Réforme des retraites Ils abattent leurs cartes

A la une de la Tribune des travailleurs du 25 septembre 2019

Depuis des mois, le gouvernement Macron-Philippe-Delevoye concocte sa réforme des retraites.

Il s’agit d’en finir avec les 42 régimes spéciaux et de mettre en place un système « universel » par points pour remettre en cause l’ensemble des droits collectifs.

Chaque jour, de nouvelles annonces montrent à quel point ce nouveau système est une entre- prise de liquidation de tout ce qui existe actuellement :

• La pension de réversion versée au conjoint survivant jusqu’à présent à partir de 55 ans ne serait plus versée qu’à partir de 62 ans (L’Opinion, 17 septembre 2019).

• Alors que Delevoye assure que 10 euros cotisés donneront un point qui rapportera 0,55 euros de retraite, des experts prouvent, chiffres à l’appui, que le rendement réel sera de 4,95 % et non de 5,5 % (groupe d’experts de l’Institut de la protection sociale, IPS).

• Il faudra allonger de deux ans l’âge moyen de départ à la retraite, qui devra passer de 63 à 65 ans, soit par relèvement de l’âge minimum, soit par l’instau- ration d’un âge pivot, soit par un allongement de la durée de cotisation (Jean Peyrelevade, ancien directeur de cabinet ministériel, Les Echos, 11 septembre).

C’est contre ces mesures et contre l’ensemble de la réforme des retraites du gouvernement que se mobilisent des centaines de milliers de travailleurs, en faisant grève et manifestant, les 13, 16, 19, 21 et 24 septembre.

Au centre de toutes les discussions, dans les entreprises, dans les manifestations : « Comment y arriver ? Il faut s’y mettre tous ensemble. On y travaille. »

Tel est l’objectif de la rencontre nationale des comités pour l’unité pour le retrait de la réforme des retraites du 12 octobre : combattre pour l’unité à tous les niveaux pour la grève générale pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye, salariés du public ou du privé, syndiqués, non syndiqués.

Appel du IIIᵉ Congrès du POID « Un fait révoltant »

Nous, délégués au IIIe Congrès du Parti ouvrier indépendant démocratique, venus de 62 départements, nous voulons informer les travailleurs et les jeunes d’un fait révoltant dont nous avons discuté dans notre congrès. 

Au moment même où Macron réunit les élus et engage son prétendu « grand débat national », l’agence gouvernementale France Stratégie publie à la demande du gouvernement une note intitulée « Où réduire le poids de la dépense publique ? » *. 

Cette note dénonce les retraites et l’assurance maladie comme pesant le plus lourd dans les dépenses de l’État. 

Mensonge ! La Sécurité sociale, comme les régimes de retraite, ce n’est pas le budget de l’État, c’est le salaire différé des travailleurs, partie intégrante du salaire ouvrier ! 

Honte ! Cette note gouvernementale affirme en toutes lettres que les travailleurs, en France, bénéficient de pensions trop élevées et qu’ils sont beaucoup trop riches comparativement aux travailleurs des autres pays d’Europe. En fait, dans tous les pays les travailleurs sont confrontés aux mêmes attaques de l’Union européenne et des gouvernements à ses ordres. 

La note gouvernementale dénonce le fait que les travailleurs en France vivent trop longtemps à la retraite comparés à ceux des autres pays. L’objectif est clair : il faut que les travailleurs partent plus tard à la retraite avec des pensions amputées. Bref, que notre vie s’achève plus tôt qu’aujourd’hui et dans des conditions misérables. 

Voilà ce que Macron voudrait imposer en déchaînant une répression féroce contre les travailleurs et les jeunes et en voulant supprimer le droit de manifester. 

Voilà ce que Macron a mis au point pendant qu’il amuse la galerie avec son grand débat. 

