Réforme des retraites Ils abattent leurs cartes

A la une de la Tribune des travailleurs du 25 septembre 2019

Depuis des mois, le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye concocte sa réforme des retraites.

Il s’agit d’en finir avec les 42 régimes spéciaux et de mettre en place un système « universel » par points pour remettre en cause l’ensemble des droits collectifs.

Chaque jour, de nouvelles annonces montrent à quel point ce nouveau système est une entre- prise de liquidation de tout ce qui existe actuellement :

• La pension de réversion versée au conjoint survivant jusqu’à présent à partir de 55 ans ne serait plus versée qu’à partir de 62 ans (L’Opinion, 17 septembre 2019).

• Alors que Delevoye assure que 10 euros cotisés donneront un point qui rapportera 0,55 euros de retraite, des experts prouvent, chiffres à l’appui, que le rendement réel sera de 4,95 % et non de 5,5 % (groupe d’experts de l’Institut de la protection sociale, IPS).

• Il faudra allonger de deux ans l’âge moyen de départ à la retraite, qui devra passer de 63 à 65 ans, soit par relèvement de l’âge minimum, soit par l’instau- ration d’un âge pivot, soit par un allongement de la durée de cotisation (Jean Peyrelevade, ancien directeur de cabinet ministériel, Les Echos, 11 septembre).

C’est contre ces mesures et contre l’ensemble de la réforme des retraites du gouvernement que se mobilisent des centaines de milliers de travailleurs, en faisant grève et manifestant, les 13, 16, 19, 21 et 24 septembre.

Au centre de toutes les discussions, dans les entreprises, dans les manifestations : « Comment y arriver ? Il faut s’y mettre tous ensemble. On y travaille. »

Tel est l’objectif de la rencontre nationale des comités pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites du 12 octobre : combattre pour l’unité à tous les niveaux pour la grève générale pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye, salariés du public ou du privé, syndiqués, non syndiqués.

Appel du IIIᵉ Congrès du POID « Un fait révoltant »

Nous, délégués au IIIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, venus de 62 départements, nous voulons informer les travailleurs et les jeunes d’un fait révoltant dont nous avons discuté dans notre congrès. 

Au moment même où Macron réunit les élus et engage son prétendu « grand débat national », l’agence gouvernementale France Stratégie publie à la demande du gouvernement une note intitulée « Où réduire le poids de la dépense publique ? » *. 

Cette note dénonce les retraites et l’assurance maladie comme pesant le plus lourd dans les dépenses de l’État. 

Mensonge ! La Sécurité sociale, comme les régimes de retraite, ce n’est pas le budget de l’État, c’est le salaire différé des travailleurs, partie intégrante du salaire ouvrier ! 

Honte ! Cette note gouvernementale affirme en toutes lettres que les travailleurs, en France, bénéficient de pensions trop élevées et qu’ils sont beaucoup trop riches comparativement aux travailleurs des autres pays d’Europe. En fait, dans tous les pays les travailleurs sont confrontés aux mêmes attaques de l’Union européenne et des gouvernements à ses ordres. 

La note gouvernementale dénonce le fait que les travailleurs en France vivent trop longtemps à la retraite comparés à ceux des autres pays. L’objectif est clair : il faut que les travailleurs partent plus tard à la retraite avec des pensions amputées. Bref, que notre vie s’achève plus tôt qu’aujourd’hui et dans des conditions misérables. 

Voilà ce que Macron voudrait imposer en déchaînant une répression féroce contre les travailleurs et les jeunes et en voulant supprimer le droit de manifester. 

Voilà ce que Macron a mis au point pendant qu’il amuse la galerie avec son grand débat. 

Il faut faire cela, prétend-il, pour réduire les dépenses de l’État. Réduire les dépenses de l’État ? Et les 40 milliards d’euros versés aux patrons au titre du CICE prétendument pour créer des emplois et qui n’en ont jamais créé un seul ? Et les 57 milliards de dividendes versés aux actionnaires des 40 groupes du CAC 40 pour l’année dernière, produits de l’exploitation des travailleurs ? Et les 41 milliards d’intérêts de la dette versés aux grandes banques internationales ? 

Le « grand débat » n’est pas seulement un écran de fumée, c’est une mystification sur le fond : derrière le rideau du « grand débat » de nouveaux coups, les plus brutaux, se préparent contre les droits des travailleurs, coups auxquels Macron voudrait associer ceux qu’il appelle les « corps intermédiaires », les élus et les syndicats de travailleurs. 

