AU CHAOS ORGANISÉ PAR LE GOUVERNEMENT, OPPOSONS UNE POLITIQUE OUVRIÈRE !

Invitation au meeting organisé le 7 novembre 2020 par le Parti ouvrier indépendant démocratique

La classe ouvrière est une, sans distinction d’origine, de couleur de peau, de croyance religieuse ou de non-croyance. Nous, Parti ouvrier indépendant démocratique, reconnaissons comme principale ligne de clivage dans la société celle qui oppose les classes sociales aux intérêts contradictoires.

Ainsi, depuis huit mois, avec l’épidémie du Covid, le gouvernement a accordé 560 milliards d’euros aux capitalistes qui multiplient les plans de licenciements et dont les profits battent des records. À l’autre bout de la société, l’absence criante de lits dans les hôpitaux, de services de réanimation, de personnels soignants va de pair avec le refus de tout plan de rattrapage scolaire pour les jeunes et la généralisation du chômage partiel et des licenciements, conduisant à un appauvrissement considérable des travailleurs et de leurs familles.

De tous temps, la classe des exploiteurs et ses gouvernements ont cherché à camoufler la réalité de cette société divisée en classes, en y opposant :
– l’union nationale qui prétend que toute la nation partagerait les mêmes intérêts sans distinction de classes ;
– la division entre communautés (de religion, d’origine…).

À l’union nationale et à la division communautariste nous opposons l’unité de la classe ouvrière sans distinction d’origine, de religion et de non-religion, de couleur de peau. Pour le POID, la religion doit rester affaire privée.

À Conflans-Sainte-Honorine, la barbarie s’est déchaînée avec l’assassinat d’un enseignant et, à travers lui, la volonté d’instaurer la terreur contre l’instruction publique, la laïcité et la République fondée sur l’égalité des droits des citoyens. Qu’une idéologie totalitaire revendiquant une motivation religieuse inspire un acte barbare, ce n’est malheureusement pas la première fois – l’histoire en témoigne – que la religion sert de prétexte à des massacres et à la barbarie, et cela quelle que soit la religion, à commencer par celle qui est majoritaire en France depuis plus de quinze siècles.

Le bureau national approuve le communiqué publié samedi 17 octobre, dans lequel « Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine ». A la barbarie nous opposons l’unité de la classe ouvrière, l’égalité des droits des citoyens dans la république laïque.

D’aucune manière les travailleurs ne peuvent défendre ces principes et leurs droits en se rangeant derrière Macron et son gouvernement, qui, comme tous leurs prédécesseurs, s’attaquent à la laïcité et aux droits des travailleurs et de la jeunesse. D’aucune manière les travailleurs ne peuvent se ranger derrière ceux qui, sous couvert de lutte contre « l’islamisme radical » veulent stigmatiser une partie du peuple travailleur et de la jeunesse en fonction de son appartenance réelle ou supposée à une religion.

La classe ouvrière doit unir ses rangs indépendamment des opinions religieuses ou non religieuses des uns et des autres. Pas question de suivre Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et les autres dirigeants « de gauche » qui mardi dernier, à l’Assemblée nationale se sont prononcés pour l’union nationale derrière Macron, comme ils l’avaient déjà fait le 19 mars en votant les 343 milliards donnés aux capitalistes pour les renflouer.

Non, l’heure n’est pas à se ranger derrière Macron. Face à la barbarie, il n’est de meilleur rempart que le mouvement ouvrier indépendant, uni dans la défense des intérêts des travailleurs et de la démocratie. L’heure est à rompre avec Macron, dont chaque discours attise les tensions en stigmatisant une partie de la population. L’urgence c’est une politique de rupture ouvrière : ce ne sont pas les profits qu’il faut sauver, mais les emplois, la santé, l’instruction publique. C’est à cela qu’il faut consacrer les immenses moyens financiers dégagés depuis huit mois.

Cette politique ouvrière, nous en rendrons compte dans le meeting du Parti ouvrier indépendant démocratique le 7 novembre prochain.

Toutes et tous au meeting
le samedi 7 novembre 14h30 !

Espace Charenton, 327 rue de Charenton, 75012 Paris

Montreuil, le 24 octobre 2020

Le bureau national du POID

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne l’ignoble assassinat de Conflans-Sainte-Honorine.