Il faut faire cela, prétend-il, pour réduire les dépenses de l’État. Réduire les dépenses de l’État ? Et les 40 milliards d’euros versés aux patrons au titre du CICE prétendument pour créer des emplois et qui n’en ont jamais créé un seul ? Et les 57 milliards de dividendes versés aux actionnaires des 40 groupes du CAC 40 pour l’année dernière, produits de l’exploitation des travailleurs ? Et les 41 milliards d’intérêts de la dette versés aux grandes banques internationales ? 

Le « grand débat » n’est pas seulement un écran de fumée, c’est une mystification sur le fond : derrière le rideau du « grand débat » de nouveaux coups, les plus brutaux, se préparent contre les droits des travailleurs, coups auxquels Macron voudrait associer ceux qu’il appelle les « corps intermédiaires », les élus et les syndicats de travailleurs. 

C’est bien une politique de classe que Macron met en œuvre, la politique dictée par les banquiers, les capitalistes, les spéculateurs et l’Union européenne. 

À cette politique de classe, nous estimons urgent que s’oppose une autre politique de classe. Celle-ci se concentre dans un mot d’ordre très simple : « Ne touchez pas à nos régimes de retraite ! Retrait du projet de réforme du gouvernement ! ». Et aussi : retrait de toutes les contre-réformes qui frappent la SNCF, le droit du travail, les services publics et l’instruction publique. 

L’unité des travailleurs et de la jeunesse est indispensable. S’il s’agit de bloquer cette offensive du gouvernement, il n’y a pas trente-six façons : la grève générale ouvrière est le seul moyen pour défendre et préserver les intérêts du peuple travailleur face à une minorité de profiteurs et de spéculateurs qui n’ont d’autre préoccupation que de faire grossir leurs profits. 

On entend de toute part : il n’y a pas de perspective politique. Si, il y a une perspective politique. Chasser Macron, mais pas seulement : chasser la Ve République et ses institutions antidémocratiques, en finir avec les diktats de l’Union européenne, abroger ses traités et former un gouvernement ouvrier qui prenne les mesures indispensables de préservation du peuple travailleur. 

À cet effet, notre congrès a adopté un projet de programme d’action politique que nous soumettons à la discussion. Non seulement pour ses propositions concernant le gouvernement ouvrier, mais aussi pour ses propositions d’action : nous voulons aider à ouvrir la voie à l’action de millions et de millions d’hommes, de femmes, de jeunes, de toute la classe ouvrière rassemblée qui abattra cette politique de misère et de déchéance. 

Voici, résumées brièvement, les propositions de notre congrès. À ceux qui les partagent, nous proposons de travailler à une construction commune pour bâtir dans ce pays un parti ouvrier se situant sur le terrain de classe. 

À tous, nous faisons la proposition de venir en discuter dans les réunions publiques et assemblées que le POID organisera dans tous les départements de ce pays dans les prochaines semaines. 

* https://www.strategie.gouv.fr/publications/reduire-poids-de-depense-publique 

Adopté à l’unanimité 

Lisez toutes le compte-rendu du IIIe congrès du POID dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID. 


Par Macron provoque… mais sa réforme ne passera pas

Macron provoque…
mais sa réforme ne passera pas

Le 19 janvier nous étions des millions de travailleurs et de jeunes unis avec nos organisations syndicales en grève et en manifestation pour le retrait de la réforme Macron-Borne contre les retraites.

Aveugle, Macron n’a pas vu les millions de manifestants et de grévistes.

Sourd, il n’a pas entendu le cri « Retrait de la réforme ».

Macron persiste, il appelle les députés à venir l’aider à « aménager » son projet. Mais il annonce déjà que de toute façon il l’imposera, car la Constitution le permet, même sans le vote des députés !

Alors, qu’est-ce qui empêchera Macron de nous imposer ces deux ans de travail en plus ?

Ce n’est pas le « débat parlementaire », c’est la mobilisation !

Une journée de grève et de manifestations a déjà ébranlé le régime. La grève massive l’obligera à reculer.

