Réforme des retraites Ils abattent leurs cartes

A la une de la Tribune des travailleurs du 25 septembre 2019

Depuis des mois, le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye concocte sa réforme des retraites.

Il s’agit d’en finir avec les 42 régimes spéciaux et de mettre en place un système « universel » par points pour remettre en cause l’ensemble des droits collectifs.

Chaque jour, de nouvelles annonces montrent à quel point ce nouveau système est une entre- prise de liquidation de tout ce qui existe actuellement :

• La pension de réversion versée au conjoint survivant jusqu’à présent à partir de 55 ans ne serait plus versée qu’à partir de 62 ans (L’Opinion, 17 septembre 2019).

• Alors que Delevoye assure que 10 euros cotisés donneront un point qui rapportera 0,55 euros de retraite, des experts prouvent, chiffres à l’appui, que le rendement réel sera de 4,95 % et non de 5,5 % (groupe d’experts de l’Institut de la protection sociale, IPS).

• Il faudra allonger de deux ans l’âge moyen de départ à la retraite, qui devra passer de 63 à 65 ans, soit par relèvement de l’âge minimum, soit par l’instau- ration d’un âge pivot, soit par un allongement de la durée de cotisation (Jean Peyrelevade, ancien directeur de cabinet ministériel, Les Echos, 11 septembre).

C’est contre ces mesures et contre l’ensemble de la réforme des retraites du gouvernement que se mobilisent des centaines de milliers de travailleurs, en faisant grève et manifestant, les 13, 16, 19, 21 et 24 septembre.

Au centre de toutes les discussions, dans les entreprises, dans les manifestations : « Comment y arriver ? Il faut s’y mettre tous ensemble. On y travaille. »

Tel est l’objectif de la rencontre nationale des comités pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites du 12 octobre : combattre pour l’unité à tous les niveaux pour la grève générale pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye, salariés du public ou du privé, syndiqués, non syndiqués.

Appel du IIIᵉ Congrès du POID « Un fait révoltant »

Nous, délégués au IIIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, venus de 62 départements, nous voulons informer les travailleurs et les jeunes d’un fait révoltant dont nous avons discuté dans notre congrès. 

Au moment même où Macron réunit les élus et engage son prétendu « grand débat national », l’agence gouvernementale France Stratégie publie à la demande du gouvernement une note intitulée « Où réduire le poids de la dépense publique ? » *. 

Cette note dénonce les retraites et l’assurance maladie comme pesant le plus lourd dans les dépenses de l’État. 

Mensonge ! La Sécurité sociale, comme les régimes de retraite, ce n’est pas le budget de l’État, c’est le salaire différé des travailleurs, partie intégrante du salaire ouvrier ! 

Honte ! Cette note gouvernementale affirme en toutes lettres que les travailleurs, en France, bénéficient de pensions trop élevées et qu’ils sont beaucoup trop riches comparativement aux travailleurs des autres pays d’Europe. En fait, dans tous les pays les travailleurs sont confrontés aux mêmes attaques de l’Union européenne et des gouvernements à ses ordres. 

La note gouvernementale dénonce le fait que les travailleurs en France vivent trop longtemps à la retraite comparés à ceux des autres pays. L’objectif est clair : il faut que les travailleurs partent plus tard à la retraite avec des pensions amputées. Bref, que notre vie s’achève plus tôt qu’aujourd’hui et dans des conditions misérables. 

Voilà ce que Macron voudrait imposer en déchaînant une répression féroce contre les travailleurs et les jeunes et en voulant supprimer le droit de manifester. 

Voilà ce que Macron a mis au point pendant qu’il amuse la galerie avec son grand débat. 

Il faut faire cela, prétend-il, pour réduire les dépenses de l’État. Réduire les dépenses de l’État ? Et les 40 milliards d’euros versés aux patrons au titre du CICE prétendument pour créer des emplois et qui n’en ont jamais créé un seul ? Et les 57 milliards de dividendes versés aux actionnaires des 40 groupes du CAC 40 pour l’année dernière, produits de l’exploitation des travailleurs ? Et les 41 milliards d’intérêts de la dette versés aux grandes banques internationales ? 

