Communiqué commun de ENSEMBLE!, GDS, Generations, La France insoumise, NPA,PEPS, POiD, UCL.

7 avril 2021 (site FI)

Face aux mesures liberticides et à l’extrême droite, construisons un front des libertés le plus large possible

Il souffle un vent mauvais sur la France. L’idéologie de l’extrême droite, son vocabulaire, ses attaques discriminatoires et racistes, son obsession identitaire sont toujours plus relayés par le gouvernement et la droite. Le cours suivi par le gouvernement établit un climat dangereux, dans lequel certains groupes d’extrême droite se pensent autorisés à agir en toute impunité.

Cela se fait au moyen de lois liberticides et discriminatoires qui organisent une société de surveillance généralisée, de privation de liberté d’informer, de restrictions des libertés associatives.

À ces lois s’ajoutent des campagnes odieuses. C’est le cas de la chasse aux sorcières déclenchée par la ministre Frédérique Vidal dans les universités au nom d’un soi-disant islamo-gauchisme.

C’est pour réagir à ces attaques qu’en mars, nous avions lancé un premier appel.

Depuis, la situation n’a pas cessé de s’aggraver. Le syndicat UNEF a notamment été attaqué par plusieurs ministres au prétexte de groupes de paroles internes. La droite a réclamé sa dissolution sans que le gouvernement n’y trouve vraiment à redire.

Comme on pouvait s’y attendre, la majorité de droite du Sénat s’est engouffrée dans la brèche ouverte en durcissant encore les lois « sécurité globale » et « séparatisme ».

Dans ce climat, des groupuscules violents d’extrême droite transforment ces paroles en actes : des identitaires néonazis ont attaqué la librairie « La plume noire » à Lyon ; des militants d’Action Française ont pénétré dans l’hémicycle du Conseil régional d’Occitanie pour s’en prendre à des élus de gauche avec une banderole « islamo-gauchistes, traîtres à la France ».

Dans ce contexte, aucune organisation ne peut se croire à l’abri.

C’est la raison pour laquelle nous avions lancé un nouvel appel ce soir à toutes les organisations de gauche et écologiques afin de réagir et agir dans l’unité.

Malgré les invitations, EELV, le PCF et le PS n’ont pas voulu participer à ces échanges unitaires. Cette absence n’est pas à la hauteur de la situation.

Pour autant, notre objectif reste plus que jamais d’aider à la construction d’un front des libertés le plus large possible, pour la levée de toutes les mesures liberticides prises par le gouvernement. Nous appelons à toutes les initiatives proposées sur ce terrain par les associations et syndicats, dont le rassemblement ce jeudi de 12h à 14h devant le Sénat et les préfectures.

En conclusion, nous avons décidé de proposer de rencontrer ces associations, syndicats, collectifs dans le but d’une réunion large avant le mois de mai et en vue d’un printemps des libertés qui est toujours plus nécessaire.

Communiqué POiD A-t’on encore le droit de manifester dans ce pays ?

Ce 7 avril, le Collectif « Libérons Mumia ! » qui regroupe de nombreuses organisations politiques et syndicales, avait déposé une demande d’autorisation à la Préfecture de police de Paris, pour un rassemblement aux abords de l’ambassade des Etats-Unis à Paris (comme le collectif en organise un chaque mois depuis plus de vingt ans) car la vie de Mumia Abu-Jamal, militant noir américain emprisonné depuis 1982 et récemment contaminé au Covid, est en danger.

La veille au soir, le Collectif a été informé par la Préfecture que ce rassemblement « était interdit par décision du Préfet en raison de l’état d’urgence et des pouvoirs qui lui sont conférés », contraignant le Collectif à devoir annuler le rassemblement, auquel le POID avait appelé ses adhérents et sympathisants à participer.

Quelques jours auparavant, la Préfecture du Rhône avait interdit la manifestation convoquée le samedi 3 avril à Lyon, suite à l’agression de la librairie anarchiste La Plume noire par un commando d’extrême-droite le 20 mars dernier. La Préfecture invoquant cette fois « le contexte sanitaire » et « des risques de troubles graves et avérés à l’ordre public ».

Dans les deux cas, l’invocation du « contexte sanitaire » ne peut tromper personne, s’agissant de rassemblements sur la voie publique, alors que le gouvernement ne voit rien à redire au fait que chaque jour, des millions de salariés s’entassent dans les transports en commun bondés. L’Etat d’urgence sanitaire, promulgué le 23 mars 2020 et prolongé depuis, n’a rien à voir avec les mesures sanitaires indispensables que le gouvernement Macron a refusé de prendre, à commencer par l’ouverture massive de lits de réanimation sans déprogrammations.