Macron multiplie les provocations. Il vient d’annoncer 413 milliards d’euros pour la loi de programmation militaire. Il y a des centaines de milliards pour les chars, les avions et les bombes, et nos régimes de retraite devraient être remis en cause au prétexte d’un prétendu déficit (artificiellement fabriqué) de quelques milliards ? C’est un mensonge !

Le mandat du 19 janvier est clair : le retrait total du projet Macron-Borne !

Le 31 janvier à nouveau, la grève et les manifestations seront massives. Si le gouvernement persiste, les confédérations syndicales qui ont appelé aux 19 et 31 janvier n’auront d’autre choix pour le faire céder que d’en appeler dans l’unité au blocage du pays.

La question de la grève générale sera posée.

Et si Macron persiste à bloquer la situation, qu’il parte, lui et sa réforme avec !

Par millions dans la grève, par millions dans la rue

Par millions dans la grève,
par millions dans la rue

Ce 19 janvier, le peuple s’est exprimé d’une seule voix : retrait du plan Macron-Borne contre les retraites !

En grève par millions, dans le public comme dans le privé.

En manifestation par millions, dans des centaines de villes du pays.

Le peuple travailleur et la jeunesse se sont mobilisés. Le débat est tranché : cette réforme est illégitime et elle doit être retirée. La démocratie exige que la majorité soit entendue.

Et maintenant ?

Alors que nous manifestions par millions, Macron a osé prendre la parole pour dire que sa réforme est « juste » et qu’il la maintiendra.

Il faut le faire reculer.

Ce 19 janvier constitue d’ores et déjà un moment historique par l’ampleur de la grève et des manifestations. Et aussi par l’unité exprimée dans tous les cortèges sur une exigence : maintenant, tout de suite, le retrait.

Ce soir, les dirigeants des confédérations syndicales appellent à « des actions autour du 23 janvier » et à « une nouvelle journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles le 31 janvier » afin de « faire retirer ce projet ».

Dès les prochains jours se tiendront des assemblées de service et d’atelier, des assemblées générales. Nul doute que les travailleurs auront à cœur de s’organiser pour conforter l’unité sur l’objectif commun : maintenant, tout de suite, le retrait du plan Macron-Borne.

Macron est isolé. On ne peut l’obliger à reculer tout en continuant à discuter avec lui.

Il revient aux organisations syndicales de dire clairement qu’elles se retirent de toute concertation ou négociation avec le gouvernement, quel qu’en soit le sujet, tant que le projet Macron-Borne n’est pas retiré.

Comme il revient aux députés qui soutiennent la grève, en particulier les 145 députés de la Nupes, de proclamer solennellement qu’ils ne mettront plus les pieds à l’Assemblée nationale et ne participeront à aucun débat, aucune session, aucune commission sur aucun sujet tant que le gouvernement persistera dans sa volonté d’imposer par un coup de force antidémocratique la loi rejetée par l’immense majorité.

L’heure est venue où, par la mobilisation dans l’unité, les travailleurs et la jeunesse unis peuvent contraindre ce gouvernement isolé à reculer.

Non au naufrage de l’hôpital public !

Non au naufrage de l’hôpital public !

Un homme de 84 ans est décédé aux urgences de l’hôpital de Besançon (Doubs), le 5 janvier, après une attente de dix-huit heures sur un brancard.

La direction de l’hôpital assure que « rien ne permet de faire le lien entre les tensions très fortes que subissent les urgences et le décès de ce patient. »

Mais les syndicats, eux, dénoncent dans la presse « des pics à 80 patients simultanés » aux urgences alors que le service est considéré en tension dès qu’il accueille 30 patients. Ils dénoncent aussi les fermetures de lits (une centaine) et les conditions de travail désastreuses des personnels.

Combien de décès, probablement évitables, aux urgences de l’hôpital de Besançon, et ailleurs ?

Selon le syndicat SAMU-Urgences de France, 23 personnes seraient décédées sur un brancard aux urgences, pour le seul mois de décembre 2022, faute de prise en charge rapide. Et encore ! Ce chiffre ne prend en compte les données que de 13 départements. Le vrai chiffre serait de 150 !

