Réforme des retraites Ils abattent leurs cartes

A la une de la Tribune des travailleurs du 25 septembre 2019

Depuis des mois, le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye concocte sa réforme des retraites.

Il s’agit d’en finir avec les 42 régimes spéciaux et de mettre en place un système « universel » par points pour remettre en cause l’ensemble des droits collectifs.

Chaque jour, de nouvelles annonces montrent à quel point ce nouveau système est une entre- prise de liquidation de tout ce qui existe actuellement :

• La pension de réversion versée au conjoint survivant jusqu’à présent à partir de 55 ans ne serait plus versée qu’à partir de 62 ans (L’Opinion, 17 septembre 2019).

• Alors que Delevoye assure que 10 euros cotisés donneront un point qui rapportera 0,55 euros de retraite, des experts prouvent, chiffres à l’appui, que le rendement réel sera de 4,95 % et non de 5,5 % (groupe d’experts de l’Institut de la protection sociale, IPS).

• Il faudra allonger de deux ans l’âge moyen de départ à la retraite, qui devra passer de 63 à 65 ans, soit par relèvement de l’âge minimum, soit par l’instau- ration d’un âge pivot, soit par un allongement de la durée de cotisation (Jean Peyrelevade, ancien directeur de cabinet ministériel, Les Echos, 11 septembre).

C’est contre ces mesures et contre l’ensemble de la réforme des retraites du gouvernement que se mobilisent des centaines de milliers de travailleurs, en faisant grève et manifestant, les 13, 16, 19, 21 et 24 septembre.

Au centre de toutes les discussions, dans les entreprises, dans les manifestations : « Comment y arriver ? Il faut s’y mettre tous ensemble. On y travaille. »

Tel est l’objectif de la rencontre nationale des comités pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites du 12 octobre : combattre pour l’unité à tous les niveaux pour la grève générale pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye, salariés du public ou du privé, syndiqués, non syndiqués.

Appel du IIIᵉ Congrès du POID « Un fait révoltant »

Nous, délégués au IIIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, venus de 62 départements, nous voulons informer les travailleurs et les jeunes d’un fait révoltant dont nous avons discuté dans notre congrès. 

Au moment même où Macron réunit les élus et engage son prétendu « grand débat national », l’agence gouvernementale France Stratégie publie à la demande du gouvernement une note intitulée « Où réduire le poids de la dépense publique ? » *. 

Cette note dénonce les retraites et l’assurance maladie comme pesant le plus lourd dans les dépenses de l’État. 

Mensonge ! La Sécurité sociale, comme les régimes de retraite, ce n’est pas le budget de l’État, c’est le salaire différé des travailleurs, partie intégrante du salaire ouvrier ! 

Honte ! Cette note gouvernementale affirme en toutes lettres que les travailleurs, en France, bénéficient de pensions trop élevées et qu’ils sont beaucoup trop riches comparativement aux travailleurs des autres pays d’Europe. En fait, dans tous les pays les travailleurs sont confrontés aux mêmes attaques de l’Union européenne et des gouvernements à ses ordres. 

La note gouvernementale dénonce le fait que les travailleurs en France vivent trop longtemps à la retraite comparés à ceux des autres pays. L’objectif est clair : il faut que les travailleurs partent plus tard à la retraite avec des pensions amputées. Bref, que notre vie s’achève plus tôt qu’aujourd’hui et dans des conditions misérables. 

Voilà ce que Macron voudrait imposer en déchaînant une répression féroce contre les travailleurs et les jeunes et en voulant supprimer le droit de manifester. 

Voilà ce que Macron a mis au point pendant qu’il amuse la galerie avec son grand débat. 

Il faut faire cela, prétend-il, pour réduire les dépenses de l’État. Réduire les dépenses de l’État ? Et les 40 milliards d’euros versés aux patrons au titre du CICE prétendument pour créer des emplois et qui n’en ont jamais créé un seul ? Et les 57 milliards de dividendes versés aux actionnaires des 40 groupes du CAC 40 pour l’année dernière, produits de l’exploitation des travailleurs ? Et les 41 milliards d’intérêts de la dette versés aux grandes banques internationales ? 

Le « grand débat » n’est pas seulement un écran de fumée, c’est une mystification sur le fond : derrière le rideau du « grand débat » de nouveaux coups, les plus brutaux, se préparent contre les droits des travailleurs, coups auxquels Macron voudrait associer ceux qu’il appelle les « corps intermédiaires », les élus et les syndicats de travailleurs. 