A-t-on encore le droit de manifester dans ce pays? Quels seront les prochains rassemblements et manifestations interdits ? Le Parti ouvrier indépendant démocratique alerte : ces interdictions en annoncent d’autres. Quand les libertés démocratiques sont menacées, quel qu’en soit le prétexte, il revient au mouvement ouvrier et démocratique de faire front, dans l’unité la plus large, pour les faire respecter.

Montreuil, 7 avril 2021



POID, 67 avenue Faidherbe, 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.fr

Rejoignez le Parti ouvrier indépendant démocratique

Communiqué du Bureau national du POID – 13 février 2021

  •   Chaque jour plus nombreuses des voix s’élèvent pour dire : il faut en finir avec le chaos organisé par le gouvernement sur la vaccination, il est urgent de réquisitionner en les nationalisant les entreprises pharmaceutiques, de mettre les brevets dans le domaine public, d’organiser des centres de vaccination massive. Oui, c’est l’urgence pour pouvoir vacciner l’ensemble des travailleurs, des jeunes, des mères de famille qui le souhaitent.
  •   Chaque jour plus nombreuses des voix s’élèvent pour exiger l’interdiction des licenciements, l’arrêt de tous les plans de restructuration et l’indemnisation à 100 % des travailleurs jetés au chômage total ou partiel.
  •   Chaque jour plus nombreuses des voix s’élèvent pour exiger l’annulation pure et simple de la dette de centaines de milliards d’euros créée par le gouvernement en quelques mois car cette dette n’est pas celle du peuple, elle n’a servi qu’à engraisser les capitalistes.
  •   Chaque jour qui passe, plus nombreuses sont les voix d’étudiants, de lycéens, d’enseignants et de parents qui exigent la réouverture (avec protection sanitaire) des universités et le retour en classe de tous les lycéens avec le recrutement d’enseignants et la mise en place des locaux nécessaires pour que tous puissent étudier. Oui, chaque jour plus nombreuses s’élèvent les voix qui exigent les mesures radicales de rupture pour faire face à la situation. Le POID est partie prenante de ce mouvement qui grandit, ce mouvement de colère qui se traduit en particulier dans les grèves qui s’étendent dans tout le pays. Répondre à cette aspiration pose trois questions : quels moyens, qui le fera, comment y parvenir ? Quels moyens ? 560 milliards ont été votés par l’Assemblée nationale en moins d’un an, offerts aux capitalistes et aux banquiers au nom de « la relance » mais qui, en réalité, servent à spéculer. Le point de départ de cette gabegie des fonds publics, c’est le vote du 19 mars 2020 qui a vu à l’Assemblée nationale les députés de tous les bords politiques voter dans une union sacrée sans faille pour offrir 343 milliards (augmentés plus tard à 560 milliards) aux spéculateurs licencieurs. Les moyens sont simples : réquisition des 560 milliards pour les affecter à l’école, aux services publics, à l’hôpital, à l’organisation des centres de vaccination, à la socialisation des moyens de production des vaccins ! Qui le fera ? Seul un gouvernement rompant avec cette logique capitaliste sera capable de mettre en œuvre une telle politique, un gouvernement indépendant des banques et de l ’Union européenne, un gouvernement de la classe ouvrière qui en appellera au peuple pour définir ce que doit être la démocratie dans le pays. Comment y parvenir ? Que se rassemble la force des millions et des millions de travailleurs et de jeunes qui sont prêts à se mobiliser pour ouvrir une issue indépendante. Le Parti ouvrier indépendant démocratique se fixe d’aider à avancer en ce sens. Il est ouvrier parce qu’il défend les intérêts de la classe ouvrière face à la classe capitaliste et les aspirations des exploités face aux exploiteurs, des opprimés face aux oppresseurs. Il est indépendant parce qu’il refuse toute union nationale avec Macron et tout soutien aux capitalistes. Il est démocratique parce qu’il propose d’en finir avec la Ve République, régime anti-démocratique et d’élire une Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple définira lui-même la forme et le contenu de la démocratie. Travailleurs, militants, jeunes, mères de famille, vous qui voulez lutter pour que, le plus tôt possible, s’impose cette solution de rupture démocratique : construisons ensemble le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Samedi 13 février 2021

Je souhaite prendre contact avec le Parti ouvrier indépendant démocratique.

poidemocratique@orange.fr ou à POID, 67 avenue Faidherbe, 93100 Montreuil.