C’est bien une politique de classe que Macron met en œuvre, la politique dictée par les banquiers, les capitalistes, les spéculateurs et l’Union européenne. 

À cette politique de classe, nous estimons urgent que s’oppose une autre politique de classe. Celle-ci se concentre dans un mot d’ordre très simple : « Ne touchez pas à nos régimes de retraite ! Retrait du projet de réforme du gouvernement ! ». Et aussi : retrait de toutes les contre-réformes qui frappent la SNCF, le droit du travail, les services publics et l’instruction publique. 

L’unité des travailleurs et de la jeunesse est indispensable. S’il s’agit de bloquer cette offensive du gouvernement, il n’y a pas trente-six façons : la grève générale ouvrière est le seul moyen pour défendre et préserver les intérêts du peuple travailleur face à une minorité de profiteurs et de spéculateurs qui n’ont d’autre préoccupation que de faire grossir leurs profits. 

On entend de toute part : il n’y a pas de perspective politique. Si, il y a une perspective politique. Chasser Macron, mais pas seulement : chasser la Ve République et ses institutions antidémocratiques, en finir avec les diktats de l’Union européenne, abroger ses traités et former un gouvernement ouvrier qui prenne les mesures indispensables de préservation du peuple travailleur. 

À cet effet, notre congrès a adopté un projet de programme d’action politique que nous soumettons à la discussion. Non seulement pour ses propositions concernant le gouvernement ouvrier, mais aussi pour ses propositions d’action : nous voulons aider à ouvrir la voie à l’action de millions et de millions d’hommes, de femmes, de jeunes, de toute la classe ouvrière rassemblée qui abattra cette politique de misère et de déchéance. 

Voici, résumées brièvement, les propositions de notre congrès. À ceux qui les partagent, nous proposons de travailler à une construction commune pour bâtir dans ce pays un parti ouvrier se situant sur le terrain de classe. 

À tous, nous faisons la proposition de venir en discuter dans les réunions publiques et assemblées que le POID organisera dans tous les départements de ce pays dans les prochaines semaines. 

* https://www.strategie.gouv.fr/publications/reduire-poids-de-depense-publique 

Adopté à l’unanimité 

Lisez toutes le compte-rendu du IIIe congrès du POID dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID. 


ADRESSE à tous les travailleurs, aux militants, aux jeunes, à tous ceux qui refusent l’ordre existant, à tous ceux qui cherchent la voie du combat

 

Camarades, 

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique s’est réuni ce samedi 5 septembre à trois semaines du IVᵉ congrès du parti. Le Premier ministre vient de présenter à grand fracas de communication son fameux « plan de relance » : 100 milliards pour les capitalistes, qui s’ajoutent aux 460 milliards déjà votés. 560 milliards en tout, l’équivalent de deux fois le budget de la nation ! 

Les mêmes « plans de relance », déversant des centaines de milliards de dollars et d’euros, ont été adoptés dans la plupart des grands pays capitalistes. Jamais dans l’histoire du système capitaliste, on n’avait vu la minorité exploiteuse accumuler autant de richesses et si vite entre ses mains : en une seule semaine fin août, les 500 milliardaires les plus riches du monde ont vu leurs revenus augmenter de 209 milliards de dollars (agence Bloomberg, 29 août 2020) ! 

Pourquoi pas 560 milliards
pour sauver le peuple travailleur ? 

Les mots ont un sens : ils appellent cela « plan de relance » parce qu’il s’agit pour eux de relancer leur économie. Leur économie a pour fondement l’exploitation de la force de travail, elle repose sur la réalisation du profit. Toute production, même si elle est utile à la société, est décrétée inutile si elle ne dégage pas du profit (qui enrichit les capitalistes). C’est pourquoi, en ce moment, nous assistons en France et dans le monde entier à une destruction massive de richesses, de moyens de production, d’usines, de machines et des emplois, donc de la force de travail. Il est officiellement question de centaines de millions de chômeurs supplémentaires à l’échelle de la planète. 