L’urgentiste et syndicaliste Christophe Prudhomme explique que « la surmortalité est de 9 % et peut atteindre 30 % pour les patients les plus graves » quand les services d’urgence sont surchargés.

Ce qui n’empêche pas Macron de persister dans sa politique d’asphyxie des hôpitaux engagée depuis des décennies. Il a déclaré le 6 janvier que la crise des hôpitaux n’était pas « un problème d’argent ».

Dans un communiqué, le Collectif de défense de la santé du Doubs revendique « un plan de sauvetage massif et immédiat, financé, pour former et embaucher massivement les personnels de toutes catégories en leur assurant une rémunération décente ».

Oui, « un plan de sauvetage massif et immédiat » de l’hôpital public, indispensable dans le Doubs, et dans tout le pays !

Il est urgent d’en finir avec les naufrageurs que sont Macron et son gouvernement !

Déclaration du Bureau national du POID

Le pays est à un tournant

Chaque jour qui passe, Macron plonge encore plus la population dans la misère. Le pouvoir d’achat s’effondre, le prix du carburant repart à la hausse, les factures de gaz explosent. Des mesures d’urgence s’imposent.

Chaque jour qui passe, Macron entraîne toujours plus encore le pays dans la guerre. 43 milliards d’euros sont affectés au budget militaire, la loi de programmation militaire prévoit 377 milliards pour la guerre. L’armée vient ouvertement embrigader les jeunes dans les établissements scolaires.

Pour mener sa guerre à l’extérieur, Macron organise la guerre sociale à l’intérieur :

–Alors que le système hospitalier s’effondre et que les personnels hospitaliers multiplient les débrayages, Macron annonce le 6 janvier une nouvelle attaque contre les hôpitaux.
– Alors que l’inflation dévore les budgets ouvriers, un décret gouvernemental imposera à partir du 1er février aux travailleurs privés d’emploi une baisse de la durée d’indemnisation de 25 %.

– Au nom du « déficit » des régimes de retraite qui n’est qu’un prétexte, Macron poursuit son offensive contre les retraites.

De deux choses l’une :
– Ou bien Macron pourra poursuivre sa politique de guerre ; alors les conditions de vie des travailleurs s’effondreront.
– Ou bien la mobilisation des travailleurs ouvrira une issue conforme à la paix, à la démocratie et aux besoins sociaux du peuple travailleur. Cela exige de dire clairement : « Non à toute alliance avec Macron, que ce soit pour soutenir sa diplomatie guerrière, son budget militaire ou pour l’aider à “finaliser” ses lois anti-ouvrières. »

Les revendications sont connues :
• Ni amendable ni négociable, le projet Macron contre les retraites doit être totalement retiré.
• Le blocage total des prix doit être imposé.

Pour les satisfaire, il faut :
Annuler les centaines de milliards d’euros d’exonération sociale accordées aux patrons. Réquisitionner les centaines de milliards d’« aides » versées aux capitalistes.
Affecter les centaines de milliards du budget militaire aux besoins du peuple travailleur.

Pour y parvenir, il est urgent de constituer, à tous les niveaux, le bloc soudé des travailleurs, de leurs organisations et de la population sur des plates-formes de combat. Telle est la position du parti ouvrier.

C’est pourquoi le POID vous appelle à signer par dizaines de milliers :

Retrait total de la réforme Macron-Borne ni amendable ni négociable !
Indexation des salaires réels sur les prix réels !
Réquisition des milliards de la guerre pour leur affectation aux besoins de la population (santé, école, travail) !

La position du POID sur les retraites Retrait du plan Macron-Borne ! Ni amendable ni négociable !

Retraites : retrait du plan Macron-Borne !

Le 10 janvier, la Première ministre, Mme Borne, a confirmé le contenu de la réforme des retraites :
– l’âge de départ légal est repoussé de 62 à 64 ans ;
– le passage à 43 annuités pour avoir une retraite à taux plein est accéléré ;
– les régimes spéciaux seront supprimés.

