La rentrée scolaire sera « la plus normale possible », selon le ministre Blanquer Mensonge !

La rentrée scolaire sera « la plus normale possible », selon le ministre Blanquer

Mensonge !

« Normale », une rentrée pour laquelle aucune mesure réellement efficace n’a été prise pour protéger les élèves et les personnels ?

Mensonge ! Cette rentrée est tout, sauf normale !

  • Protocole sanitaire inapplicable
  • Elèves non vaccinés évincés en cas de Covid
  • Refus de dédoubler les classes, d’embaucher les personnels nécessaires
  • Enseignants contractuels licenciés
  • Lycéens sans affectation

Et Blanquer ose parler d’une rentrée « normale » !

Dans La Tribune des travailleurs cette semaine, parents et personnels témoignent des réelles conditions de la rentrée :

  • Une infirmière, syndicaliste, qui s’inquiète pour la santé des élèves, y compris leur santé mentale
  • Une professeure des écoles qui refuse d’être « un prof robot derrière son écran »
  • Une accompagnante d’élèves en situation de handicap qui explique la dégradation de ses conditions de travail
  • Un père d’élève qui revient sur les conséquences prévisibles de l’éviction des élèves non vaccinés en cas de Covid dans la classe
  • Une mère d’élève qui s’inquiète d’un retour de l’enseignement à distance

Tous exigent un recrutement massif de personnels, le dédoublement des classes, l’équipement des classes en purificateurs d’air.

Telles sont les premières mesures qui justifieraient d’évoquer une rentrée « normale ».

JUSQU’OÙ S’APPLIQUE LE PASS « SANITAIRE » ?

JUSQU’OÙ S’APPLIQUE LE PASS « SANITAIRE » ?

À peine est-il mis en place, les limites annoncées par le gouvernement sont déjà franchies

La loi du 5 août instaurant le pass « sanitaire » est une loi antisociale, anti-ouvrière, antisanitaire.

Le gouvernement Macron est le seul responsable de la situation sanitaire désastreuse du pays.

Et maintenant, il utilise le pass « sanitaire » pour s’attaquer aux droits ouvriers et au principe démocratique d’égalité.

Son champ d’application s’étend de semaine en semaine.
Le savez-vous ?

  1. Le ministre de l’Éducation nationale Blanquer a annoncé que les élèves non vaccinés seront « évincés » des établissements scolaires (lorsqu’un cas positif sera enregistré dans une classe). Avec le faible taux de couverture vaccinale des quartiers populaires, l’inégalité sociale sera renforcée.
  2. Tous les agents du contrôle médical de la Sécurité sociale vont être soumis à l’obligation du pass sanitaire. Problème : cela n’est même pas prévu dans la loi.
  3. « En l’absence de pass sanitaire valide, l’accès à l’établissement sera refusé », lit-on sur le site d’un hôpital psychiatrique. Que se passera-t-il pour les plus fragiles se présentant en urgence ?
  4. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, on apprend que, si le 15 septembre, un salarié est mis à pied (en application de la loi), il lui sera interdit d’aller travailler à l’extérieur. Devra-t-il crever de faim ?

    Toutes ces informations se trouvent dans La Tribune des travailleurs
    Toutes convergent vers une conclusion,
    le responsable du chaos dans le pays porte un nom : Macron.

Pass « sanitaire » de Macron : Antisanitaire, antisocial, anti-ouvrier !

Pass « sanitaire » de Macron :

Antisanitaire, antisocial, anti-ouvrier !

Le 5 août, le gouvernement a promulgué la loi mettant en place le pass « sanitaire ».

Y a-t-il la moindre justification « sani­taire » à ce pass ? Permet-il de mieux proté­ger ?

Chaque travailleur peut le constater : ce pass est une absurdité ! Il est exigé dans les TGV… mais pas dans les transports en commun où les travailleurs s’entassent aux heures de pointe ! Il est exigé pour les pom­piers… mais pas pour les policiers ni pour les gendarmes !

Un pass antisanitaire !

Comment croire une seconde ce gouvernement quand il prétend que son pass a un objectif sanitaire ?