Il salue la mémoire de l’enseignant mort pour avoir exercé sa mission d’instruction. Il adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances et les assure de sa solidarité.

Rien ne saurait justifier qu’un enseignant paie de sa vie la liberté pédagogique qui est la sienne d’enseigner les matières dont il a la responsabilité.

Ce nouveau pas franchi dans l’escalade de barbarie qui, depuis plusieurs années, frappe notre pays, suscite une large et légitime indignation. Des rassemblements spontanés ont eu lieu ce samedi 17 octobre. D’autres sont convoqués dans toute la France dimanche 18.

Les adhérents du Parti ouvrier indépendant démocratique participeront à ces rassemblements, répondant en particulier à l’appel de leurs organisations syndicales, conscients que le meilleur rempart de défense de la démocratie et des libertés, aujourd’hui comme hier, est celui dressé par le mouvement ouvrier.

Les adhérents du POID y participeront avec leurs collègues, travailleurs de toutes tendances et de toutes origines, avec les enseignants et les parents unis dans la défense des libertés et de la démocratie, unis contre la barbarie.

Ils n’y participeront pas aux côtés de Macron, Castex, Blanquer et autre Darmanin qui prétendent s’associer à cet hommage. Aucune union sacrée n’est possible avec Macron, dont le discours prononcé il y a une dizaine de jours à quelques kilomètres de Conflans Sainte Honorine, annonçait un projet de loi contre le prétendu séparatisme islamiste. Discours qui a contribué à attiser le climat de tension et de stigmatisation contre une partie de la population en fonction de ses origines et/ou de sa religion.

Aucune union sacrée avec Macron et Blanquer dont les contre-réformes et la politique de destruction des diplômes – dans la continuité des gouvernements précédents – ne cessent de saper l’unité de l’école publique et laïque, l’égalité des droits de la jeunesse devant l’instruction ! Aucune union sacrée avec Macron, Blanquer et autre Castex qui, s’appuyant sur le vote unanime du 19 mars à l’Assemblée nationale, déversent 560 milliards aux capitalistes qui licencient à tour de bras ; tandis que le pays s’apprête à subir une deuxième vague d’une pandémie catastrophique sans moyens supplémentaires et même avec moins de lits et de services de réanimation, puisque le gouvernement s’acharne à détruire les hôpitaux.

La défense de la démocratie, de la république et de la laïcité est inséparable de la reconquête d’une école et d’une république laïques garantissant des droits égaux à tous, et en particulier l’accès au diplôme et à la qualification pour tous les jeunes, quel que soit le quartier où ils vivent et quelle que soit leur origine. C’est la condition pour défendre réellement toutes les libertés : d’expression, d’enseignement, de croire ou de ne pas croire, de presse, d’organisation, de manifestation, d’action et de mobilisation.

Cela impose de combattre dans tous les domaines ceux qui portent une responsabilité écrasante dans la marche à la dislocation politique, sociale et économique du pays : Macron et son gouvernement.

Solidarité avec Danièle Obono !

(Communiqué) Le Parti ouvrier indépendant démocratique dénonce la provocation raciste contre Danièle Obono, députée de La France insoumise, mise en scène sous les traits d’une esclave à l’époque de la traite négrière par le magazine d’extrême droite Valeur actuelles.

Que, propriété du milliardaire Iskandar Safa, et titrant récemment : « Comment les syndicats sabotent l’économie ? », Valeurs actuelles vomisse sa haine raciste et anti-ouvrière n’étonnera personne.

Comme il ne fait nul doute que cette nouvelle provocation s’inscrit dans une campagne visant à couvrir les crimes racistes dans le monde entier.

Le POID, comme il l’a fait par le passé, exprime à Danièle Obono sa pleine solidarité contre ces attaques racistes.

Montreuil, le 31 août 2020


Libération de Farida et abandon de toutes les poursuites contre elle ! Halte à la répression !

Hier, mardi 16 juin, des dizaines de milliers de personnels hospitaliers étaient en grève et en manifestations dans tout le pays, avec leurs syndicats, pour exiger les moyens pour soigner et la revalorisation des salaires que le gouvernement Macron-Philippe-Véran refusent d’accorder.