560 milliards d’euros ! À en croire les représentants du gouvernement et du patronat, il ne faudrait pas tout globaliser mais au contraire distinguer entre les prêts garantis par l’État, les subventions aux entreprises, les exonérations de « charges sociales» et d’impôts pour les patrons, le financement du chômage partiel… 

À ces explications qui visent à les embrouiller, les travailleurs sont en droit de répondre : « Messieurs les Ministres et les capitalistes, vous pouvez tourner les choses comme vous le voulez, la vérité reste que vous sortez 560 milliards d’euros pour que votre économie soit profitable. La vérité, c’est que parmi les nombreuses entreprises qui ont bénéficié d’un prêt garanti par l’État mis en place par le vote unanime du 19 mars à l’Assemblée nationale, Renault a obtenu 5 milliards d’euros pour supprimer 4 600 emplois, Air France a obtenu 7 milliards d’euros pour licencier 7 500 travailleurs, et beaucoup d’autres encore. 

Et dans le même temps, vous enfoncez chaque jour davantage les travailleurs et les familles ouvrières. Vous faites payer les masques pour les enfants dans les écoles, vous imposez le chômage partiel de longue durée avec les pertes de salaires qu’il entraîne et vous encouragez vous-mêmes les plans de centaines de milliers de licenciements. 560 milliards pour aider les capitalistes ? Pourquoi pas 560 milliards pour sauver le peuple travailleur ? » 

Le vote du 19 mars
a scellé une véritable union sacrée 

C’est la raison pour laquelle le POID considère comme un véritable scandale du point de vue de la démocratie – c’est-à-dire de la loi de la majorité – le vote du 19 mars à l’Assemblée nationale, par lequel les députés de « gauche » ont voté à l’unanimité avec leurs collègues de droite et les macronistes en faveur de la première tranche – 343 milliards ! – d’aides aux patrons. Ce vote a scellé une véritable union sacrée dont le ciment est la « relance de l’économie » qui doit passer par la relance du profit. 

Nous affirmons au contraire que le premier devoir de la société, c’est de permettre à chacun de ses membres de vivre dignement de son travail. Pour cela, il faut qu’il y ait du travail. Voilà pourquoi le maintien des emplois et l’interdiction des licenciements sont le premier acte non pas d’un plan de relance du profit mais d’un plan de réorganisation et de reconstruction de la société afin de garantir le droit de vivre de l’immense majorité. Un plan pour permettre aux travailleurs, y compris les couches les plus précaires (jeunes, migrants, mères de famille, etc.), de vivre dignement. 

Depuis plusieurs mois, des millions de manifestants contre le racisme aux États-Unis reprennent le mot d’ordre : « Black lives matter », « la vie des Noirs compte ». C’est une exigence vitale : la vie des Noirs compte, et dans le monde entier, la vie des travailleurs et des jeunes doit compter. 

Pour cela, dans notre pays, les 560 milliards doivent être confisqués et mobilisés pour l’emploi et les licenciements interdits. Répétons-le : c’est le point de départ de toute reconstruction de la société sur des bases conformes à la démocratie, c’est-à-dire aux intérêts de la majorité. 

Besoin d’écoles, d’hôpitaux, de services publics… 

Qui osera dire que l’on n’a pas besoin de maintenir les emplois existants et d’en créer de nouveaux ? Prenons la question de la rentrée scolaire. Douze millions d’élèves sont rentrés sans qu’aucun moyen supplémentaire n’ait été dégagé pour faire face au retard scolaire accumulé, aucun enseignant recruté pour dédoubler les classes et permettre à la jeune génération de rattraper le temps perdu. Répondre à ces besoins exigerait l’embauche de dizaines de milliers d’enseignants supplémentaires et non de licencier des milliers de contractuels comme le fait le gouvernement. 

Et que dire de la protection sanitaire dans les établissements scolaires ? Peut-on la garantir avec les effectifs actuels des personnels d’entretien des collèges, des lycées, des écoles ? Non ! Pour cela, l’embauche de dizaines de milliers de personnels d’entretien serait indispensable pour protéger les enfants et les enseignants. 

La pandémie justement: face au risque d’une deuxième vague, qui osera dire que le système hospitalier est prêt? Des services ont-ils été ouverts, des hôpitaux ont-ils été créés ? Non, au contraire ! Cyniquement, après avoir fait applaudir les personnels soignants, après avoir été contraint par leur mobilisation à céder une augmentation de salaire substantielle, le gouvernement continue à fermer hôpitaux entiers et services. 

Besoin d’écoles, d’hôpitaux, de services publics, de moyens de transport: répondre à ces besoins exigerait de développer les secteurs du bâtiment et des travaux publics. 