C’est bien une politique de classe que Macron met en œuvre, la politique dictée par les banquiers, les capitalistes, les spéculateurs et l’Union européenne. 

À cette politique de classe, nous estimons urgent que s’oppose une autre politique de classe. Celle-ci se concentre dans un mot d’ordre très simple : « Ne touchez pas à nos régimes de retraite ! Retrait du projet de réforme du gouvernement ! ». Et aussi : retrait de toutes les contre-réformes qui frappent la SNCF, le droit du travail, les services publics et l’instruction publique. 

L’unité des travailleurs et de la jeunesse est indispensable. S’il s’agit de bloquer cette offensive du gouvernement, il n’y a pas trente-six façons : la grève générale ouvrière est le seul moyen pour défendre et préserver les intérêts du peuple travailleur face à une minorité de profiteurs et de spéculateurs qui n’ont d’autre préoccupation que de faire grossir leurs profits. 

On entend de toute part : il n’y a pas de perspective politique. Si, il y a une perspective politique. Chasser Macron, mais pas seulement : chasser la Ve République et ses institutions antidémocratiques, en finir avec les diktats de l’Union européenne, abroger ses traités et former un gouvernement ouvrier qui prenne les mesures indispensables de préservation du peuple travailleur. 

À cet effet, notre congrès a adopté un projet de programme d’action politique que nous soumettons à la discussion. Non seulement pour ses propositions concernant le gouvernement ouvrier, mais aussi pour ses propositions d’action : nous voulons aider à ouvrir la voie à l’action de millions et de millions d’hommes, de femmes, de jeunes, de toute la classe ouvrière rassemblée qui abattra cette politique de misère et de déchéance. 

Voici, résumées brièvement, les propositions de notre congrès. À ceux qui les partagent, nous proposons de travailler à une construction commune pour bâtir dans ce pays un parti ouvrier se situant sur le terrain de classe. 

À tous, nous faisons la proposition de venir en discuter dans les réunions publiques et assemblées que le POID organisera dans tous les départements de ce pays dans les prochaines semaines. 

* https://www.strategie.gouv.fr/publications/reduire-poids-de-depense-publique 

Adopté à l’unanimité 

Lisez toutes le compte-rendu du IIIe congrès du POID dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID. 


Communiqué

100 femmes sont mortes depuis le début de l’année des coups reçus de leur conjoint ou ex-conjoint

COMMUNIQUÉ

100 femmes sont mortes depuis le début de l’année des coups reçus de leur conjoint ou ex-conjoint. Des milliers d’autres subissent ces violences chaque jour.

Crimes atroces qui posent la question des outils mis à disposition de leur prévention et des moyens et de la protection des femmes*. Crimes atroces qui doivent être châtiés sans indulgence. Crimes atroces pourtant qui se répètent d’année en année, et dans des propor- tions variables, dans tous les pays et sur tous les conti- nents.

À cette échelle, on ne saurait réduire la situation à une somme de faits divers touchant des individus… Il faut aller à la racine de cette situation. Aux États-Unis, quand les assassinats de Noirs par la police ne cessent de se répéter, la notion de racisme institutionnel finit par s’imposer. La racine du racisme institutionnel, c’est le système fondé sur l’exploitation capitaliste. Tous les combats, légitimes et indispensables, menés aux États- Unis contre le racisme institutionnel qui frappe les Noirs, pointent de fait le système capitaliste lui-même.

Les assassinats de femmes par leur conjoint ou ex- conjoint ont souvent aux yeux de leurs auteurs la justification implicite qu’elles ont osé « le » quitter. Dans une société patriarcale, la conjointe doit être la « propriété » de l’homme. Dès lors qu’elle cherche à s’en échapper, c’est intolérable.

Le combat pour l’égalité effective des femmes et des hommes pointe du doigt le patriarcat. À l’époque du capitalisme, le système patriarcal qui fait de la femme la « propriété » exploitée de son conjoint s’imbrique au système capitaliste qui fait du prolétaire la « propriété » exploitée du capitaliste. C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant démocratique inscrit dans son programme la lutte pour en finir avec le capitalisme fondé sur la propriété privée des moyens de production et inscrit dans ce combat la lutte pour en finir avec le patriarcat.