Le « grand débat » n’est pas seulement un écran de fumée, c’est une mystification sur le fond : derrière le rideau du « grand débat » de nouveaux coups, les plus brutaux, se préparent contre les droits des travailleurs, coups auxquels Macron voudrait associer ceux qu’il appelle les « corps intermédiaires », les élus et les syndicats de travailleurs. 

C’est bien une politique de classe que Macron met en œuvre, la politique dictée par les banquiers, les capitalistes, les spéculateurs et l’Union européenne. 

À cette politique de classe, nous estimons urgent que s’oppose une autre politique de classe. Celle-ci se concentre dans un mot d’ordre très simple : « Ne touchez pas à nos régimes de retraite ! Retrait du projet de réforme du gouvernement ! ». Et aussi : retrait de toutes les contre-réformes qui frappent la SNCF, le droit du travail, les services publics et l’instruction publique. 

L’unité des travailleurs et de la jeunesse est indispensable. S’il s’agit de bloquer cette offensive du gouvernement, il n’y a pas trente-six façons : la grève générale ouvrière est le seul moyen pour défendre et préserver les intérêts du peuple travailleur face à une minorité de profiteurs et de spéculateurs qui n’ont d’autre préoccupation que de faire grossir leurs profits. 

On entend de toute part : il n’y a pas de perspective politique. Si, il y a une perspective politique. Chasser Macron, mais pas seulement : chasser la Ve République et ses institutions antidémocratiques, en finir avec les diktats de l’Union européenne, abroger ses traités et former un gouvernement ouvrier qui prenne les mesures indispensables de préservation du peuple travailleur. 

À cet effet, notre congrès a adopté un projet de programme d’action politique que nous soumettons à la discussion. Non seulement pour ses propositions concernant le gouvernement ouvrier, mais aussi pour ses propositions d’action : nous voulons aider à ouvrir la voie à l’action de millions et de millions d’hommes, de femmes, de jeunes, de toute la classe ouvrière rassemblée qui abattra cette politique de misère et de déchéance. 

Voici, résumées brièvement, les propositions de notre congrès. À ceux qui les partagent, nous proposons de travailler à une construction commune pour bâtir dans ce pays un parti ouvrier se situant sur le terrain de classe. 

À tous, nous faisons la proposition de venir en discuter dans les réunions publiques et assemblées que le POID organisera dans tous les départements de ce pays dans les prochaines semaines. 

* https://www.strategie.gouv.fr/publications/reduire-poids-de-depense-publique 

Adopté à l’unanimité 

Lisez toutes le compte-rendu du IIIe congrès du POID dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID. 


Soutien au peuple palestinien : des milliers ont manifesté ce 15 mai à Paris

COMMUNIQUÉ DU POID – 15 MAI 2021 – 16H30

Sur mandat du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, j’ai conduit une délégation à la manifestation « interdite » par Macron et Darmanin en soutien au peuple palestinien ce samedi 15 mai à Paris dans l’après-midi.

Nous y avons vu plusieurs cortèges coupés les uns des autres par le dispositif policier, composés majoritairement de jeunes manifestants venus pacifiquement exprimer leur colère contre le sort réservé au peuple palestinien.

Nous avons entendu leurs mots d’ordre : « Palestine libre ! », « Israël assassin, Macron complice ! », ou encore « Israël casse-toi, Gaza n’est pas à toi ! »

Autant de mots d’ordre dépourvus de haine raciste ou antisémite.
Autant de mots d’ordre qui ne font qu’exprimer la réalité telle que la vivent des millions de palestiniens.
Autant de mots d’ordre que partagent, ceux qui, de par le monde, soutiennent le combat pour la justice, l’égalité et pour les droits de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.

Où étaient les provocations à la haine dans ces manifestations ? Nulle part.

Où étaient les risques de violence ? Nulle part, hormis dans le dispositif policier chargeant ces tout jeunes manifestants pacifiques et usant de gaz lacrymogène à leur encontre.

C’est bien pour des raisons politiques que Macron et Darmanin ont voulu interdire ces manifestations.

Chacun le comprend : si les « grands partis » et les « grandes organisations » se réclamant du mouvement ouvrier démocratique avaient pris leurs responsabilités ce 15 mai, c’est par dizaines de milliers et davantage que les manifestants auraient répondu à leur appel.