Et que dire de la recherche ? Pour combattre le coronavirus, ne faudrait-il pas affecter les moyens nécessaires à l’embauche de chercheurs, à la recherche fondamentale pour accélérer la découverte d’un vaccin et d’un traitement efficace ? Et que dire du dépistage ? Aujourd’hui encore, huit mois après le début de la pandémie, il est très difficile de se faire dépister. 

Ne faudrait-il pas créer un réseau national de laboratoires permettant, sous le contrôle de l’État, un dépistage systématique comme cela s’est fait dans d’autres pays ? 

Ajoutons que le maintien des emplois et donc des salaires, c’est la reprise de la consommation et donc le maintien des emplois aussi dans tous les secteurs de production, des biens de consommation, dans la distribution, dans le commerce… 

Rupture, Reconstruction, Réorganisation 

Oui, nous sommes en droit d’affirmer que mobiliser ces 560 milliards pour le maintien et la création des emplois nécessaires permettraient une « relance » effective d’une économie basée non sur la recherche du profit mais sur la réponse aux besoins fondamentaux du plus grand nombre. 

Cela exige une planification, non pas le plan décrété par Macron avec son haut-commissariat présidé par l’ex-ministre Bayrou et que certains à « gauche » croient utile d’applaudir bruyamment. Non, un plan qui passe par la nationalisation sans indemnité ni rachat de toute une série de secteurs de l’industrie, par la confiscation des 560 milliards, par la nationalisation des banques et la centralisation d’une banque unique au seul service de la reconstruction et de la réorganisation d’une économie au service de la population et par la renationalisation des services publics. 

Car si on se place du point de vue de la classe ouvrière et de la démocratie, ce n’est pas de la relance de la vieille économie capitaliste spéculative et parasitaire dont le pays a besoin mais de trois « R » : Rupture avec ce système, Reconstruction d’une économie au service de la population, Réorganisation de la société pour la satisfaction des besoins humains. 

Pour cela, il est urgent de rompre avec la continuité des quarante dernières années, dont tous les gouvernements successifs, de « gauche » comme de droite, ont mené des politiques de privatisation, de destruction des services publics, de déréglementation et de réformes anti-ouvrières et antisociales, en tentant d’y associer les organisations syndicales. Cette continuité doit être brisée. 

Et qu’on ne nous dise pas qu’il faut attendre l’élection présidentielle de 2022. D’abord parce que cela voudrait dire que d’ici là la situation continue à se dégrader, permettant aux patrons et au gouvernement de détruire encore plus d’emplois. 

C’est au peuple de définir
ce que doivent être la forme
et le contenu du pouvoir politique 

Ensuite parce que l’élection tous les cinq ans d’un roi sans couronne, ce n’est pas la démocratie. La Vᵉ République est chaque jour davantage un régime bonapartiste où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du président au seul service des intérêts capitalistes, une monarchie de plus en plus autoritaire qui prend des mesures liberticides et répressives contre les droits démocratiques. 

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, l’issue ne viendra pas de l’élection présidentielle. C’est au peuple de définir ce que doivent être la forme et le contenu du pouvoir politique. Il faut abroger l’élection du président de la République au suffrage universel. Une Assemblée constituante pourra le décider. Une assemblée de délégués élus et mandatés par le peuple travailleur prenant entre ses mains tous les pouvoirs, à commencer par celui d’abolir les institutions existantes et de briser le lien de subordination à l’Union européenne. 

Une telle Assemblée constituante représentative du peuple travailleur pourra décider que les 560 milliards garantissent l’emploi et les salaires. Une telle assemblée établissant la démocratie rendra possible la mise en place d’un authentique gouvernement des travailleurs par les travailleurs, pour les travailleurs, qui rompra définitivement avec les institutions de l’Union européenne et de la Vᵉ République. 

L’unité peut et doit se réaliser
sur l’interdiction des licenciements 

Pour avancer dans cette direction, le POID invite travailleurs et militants à débattre de ses propositions.

Aucun doute n’est possible sur le fait que dans les semaines à venir les travailleurs vont être amenés à agir. Pour notre part, nous affirmons que l’unité peut et doit se réaliser sur l’interdiction des licenciements, point de départ de toute politique rompant avec les intérêts capitalistes et répondant au besoin de l’immense majorité. 

Les positions du POID ne sont pas à prendre ou à laisser, nous les soumettons à la discussion et à la réflexion. 