L’argument du gouvernement : les retraites sont en déficit. C’est un mensonge ! Elles sont excédentaires cette année comme l’an dernier.

La vérité ? Le gouvernement veut plus d’argent pour son budget de guerre et pour rembourser sa dette aux grandes banques.

De l’argent, il y en a ! Rappelons les 377milliards d’euros inscrits dans la loi de programmation militaire pour les cinq prochaines années. Et aussi : les 600 milliards d’euros distribués aux capitalistes pour spéculer et licencier. Ou encore : les 80 milliards d’euros servis comme dividendes et rachats d’actions aux actionnaires du CAC 40 en 2022.

Il s’agit à présent de se préparer au combat. Pour être efficace, il faut l’unité sur des revendications claires. Et d’abord : aucune discussion sur « d’autres moyens de financer », retrait en totalité du plan Macron-Borne !

Aux dirigeants de leurs organisations, les travailleurs sont en droit de dire : « Ne tombez pas dans le piège qui vous est tendu par Mme Borne qui vous invite à poursuivre la “concertation”. Une seule position permet de souder l’unité : on ne touche pas à ce qui existe, on préserve les régimes des retraites tels qu’ils sont, c’est la condition pour les améliorer demain. Ni amendable ni négociable, retrait en totalité de la réforme Macron- Borne ! ».

Ni amendable ni négociable,
retrait en totalité de la réforme Macron-Borne !

Travailleurs, pour en savoir davantage, n’hésitez pas à vous procurer auprès des diffuseurs de ce tract l’hebdomadaire La Tribune des travailleurs.

Pour garantir le pouvoir d’achat : indexer les salaires sur les prix

Pour garantir le pouvoir d’achat :indexer les salaires sur les prix

De janvier 2021 à la mi-2022, le revenu moyen des ménages a baissé de 720 euros par rapport à 2020.

C’est ce qui ressort d’une étude de l’INSEE (19 décembre 2022) qui attribue l’essentiel de cette baisse de revenu à la hausse des prix de l’énergie.

Dans cette situation, les mesures « de soutien » (chèque énergie, bouclier tarifaire) que le gouvernement ne cesse de mettre en avant représentent bien peu de chose : 120 euros pour une hausse de 840 euros en moyenne par ménage.

Quant aux produits de première nécessité, le Panier France Bleu (créé en partenariat avec France Info et un panel de consommateurs), composé de 37 produits du quotidien, communique les chiffres suivants : sur un an (de décembre 2021 à décembre 2022), la hausse du panier est de 14,6 % !

Et cette situation va encore s’aggraver. En ce début d’année, c’est encore et toujours l’augmentation des prix :

  • des produits de première nécessité, et en particulier des produits alimentaires : Macron a évoqué une inflation à deux chiffres en 2023…
  • des carburants : l’augmentation du prix du litre peut aller jusqu’à 20 centimes dans certaines stations ;
  • des transports : en région parisienne, le passe Navigo augmente de 12 % !
  • du gaz : 15 % dès le 1er janvier, alors que le gaz en Europe vaut cinq fois moins cher à la vente en gros qu’en août !

Le POID considère que, dans ces conditions, les mesures suivantes s’imposent :

– la nationalisation des multinationales de l’électricité et du gaz, garantissant à toutes les familles l’accès à l’énergie à un tarif bloqué,

– le blocage des prix,

– l’indexation des salaires sur les prix pour garantir le pouvoir d’achat.

Solidarité avec les travailleurs kurdes

Communiqué 

Montreuil, le 23 décembre 2022

Le Parti ouvrier indépendant démocratique condamne le lâche attentat dans lequel trois militants kurdes ont été assassinés à Paris le 23 décembre.