Ce gouvernement est responsable de la pénurie de masques, puis de tests, puis de vaccins. Il continue à fermer des lits et des services entiers dans les hôpitaux…

Et le gouvernement voudrait nous faire croire qu’il se préoccupe de la santé de la population face au Covid ?

Cette situation sanitaire catastrophique va empirer avec le pass. Médecins, syndicats, associations médicales dénoncent l’hémorragie de personnel soignant que la mise en œuvre du pass va provoquer dans les hôpitaux, les Ehpad, les maternités.

Un pass antisocial et anti-ouvrier !

Cette loi menace les salariés des hôpitaux et d’autres secteurs. Si, le 15 septembre, ils ne présentent pas leur pass, leur contrat de travail et leur rémunération seront suspendus. Qui peut vivre sans salaire ? Il s’agit de pousser les salariés à la démission ou à se faire licencier ultérieurement au prétexte de la « désorganisation de l’entreprise. »

Et quand les travailleurs, de plus en plus nombreux avec leurs organisations syndicales, se mobilisent contre ce « pass licenciement » dans les hôpitaux, les bibliothèques, les casernes de pompiers… le ministre de la Santé, Véran, profère des menaces contre le droit de grève !

Ce pass est antisocial et anti-ouvrier. Il s’inscrit dans toute la politique de Macron : contre-réforme de l’assurance chômage, contre-réforme des retraites, d’un côté. 560 milliards d’euros versés aux capitalistes, de l’autre.

Pass « sanitaire », menaces contre le droit de grève, contre-réformes de l’assurance chômage et des retraites, fermetures de lits et de services dans les hôpitaux… Macron se déchaîne contre les travailleurs.

Les travailleurs sont en état de légitime défense !

Non au « pass licenciement » ! Retrait de la loi Macron-Véran et des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage !

Le 25 juillet, Macron et Véran ont fait voter leur « pass sanitaire ».
En réalité, c’est un « pass licenciement ».
Contrairement à ce qui a été dit, le salarié exerçant dans un secteur où le pass est obligatoire et qui ne le présentera pas :

• sera dans un premier temps suspendu et privé de traitement,
• mais dans un second temps, son patron pourra décider que cette situation constitue un facteur de désorganisation de l’entreprise, et alors il pourra être licencié !

Quant aux travailleurs en contrat à durée déterminée, leur contrat pourra être immédiatement interrompu !

La loi Macron-Véran n’est pas une loi de protection de la santé.

Une loi de protection de la santé commencerait par permettre l’accès de tous ceux qui le souhaitent à une vaccination.

Une loi de protection de la santé rétablirait au moins quelques-uns des 100 000 lits d’hôpitaux fermés depuis quinze ans.

Une loi de protection de la santé recruterait massivement des soignants.

Non, cette loi est une loi contre les travailleurs, c’est un « pass licenciement » ! C’est pour cela que Macron la met à l’ordre du jour en même temps que la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage.

C’est la responsabilité des organisations ouvrières d’organiser la riposte parce que cette attaque c’est une attaque contre la classe ouvrière et la démocratie.

L’unité dans des manifestations organisées par les syndicats,
comme cela a été le cas la semaine dernière à Chartres et dans d’autres villes.

La prise en charge par les organisations syndicales de la mobilisation
contre le pass sanitaire et les réformes des retraites et de l’assurance chômage.

L’unité ouvrière pour en finir avec Macron et sa politique de réaction.
Voilà ce que propose le Parti ouvrier indépendant démocratique.

/ Déclaration du BN du POID / Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Macron déclare la guerre aux travailleurs et aux jeunes

Qu’il s’en aille, et avec lui son plan du 12 juillet et son gouvernement !

Les mesures annoncées par Macron le 12 juillet constituent une véritable déclaration de guerre de classe.

• Remise en route de la contre-réforme des retraites, visant à la disparition des régimes particuliers et à repousser de deux ans l’âge moyen de départ ;

• Application au 1er octobre de la contre-réforme de l’assurance chômage
privant des centaines de milliers de chômeurs d’une grande partie de leur indemnisation ;

• Interdiction d’exercer leur métier et perte de salaire pour tous les personnels de santé, soignants ou non, non vaccinés à la date du 15 septembre et quel que soit leur établissement ;

• Interdiction d’accès à la plupart des espaces publics et de voyages longues distances en avion et en train pour qui ne disposera pas d’un « pass » en règle…

Ces annonces provoquent colère et indignation parmi les travailleurs et les jeunes. Particulièrement révoltante est l’attaque contre les personnels soignants : hier acclamés en héros, ils sont aujourd’hui désignés comme responsables de la situation sanitaire et menacés d’être jetés comme des chiens !