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, Les secrétaires nationales et les secrétaires nationaux

* Aujourd’hui, selon la Fondation des femmes, 40 % des femmes victimes de violences conjugales n’obtiennent pas d’hébergement lorsqu’elles veulent fuir un conjoint violent et seules 12 % obtiennent une place adaptée, avec un accompagnement juridique et psychologique. Il faudrait, pour répondre aux demandes, multiplier le nombre de places par 3 à 5, et le budget par 5 à 8, pour atteindre entre
398 et 663 millions d’euros.

Rappelons que depuis le début de la pandémie, 600 milliards d’euros ont été offerts aux capitalistes. Les sommes nécessaires pour créer les places d’hébergement représentent une infirme partie de
ces sommes colossales.

Pour le POID, il est urgent de confisquer ces 600 milliards pour répondre aux besoins urgents des femmes victimes de violences et, au-delà, pour répondre aux besoins de toute la population, en les affectant aux hôpitaux, à l’école, aux services publics.

Hôpitaux un désastre sanitaire organisé

Hôpitaux

Un désastre sanitaire organisé

De toutes parts, on nous annonce l’arrivée de la 5e vague de Covid.

C’est le moment où de nombreux médecins hospitaliers alertent sur la situation de l’hôpital public et sur le désastre sanitaire organisé par la politique du gouvernement, dans la continuité des gouvernements précédents.

Chaque jour, ce sont des situations impossibles pour les personnels, des opérations repoussées, des soins retardés, des heures d’attente pour les patients, notamment aux urgences. Tous les personnels attestent l’urgence d’embaucher en masse afin de permettre la réouverture des lits.

Le professeur Isabelle Desguerre, chef de service de neuropédiatrie à l’hôpital Necker Enfants-malades (Paris) : « Les enfants ne sont plus soignés comme ils le devraient. Cela devient de la mauvaise médecine. Les infirmières n’en peuvent plus, les médecins sont découragés. On voit nos lits fermer les uns après les autres. Cela fait des années qu’on alerte Monsieur Hirsch et tous les étages de direction. C’est un manque de respect évident vis-à-vis des patients et des soignants. »

Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon (Paris), dénonce la situation actuelle de l’hôpital public : « Avec les lits fermés, les problèmes de personnel ou la circulation des virus hivernaux, on n’aura pas besoin d’une énorme vague pour être submergés. »

Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne) : « L’ensemble du système de soins est menacé. On est à la merci non seulement du Covid, mais aussi d’une épidémie de grippe, de bronchiolite, ou autres… ».

Le professeur André Grimaldi, endocrinologue à l’hôpital Pitié-Salpêtrière (Paris) : « Pendant des années, on a mis l’hôpital sous austérité. Pour s’en sortir, les hôpitaux n’ont d’autre choix que d’augmenter l’activité sans augmenter le personnel soignant. Aujourd’hui, l’hôpital est au bord de l’effondrement. Il manque 100 000 infirmières. Il faut qu’elles aient un salaire qui corresponde à leur travail. »

Une fatalité ? Non le résultat d’une politique. La politique menée par les gouvernements successifs depuis des décennies, poursuivie et aggravée par le gouvernement Macron-Véran-Castex.

Non seulement ce gouvernement est resté sourd depuis des années aux légitimes revendications des personnels hospitaliers mais, en plus, il a continué de fermer des lits, y compris pendant la pandémie, entraînant le désastre sanitaire actuel.

Une urgence : la confiscation des 600 milliards offerts aux spéculateurs depuis le début de la pandémie et leur affectation aux hôpitaux, pour la création de postes, la réouverture des lits et l’augmentation des salaires des soignants.

La démocratie exige : les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

Rassemblons-nous au meeting national, le samedi 22 janvier 2022

Espace Charenton, 327, rue de Charenton, Paris (métro Porte-de-Charenton, ligne 8).

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

La démocratie exige :
les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

Signez cette déclaration en cliquant ici

Rassemblons-nous au meeting national, le samedi 22 janvier 2022
Espace Charenton, 327, rue de Charenton, Paris (métro Porte-de-Charenton, ligne 8).


Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) alerte travailleurs, militants et jeunes de France sur la situation en Guadeloupe

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) alerte travailleurs, militants et jeunes
de France sur la situation en Guadeloupe.

Voilà plus de deux mois et demi, le 2 septembre, les principales organisations ouvrières et démocratiques de Guadeloupe ont déposé en préfecture une liste précise de trente-deux revendications exprimant les aspirations légitimes des travailleurs et du peuple guadeloupéens, qui vont bien au-delà de la demande légitime d’abrogation de la loi du 5 août et du pass prétendument «sanitaire». Le 23 septembre à nouveau, les organisations sont allées demander en préfecture qu’on les entende.