AU CHAOS ORGANISÉ PAR LE GOUVERNEMENT, OPPOSONS UNE POLITIQUE OUVRIÈRE !

Invitation au meeting organisé le 7 novembre 2020 par le Parti ouvrier indépendant démocratique

La classe ouvrière est une, sans distinction d’origine, de couleur de peau, de croyance religieuse ou de non-croyance. Nous, Parti ouvrier indépendant démocratique, reconnaissons comme principale ligne de clivage dans la société celle qui oppose les classes sociales aux intérêts contradictoires.

Ainsi, depuis huit mois, avec l’épidémie du Covid, le gouvernement a accordé 560 milliards d’euros aux capitalistes qui multiplient les plans de licenciements et dont les profits battent des records. À l’autre bout de la société, l’absence criante de lits dans les hôpitaux, de services de réanimation, de personnels soignants va de pair avec le refus de tout plan de rattrapage scolaire pour les jeunes et la généralisation du chômage partiel et des licenciements, conduisant à un appauvrissement considérable des travailleurs et de leurs familles.

De tous temps, la classe des exploiteurs et ses gouvernements ont cherché à camoufler la réalité de cette société divisée en classes, en y opposant :
– l’union nationale qui prétend que toute la nation partagerait les mêmes intérêts sans distinction de classes ;
– la division entre communautés (de religion, d’origine…).

À l’union nationale et à la division communautariste nous opposons l’unité de la classe ouvrière sans distinction d’origine, de religion et de non-religion, de couleur de peau. Pour le POID, la religion doit rester affaire privée.

À Conflans-Sainte-Honorine, la barbarie s’est déchaînée avec l’assassinat d’un enseignant et, à travers lui, la volonté d’instaurer la terreur contre l’instruction publique, la laïcité et la République fondée sur l’égalité des droits des citoyens. Qu’une idéologie totalitaire revendiquant une motivation religieuse inspire un acte barbare, ce n’est malheureusement pas la première fois – l’histoire en témoigne – que la religion sert de prétexte à des massacres et à la barbarie, et cela quelle que soit la religion, à commencer par celle qui est majoritaire en France depuis plus de quinze siècles.

Le bureau national approuve le communiqué publié samedi 17 octobre, dans lequel « Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine ». A la barbarie nous opposons l’unité de la classe ouvrière, l’égalité des droits des citoyens dans la république laïque.

D’aucune manière les travailleurs ne peuvent défendre ces principes et leurs droits en se rangeant derrière Macron et son gouvernement, qui, comme tous leurs prédécesseurs, s’attaquent à la laïcité et aux droits des travailleurs et de la jeunesse. D’aucune manière les travailleurs ne peuvent se ranger derrière ceux qui, sous couvert de lutte contre « l’islamisme radical » veulent stigmatiser une partie du peuple travailleur et de la jeunesse en fonction de son appartenance réelle ou supposée à une religion.

La classe ouvrière doit unir ses rangs indépendamment des opinions religieuses ou non religieuses des uns et des autres. Pas question de suivre Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et les autres dirigeants « de gauche » qui mardi dernier, à l’Assemblée nationale se sont prononcés pour l’union nationale derrière Macron, comme ils l’avaient déjà fait le 19 mars en votant les 343 milliards donnés aux capitalistes pour les renflouer.

Non, l’heure n’est pas à se ranger derrière Macron. Face à la barbarie, il n’est de meilleur rempart que le mouvement ouvrier indépendant, uni dans la défense des intérêts des travailleurs et de la démocratie. L’heure est à rompre avec Macron, dont chaque discours attise les tensions en stigmatisant une partie de la population. L’urgence c’est une politique de rupture ouvrière : ce ne sont pas les profits qu’il faut sauver, mais les emplois, la santé, l’instruction publique. C’est à cela qu’il faut consacrer les immenses moyens financiers dégagés depuis huit mois.

Cette politique ouvrière, nous en rendrons compte dans le meeting du Parti ouvrier indépendant démocratique le 7 novembre prochain.

Toutes et tous au meeting
le samedi 7 novembre 14h30 !

Espace Charenton, 327 rue de Charenton, 75012 Paris

Montreuil, le 24 octobre 2020

Le bureau national du POID

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine.