Pour toute réponse à ces justes revendications, le gouvernement a encore une fois déchainé la répression. Ainsi, à Paris, aux abords de la manifestation, une infirmière en blouse blanche a été brutalisée par la police, trainée au sol par les cheveux, menottée et rouée de coups, les policiers refusant de lui donner la Ventoline que son état de santé réclamait.

Sa fille a réagi sur les réseaux sociaux : « Cette femme, c’est ma mère. 50 ans, infirmière, elle a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. A eu le covid. Aujourd’hui, elle manifestait pour qu’on revalorise son salaire, qu’on reconnaisse son travail. Elle est asthmatique. Elle avait sa blouse. Elle fait 1m55. »

Le visage ensanglanté, elle a été placée en garde-à-vue.

Cela fait deux ans que Macron et son gouvernement s’obstinent à ne pas répondre à la mobilisation incessante des personnels des hôpitaux et de leurs organisations syndicales. Après avoir chanté leurs louanges pendant le confinement, il revient à son point de départ : refus de satisfaire leurs revendications et répression.

C’est lui qui porte l’entière responsabilité de la situation. Dehors Macron, son gouvernement et sa Ve République !

Le POID s’associe aux organisations, militants, travailleurs et jeunes qui exigent inconditionnellement la libération de Farida et qu’aucune poursuite ne soit engagée contre elle. C’est la raison pour laquelle il participe au rassemblement convoqué à 16h devant le commissariat du 7e arrondissement (rue Fabert, métro Invalides).

POUR L’AUGMENTATION DES DÉPENSES DE SANTÉ ! Un communiqué du POID

« Pour que la vérité soit faite et que justice soit rendue » Communiqué du POID

Communiqué – 5 juin 2020 Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) réaffirme sa solidarité inconditionnelle avec les centaines de milliers de travailleurs et jeunes des Etats-Unis qui, au cri de « Black lives matter !* » et « I can’t breathe !** », manifestent contre le racisme institutionnel. La Tribune des travailleurs continuera à donner la parole chaque semaine aux militants ouvriers et noirs des Etats-Unis.

Partisan de l’Internationale ouvrière, le POID est aux côtés des millions de travailleurs et de jeunes dans le monde et en France qui expriment sous toutes les formes leur solidarité avec les travailleurs, les jeunes et la population noire des Etats-Unis. Il exige le châtiment des coupables de l’assassinat de George Floyd, Breonna Taylor, Ahmaud Arbery et des milliers d’autres victimes des violences policières impunies.

Le POID proteste contre l’interdiction,
par le gouvernement Macron et sa Préfecture de police de Paris,
de tout rassemblement aux abords de l’ambassade des Etats-Unis

Le POID proteste contre l’interdiction, par le gouvernement Macron et sa Préfecture de police de Paris, de tout rassemblement aux abords de l’ambassade des Etats-Unis. Les adhérents du POID étaient cette semaine parmi les dizaines de milliers de travailleurs et jeunes qui ont manifesté à Paris, Lyon, Marseille, Lille, pour exprimer leur solidarité avec les manifestants des Etats-Unis, mais aussi pour exprimer leur condamnation des violences policière, du racisme et des discriminations en France.

Pour que la vérité soit faite
et que justice soit rendue à Adama Traoré

Le POID réaffirme en particulier sa position exprimée dès 2016 pour que la vérité soit faite et que justice soit rendue à Adama Traoré, 24 ans, mort à la gendarmerie de Persan (Val d’Oise) le 19 juillet 2016 : « La famille et avec elle des milliers d’habitants de Persan et Beaumont (…) demandent que la vérité soit faite sur la mort d’Adama et que justice soit rendue. Deux revendications que tous les citoyens attachés aux libertés démocratiques ne peuvent que soutenir » (La Tribune des travailleurs, N°50, 3 août 2016).

Il revient au mouvement ouvrier et démocratique de prendre toutes ses responsabilités dans la lutte contre le racisme, les discriminations et les violences policières, pour imposer le respect des libertés démocratiques individuelles et collectives, pour que toute la vérité soit faite sur les crimes impunis et que justice soit rendue aux victimes et à leur famille.