Le 29 septembre, le préfet rejetait l’ensemble des propositions et mettait fin à toutes les négociations, expliquent les organisations concernées. Face au refus des autorités françaises de toute négociation sur leurs revendications, les principales organisations syndicales ont décidé d’appeler à une grève générale illimitée à partir du 15 novembre. Grève largement suivie par les travailleurs de nombreux secteurs professionnels et soutenue massivement par la population.

Et à nouveau, comme l’a résumé Maïté Hubert M’Toumo, secrétaire générale de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG) sur Guadeloupe-La 1re : « La seule réponse (de l’État) face aux revendications, c’est toujours la répression, comme en mai 1967*. » Le 19 novembre, le préfet a décrété l’état d’urgence. Le 20 novembre, le ministre de l’Intérieur a envoyé des unités du RAID et du GIGN, utilisées lors d’actes terroristes ou de prises d’otage. Le 22 novembre, une trentaine de manifestants arrêtés sont jugés en comparution immédiate, menacés de lourdes peines. Les organisations ouvrières et démocratiques guadeloupéennes ont raison d’affirmer que « la détérioration du climat social n’est que le résultat du pourrissement volontairement orchestré par l’État » (communiqué du 19 novembre).

Aucun travailleur, aucun militant, aucun jeune en France ne peut accepter l’attitude du gouvernement Macron et de ses représentants en Guadeloupe qui refusent obstinément l’appel réitéré à nouveau par Eli Domota au nom des organisations engagées dans la grève, à « l’ouverture de négociations sur la base des revendications ». Aucun travailleur, aucun militant, aucun jeune en France ne peut accepter que l’on envoie le RAID et le GIGN contre des travailleurs, des jeunes, des mères de famille qui revendiquent leurs droits légitimes.

Tout travailleur, tout militant, tout jeune de France ne peut que reconnaître ses propres revendications, dans la plate-forme en trente-deux points, de « l’arrêt des licenciements et des suppressions d’emploi » et « l’augmentation généralisée des salaires, des minima sociaux, des allocations chômage et des pensions de retraite », à l’exigence de « recrutements de soignants et de personnel dans les hôpitaux », ou encore de « recrutements de personnels techniques et encadrant, pour le dédoublement des classes et le respect des mesures sanitaires dans les écoles ».

Il est donc du devoir du mouvement ouvrier et démocratique, de toute organisation se réclamant des travailleurs, en France :

d’exiger l’arrêt de la répression, le retrait du RAID et du GIGN, la libération des emprisonnés ;

d’appuyer l’appel des organisations guadeloupéennes à l’ouverture de véritables négociations sur la base de la plate-forme des trente-deux revendications.

Le POID exprime sa solidarité inconditionnelle aux travailleurs et au peuple de Guadeloupe, ainsi qu’à leurs organisations. Il répondra à tout appel à manifester cette solidarité.

* En mai 1967, les gendarmes mobiles répriment dans le sang la grève des ouvriers du bâtiment, faisant plus de 80 morts.

Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Ça craque de toutes parts dans les hôpitaux

Le 12 novembre, Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, a déclaré : « On est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l’hôpital. » Cri d’alarme d’autant plus significatif compte-tenu de sa fonction officielle.

Il dénonce « la conséquence d’une politique qui a été menée depuis des années où on a donné des moyens à l’hôpital uniquement sur des critères budgétaires. »

Il a également expliqué que des services d’urgences devaient fermer « faute de médecins » et quedes blocs opératoires ne tournent pas « parce qu’on manque d’anesthésistes-réanimateurs et d’infirmières-anesthésistes. »

Et il a conclu ainsi : « On entend des responsables qui nous disent qu’ils ont mis beaucoup d’argent, c’est vrai, mais on a pris tellement de retard qu’il faut mettre plus d’argent. »

Au bord de l’effondrement… c’est effectivement ce que constatent tous les jours les personnels qui témoignent, à nouveau cette semaine, dans La Tribune des travailleurs.

Oui, ça craque de toutes parts à l’hôpital. Et pas seulement depuis la pandémie. Cette situation est le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies.

De ce fait, aujourd’hui, les délais de rendez-vous à l’hôpital sont interminables, les malades attendent des heures sur des brancards alignés dans les couloirs des services d’urgence, les interventions chirurgicales sont reportées, les patients sont transférés, y compris les enfants.