Faut-il s’en étonner ?

Un gouvernement qui ment sur les masques, les tests et la vaccination ; un gouvernement qui a continué, depuis le début de la pandémie, à fermer les lits, les services et des hôpitaux entiers et à supprimer les postes par milliers au lieu de procéder au recrutement indis- pensable ; un tel gouvernement porte seul la responsabilité de la situation sanitaire et ne peut susciter la moindre confiance dans les mesures qu’il annonce.

Un gouvernement qui, en pleine pandémie, encourage les licenciements par centaines de milliers dans le privé et supprime en masse les emplois dans le public ; un gouvernement qui réprime les grévistes d’Aéroports de Paris qui refusent les baisses de salaire et exige de leurs syndicats qu’ils renoncent à toute grève pendant trois ans ; un gouvernement qui veut imposer à des centaines de milliers d’agents territoriaux de travailler gratuitement plusieurs jours par an ; un tel gouvernement ne fera croire à personne qu’il est préoccupé du bien-être de la population laborieuse.

Un gouvernement qui prive des millions d’étudiants et de lycéens, en totalité ou en large partie, de cours en présence physique ; un gouvernement qui refuse de recruter les enseignants nécessaires au dédoublement des classes, amphis et TD et qui, en plein mois de juillet, licencie des milliers d’enseignants contractuels ; un gouvernement qui pousse ainsi des centaines de milliers de jeunes à abandonner leurs études, principalement dans les milieux ouvriers et populaires ; un tel gouvernement ne peut prétendre se préoccuper du sort de la jeunesse.

D’autant plus que ce gouvernement, durant la même période a offert 560 milliards d’euros aux capitalistes qui spéculent à outrance et font grimper leurs profits tout en licenciant en masse ! Un tel gouvernement ne peut prétendre qu’il défend d’autres intérêts que ceux des capitalistes.

Rejeté massivement – le 20 juin, son parti a recueilli 3 % des suffrages des électeurs inscrits –, Macron a de plus en plus recours aux armes de la contrainte, de l’interdiction, de la violence et de la répression (rappelons l’interdiction, le 5 juin, de la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique au motif qu’elle était appelée pour en finir avec Macron et sa politique !).

Macron prétend que son objectif est la vaccination massive des soignants et de la population : c’est un mensonge. Les soignants ? Sa propre administration évalue à 91,7 % la proportion des professionnels de santé ayant reçu au moins une dose et à 63,4 % ceux qui ont reçu deux doses. Ces chiffres ont été publiés par Santé publique France (communiqué n° 64) au mois de mai, en précisant qu’ils sont « sous-estimés ».

Quant à la population en général… les données offi- cielles de la Sécurité sociale montrent que la carte de la non-vaccination recoupe celle des revenus les plus pauvres : on est deux fois plus vaccinés dans les riches arrondissements de l’ouest parisien et les riches com- munes des Hauts-de-Seine qu’en Seine-Saint-Denis !

Dans ces conditions, quel effet les mesures annoncées peuvent-elles avoir sur les millions de travailleurs et de jeunes qui, de toute façon, ni ne voyagent, ni ne partent en vacances, ni ne fréquentent restaurants, théâtres et cinémas ? En réalité, cela ne va qu’enfoncer encore plus les habitants des quartiers ouvriers et populaires dans la précarité des ghettos à l’abandon.

Nous, membres du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, nous constatons que pour 93 % d’entre nous, nous avons librement, sans contrainte, ni menace ni consigne de parti, fait le choix libre et individuel de la vaccination. Nous revendiquons que la même liberté soit laissée à tous.

C’est pourquoi nous nous prononçons pour le retrait du plan Macron du 12 juillet et de toutes ses mesures anti-ouvrières, anti-retraités, anti-chômeurs, anti-jeunes et anti-démocratiques.