C’est pourquoi le POID se prononce pour l’unité de tous les travailleurs et jeunes, et de leurs organisations, sur ces mots d’ordre.

Montreuil, le 5 juin 2020

* « La vie des noirs compte »
**« Je ne peux plus respirer », les dernières paroles de George Floyd, assassiné par la police par étouffement le 25 mai.

Interdiction des licenciements !

Le gouvernement Macron déclare : « Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent. » Les chiffres avancés sont catastrophiques : jusqu’à deux millions d’emplois supprimés d’ici à septembre. Les annonces se multiplient : Renault, Engie, Daher, Airbus, Derichebourg, Air France-KLM, Alinéa, Naf Naf, General Electric, Boiron, Solvay, TUI France, Ford, sous-traitants aéronautiques Simra et Sabena. Sans compter les CDD, vacataires, intérimaires…

Pour la ministre Pénicaud, ministre du Travail, interdire les licenciements serait « une machine anti-emplois ».

Pour les travailleurs, c’est une nécessité vitale, tous les licenciements doivent être interdits, toutes les suppressions d’emplois bloquées, dans le public comme dans le privé.

L’avenir immédiat de millions de travailleurs et de leurs familles est en jeu.

Que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent pour préserver l’emploi, pour réquisitionner les entreprises, pour nationaliser s’il le faut.

Le gouvernement a fait voter le 19 mars, par l’Assemblée nationale unanime, une loi qui livre le pays aux banques et aux spéculateurs. 400 milliards d’euros leur ont été offerts. Ils s’en servent pour financer les restructurations, les plans de licenciements organisés par les patrons.

Ainsi, Renault obtient un prêt de 5 milliards d’euros et… licencie 4 600 ouvriers en France. Le jour même de l’annonce du plan, l’action Renault monte de 17 %. Le 30 mai par milliers, les travailleurs de Renault, avec leurs syndicats et la population de Maubeuge ont manifesté pour dire : nous voulons vivre. Maintien des emplois sur place. Maintien de tous les emplois.

Tout oppose les capitalistes, les banques, les spéculateurs (et le gouvernement Macron à leur service) aux travailleurs, à leurs familles et à la population tout entière. L’effondrement de la production, les licenciements par millions entraîneraient le pays tout entier au désastre.

On peut avoir des points de vue différents sur le vote de la loi du 19 mars qui a accordé les milliards aux banques. Pour sa part, le POID exige l’abrogation de cette loi pour la restitution des 400 milliards pour les besoins des hôpitaux, de l’école, de l’emploi.

Aujourd’hui, les faits sont là, la classe ouvrière est menacée, elle est en état de légitime défense.

Un devoir s’impose à tous : unité contre les licenciements. Déjà, de premiers appels l’ont affirmé : à Romainville, communiqué commun de la section du PCF et du comité du POID, à Dijon, un communiqué commun de LFI, du PG et du POID, à Dreux une campagne commune LFI-POID.

Partout, à tous les niveaux, développons une puissante campagne pour l’interdiction des licenciements, formons nos comités pour l’unité. Rassemblons-nous.

Unité pour l’interdiction des licenciements !
Unité contre toutes les suppressions d’emploi, contre tous les licenciements !

Signez, faites signer autour de vous
l’appel pour interdire les licenciements

Empêcher la catastrophe qui menace

Un appel du bureau national du POID

Une catastrophe certaine menace notre pays. 

À la crise sanitaire qui frappe le pays se combine la destruction d’un demi-million d’emplois en deux mois. Dans les prochaines semaines, ce sont des millions d’emplois qui pourraient être détruits, de l’aveu même des patrons et du gouvernement. À cela s’ajoute la crise alimentaire qui voit des familles, de plus en plus nombreuses, dans l’incapacité de nourrir correctement leurs enfants. À quoi s’ajoutent les attaques contre les droits démocratiques. 

Une catastrophe certaine menace notre pays. Tout le monde le sait. Mais rien n’est fait pour l’empêcher. Pire encore : le gouvernement et le Medef en profitent pour passer à l’offensive contre tous les acquis ouvriers et démocratiques. En particulier, ils veulent profiter de cette crise pour dérèglementer et allonger la durée légale du travail (notamment par la généralisation du télétravail déréglementé) et précipiter une faillite artificielle de la Sécurité sociale pour pouvoir la liquider, et tout cela afin d’aggraver l’exploitation des travailleurs. 