Nous invitons les travailleurs, militants et jeunes, dans cette situation extraordinairement difficile (mais où, nous le savons, l’heure est plus que jamais au combat), à participer aux discussions dans le cadre des assemblées du POID préparatoires au congrès et, membres ou non du POID, à se saisir de cette occasion pour ensemble élaborer la réponse à la question : quelle reconstruction de ce pays dévasté, quelle réorganisation de la société qui répondent enfin aux besoins de la majorité et non pas aux exigences du profit capitaliste ? 

Adoptée à l’unanimité par le bureau national du POID le 5 septembre 2020. 

Après le scandale des masques, celui des tests !

Incontestablement, la pandémie de Covid-19 repart.

File d’attente de dépistage sur le parvis de la mairie de Paris.

Mais pour le gouvernement, pandémie ou pas, une seule chose importe : que les patrons puissent continuer à exploiter les travailleurs – et à licencier à tour de bras avec l’argent distribué par l’Etat – afin de dégager toujours plus de profits.

D’ailleurs, la seule mesure concrète annoncée par le gouvernement, après la tenue du « Conseil national de défense », le 11 septembre, a été la réduction de la durée de l’isolement de quatorze à sept jours, en cas de contamination.

Peu importe que les bus et les rames de métro soient bondés et que, par conséquent, la circulation du virus soit facilitée…

Peu importe que ce soit « la croix et la bannière » pour se faire tester, qu’il faille au moins cinq jours pour obtenir le résultat des tests, que les personnels de laboratoire soient au bord de la crise de nerfs…

Peu importe que les classes ne soient pas dédoublées, que la distanciation physique ne puisse donc pas être respectée, que la qualité des masques fournis par l’Education nationale soit déplorable…

Peu importe… Les salariés doivent travailler pour faire « tourner l’économie », les patrons doivent pouvoir amasser des profits… et, pour ce faire, les enfants doivent aller à l’école, quelles que soient les conditions sanitaires.

Il est urgent de rompre avec cette politique. Il est urgent de réquisitionner les 560 milliards offerts aux patrons. Il est urgent de nationaliser sans indemnité ni rachat toute une série de secteurs de l’industrie, en commençant par les industries de fabrication de masques et de tests et de réorganiser l’économie au service de la population.


Lisez toutes les informations concernant la situation sanitaire dans La Tribune des travailleurs.

Prenez connaissance de l’Adresse à tous les travailleurs, aux militants, aux jeunes, à tous ceux qui refusent l’ordre existant, à tous ceux qui cherchent la voie du combat.

Prenez contact avec le POID.

Le « plan de relance » de Macron Des milliards pour les patrons, pas un centime pour l’école

Le ministre de l’Éducation nationale Blanquer a par avance qualifié la rentrée comme « la plus normale possible ».

« La plus normale possible » ?

Pour les élèves, aucun moyen financier supplémentaire n’est dégagé pour l’école, pour un plan de rattrapage, pour une création massive de postes et l’ouverture d’un nombre de classes permettant de répondre aux besoins.

Impossible, dans ces conditions, de prendre à bras le corps les conséquences du confine- ment pour les élèves, de les faire bénéficier d’un plan de rattrapage dont beaucoup ont besoin ni de garantir la sécurité sanitaire.

Pendant ce temps, Macron annonce un « plan de relance » de 100 milliards d’euros – qui s’ajoutent aux 460 milliards déjà donnés –, avec des prêts garantis par l’État accordés aux seules entreprises rentables, c’est-à-dire celles qui organisent les plans de licenciements.

Blanquer, lui, met 400 millions d’euros sur la table pour lancer son « Grenelle des professeurs ».

400 millions, c’est moins de 0,1 % des sommes allouées aux banquiers et aux patrons pour organiser les plans de licenciements au cours des derniers mois.

Au Grenelle de Blanquer s’oppose l’exigence d’un véritable plan de rattrapage pour sauver la jeune génération du naufrage. Aux suppressions massives d’emplois s’oppose l’exigence de

l’interdiction des licenciements

et, pour cela,

la réquisition des 560 milliards offerts aux patrons.


Lisez toutes les informations concernant la rentrée scolaire et la préparation de la rencontre nationale du 19 septembre pour l’interdiction des licenciements dans La Tribune des travailleurs.
Prenez contact avec le POID.

Solidarité avec Danièle Obono !

(Communiqué) Le Parti ouvrier indépendant démocratique dénonce la provocation raciste contre Danièle Obono, députée de La France insoumise, mise en scène sous les traits d’une esclave à l’époque de la traite négrière par le magazine d’extrême droite Valeur actuelles.