Pour le POID, ce combat se relie à la recherche d’une issue politique conforme aux besoins et aux aspirations de la majorité, à savoir : « Dehors Macron et sa politique ! », satisfaction des revendications ouvrières et populaires, confiscation des 560 milliards pour la santé, l’école et l’emploi, l’interdiction des licenciements, pour une Assemblée constituante souveraine abolissant cette Ve République capitaliste et ouvrant la voie à un gouvernement de la majorité, une Répu- blique des travailleurs et de la jeunesse.

Au lendemain des annonces de Macron, on a vu des élus et dirigeants de partis de « gauche » apporter leur soutien au plan de Macron, côte à côte avec des élus et dirigeants de droite et du parti macroniste. Et on a vu d’autres dirigeants de « gauche » répondre à l’appel à manifester « pour la liberté », lancé par des responsables politiques de droite et d’extrême droite, qui ne cachent pas leur nostalgie des régimes ennemis de la liberté, à commencer par celui de Vichy.

Mais on a vu aussi dans quelques localités et départements, des organisations syndicales (notamment de personnels hospitaliers) convoquer des rassemblements de travailleurs, sur un terrain de classe, contre les mesures annoncées.

La situation souligne avec force la responsabilité des organisations qui se réclament des intérêts ouvriers et de la démocratie.

Le POID l’affirme : c’est la classe des travailleurs qui est attaquée. Il lui revient de réaliser son unité pour se défendre comme classe et de repousser la tentative de Macron de la diviser, entre vaccinés et non vaccinés, entre retraités « privilégiés » et les autres, entre chômeurs « scandaleusement indemnisés » et les autres travailleurs.

Dans cette voie, la responsabilité des organisations qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie est de rejeter toute union sacrée avec Macron et de se refuser à toute promiscuité avec les ennemis de la démocratie. Les confédérations syndicales, tout particulièrement, seraient dans leur rôle en appelant à organiser la riposte dans l’unité sur le strict terrain des revendications ouvrières et démocratiques.

Pour le retrait du plan Macron dans tous ses aspects : retrait des contre-réformes des retraites et de l’assu- rance chômage, retrait de la menace de perte d’emploi et de salaire contre les personnels hospitaliers, retrait du « pass » Macron qui n’a de sanitaire que le nom.

Pour les mesures d’urgence permettant l’accès à la libre vaccination pour tous ceux qui le souhaitent en l’organisant en particulier dans les quartiers ouvriers et populaires, au plus près de la population ; mesures d’urgence aussi, garantissant aux jeunes un vrai travail, un vrai salaire dans des conditions de pérennité statutaire et conventionnelle et les moyens de véritables études en présence physique au lycée et à l’Université. Un plan d’urgence pour sauver le peuple travailleur ce qui, répétons-le, suppose de rompre avec Macron, d’interdire les licenciements, de défendre les services publics et d’ouvrir la voie à une autre politique conforme aux intérêts de la majorité.

Le POID décide de communiquer ces propositions à tous les niveaux, au plan national, départemental et local, à tous les travailleurs, militants et jeunes et à toutes les organisations se revendiquant des intérêts de la classe ouvrière et de la démocratie et se déclare ouvert à toute rencontre et toute discussion sur ces propositions.

Le bureau national

Une déclaration de guerre contre les travailleurs

Lors de son allocution télévisée du 12 juillet, Macron a dit :

• Que les personnels soignants qui ne seraient pas vaccinés au 15 septembre seront sanctionnés. Ils pourront perdre leur emploi et leur salaire, a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran.

• Que « La réforme de l’assurance chômage sera pleinement mise en œuvre dès le 1er octobre. Autour d’une volonté simple : en France, on doit toujours bien mieux gagner sa vie en travaillant qu’en restant chez soi, ce qui n’est actuellement pas toujours le cas. » Car, selon ce gouvernement, les chômeurs sont des feignants…

Cette réforme a pour objectif de réaliser 2,3 milliards d’euros « d’économies » par an sur le dos des chômeurs en diminuant le montant de l’allocation d’1,15 millions de personnes.