À gauche, les députés des partis – Parti socialiste, Parti communiste, La France insoumise – ont voté, comme leurs collègues, macronistes, de droite et d’extrême droite, à l’Assemblée nationale, le 19 mars, la loi budgétaire soumise par le gouvernement offrant 343 milliards d’euros aux banquiers et aux capitalistes. 

343 milliards d’euros : une aubaine pour les patrons. D’une main, ils empochent les milliards, de l’autre, ils multiplient les plans de restructuration. Le Medef et ses représentants prétendent qu’il n’est pas possible de faire autrement. À gauche, les dirigeants des partis émettent des critiques, mais ils restent silencieux sur leur propre vote des 343 milliards. Ces mêmes dirigeants multiplient des initiatives et des appels divers dans lesquels ils formulent des propositions sur ce qu’il faudrait faire s’ils étaient au gouvernement. Mais ces propositions s’inscrivent dans le respect des institutions de la Ve République et de leur calendrier : les élections (présidentielle et législatives) auront lieu en mai et juin 2022. Faudrait-il donc que durant deux ans encore Macron ait les mains libres pour continuer sa politique désastreuse de destruction ? 

Il y a urgence à empêcher la catastrophe. Non pas en 2022, mais maintenant, tout de suite ! Les mesures pour cela sont connues de tous : décréter l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les salaires et revenus pour les travailleurs ; assurer la distribution gratuite et massive des masques et autres moyens de protection et dépistage ainsi que des denrées alimentaires nécessaires à la population ; retirer tout de suite toutes les contre- réformes en cours (celle des retraites, de l’assurance chômage, du baccalauréat) ; bloquer la prétention du gouvernement et du Medef à remettre en cause la durée légale du temps de travail et à généraliser la flexibilité. 

Oui, les mesures nécessaires sont connues de tous. Elles passent par l’arrêt des privatisations et la renationalisation des services publics détruits. Elles passent par le recrutement des dizaines de milliers de personnels soignants nécessaires pour ne pas être soumis à une nouvelle catastrophe sanitaire, l’arrêt de toutes les restructurations des hôpitaux et la réouverture des services et des lits. Elles passent par l’embauche par dizaines de milliers d’enseignants nécessaires pour organiser le rattrapage scolaire et l’annulation de toutes les fermetures de classe et d’école. 

Pour cela, il est indispensable que soient confisqués les 343 milliards (devenus entretemps 400 milliards). Indispensable aussi de procéder à la nationalisation sans indemnités ni rachat du système bancaire, condition d’une relance de l’économie qui parte des besoins de la population et non des exigences de profit des capitalistes. 

Que toutes les organisations qui se revendiquent de la classe ouvrière s’accordent sur un plan de lutte et de mobilisation pour imposer de telles mesures d’urgence ; qu’elles affirment qu’elles n’hésiteront pas à poser la question du pouvoir sous la forme d’un gouvernement d’unité ouvrière rassemblant les organisations et les représentants de travailleurs afin d’imposer ce programme d’urgence et de rupture. Nul doute que les travailleurs et la jeunesse répondraient avec enthousiasme à un tel appel à agir et s’organiser pour que l’emportent leurs besoins vitaux. Dans ces conditions, la catastrophe peut être empêchée. 

Pour cela, bien sûr, on ne peut pas s’en remettre à Macron. Il faut au contraire rompre avec lui et sa politique, sans attendre, non pour le remplacer par un autre « homme providentiel » dans deux ans, mais pour en finir avec la Ve République, ce régime autoritaire et autocratique, et convoquer l’Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple définira lui-même ce que doit être la démocratie, sans hésiter à remettre en cause le carcan de l’Union européenne et de ses traités. 