Une fatalité ? Non ! Une politique contre laquelle se mobilisent les personnels hospitaliers avec leurs organisations syndicales, dans les hôpitaux de l’AP-HP comme dans tout le pays.

Pour sa part, le POID se prononce pour des mesures d’urgence pour l’hôpital, à commencer par :

  • L’abrogation de toutes les contre-réformes de l’hôpital, du numerus clausus imposé en 1971 à la loi Buzyn Ma santé 2022 (transformation de 300 hôpitaux de villes moyennes en hôpitaux de proximité et obligation de l’ambulatoire) en passant par la loi Touraine (création des groupements hospitaliers de territoire) et la loi Bachelot (mise en place des agences régionales de santé).
  • La réquisition des 600 milliards offerts aux capitalistes pour embaucher massivement dans les hôpitaux, rouvrir tous les lits et les services fermés, augmenter les salaires des personnels.

Encadré

La démocratie exige : les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

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Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

La démocratie exige :
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« Toute l’hospitalisation pédiatrique est à genoux »

Cette semaine, La Tribune des travailleurs alerte sur la pénurie de soignants en pédiatrie, qui met en danger la santé des enfants.

Le journal publie également l’interview du Pr Stéphane Dauger, président du collectif interhôpitaux et chef de service de la réanimation pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré à Paris.

Extraits de cette interview (1)

Dans quel état est aujourd’hui la pédiatrie hospitalière en France ?

(…) La spécificité de la pédiatrie par rapport aux autres spécialités n’est plus prise en compte par le gouvernement. Or, la pédiatrie hospitalière en France, c’est à 85-90 % l’hôpital public. S’il est à genoux, c’est toute l’hospitalisation pédiatrique qui est à genoux.

(…) Des enfants et des adolescents ont dévissé durant les différents confinements. Ils ont besoin de l’hôpital public, sans aucune autre structure d’accueil. Et de lits surtout et de personnels compétents, pas de médecine ambulatoire (…)

Et pour les enfants que vous soignez ?

Les enfants aussi ont des maladies chroniques nécessitant des approches diagnostiques et thérapeutiques fréquentes. Ce sont eux qui souffrent le plus. On en est à décaler des bilans, des examens, des consultations d’évaluation ou de suivi, des actes médicaux ou chirurgicaux sur des enfants. Recevoir un nourrisson de 3 mois, ce n’est pas pareil qu’un adulte. Seuls des structures et des personnels spécialisés peuvent le faire en sécurité (…).

Un lit sur cinq est fermé dans les hôpitaux. Quelles en sont les conséquences ?

(…) En pédiatrie, il y a aussi des médecins qui s’en vont. Certains services ne peuvent plus donner des soins de qualité. Il y a un écart entre ce qu’on apprend à nos étudiants et ce qu’on peut faire en pratique. Si cette politique continue, les conséquences pour la santé publique vont être lourdes et durables. Les séquelles chez les adultes de tout ce que nous n’aurons pas pu bien faire chez les enfants seront majeures, tant individuellement que pour notre société.

Comment rétablir l’hôpital public ?

(…) Il faudrait que nous rapportions notre vécu à la population. Il faut informer et documenter, dresser l’état des lieux des lits ouverts et fermés. Il faut absolument que les citoyens se rendent compte des difficultés actuelles et surtout à venir. Il n’y aura bientôt plus personne pour s’occuper de leurs enfants « selon les règles de l’art ». Les mobilisations permettraient d’avancer (…). Il faut lancer l’alerte bien que tout cela soit extrêmement difficile dans ce contexte de difficultés économiques qui touchent une grande partie de notre population. Nous ne baisserons pas les bras.

(1) On peut lire l’intégralité de l’interview dans La Tribune des travailleurs n° 314 (10 novembre).


Pour répondre aux besoins urgents des patients et des soignants, pour répondre notamment à la situation dramatique de la pédiatrie hospitalière, il faut embaucher massivement dans les hôpitaux. Et pour cela, il faut réquisitionner les 600 milliards d’euros offerts par le gouvernement aux capitalistes depuis le début de la pandémie.

Réquisition qui pose la question de la rupture avec la politique d’étranglement budgétaire menée depuis des années et celle de la rupture avec la politique du gouvernement Macron-Véran.

La démocratie exige :
les 600 milliards doivent être rendus au peuple !

