDS, Generations, La France insoumise, NPA,PEPS, POiD, UCL.

7 avril 2021 (site FI)

Face aux mesures liberticides et à l’extrême droite, construisons un front des libertés le plus large possible

Il souffle un vent mauvais sur la France. L’idéologie de l’extrême droite, son vocabulaire, ses attaques discriminatoires et racistes, son obsession identitaire sont toujours plus relayés par le gouvernement et la droite. Le cours suivi par le gouvernement établit un climat dangereux, dans lequel certains groupes d’extrême droite se pensent autorisés à agir en toute impunité.

Cela se fait au moyen de lois liberticides et discriminatoires qui organisent une société de surveillance généralisée, de privation de liberté d’informer, de restrictions des libertés associatives.

À ces lois s’ajoutent des campagnes odieuses. C’est le cas de la chasse aux sorcières déclenchée par la ministre Frédérique Vidal dans les universités au nom d’un soi-disant islamo-gauchisme.

C’est pour réagir à ces attaques qu’en mars, nous avions lancé un premier appel.

Depuis, la situation n’a pas cessé de s’aggraver. Le syndicat UNEF a notamment été attaqué par plusieurs ministres au prétexte de groupes de paroles internes. La droite a réclamé sa dissolution sans que le gouvernement n’y trouve vraiment à redire.

Comme on pouvait s’y attendre, la majorité de droite du Sénat s’est engouffrée dans la brèche ouverte en durcissant encore les lois « sécurité globale » et « séparatisme ».

Dans ce climat, des groupuscules violents d’extrême droite transforment ces paroles en actes : des identitaires néonazis ont attaqué la librairie « La plume noire » à Lyon ; des militants d’Action Française ont pénétré dans l’hémicycle du Conseil régional d’Occitanie pour s’en prendre à des élus de gauche avec une banderole « islamo-gauchistes, traîtres à la France ».

Dans ce contexte, aucune organisation ne peut se croire à l’abri.

C’est la raison pour laquelle nous avions lancé un nouvel appel ce soir à toutes les organisations de gauche et écologiques afin de réagir et agir dans l’unité.

Malgré les invitations, EELV, le PCF et le PS n’ont pas voulu participer à ces échanges unitaires. Cette absence n’est pas à la hauteur de la situation.

Pour autant, notre objectif reste plus que jamais d’aider à la construction d’un front des libertés le plus large possible, pour la levée de toutes les mesures liberticides prises par le gouvernement. Nous appelons à toutes les initiatives proposées sur ce terrain par les associations et syndicats, dont le rassemblement ce jeudi de 12h à 14h devant le Sénat et les préfectures.

En conclusion, nous avons décidé de proposer de rencontrer ces associations, syndicats, collectifs dans le but d’une réunion large avant le mois de mai et en vue d’un printemps des libertés qui est toujours plus nécessaire.

Communiqué POiD A-t’on encore le droit de manifester dans ce pays ?

Ce 7 avril, le Collectif « Libérons Mumia ! » qui regroupe de nombreuses organisations politiques et syndicales, avait déposé une demande d’autorisation à la Préfecture de police de Paris, pour un rassemblement aux abords de l’ambassade des Etats-Unis à Paris (comme le collectif en organise un chaque mois depuis plus de vingt ans) car la vie de Mumia Abu-Jamal, militant noir américain emprisonné depuis 1982 et récemment contaminé au Covid, est en danger.

La veille au soir, le Collectif a été informé par la Préfecture que ce rassemblement « était interdit par décision du Préfet en raison de l’état d’urgence et des pouvoirs qui lui sont conférés », contraignant le Collectif à devoir annuler le rassemblement, auquel le POID avait appelé ses adhérents et sympathisants à participer.

Quelques jours auparavant, la Préfecture du Rhône avait interdit la manifestation convoquée le samedi 3 avril à Lyon, suite à l’agression de la librairie anarchiste La Plume noire par un commando d’extrême-droite le 20 mars dernier. La Préfecture invoquant cette fois « le contexte sanitaire » et « des risques de troubles graves et avérés à l’ordre public ».

Dans les deux cas, l’invocation du « contexte sanitaire » ne peut tromper personne, s’agissant de rassemblements sur la voie publique, alors que le gouvernement ne voit rien à redire au fait que chaque jour, des millions de salariés s’entassent dans les transports en commun bondés. L’Etat d’urgence sanitaire, promulgué le 23 mars 2020 et prolongé depuis, n’a rien à voir avec les mesures sanitaires indispensables que le gouvernement Macron a refusé de prendre, à commencer par l’ouverture massive de lits de réanimation sans déprogrammations.