Il reste que des milliers de jeunes (et quelques organisations dont le POID) ont pacifiquement mis en échec cette nouvelle tentative du gouvernement d’étouffer les libertés.

  • Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens !
  • Halte aux bombardements contre Gaza !
  • Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
  • Liberté pour le peuple palestinien !
  • Droit au retour pour tous les réfugiés !

Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

Montreuil, le 15 mai 2021, 16h30

Non à la dérive totalitaire ! Respect du droit de manifestation !

COMMUNIQUÉ DU POID – 14 MAI 2021

Voici les faits.

Mercredi 12 mai, la Préfecture de Police de Paris interdit un rassemblement convoqué par diverses organisations, aux abords du ministère des Affaires étrangères, où une délégation de représentants de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), de la CGT, de La France Insoumise et du PCF est reçue. A la sortie du Ministère, le président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn, est arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures.

Jeudi 13 mai à 15 heures, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, déclare à propos de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 15 mai (autorisée par la Préfecture de police de Paris) : « A Paris, j’ai demandé au Préfet de police d’interdire les manifestations de samedi (15 mai – Ndr) en lien avec les récentes tensions au Proche-Orient. De graves troubles à l’ordre public furent constatés en 2014. »

Jeudi 13 mai dans la soirée, par l’arrêté 2021-00432, le Préfet de police de Paris interdit la manifestation du 15 mai. Cet arrêté piétine le principe démocratique du droit de manifester une opinion. De fait, les motivations de cet arrêté reviennent à dire que cette manifestation est interdite parce qu’elle va à l’encontre de la politique étrangère du gouvernement. Délibérément, cet arrêté pousse à l’affrontement entre « communautés », alors que le thème de la manifestation était une position légitime de protestation contre la politique d’un gouvernement étranger, et non pas une affaire « intérieure ».

Ces faits sont d’une extrême gravité.
Alors qu’il vient de faire voter la levée de l’état d’urgence à l’Assemblée nationale, la décision prise par le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur d’interdire une manifestation au motif que celle-ci n’est pas conforme avec sa politique étrangère, est le franchissement d’un cran extrêmement dangereux. Car cette décision crée un précédent qui se retournera demain contre toute organisation, parti, syndicat, association souhaitant exercer son droit de manifester à l’encontre de tel ou tel aspect de la politique du gouvernement.

C’est la liberté d’expression qui est remise en cause.

Faut-il rappeler qu’aux Etats-Unis – dont le gouvernement est pourtant le principal soutien de Netanyahou et de l’Etat d’Israël – toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien convoquées ces dix derniers jours dans les grandes villes, de New York à Chicago, ont été autorisées et se sont déroulées sans aucun incident ?

Mais dans sa dérive antidémocratique, le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur, utilisant tout l’arsenal arbitraire des institutions de la Ve République, délivrent un message politique : « Silence, on massacre ! »

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID), qui a fait connaitre sa position *, condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction du rassemblement du 12 mai, l’interdiction de la manifestation du 15 mai et l’arrestation du président de l’AFPS.

Quand les libertés démocratiques sont foulées aux pieds par le gouvernement, il est du devoir de toutes les organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie de faire bloc pour faire reculer les mesures liberticides.

Montreuil, le 14 mai 2021, 11h00

*Lire notre communiqué du 12 mai 2021 : https://poid.fr/2021/05/12/une-nouvelle-fois-la-terre-de-palestine-est-ensanglantee/

POID 67 avenue Faidherbe 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.

Une nouvelle fois, la terre de Palestine est ensanglantée

COMMUNIQUÉ DU POID – 12 MAI 2021

À nouveau se déroule la logique de l’expansion coloniale qui caractérise l’État d’Israël depuis qu’il a été fondé en 1948 sous l’égide de toutes les grandes puissances.

Les familles menacées aujourd’hui d’expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem sont souvent celles-là même qui s’y sont établies en 1948, après avoir été chassées des maisons qu’elles habitaient depuis des générations, en particulier à Jaffa et à Haïfa.

Jusqu’à quand ce mécanisme d’expulsion va-t-il se poursuivre ?