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20% des lits fermés dans les hôpitaux Un désastre organisé

20 % des lits fermés dans les hôpitaux

Un désastre organisé

Le 27 octobre, le « conseil scientifique » mis en place par Macron révèle que 20 % des lits sont actuellement fermés dans les hôpitaux publics, par manque de personnel.

Immédiatement, le ministre de la Santé, Olivier Véran, conteste ce chiffre : « Le chiffre de 20 %, j’aurais tendance, comme ça, à le contester. Et en tout cas, parce que j’aime profondément la science et qu’avant de m’exprimer je vérifie de ne pas raconter n’importe quoi »

Raconter n’importe quoi ? Véran ne s’en est pas privé au cours des derniers mois ! D’ailleurs, il continue : « La dernière donnée qui m’est remontée, c’est 5 % de lits de médecine temporairement fermés », tout en reconnaissant que « la situation est compliquée » et que « des unités sont contraintes de fermer temporairement. »

La Tribune des travailleurs a décidé de mener son enquête. Une enquête, certes non exhaustive, mais dont les résultats, transmis par nos correspondants, font froid dans le dos.

Par exemple :

  • 36 lits supplémentaires devraient être fermés à l’hôpital de Tours (Indre-et-Loire), qui s’ajoutent aux 130 déjà fermés depuis 2018.
  • 100 lits fermés à l’hôpital de Blois (Loir-et-Cher) : dont 10 à la maternité, 15 en chirurgie, 10 en psychiatrie, 5 en court séjour gériatrique…
  • 5 lits fermés en psychiatrie depuis le début de l’année à l’hôpital de Pontarlier (Doubs)
  • 63 lits fermés au centre hospitalier de Rennes (Ille-et-Vilaine).

Quant aux hôpitaux de l’AP-HP, selon les propos mêmes de son directeur général, Martin Hirsh, « la situation est périlleuse »… Il manque en effet 127 lits à Cochin (15 %), 172 lits à Pompidou (24 %), 85 à Garches dans les Hauts-de-Seine (30 %), 225 à la Pitié-Salpêtrière (14 %) … Le total des lits fermés à l’AP-HP est de 3 566 sur 20 000.

Ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat de la politique menée par les gouvernements successifs, de droite comme « de gauche », depuis des décennies. Politique poursuivie et aggravée par le gouvernement Macron-Véran, conduisant à un désastre sanitaire.

Il est urgent de rompre avec cette politique catastrophique. Il est urgent de redonner aux hôpitaux les moyens de soigner.

Confiscation des 594 milliards offerts aux patrons !

Affectation de ces milliards à l’embauche massive de personnels et à leur formation, à la réouverture de tous les lits fermés, à l’augmentation des salaires !

Augmentez les salaires !

Augmentez les salaires !

Salaires et pensions sont bloqués depuis des années, l’augmentation des prix, elle, se poursuit…

Résultat : une majorité de familles ouvrières ne parvient plus à joindre les deux bouts. « On ne s’en sort plus » :  cette remarque, on l’entend partout dans les cités populaires, les usines, les bureaux, « même en se privant de tout ».

A cela s’ajoutent les périodes de chômage partiel imposé et les pertes de salaire qui en découlent, les plans de licenciements et, en plus, la réforme de l’assurance chômage !

Qu’à cela ne tienne ! Le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, ose affirmer : « Si les hausses salariales se généralisent, ce ne sera pas soutenable pour l’ensemble de l’économie. »

Pourtant aujourd’hui, les salariés, les chômeurs, les mères et pères de famille font tous le même constat : les prix flambent – ceux du carburant et du gaz, mais aussi ceux des produits alimentaires –, alors que les salaires sont bloqués !

Pourtant, selon les statistiques officielles, les profits n’ont cessé de croître depuis le début de la pandémie. Le CAC 40 – l’indice de valeur qui regroupe les 40 sociétés françaises les plus importantes cotées en Bourse – a progressé d’environ 20 % depuis le début de l’année.

Alors, l’alternative est la suivante : ou bien l’augmentation des salaires et la baisse des profits, ou bien l’augmentation des profits et la baisse des salaires.

C’est par leur lutte de classe que les travailleurs porteront un coup d’arrêt à la spirale de paupérisation et de misère produite par la politique de ce gouvernement.