Que, propriété du milliardaire Iskandar Safa, et titrant récemment : « Comment les syndicats sabotent l’économie ? », Valeurs actuelles vomisse sa haine raciste et anti-ouvrière n’étonnera personne.

Comme il ne fait nul doute que cette nouvelle provocation s’inscrit dans une campagne visant à couvrir les crimes racistes dans le monde entier.

Le POID, comme il l’a fait par le passé, exprime à Danièle Obono sa pleine solidarité contre ces attaques racistes.

Montreuil, le 31 août 2020


Magasins Alinea — Grâce au décret Macron, le milliardaire Mulliez dépose le bilan, licencie et touche le pactole !

(Tract POID du 26 août 2020) La famille Mulliez est la sixième fortune de France (32 milliards d’euros en 2019). Elle est propriétaire de groupes de la grande distribution : Auchan, Boulanger, Flunch, Leroy Merlin, Decathlon, Kiabi, Midas, Norauto… et de la chaîne de magasins de meubles et de décoration Alinea.

En mai dernier, au prétexte d’une diminution de l’activité liée au Covid, l’entreprise est déclarée en état de cessation de paiement et placée en redressement judiciaire au tribunal de commerce de Marseille. Deux mille salariés sont menacés de licenciement.

Le 6 août, un repreneur propose de reprendre l’entreprise pour une bouchée de pain avec un projet de restructuration : fermeture de 17 magasins sur 26 et licenciement de 1 000 salariés.

Qui est ce repreneur ? La famille Mulliez elle-même !

Comment est-ce possible ? Grâce à un décret du gouvernement Macron, daté du 20 mai 2020, qui permet à un patron de reprendre son entreprise après en avoir organisé le dépôt de bilan.

Cerise sur le gâteau : toutes les dettes de l’entreprise sont apurées et les suppressions d’emplois partiellement ou totalement prises en charge par l’assurance garantie des salaires (c’est-à-dire la Sécurité sociale).

Alors, oui, il y a urgence à interdire les licenciements pour empêcher la catastrophe !

Commencer à réunir les forces qui combattent pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, c’est le sens de la rencontre nationale du samedi 19 septembre qu’ont proposée les salariés du transport aérien regroupés dans leur comité pour l’unité.

COVID-19: et si la pandémie reprend demain ?

(Tract POID du 19 août 2020) De toutes parts, l’incurie du gouvernement au seul service du profit capitaliste est montrée du doigt.

Professeur de médecine, Gilles Pialoux alerte : « Nous devons tirer le bilan politique de ce qui s’est passé. Les fermetures de lits à l’hôpital depuis des années, les calculs de rentabilité à court terme… plus jamais nous ne devons nous retrouver à court de masques et de respirateurs. Tout cela est hallucinant » (France Inter).

Et si la pandémie de Covid-19 reprend demain ?

Dans les entreprises, le gouvernement s’est contenté de rendre le port du masque obligatoire – mesure de protection indispensable pour les salariés – sans que soit prise en compte la pénibilité aggravée des conditions de travail qui en découle.

Se pliant aux exigences du patronat, il laisse les entreprises engager l’offensive sur le travail à distance qui, demain, pourrait être imposé aux travailleurs.

Il incite à la mise en place d’accords de compétitivité, soumettant les salariés au chantage au licenciement pour imposer la baisse des salaires et des primes. Et son plan de 460 milliards d’euros d’aide aux entreprises et aux banques (voté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 19 mars dernier) sert aujourd’hui à organiser des plans de licenciements à tour de bras. Cette semaine, 1 007 emplois supprimés à Hop ! (filiale d’Air France) et 480 à Camaïeu…

Dans les écoles, le gouvernement s’oriente vers l’allégement du protocole sanitaire : rien ne doit s’opposer à ce que les enfants reprennent le chemin de l’école pour que leurs parents puissent retourner au travail.

Quant aux hôpitaux, ils se préparent à une possible « deuxième vague » dans le même dénuement qu’avant la première : pas plus de lits ou de services, parfois même moins qu’au début de l’épidémie.

De toutes parts, l’incurie de ce gouvernement au seul service du profit capitaliste est montrée du doigt.

Pour le Parti ouvrier indépendant démocratique, il est urgent que l’unité se réalise pour :

  • imposer le dépistage systématique et gratuit de la population, la distribution gratuite de masques, pour réquisitionner les entreprises nécessaires à la fabrication des tests, masques et respirateurs en nombre ;
  • imposer l’interdiction des licenciements, le maintien de tous les emplois ;
  • et pour cela, confisquer les centaines de milliards offerts aux patrons et aux banques.

Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

En plein été, pas une semaine sans un nouveau plan social !

Télécharger le tract : https://poidfr.files.wordpress.com/2020/08/poid_tract_12-08-20.pdf

Le Ministère du travail vient de publier les chiffres du chômage : 815 000 chômeurs supplémentaires au deuxième trimestre 2020, soit 6,15 millions de chômeurs officiels, sans compter les centaines de milliers purement et simplement radiés de Pôle emploi !

Et ce n’est pas fini : « depuis la fin du confinement, pas une semaine ne se passe sans qu’une annonce de plan social, de restructuration, voire de faillite, ne soit officialisée. » (Le Figaro, 10 août).

Des dizaines de milliers de licenciements sont programmées à Air France, Airbus, Renault, Derichebourg, TUI, La Halle, Daher, Valeo, Nokia… Sans parler des 15 000 intérimaires et CDD à La Poste, et des milliers d’enseignants contractuels dans l’Éducation nationale.

Un militant syndical de Hop ! (Filiale d’Air France, 1000 licenciements) s’interroge : « Le comportement de l’État, actionnaire d’Air France, est incompréhensible. Il prête sept milliards d’euros à l’entreprise afin de sauver l’emploi et la laisse dérouler son plan de destruction sans rien dire ! »

C’est un fait : Macron a fait voter par l’Assemblée nationale unanime, le 19 mars 2020, un plan de 343 milliards d’euros (devenu depuis 460 milliards), sous forme de subventions et de garanties bancaires aux entreprises… Les mêmes qui s’empressent de licencier aujourd’hui !

Ce gouvernement n’a aucune légitimité.
Il faudra bien réquisitionner les 460 milliards d’euros de cadeaux aux banques et aux entreprises pour garantir tous les emplois.

Il faudra bien mettre un terme à cette avalanche de « plans sociaux », en réalisant l’unité des travailleurs et de leurs organisations qui imposera l’interdiction des licenciements !

C’est le sens de la proposition faite par des salariés du transport aérien, d’une première rencontre nationale pour l’unité, pour l’interdiction des licenciements, le 19 septembre.

C’est le sens du combat du Parti ouvrier indépendant démocratique qui appelle toutes et tous à signer en masse l’appel : « Pour l’interdiction des licenciements ! »


Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Un véritable plan de relance, ça passe par le maintien de tous les emplois et de tous les salaires

Pas un jour ne passe sans que s’allonge la liste des plans de licenciements. Transport aérien, construction, industrie, tourisme, services, banques… le saccage n’épargne aucun secteur.

Les travailleurs ripostent et cherchent à bloquer les plans patronaux, comme à l’usine Smart d’Hambach (Moselle) où les travailleurs ont manifesté par milliers le 24 juillet à Sarreguemines, en plein été, avec leurs syndicats et la population, pour le maintien de tous les emplois.

« Il y a beaucoup de syndicats dans l’usine, dit cet ouvrier, ils sont divisés ; mais aujourd’hui, je constate qu’ils sont unis, c’est la bonne voie. » Il a raison.

L’unité ouvrière doit l’emporter face aux plans patronaux

C’est l’unité dans la grève avec les syndicats qui a conduit à la puissante mobilisation à Castorama, dans plus de 70 magasins, contre le vol de 30 millions de primes dues aux travailleurs. Comme le dit une des grévistes, « le cours du groupe a augmenté de 20 % à la Bourse. Il a touché 600 millions d’euros de prêts garantis par l’Etat. Et nous, rien ! »

460 milliards pour les banquiers et les patrons… « Et nous, rien ! »

Leur « plan de relance », c’est 460 milliards d’euros pour les banquiers et les capitalistes, servis sur un plateau par le gouvernement Macron-Castex, après le vote unanime de l’Assemblée nationale le 19 mars… « Et nous, rien ! ».
14 574 signataires se sont d’ores et déjà regroupés autour de la campagne pour l’unité pour l’interdiction des licenciements, dont les militants du POID sont partie prenante. Près de cinquante travailleurs d’Aéroports de Paris viennent de lancer un appel à une rencontre nationale en ce sens. De premiers regroupements politiques y répondent positivement.