• Que « Dès que les conditions sanitaires seront réunies, la réforme des retraites sera engagée […] Les régimes spéciaux devront être supprimés pour les nouveaux employés dans ces secteurs. Oui, parce que nous vivons plus longtemps, il nous faudra travailler plus longtemps et partir à la retraite plus tard. »

Donc, si on comprend bien, la réforme systémique (retraites par points) et à nouveau à l’ordre du jour, en plus du recul de l’âge de la retraite.

Décidément, rien n’arrête ce gouvernement ! Un gouvernement qui frappe les travailleurs, les personnels soignants, les chômeurs et les futurs retraités.

Un gouvernement qui cherche à opposer ceux qui sont vaccinés et ceux qui ne le sont pas, les retraités « privilégiés » aux autres catégories, les chômeurs « scandaleusement » indemnisés aux travailleurs précaires.

Un gouvernement discrédité, rejeté et qui multiplie les actes d’autoritarisme, de répression et de menace de répression.

C’est maintenant que les plans du gouvernement doivent être bloqués.

Dehors Macron, sa politique et son gouvernement !

UNE QUATRIÈME VAGUE EST ANNONCÉE IL FAUT RECRUTER MASSIVEMENT DANS LES HÔPITAUX ARRÊT IMMÉDIAT DES FERMETURES DE LITS ET DE SERVICES

Depuis 18 mois, les hospitaliers combattent la pandémie dans les pires conditions : sans moyens, dans une situation de pénurie de personnel et de médecins, avec un manque dramatique de lits de réanimation…

Les hospitaliers sont épuisés, mais surtout révoltés par les conditions dans lesquelles ils sont contraints d’exercer leur profession. Pendant ces longs mois, il n’y a pas eu les recrutements indispensables pour permettre aux services de fonctionner correctement. Pire, les conditions de travail se sont encore dégradées au point de les rendre insupportables, poussant des milliers de soignants exténués à démissionner des hôpitaux.

La période d’été qui est habituellement déjà difficile à cause des congés non remplacés s’annonce dans les pires conditions. Une quatrième vague de la pandémie est annoncée avant la fin de l’été avec la progression du Variant DELTA.

Non seulement le gouvernement MACRON–VERAN n’a pris aucune mesure pour donner les moyens indispensables aux hôpitaux de faire face, mais il est coupable d’avoir poursuivi sa politique de fermetures de milliers de lits, de centaines de services et d’hôpitaux entiers pendant la pandémie, rendant l’accès aux soins toujours plus difficiles à la population.

En accusant les soignants d’être responsables du développement de la pandémie au prétexte que certains d’entre eux ne sont pas encore vaccinés, il veut leur faire porter la responsabilité du désastre sanitaire qu’il a organisé en refusant de prendre les mesures indispensables de sauvegarde de la population.

Les grèves déclenchées dans les services et les hôpitaux se multiplient partout dans le pays pour arracher les embauches indispensables et pour s’opposer aux fermetures de lits et de services, pour s’opposer aux restructurations. Ces actions sont partout soutenues par la population.

La situation exige

  •   l’embauche immédiate de dizaines de milliers de personnels dans les hôpitaux. la mise en place d’un plan de formation immédiat de dizaines de milliers d’infirmières, d’aides-soignantes, d’infirmières spécialisées en anesthésie et en réanimation, de laborantins, de psychologues, de médecins…
  •   l’arrêt immédiat des fermetures de lits et de services et la réouverture des dizaines de milliers de lits fermés ces dernières années. Qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent disponible pour cela. Depuis le 19 mars 2020, ce sont 560 milliards d’euros que ce gouvernement au service des capitalistes a distribués aux banques et aux capitalistes. L’argent doit être versé aux hôpitaux pour qu’ils recrutent massivement, pour qu’ils forment les profes- sionnels dont on a besoin, pour qu’ils rouvrent les milliers de lits fermés ces dernières années afin d’assurer la prise en charge de tous les patients.
  • UNITÉ POUR LE RECRUTEMENT MASSIF D’HOSPITALIERS ! UNITÉ POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DES FERMETURES DE LITS
    ET DE SERVICES ET LA RÉOUVERTURE DE CEUX QUI ONT ÉTÉ FERMÉS !

Ultra minoritaire, Macron doit partir immédiatement ! Et sa politique avec !