Il salue la mémoire de l’enseignant mort pour avoir exercé sa mission d’instruction. Il adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances et les assure de sa solidarité.

Rien ne saurait justifier qu’un enseignant paie de sa vie la liberté pédagogique qui est la sienne d’enseigner les matières dont il a la responsabilité.

Ce nouveau pas franchi dans l’escalade de barbarie qui, depuis plusieurs années, frappe notre pays, suscite une large et légitime indignation. Des rassemblements spontanés ont eu lieu ce samedi 17 octobre. D’autres sont convoqués dans toute la France dimanche 18.

Les adhérents du Parti ouvrier indépendant démocratique participeront à ces rassemblements, répondant en particulier à l’appel de leurs organisations syndicales, conscients que le meilleur rempart de défense de la démocratie et des libertés, aujourd’hui comme hier, est celui dressé par le mouvement ouvrier.

Les adhérents du POID y participeront avec leurs collègues, travailleurs de toutes tendances et de toutes origines, avec les enseignants et les parents unis dans la défense des libertés et de la démocratie, unis contre la barbarie.

Ils n’y participeront pas aux côtés de Macron, Castex, Blanquer et autre Darmanin qui prétendent s’associer à cet hommage. Aucune union sacrée n’est possible avec Macron, dont le discours prononcé il y a une dizaine de jours à quelques kilomètres de Conflans Sainte Honorine, annonçait un projet de loi contre le prétendu séparatisme islamiste. Discours qui a contribué à attiser le climat de tension et de stigmatisation contre une partie de la population en fonction de ses origines et/ou de sa religion.

Aucune union sacrée avec Macron et Blanquer dont les contre-réformes et la politique de destruction des diplômes – dans la continuité des gouvernements précédents – ne cessent de saper l’unité de l’école publique et laïque, l’égalité des droits de la jeunesse devant l’instruction ! Aucune union sacrée avec Macron, Blanquer et autre Castex qui, s’appuyant sur le vote unanime du 19 mars à l’Assemblée nationale, déversent 560 milliards aux capitalistes qui licencient à tour de bras ; tandis que le pays s’apprête à subir une deuxième vague d’une pandémie catastrophique sans moyens supplémentaires et même avec moins de lits et de services de réanimation, puisque le gouvernement s’acharne à détruire les hôpitaux.

La défense de la démocratie, de la république et de la laïcité est inséparable de la reconquête d’une école et d’une république laïques garantissant des droits égaux à tous, et en particulier l’accès au diplôme et à la qualification pour tous les jeunes, quel que soit le quartier où ils vivent et quelle que soit leur origine. C’est la condition pour défendre réellement toutes les libertés : d’expression, d’enseignement, de croire ou de ne pas croire, de presse, d’organisation, de manifestation, d’action et de mobilisation.

Cela impose de combattre dans tous les domaines ceux qui portent une responsabilité écrasante dans la marche à la dislocation politique, sociale et économique du pays : Macron et son gouvernement.

Solidarité avec Danièle Obono !

(Communiqué) Le Parti ouvrier indépendant démocratique dénonce la provocation raciste contre Danièle Obono, députée de La France insoumise, mise en scène sous les traits d’une esclave à l’époque de la traite négrière par le magazine d’extrême droite Valeur actuelles.

Que, propriété du milliardaire Iskandar Safa, et titrant récemment : « Comment les syndicats sabotent l’économie ? », Valeurs actuelles vomisse sa haine raciste et anti-ouvrière n’étonnera personne.

Comme il ne fait nul doute que cette nouvelle provocation s’inscrit dans une campagne visant à couvrir les crimes racistes dans le monde entier.

Le POID, comme il l’a fait par le passé, exprime à Danièle Obono sa pleine solidarité contre ces attaques racistes.

Montreuil, le 31 août 2020


Libération de Farida et abandon de toutes les poursuites contre elle ! Halte à la répression !

Hier, mardi 16 juin, des dizaines de milliers de personnels hospitaliers étaient en grève et en manifestations dans tout le pays, avec leurs syndicats, pour exiger les moyens pour soigner et la revalorisation des salaires que le gouvernement Macron-Philippe-Véran refusent d’accorder.

Pour toute réponse à ces justes revendications, le gouvernement a encore une fois déchainé la répression. Ainsi, à Paris, aux abords de la manifestation, une infirmière en blouse blanche a été brutalisée par la police, trainée au sol par les cheveux, menottée et rouée de coups, les policiers refusant de lui donner la Ventoline que son état de santé réclamait.