Cet attentat intervient dans un climat qui, depuis des années et singulièrement depuis plusieurs mois, désigne les étrangers et les migrants à la vindicte populaire. Tous les gouvernements qui se succèdent en France multiplient lois, décrets et circulaires contre les immigrés et les travailleurs étrangers les désignant comme responsables de tous les problèmes auxquels la population est confrontée. Cette politique, qui est celle aujourd’hui du gouvernement Macron-Borne-Darmanin, alimente un climat dans lequel prospèrent nombre de groupes d’extrême droite qui, depuis plusieurs mois, multiplient les agressions contre les militants, les élus et les locaux des partis et organisations démocratiques.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique estime que la responsabilité est engagée de tous ceux qui font leur fond de commerce de la discrimination, de la mise en cause des immigrés, de l’attaque contre les étrangers.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique se prononce pour le respect du droit d’accueil pour tous les travailleurs et leurs familles qui fuient la guerre, la misère et l’oppression. Le POID rappelle qu’il n’y a en France qu’une seule classe ouvrière qui rassemble tous ceux qui vivent de leur travail, quelle que soit leur nationalité, porteurs ou non de carte de séjour.

C’est au nom de l’unité de la classe ouvrière et de la défense des droits démocratiques menacés que le Parti ouvrier indépendant démocratique, comme il l’a toujours fait, sera présent dans les manifestations de solidarité avec les travailleurs kurdes en France.

Rencontre nationale des jeunes contre la guerre, le 4 février à Paris

Déclaration issue de la rencontre nationale des signataires de l’appel : Non, M. Macron, pas en notre nom !

Cela fait maintenant 10 mois que la guerre en Ukraine a éclaté : à ce jour, c’est plus de 150 000 morts que ce conflit a causés. Cette guerre ne sert que les intérêts des patrons du monde entier, qu’ils soient alliés de l’impérialisme américain ou du capitalisme russe.

C’est sur l’autel de leurs profits que des milliers des jeunes et de travailleurs sont sacrifiés.

Cela fait aussi 10 mois que la jeunesse, en France et dans le monde entier est de plus en plus plongée dans la précarité. En France, le démantèlement des CROUS et des bourses avance à grand pas, organisé par le gouvernement Macron. Alors que nous vivons dans la 7eme puissance mondiale, nous avons froid et faim.

Et pourquoi ? Parce que Macron et son gouvernement préfèrent mettre 377 milliards dans les 5 prochaines années, pour la guerre et l’armement plutôt que dans nos services publics, nos salaires et nos bourses. Cette situation inacceptable s’aggrave de jours en jours.

Nous sommes des jeunes signataires de l’appel Non, M. Macron ! Pas en notre nom !

Ce vendredi 9 décembre nous nous sommes retrouvés lors de la visioconférence nationale des signataires organisée par le comité contre la guerre de Nanterre. A 17 jeunes de 9 villes, nous avons décidé de nous retrouver à nouveau, en présence physique cette fois, pour organiser les suites de la campagne, le 4 février à 14h30 à Paris.

Organisons-nous ensemble pour des conditions d’existence digne ! Pour que les milliards aillent dans nos CROUS, nos salaires et nos bourses, pas dans la guerre où le gouvernement nous jette ! Car seuls les jeunes et les travailleurs eux-mêmes sauront porter leurs propres revendications !

Ni Poutine, ni Biden, ni Macron !

Troupes russes hors d’Ukraine !

Troupes US hors d’Europe !

Troupes françaises hors d’Afrique !

Nous t’invitons donc à signer notre appel, à t’organiser en comité contre la guerre et à être présent le 4 février, pour que tous ensemble nous décidions des suites de cette campagne.

N’attends pas, signe publiquement et rejoins-nous !

Je m’inscris à la rencontre du 4 février (cf. pdf ci-dessous)

Pour tout contact: jeunessecontrelaguerre@gmail.com

Les femmes afghanes en danger 

Communiqué 

Montreuil, le 22 décembre 2022

En Afghanistan, le régime des talibans s’acharne à remettre en cause les droits des femmes, aggravant chaque jour davantage leur situation : port de la burqa obligatoire, exclusion des emplois publics et privés, interdiction des gymnases et bains publics ainsi que des parcs publics.

Un nouveau cran a été franchi le 21 décembre quand le gouvernement des talibans a interdit l’entrée des universités aux femmes afghanes.