La Tribune des travailleurs, hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant démocratique, a fait entendre les voix, certes minoritaires, de ceux qui, parmi la population juive israélienne, se dressent contre l’acharnement du gouvernement israélien à l’encontre des Palestiniens :

  • Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien et de l’Agence juive, s’est prononcé en mars 2021 dans le quotidien israélien Haaretz « pour un État de tous ses citoyens ».
  • La principale association israélienne de défense des droits de l’homme, B’tselem, dans un rapport du 12 janvier 2021, déclare : « Entre le Jourdain et la Méditerranée : c’est l’apartheid ». Elle dénonce comme « législation discriminatoire » la loi israélienne de 1950 « sur la propriété des absents » au nom de laquelle les habitants palestiniens sont expropriés de leurs maisons.
  • Soixante lycéens israéliens ont, en janvier 2021, exprimé leur refus de servir dans l’armée israélienne, expliquant : « On nous demande de revêtir un uniforme taché de sang. Avec la nakba* et l’occupation, la société israélienne s’est construite sur des bases pourries et cela rejaillit dans tous les aspects de la vie : le racisme, les discours politiques de haine, la brutalité de la police et bien d’autres choses encore. »

Ils ont raison. Israël est devenu un État d’apartheid fondé sur la discrimination et le racisme. La logique de l’apartheid, c’est l’éviction pure et simple de tout le peuple palestinien du territoire historique de la Palestine.
Aucune issue conforme aux principes universels de démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux- mêmes n’est envisageable si ne sont pas reconnus au peuple palestinien, comme à tous les peuples, le droit à la nation, à la terre, à la liberté et donc le droit au retour.

La Tribune des travailleurs a donné la parole à des militants palestiniens, qui, pour leur part, affirment : « Les trois questions majeures qui demeurent sont donc : l’unité avec la lutte des peuples arabes contre l’oppression ; la lutte commune avec des forces juives progressistes pour un État palestinien démocratique et laïque et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ; et la solidarité internationale avec les peuples et les classes opprimées qui luttent pour leurs droits dans le monde entier. »

Que l’on partage ou non cette position, il doit être clairement affirmé qu’aucune solution ne sera trouvée dans la répression, la discrimination et la négation des droits.

Honte à Biden, qui dans la continuité de Trump déclarant « Jérusalem, capitale de l’État d’Israël », soutient Netanyahou !

Honte au Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est, comme toujours, rangé derrière l’administration américaine !

Honte à l’Union européenne qui renvoie dos à dos agressés et agresseurs, prônant la « désescalade » des deux côtés !

Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens qui manifestent à Jérusalem et dans toutes les villes !
Halte aux bombardements contre Gaza !
Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
Liberté pour le peuple palestinien !
Droit au retour pour tous les réfugiés !

* La nakba (« catastrophe ») est l’expulsion de 850 000 Palestiniens de leurs villes et villages en mai 1948.

Assurance chômage : Une réforme inique qui doit être abrogée

Le gouvernement veut imposer sa réforme de l’assurance chômage d’ici au 1er juillet.

Que contient-elle ?

La modification du mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR) : jusqu’à présent, le SJR est calculé à partir d’une moyenne des salaires perçus les jours tra- vaillés par un salarié pendant un an.

Avec la réforme, le calcul se fera sur deux ans et à partir de la totalité des jours de la période, c’est-à-dire en prenant en compte les jours non travaillés.

Automatiquement, le montant de l’allocation chômage va diminuer, d’une part, parce que les salaires augmentent en principe d’une année sur l’autre, et d’autre part, en raison de la prise en compte des périodes chômées (voir encadré ci-contre).

Cette réforme va d’abord frapper les travailleurs les plus précaires, ceux qui alternent les contrats courts avec des périodes de chômage.

Qui est concerné ?

Selon l’Unedic*, 1,15 million de personnes qui ouvriront des droits à l’assurance-chômage dans l’année suivant le 1er juillet devraient toucher une allocation mensuelle plus faible (de 17 % en moyenne) qu’avec les règles actuelles.

Quel est l’objectif du gouvernement ?

Il s’agit de faire en sorte que les demandeurs d’emploi mettent le doigt dans l’engrenage des contrats courts afin de les inciter à accepter n’importe quel emploi pour éviter au maximum les périodes non travaillées entre deux emplois.