A-t-on encore le droit de manifester dans ce pays? Quels seront les prochains rassemblements et manifestations interdits ? Le Parti ouvrier indépendant démocratique alerte : ces interdictions en annoncent d’autres. Quand les libertés démocratiques sont menacées, quel qu’en soit le prétexte, il revient au mouvement ouvrier et démocratique de faire front, dans l’unité la plus large, pour les faire respecter.

Montreuil, 7 avril 2021



POID, 67 avenue Faidherbe, 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.fr

Rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique

Communiqué du Bureau national du POID – 13 février 2021

  •   Chaque jour plus nombreuses des voix s’élèvent pour dire : il faut en finir avec le chaos organisé par le gouvernement sur la vaccination, il est urgent de réquisitionner en les nationalisant les entreprises pharmaceutiques, de mettre les brevets dans le domaine public, d’organiser des centres de vaccination massive. Oui, c’est l’urgence pour pouvoir vacciner l’ensemble des travailleurs, des jeunes, des mères de famille qui le souhaitent.
  •   Chaque jour plus nombreuses des voix s’élèvent pour exiger l’interdiction des licenciements, l’arrêt de tous les plans de restructuration et l’indemnisation à 100 % des travailleurs jetés au chômage total ou partiel.
  •   Chaque jour plus nombreuses des voix s’élèvent pour exiger l’annulation pure et simple de la dette de centaines de milliards d’euros créée par le gouvernement en quelques mois car cette dette n’est pas celle du peuple, elle n’a servi qu’à engraisser les capitalistes.
  •   Chaque jour qui passe, plus nombreuses sont les voix d’étudiants, de lycéens, d’enseignants et de parents qui exigent la réouverture (avec protection sanitaire) des universités et le retour en classe de tous les lycéens avec le recrutement d’enseignants et la mise en place des locaux nécessaires pour que tous puissent étudier. Oui, chaque jour plus nombreuses s’élèvent les voix qui exigent les mesures radicales de rupture pour faire face à la situation. Le POID est partie prenante de ce mouvement qui grandit, ce mouvement de colère qui se traduit en particulier dans les grèves qui s’étendent dans tout le pays. Répondre à cette aspiration pose trois questions : quels moyens, qui le fera, comment y parvenir ? Quels moyens ? 560 milliards ont été votés par l’Assemblée nationale en moins d’un an, offerts aux capitalistes et aux banquiers au nom de « la relance » mais qui, en réalité, servent à spéculer. Le point de départ de cette gabegie des fonds publics, c’est le vote du 19 mars 2020 qui a vu à l’Assemblée nationale les députés de tous les bords politiques voter dans une union sacrée sans faille pour offrir 343 milliards (augmentés plus tard à 560 milliards) aux spéculateurs licencieurs. Les moyens sont simples : réquisition des 560 milliards pour les affecter à l’école, aux services publics, à l’hôpital, à l’organisation des centres de vaccination, à la socialisation des moyens de production des vaccins ! Qui le fera ? Seul un gouvernement rompant avec cette logique capitaliste sera capable de mettre en œuvre une telle politique, un gouvernement indépendant des banques et de l ’Union européenne, un gouvernement de la classe ouvrière qui en appellera au peuple pour définir ce que doit être la démocratie dans le pays. Comment y parvenir ? Que se rassemble la force des millions et des millions de travailleurs et de jeunes qui sont prêts à se mobiliser pour ouvrir une issue indépendante. Le Parti ouvrier indépendant démocratique se fixe d’aider à avancer en ce sens. Il est ouvrier parce qu’il défend les intérêts de la classe ouvrière face à la classe capitaliste et les aspirations des exploités face aux exploiteurs, des opprimés face aux oppresseurs. Il est indépendant parce qu’il refuse toute union nationale avec Macron et tout soutien aux capitalistes. Il est démocratique parce qu’il propose d’en finir avec la Ve République, régime anti-démocratique et d’élire une Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple définira lui-même la forme et le contenu de la démocratie. Travailleurs, militants, jeunes, mères de famille, vous qui voulez lutter pour que, le plus tôt possible, s’impose cette solution de rupture démocratique : construisons ensemble le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Samedi 13 février 2021

Je souhaite prendre contact avec le Parti ouvrier indépendant démocratique.

poidemocratique@orange.fr ou à POID, 67 avenue Faidherbe, 93100 Montreuil.