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Accompagnantes d’élèves handicapés Une aide indispensable que le gouvernement s’acharne à remettre en cause

Accompagnantes d’élèves handicapés
Une aide indispensable que le gouvernement s’acharne à remettre en cause


125 000 accompagnantes pour 400 000 enfants en situation de handicap scolarisés dans des classes ordinaires : le compte n’y est pas !

Qui sont les accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH) ?

Des femmes (90 % de la profession), mal payées (800 euros par mois en moyenne pour un contrat de 24 heures hebdomadaires), privées de statut et très souvent de formation.

Que font-elles ?

Elles jouent un rôle majeur pour permettre la scolarisation des élèves handicapés. Elles accompagnent des enfants aux pathologies diverses : autisme, troubles de l’attention, handicap moteur, dyspraxie (1), dyslexie (2), etc.

Comment leurs missions sont-elles organisées ?

Initialement, il leur était attribué un nombre d’heures par enfant, « variable selon le handicap ». Désormais, le système des pôles inclusifs d’accompagnement local (PIAL) affecte les AESH non plus à un élève mais à un secteur. Elles ont donc la charge de plusieurs élèves handicapés, dans des écoles et établissements différents qui peuvent être très éloignés géographiquement, avec un nombre d’heures limité pour chaque enfant.

Quelles sont leurs revendications ?

L’abandon des PIAL, un statut, une formation et un salaire décent.

Quel est le rapport avec la situation des élèves handicapés ?

La détérioration des conditions de travail des AESH dégrade les conditions d’accompagnement des élèves. La situation de ces élèves handicapés exige que chacun puisse bénéficier d’une accompagnante dédiée.

Que faudrait-il pour cela ?

Tripler leur nombre, ce qui entrainerait une dépense budgétaire supplémentaire de 6 milliards d’euros, soit un peu plus de 1 % des 560 milliards offerts aux patrons depuis le début de la pandémie.

Même si le salaire des AESH était doublé – ce qui serait loin d’être scandaleux au regard des services rendus –, le surcoût resterait très modeste.

Des dépenses nouvelles indispensables… mais inacceptables pour le gouvernement Macron-Castex

Le sort que le gouvernement réserve aux enfants handicapés concentre le sort réservé à toute la population. Il porte un nom : la barbarie.

Légitime est la mobilisation des AESH avec leurs organisations syndicales pour leurs revendications.

Une mobilisation qui met à l’ordre du jour l’urgence de la rupture avec ce gouvernement.

Dehors Macron et sa politique !

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(1) Difficulté à réaliser certains gestes et actions volontaires. 
(2) Difficultés de lecture

L’augmentation du gaz de 60 % en dix mois : une agression intolérable contre les travailleurs et leurs familles !

Du 1er janvier au 1er octobre, les tarifs réglementés du gaz ont augmenté de 60 %, chiffre officiel établi par la Commission de régulation de l’énergie. Castex ose annoncer une « prime énergie » de 100 euros… de qui se moque-t-il ? 100 euros, c’est moins d’un mois de consommation moyenne de gaz pour une famille ouvrière. Et encore : la moitié des familles qui se chauffent au gaz seraient exclues de cette prime !

On nous dit : « On n’y peut rien, l’activité reprend, donc les prix augmentent. » On nous dit : « Il faut bien payer la taxe CO2 imposée par l’Union européenne pour lutter contre la pollution. » Mensonges !

En 2000, le gouvernement de Lionel Jospin a organisé ce qui a été appelé « la transposition de gauche » des directives européennes de privatisation du gaz et de l’électricité. Résultat : en quinze ans, Engie – produit de la fusion de Gaz de France privatisé et de Suez – a versé 20 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires.

20 milliards d’euros payés par les usagers sont allés directement dans les poches des actionnaires !

Et ce serait à nouveau aux travailleurs de payer ?

Ce scandale n’a que trop duré. La hausse des tarifs du gaz doit être annulée et les tarifs bloqués ! Le gaz et l’électricité sont des services vitaux pour la population. Ils doivent être renationalisés et les monopoles de service public rétablis.

Et il n’y a pas que le gaz : tous les prix flambent, en particulier ceux des produits alimentaires. Comme toujours, ce sont les familles populaires qui paient et paient sans cesse tandis que les riches, les spéculateurs, les capitalistes s’engraissent à coups de centaines de milliards. Et à partir du 1er octobre, la réforme de l’assurance chômage ampute de 17 % les allocations versées à des centaines de milliers de chômeurs ! 

Une urgence : en finir avec cette politique, chasser Macron et s’engager sur la voie de la rupture !