Il s’agit de précariser et de déqualifier davantage les travailleurs, d’appauvrir les chômeurs… et de réaliser, selon l’Unedic, 2,3 milliards d’euros d’économie par an, sur le dos des salariés privés d’emploi.

Considérons un travailleur privé d’emploi qui aurait travaillé en janvier, puis d’avril à juin, et ensuite de novembre à décembre, pour 2 000 euros par mois.

Aujourd’hui, son salaire journalier de référence (SJR) est ainsi calculé : 2 000 x 6/183 = 65,57 euros.

Avec la réforme, il serait ainsi calculé : 2 000 x 6/365 = 32,87 euros.

Le montant de l’allocation chômage de ce travailleur serait donc divisé par deux.


Le POID oppose à la Vᵉ République, la république de la majorité, la république ouvrière qui n’hésitera pas à abroger la réforme de l’assurance chômage.

C’est l’un des mots d’ordre de la manifestation nationale que le POID organise, à Paris, le 5 juin.


18 135 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux ».

Vous aussi, signez cet appel !

Tous à Paris (M° Nation) le 5 juin à 14 heures

Tous le 5 juin à Paris

Empêcher le naufrage scolaire que Blanquer et le gouvernement organisent

Le 26 avril, les élèves du primaire ont fait leur rentrée. Le 3 mai, c’était au tour d’une partie des collégiens et des lycéens en demi-groupe, avec une alternance de classes en présentiel et distanciel. 

« Malgré les craintes, la reprise en primaire s’est bien passée », s’est félicité le ministre Blanquer dans un entretien accordé au Journal du dimanche (2 mai). 

Bien passée ?

  • En tout cas, pas pour les élèves qui ont été renvoyés chez eux faute de remplaçants, et par conséquent privés d’école.
  • En tout cas, pas pour les parents qui ont dû se débrouiller pour garder ou faire garder leurs enfants.
  • En tous cas pas pour les élèves en situation de handicap qui, malgré les notifications des maisons départementales des personnes handicapées, ne disposent toujours pas de l’aide d’une AESH[1].
  • En tout cas, pas pour les enseignants qui ne sont pas remplacés.
  • En tout cas pas pour les directeurs d’école qui doivent « gérer » les absences des instituteurs.
  • En tout cas pas pour les ATSEM[2] qui sont en nombre insuffisant.

Et dans le secondaire ?

Les épreuves du bac de tronc commun, les E3C, et de spécialités ont été annulées et remplacées par du contrôle continu total. Les seules épreuves sont le français en première, la philo et le grand oral en terminale, qui sont prévues en juin et juillet.

Mais comment préparer une épreuve qui n’a pas été étudiée par tous les lycéens de la même manière, voire pas du tout ? Car les épreuves terminales nationales sont communes, mais il y a inégalité des conditions de préparation.

Comme dans le premier degré, le ministre n’a pris aucune mesure pendant les quatre semaines de fermeture pour améliorer les choses. Ni sur le plan sanitaire ni sur le plan du droit à l’instruction : aucun plan massif de vaccination des personnels, aucun recrutement, aucune réquisition de locaux, aucune mesure de protection des élèves et de personnels (tests, masques, détecteurs de CO2, etc.).

Dans de nombreux départements, les enseignants avec leurs syndicats ainsi que les parents se mobilisent contre la politique du ministre. Dans plusieurs d’entre eux, des appels ont été lancés à la grève et à manifester au ministère.

Pour sa part, le POID considère qu’il est urgent de confisquer les 560 milliards d’euros honteusement distribués aux patrons pour les affecter à l’école, pour recruter des personnels en masse, pour garantir à tous les jeunes le droit d’étudier et l’accès à un vrai travail.

C’est le sens de la manifestation nationale qu’il organise, à Paris, le 5 juin.

[1] Accompagnante d’élève en situation de handicap.

[2] Agent territorial spécialisé des écoles maternelles.


17 331 travailleurs et jeunes ont signé l’appel « Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux »

Vous aussi, signez cet appel !

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.


Le POID condamne les agressions contre la CGT et ses militants, le 1er mai à Paris

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) condamne les agressions survenues samedi 1er mai 2021 à Paris, lors de la dispersion de la manifestation à l’appel des organisations syndicales, contre la CGT et ses militants, dont 21 ont été blessés (4 dans un état grave).