Sa fille a réagi sur les réseaux sociaux : « Cette femme, c’est ma mère. 50 ans, infirmière, elle a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. A eu le covid. Aujourd’hui, elle manifestait pour qu’on revalorise son salaire, qu’on reconnaisse son travail. Elle est asthmatique. Elle avait sa blouse. Elle fait 1m55. »

Le visage ensanglanté, elle a été placée en garde-à-vue.

Cela fait deux ans que Macron et son gouvernement s’obstinent à ne pas répondre à la mobilisation incessante des personnels des hôpitaux et de leurs organisations syndicales. Après avoir chanté leurs louanges pendant le confinement, il revient à son point de départ : refus de satisfaire leurs revendications et répression.

C’est lui qui porte l’entière responsabilité de la situation. Dehors Macron, son gouvernement et sa Ve République !

Le POID s’associe aux organisations, militants, travailleurs et jeunes qui exigent inconditionnellement la libération de Farida et qu’aucune poursuite ne soit engagée contre elle. C’est la raison pour laquelle il participe au rassemblement convoqué à 16h devant le commissariat du 7e arrondissement (rue Fabert, métro Invalides).

POUR L’AUGMENTATION DES DÉPENSES DE SANTÉ ! Un communiqué du POID

« Pour que la vérité soit faite et que justice soit rendue » Communiqué du POID

Communiqué – 5 juin 2020 Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) réaffirme sa solidarité inconditionnelle avec les centaines de milliers de travailleurs et jeunes des Etats-Unis qui, au cri de « Black lives matter !* » et « I can’t breathe !** », manifestent contre le racisme institutionnel. La Tribune des travailleurs continuera à donner la parole chaque semaine aux militants ouvriers et noirs des Etats-Unis.

Partisan de l’Internationale ouvrière, le POID est aux côtés des millions de travailleurs et de jeunes dans le monde et en France qui expriment sous toutes les formes leur solidarité avec les travailleurs, les jeunes et la population noire des Etats-Unis. Il exige le châtiment des coupables de l’assassinat de George Floyd, Breonna Taylor, Ahmaud Arbery et des milliers d’autres victimes des violences policières impunies.

Le POID proteste contre l’interdiction,
par le gouvernement Macron et sa Préfecture de police de Paris,
de tout rassemblement aux abords de l’ambassade des Etats-Unis

Le POID proteste contre l’interdiction, par le gouvernement Macron et sa Préfecture de police de Paris, de tout rassemblement aux abords de l’ambassade des Etats-Unis. Les adhérents du POID étaient cette semaine parmi les dizaines de milliers de travailleurs et jeunes qui ont manifesté à Paris, Lyon, Marseille, Lille, pour exprimer leur solidarité avec les manifestants des Etats-Unis, mais aussi pour exprimer leur condamnation des violences policière, du racisme et des discriminations en France.

Pour que la vérité soit faite
et que justice soit rendue à Adama Traoré

Le POID réaffirme en particulier sa position exprimée dès 2016 pour que la vérité soit faite et que justice soit rendue à Adama Traoré, 24 ans, mort à la gendarmerie de Persan (Val d’Oise) le 19 juillet 2016 : « La famille et avec elle des milliers d’habitants de Persan et Beaumont (…) demandent que la vérité soit faite sur la mort d’Adama et que justice soit rendue. Deux revendications que tous les citoyens attachés aux libertés démocratiques ne peuvent que soutenir » (La Tribune des travailleurs, N°50, 3 août 2016).

Il revient au mouvement ouvrier et démocratique de prendre toutes ses responsabilités dans la lutte contre le racisme, les discriminations et les violences policières, pour imposer le respect des libertés démocratiques individuelles et collectives, pour que toute la vérité soit faite sur les crimes impunis et que justice soit rendue aux victimes et à leur famille.

C’est pourquoi le POID se prononce pour l’unité de tous les travailleurs et jeunes, et de leurs organisations, sur ces mots d’ordre.

Montreuil, le 5 juin 2020

* « La vie des noirs compte »
**« Je ne peux plus respirer », les dernières paroles de George Floyd, assassiné par la police par étouffement le 25 mai.

Interdiction des licenciements !

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires…

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois ».

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé.

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu.

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut.

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois.

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre.

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi.

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID.

Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous.

Unité pour l’interdiction des licenciements !
Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements !

Signez, faites signer autour de vous
l’appel pour interdire les licenciements