Après l’interdiction de fréquenter les écoles secondaires (collèges et lycées), puis maintenant l’université, la scolarité des filles afghanes s’arrêterait désormais aux alentours de 12 ans. Et après ?

Le régime des talibans, misogyne et obscurantiste, s’obstine à remettre en cause, un par un, les droits des femmes et en particulier le droit à l’instruction.

Le 22 décembre, malgré la répression qui se déchaine contre elles, les femmes ont manifesté, à Kaboul, pour protester contre leur exclusion de l’université. Plusieurs d’entre elles ont été arrêtées par les forces de l’ordre.

La mobilisation des femmes afghanes qui ne cède pas devant la terreur imposée par le régime rejoint, dans le temps et dans les revendications, la mobilisation engagée en Iran par les femmes (avec le soutien de nombreux hommes) qui entendent bien se vêtir comme elles le souhaitent.

Le « Mouvement spontané des femmes afghanes qui manifestent » sollicite le soutien dans le monde entier des travailleuses et travailleurs, des militantes et militants, pour :
− La libération des manifestantes des prisons talibanes.
− La protection des femmes recherchées et en danger.
− La levée de toutes les mesures discriminatoires restreignant leurs libertés.

Le Comité international de défense des femmes afghanes s’est constitué fin octobre pour mener cette campagne. Depuis, près d’un millier de militantes et militants l’ont rejoint en France (et des milliers supplémentaires au plan international).
Apportons notre soutien à leurs revendications.

Liberté pour les femmes afghanes !­


Nous, soussignées et soussignés, nous prononçons pour :
− La libération des manifestantes afghanes des prisons talibanes.
− La protection des femmes afghanes recherchées et en danger.
− La levée de toutes les mesures discriminatoires restreignant leurs libertés.

Pour signer, cliquez ici.


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La Tribune des travailleurs rend compte chaque semaine du combat des femmes afghanes, et de la solidarité internationale qui s’organise. Renforçons ce lien : offrez un abonnement découverte à La Tribune des travailleurs pour les fêtes de fin d’année, pour 7,50€, en cliquant ici.

Pénurie de médicaments À qui la faute ?

La pénurie de médicaments frappe de nombreux pays en raison, nous dit-on, de l’arrêt de la production par les usines chinoises pour cause de Covid et de flambée des coûts de transport provoquée par la guerre en Ukraine.

La France est particulièrement concernée. Pourquoi ?

– Parce que c’est le gouvernement qui fixe le prix des médicaments à un niveau inférieur à celui de ses voisins. Les multinationales livrent donc les pays qui payent mieux ;

Parce que la France a largement délocalisé la production pharmaceutique et qu’elle n’a pas la capacité de faire face à une rupture de la chaîne d’approvisionnement.

En France, l’État fixe le prix des médicaments remboursés par la Sécurité sociale dont le but est de répondre aux besoins de soins de la population.

Oui, mais voilà : au prétexte de « la maitrise de dépenses de santé », le prix des médicaments est plafonné ; mais au nom de la libre concurrence, les multinationales produisent toujours plus, au moindre coût, pour vendre leurs produits toujours plus cher et réaliser le maximum de profits !

Comment régler cette contradiction ?

Ou bien liquider jusqu’au bout la Sécurité sociale et instaurer un système dans lequel les assurances privées et les trusts pharmaceutiques s’accordent sur des médicaments chers et peu ou mal remboursés, mais tou- jours source d’immenses profits.

C’est ce que voudraient les patrons et le gouvernement.

Ou bien la nationalisation sans indemnité ni rachat des trusts pharmaceutiques et la constitution d’un pôle public de production pharmaceutique dégagé de toute recherche de profit. C’est ce qui permettrait de garantir les droits des travailleurs et de leurs familles.

La Tribune des travailleurs se prononce pour une telle socialisation de l’industrie pharmaceutique et pour le retour à la Sécurité sociale de 1945 fondée sur la solidarité ouvrière.