Telle est l’orientation du Parti ouvrier indépendant démocratique. Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique propose que dans les prochaines semaines se tiennent des assemblées de discussion dans tous les départements et dans toutes les villes autour des propositions du POID et de La Tribune des travailleurs. Il s’agira d’aider à rassembler la force qui combat pour l’unité, pour ouvrir la voie à la rupture, empêcher la catastrophe, permettre une issue ouvrière à la crise. Pour les adhérents du POID, ces discussions s’inscrivent dans la préparation de leur congrès convoqué en septembre. Ce sont aussi les réunions auxquelles tous les lecteurs de La Tribune des Travailleurs sont conviés sans autre préalable que l’intérêt qu’ils porteront à cette discussion nécessaire pour sauver le pays, les travailleurs et la jeunesse de la catastrophe qui se dessine, ouvrir la voie à l’unité ouvrière et, pour ce qui nous concerne, renforcer le parti ouvrier nécessaire à la victoire. 

Adopté à l’unanimité
par le bureau national élargi 
16 mai 2020, 18 heures 



Signez l’appel pour la restitution des 400 milliards attribués aux banques, pour les affecter à un plan d’urgence de sauvegarde des travailleurs et de leur famille.

Le syndicaliste Lee Cheuk-yan ne doit pas être condamné !

Le syndicaliste Lee Cheuk-yan ne doit pas être condamné !

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique réuni ce 16 mai 2020 avec des représentants de 50 départements, informé de la comparution de Lee Cheuk-yan, secrétaire général de la Confédération syndicale HKCTU, devant un tribunal de Hong Kong prévue lundi 18 mai 2020 pour avoir « participé à une manifestation publique le 31 août 2019 qui a enfreint l’Ordonnance sur l’ordre public de Hong Kong » condamne toute atteinte aux droits ouvriers, notamment les libertés de se réunir, de manifester et de s’organiser en toute indépendance.

Le bureau national du POID décide de s’adresser au gouvernement de la RAS de Hong Kong pour exiger l’abandon de toute poursuite contre le syndicaliste Lee Cheuk-yan !

Non à la criminalisation de l’action syndicale !

Montreuil, le 16 mai 2020

Merci d’adresser vos messages au gouvernement de Hong Kong : ceo@ceo.gov.hk Copies à la HKCTU : hkctu@hkctu.org.hk

(Communiqué du bureau national du POID du 16 mai 2020)

Aux travailleurs, militants et jeunes qui ont participé au meeting du 1er-Mai avec des travailleurs du monde entier

Le POID, membre du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation pour l’Internationale ouvrière (COI), s’adresse à chacun d’entre vous au lendemain du meeting international du 1er-Mai.

Sous des formes diverses, les militants de 45 pays – qui y ont pris la parole –ont illustré combien la crise du Covid-19 frappe d’abord et avant tout les jeunes et les travailleurs des villes et des campagnes.

Ils ont établi que le régime capitaliste porte la responsabilité des conditions dans lesquelles la pandémie s’est répandue provoquant les désastres que l’on connait.
Nous avons reconnu dans leurs témoignages la situation que nous vivons dans notre pays où se développent la faim, le chômage, la misère.

Nombre d’entre eux ont souligné – comme ne cesse de le faire notre parti à propos du gouvernement Macron– qu’il est impossible de faire une quelconque confiance aux gouvernements capitalistes, que toute politique d’union nationale doit être rejetée.
Dans la diversité de leurs origines politiques, ils ont aussi affirmé leur confiance dans la capacité des peuples à se mobiliser pour en finir avec le régime d’exploitation, pour le socialisme.

La Tribune des travailleurs – qui depuis son premier numéro a inscrit sur sa une « pour l’Internationale ouvrière – rendra compte sur quatre pages du meeting international.
Nous vous invitons à assurer la plus large publicité à ce meeting, en proposant l’abonnement à La TT à vos amis, connaissances, collègues de travail.

⦁ Et, pour ceux d’entre vous qui en sont d’accord, venez renforcer le combat pour l’Internationale ouvrière en rejoignant le Parti ouvrier indépendant démocratique, membre du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation pour l’Internationale ouvrière.

[Certains d’entre vous ont fait part de difficultés concernant la réception de certaines interventions lors du direct et différé de 18 heures, le 1er mai. Nous informons que la totalité du meeting sous-titré en français est disponible sur le site du COI, en qualité « replay »]


Ce communiqué peut-être être téléchargé pour impression ci-dessous.