Les faits sont connus. Comme l’indique le communiqué de la CGT : « Si, sur le parcours, une fois encore, le cortège a dû faire face à plusieurs interventions des forces de l’ordre totalement injustifiées, la manifestation a pu, tout de même, arriver à son terme. C’est à ce moment qu’un important groupe d’individus dont certains se revendiquant gilets jaunes, ont fait usage d’une extrême violence à l’encontre des manifestants. Insultes homophobes, sexistes, racistes, ont précédé des actes de vandalisation des véhicules des organisations, et, bien plus grave, la haine s’est exprimée par un déchainement de coups et de jets de projectiles. »

Le POID exprime sa solidarité avec la CGT, ses militants, et en particulier ceux qui ont été blessés par les attaques de nervis.

Le POID affirme qu’aujourd’hui comme hier, ceux qui s’en prennent au mouvement ouvrier sont les ennemis de la démocratie et les fourriers des pires régimes totalitaires.

Montreuil, le 3 mai 2021

Le manifeste du 1er-Mai du Parti ouvrier indépendant démocratique

1er mai drapeau POID

Camarades,

En ce 1er mai 2021, nous saluons les camarades du monde entier qui commémorent le sacrifice des travailleurs de Haymarket à Chicago, le 1er mai 1886.

Salut à vous, camarades d’Inde et d’Afrique du Sud, du Brésil et d’Allemagne, de Turquie, d’Algérie, de Chine et du monde entier. Salut à vous, nos frères et nos sœurs frappés depuis quinze mois non seulement par le virus du Covid-19, mais aussi (et surtout) par les gouvernements dont les politiques soumises à la loi du profit transforment la crise sanitaire en une dévastation sacrifiant des millions de vie.

Salut à vous, nos camarades qui, ces derniers mois, face à la pandémie et en dépit d’elle, êtes descendus dans les rues par millions de Bombay à Alger, de Beyrouth à Minneapolis.

Salut à vous qui, sans relâche, combattez pour la justice sociale.

En ce 1er-Mai, Journée internationale de lutte de la classe ouvrière, nous l’affirmons avec force : les travailleurs forment dans le monde entier une seule classe, femmes et hommes, quelles que soient les nationalités, les couleurs de peau, les cultures, les croyances, tous frappés par un régime capitaliste sans pitié, mais aussi tous unis dans un combat classe contre classe pour la démocratie et les droits, pour la loi de la majorité.
[Lire la suite sur le site de La Tribune des travailleurs, en cliquant ici.]

Confiscation des centaines de milliards offerts par l’État aux patrons licencieurs !

Depuis quelques jours, les déclarations de ministres concernant les aides publiques aux entreprises se multiplient.

Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics : « Nous aiderons les entreprises autant qu’il le faudra. » Et afin de financer ces aides, il faudra, précise-t-il, « veiller à ce que toutes les autres politiques, tous les autres budgets ministériels ne dérapent pas ».

560 milliards d’euros déjà offerts aux patrons depuis mars 2020… et ça continue ! Et rien pour l’école, les hôpitaux, le logement, les services publics.

Elisabeth Borne, ministre du Travail : « Grâce aux prêts garantis par l’État, au fonds de solidarité, à l’activité partielle, on a pu maintenir la situation de beaucoup d’entreprises […].
C’est très important de leur permettre de traverser cette période en mobilisant des aides massives. »

Et on voit le résultat, par exemple à Air France et Renault, avec des milliers de suppressions d’emplois supplémentaires.

Pendant ce temps, les patrons continuent à organiser les plans de licenciements afin de dégager toujours plus de profits et de dividendes pour les actionnaires : SKF, SAM, MBF, Diehl, Bio-Rad, IBM…

Pendant ce temps, les grèves, blocages et manifestations se multiplient contre ces plans.

Grèves qui mettent à l’ordre du jour la nécessité de rompre avec l’ordre existant, et tout particulièrement de décider :

• L’interdiction des licenciements.
• La confiscation des 560 milliards et leur affectation à un plan de sauvegarde de défense de l’école, des hôpitaux et de vaccination massive pour tous ceux qui le demandent.

14 511 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux ». Vous aussi, signez cet appel !

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Je souhaite prendre contact avec le Parti ouvrier indépendant démocratique.