S’engager sur la voie de la rupture, cela signifie annuler la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, revenir aux monopoles de service public, créer les centaines de milliers d’emplois indispensables à l’école, aux hôpitaux, aux services publics et interdire les licenciements !

Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’y a pas d’argent pour ces mesures : depuis le début de la pandémie, le gouvernement a offert 560 milliards d’euros aux capitalistes qui ont principalement servi à spéculer et à licencier !

Et qu’on ne vienne pas nous dire que cette flambée des prix infligée au peuple travailleur est inévitable parce que l’Union européenne l’exige ou parce que la Constitution de la Ve République l’impose. Si l’Union européenne et la VRépublique n’ont rien d’autre à offrir que misère et pauvreté, alors ces institutions doivent être abrogées et une Assemblée constituante souveraine doit être élue pour permettre au peuple de définir lui-même ce que doit être une authentique démocratie. Et ainsi, ouvrir la voie au gouvernement des travailleurs, à la république ouvrière pour remplacer cette république capitaliste.

Pour cela, il faudra bien que toutes les colères de millions de travailleurs et de jeunes s’unissent dans l’action pour chasser cette politique anti-ouvrière et anti-démocratique !

Unité pour l’annulation de la hausse des tarifs du gaz

Unité pour la renationalisation et le retour aux monopoles de service public du gaz et de l’électricité !

Appel adopté à l’unanimité par le Conseil fédéral national
du POID, réuni les 2 et 3 octobre 2021.


Cliquer ici pour signer en ligne ou télécharger l’appel « Unité pour l’annulation de la hausse du gaz, pour la renationalisation et le retour aux monopoles de service public du gaz et de l’électricité ! ».

RASSEMBLEMENT VENDREDI 1ER OCTOBRE 18 HEURES PRES L’AMBASSADE DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE

Rendez-vous : Métro Saint-François Xavier (ligne13) – Place André Tardieu

Le socialisme, ce sont les travailleurs !
Libérez les dirigeants de la HKCTU !
Droit à l’organisation ouvrière indépendante !

La HKCTU, centrale syndicale indépendante de Hong-Kong, vient d’être contrainte à la dissolution par les autorités de Pékin. Ses dirigeants Lee Cheuk-yan et Carol Ng sont emprisonnés.

Leur « crime » ? Organiser indépendamment de l’État 140 000 travailleurs, avoir appuyé, au cours des deux dernières années, le mouvement de constitution de dizaines de syndicats, parmi lesquels la HAEA regroupant 25 000 travailleurs hospitaliers.

Leur « crime » ? Affirmer que le combat des travailleurs chinois ne fait qu’un dans toute la Chine et de le rappeler en organisant chaque année des rassemblements de masse en commémoration des manifestations ouvrières et de jeunes de 1989 aux cris de « Tremblez corrompus, le peuple se réveille ! ».

Au moment d’annoncer sa dissolution, les responsables de la confédération syndicale ont déclaré : « On peut faire disparaitre une organisation, on ne peut pas faire disparaitre la lutte des travailleurs » . Ils ont raison ! Au même moment, comme en écho, on apprenait que des ouvriers d’un chantier naval du port de Ningbo en Chine continentale s‘étaient mis en grève pour manifester.

Le POID, membre du Comité ouvrier international pour l’Internationale ouvrière, affirme : le droit à l’organisation ouvrière indépendante ne connaît pas de frontière. La lutte de la classe ouvrière pour ses droits est facteur de paix. Le régime capitaliste en crise à l’échelle internationale voudrait s’ouvrir complètement le marché chinois.

Biden et l’impérialisme américain menacent la Chine avec la constitution de la coalition militaire avec l’Australie et la Grande-Bretagne.

Ce sont les travailleurs et les jeunes chinois librement organisés qui sont à même de défendre la souveraineté de la Chine et, ainsi avec les travailleurs et les jeunes du monde entier, de faire reculer les menaces de guerre.

Il est de la responsabilité de toutes les organisations ouvrières à l’échelle internationale de se dresser aux côtés de leurs frères et sœurs chinois pour qu’ils puissent s’organiser librement.

Le POID appelle travailleurs et jeunes à manifester pour exprimer leur solidarité avec les travailleurs chinois.

Rassemblement vendredi 1er octobre à 18H près de l’ambassade de la République populaire de Chine

Rendez-vous : Métro Saint-François Xavier (ligne13) – Place André Tardieu