Pour un plan de relance pour les travailleurs

Le seul plan de relance qui permettra d’empêcher la catastrophe sociale, c’est un plan ouvrier, un plan de rupture avec ce gouvernement, un plan de relance qui commence par le maintien de tous les emplois et de tous les salaires. Un plan qui inclut la reconstruction de l’hôpital public, le rattrapage scolaire, la gratuité des masques et des dépistages…


Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.

Des « plans de relance » en échange de contre-réformes et de plans de suppressions d’emplois…

Un « plan de relance » européen de 750 milliards d’euros a été adopté à l’unanimité des 27 États membres, le 21 juillet, à l’issue d’une longue et âpre négociation. 

Sur quoi portait la négociation ?

Le principal débat a porté sur la répartition des 750 milliards entre prêts et subventions. 

La répartition initiale proposée par la Commission européenne et défendue par la France et l’Allemagne prévoyait 250 milliards de prêts et 500 milliards de dons. 

Refus des pays dits « frugaux » (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède et Finlande), partisans d’une réduction du montant des subventions car il faut demander aux pays bénéficiaires de régler leurs problèmes par eux-mêmes « via des réformes du marché du travail, du système de retraite… », c’est-à-dire via la remise en cause des droits des travailleurs. Sont particulièrement visées l’Espagne et l’Italie. 

Quel est finalement le contenu de l’accord ? 

Les 500 milliards ont été ramenés à 390 milliards qui seront attribués aux États les plus frappés par la pandémie… à condition que des contre-réformes soient appliquées par les pays « bénéficiaires » et en échange d’un droit de regard de l’Union européenne sur l’utilisation des fonds. 

Une tutelle qui rappelle celle imposée à la Grèce par la troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI) et l’ampleur des plans d’austérité destructeurs qui ont frappé les travailleurs grecs. 

En France, une partie de l’argent reçu de l’Union européenne ira alimenter le « plan de relance » de 100 milliards annoncé par le Premier ministre la semaine dernière, en contrepartie de contreréformes… auxquels s’ajoutent les 460 milliards déjà versés aux banques et aux capitalistes et qui servent à organiser les plans de suppressions d’emplois. 

Non aux contre-réformes !
Interdiction des licenciements ! 

« N’y a-t-il pas urgence à rassembler toutes les forces qui se prononcent pour l’interdiction des licenciements, des suppressions d’emplois et de postes ? » 
C’est la question posée par l’appel lancé, le 16 juillet, par des travailleurs du secteur aérien d’Orly et de Roissy qui ont décidé de se constituer en comité pour l’unité pour l’interdiction des licenciements et de soumettre à la réflexion des travailleurs, dans le secteur du transport aérien et au-delà, un appel à une rencontre nationale. 


Si vous voulez en savoir plus, lisez toutes les informations concernant le combat contre les plans de licenciements dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID. 

Maintien de tous les emplois !

Air France, Airbus, Aéroports de Paris, Thalès, Sanofi, Smart… pas un jour, depuis le début du mois, sans l’annonce d’un plan de suppression d’emplois.

Des plans d’une ampleur considérable… qui déclenchent une mobilisation massive des salariés.

Ainsi, après la manifestation organisée à Lannion (Côtes-d’Armor), le 4 juillet, les salariés de Nokia ont manifesté en direction de l’ambassade de Finlande, à Paris, le 8 juillet, pour dénoncer à nouveau le plan de licenciements. « Un TGV plein à craquer a convoyé à 6 h 50 les manifestants du centre de recherche de Lannion […]. “280 millions de subventions encaissées, 1 233 emplois supprimés”, proclame une banderole, allusion au crédit impôt recherche (CIR – ndlr) touché en quatre ans par l’équipementier finlandais », rapporte l’AFP (8 juillet).

Oui, des milliards déversés par l’État (CIR, crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, prêts garantis par l’État, aides diverses) qui servent à organiser les plans de licenciements !

Dans ce contexte, la question du tous ensemble est posée avec force. Et cette question, c’est-à-dire celle de l’unité, pose nécessairement celle de la définition de la revendication qui rassemble : le maintien de tous les emplois.

Accepter de négocier les conditions de départ ou bien exiger le maintien de tous les emplois : cette alternative est au cœur de toutes les discussions parmi les travailleurs et militants confrontés aux plans.

Rien ne doit s’opposer à la réalisation de l’unité de toutes les organisations et à la mul- tiplication des prises de position communes pour l’interdiction des licenciements et le maintien de tous les emplois.


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