Abstention record à l’élection régionale, scores ridicules… Peu importe à Macron et à son gouvernement qui ont décidé de repartir en guerre contre les travailleurs et la jeunesse.

Voici leurs intentions dans les prochaines semaines :

Relancer la réforme des retraites

L’objectif du gouvernement est de repousser l’âge du départ à la retraite de 62 à 64 ans dans les plus brefs délais. La première génération concernée serait celle née en 1961 (départ à 62,5 ans). Puis les trois générations suivantes devraient travailler six mois de plus chacune. Les travailleurs nés en 1964 partiraient à 64 ans en 2028-2029.

Au moment où le taux de chômage des jeunes explose, il serait urgent de faire travailler plus longtemps les plus vieux ?!!

Faire payer les chômeurs

Un décret du 30 mars a modifié les règles de calcul du salaire journalier de référence entrainant une baisse importante (en moyenne de 17 %) du montant de l’allocation versée aux chômeurs. Le conseil d’État a retoqué ce nouveau mode de calcul. Pour autant, le gouvernement ne renonce pas. « L’ambition du gouvernement reste inchangée » a décrété la ministre du Travail, Elisabeth Borne.

Alourdir brutalement la facture de gaz et d’électricité

Le gaz va augmenter de 10 % le 1er juillet. Quant à l’électricité, son tarif a augmenté de 50 % en 10 ans (UFC-Que choisir).

Prendre 700 millions d’euros aux familles à faibles revenus

La nouvelle méthode de calcul de l’allocation personnalisée au logement (APL), appliquée dès janvier 2020, entraine des baisses drastiques de l’allocation. Les jeunes sont particulièrement touchés par ce nouveau mode de calcul. Ainsi, 39 % des allocataires de moins de 25 ans sont pénalisés.

Dans le même temps, la direction d’Aéroports de Paris (ADP) – dont l’État est actionnaire majoritaire – veut imposer un plan d’adaptation des contrats de travail aux 6 250 salariés de l’entreprise. À la clé, une baisse des salaires d’environ 15 % – sous la menace du licenciement – et la mobilité forcée. Le 25 juin, après la grève massive des 18 et 19 juin derniers, la mobilisation des agents d’Aéroports de Paris s’est poursuivie à Roissy et à Orly. Pour tous, l’objectif est clair : retrait du (Pact). Les agents d’ADP seront à nouveau en grève à partir du 1er juillet. Ils ont raison !

Abrogation de toutes les contre-réformes du gouvernement !

Non à la réforme des retraites !

Dehors Macron, son gouvernement et sa politique !

Macron est ultra-minoritaire, il doit partir et sa politique avec lui, tout de suite !

Le second tour des élections régionales et départementales a confirmé le premier : Macron est ultra-minoritaire. Au premier tour, ses listes avaient recueilli 3 % des voix des électeurs inscrits. Là où elles pouvaient se maintenir au second tour, elles finissent dernières. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors la majorité a parlé : « Dehors Macron et sa politique, maintenant, tout de suite ! ».

Au-delà de Macron, les partis institutionnels perdent tous des millions de voix par rapport au scrutin précédent. Même ceux qui sont présentés comme les « grands vainqueurs » sont minoritaires : reconduite à la tête de la région Occitanie, Carole Delga, du Parti socialiste, obtient la voix d’un électeur inscrit sur cinq, tandis que les LR Xavier Bertrand et Valérie Pécresse sont « élus » par… 17 et 15 % de l’électorat !

Entre les deux tours, les responsables des partis institutionnels avaient martelé un même message : « Électeurs, ressaisissez-vous, réveillez-vous, votez ! ». Résultat : l’abstention est au même niveau. Ultra-minoritaires ils étaient le 20 juin, ultra-minoritaires ils sont restés le 27.

Mais une majorité s’est exprimée « en creux » ces 20 et 27 juin. Refusant de voter pour Macron, la droite et l’extrême droite, cette majorité a frappé d’illégitimité le gouvernement, et la réforme des retraites qu’il veut relancer, et l’attaque contre l’assurance chômage, et les plans de licenciement qu’il encourage.

Constituée de l’immense majorité des ouvriers, des employés et des jeunes, cette majorité n’a pas davantage été convaincue par les appels lancés par les dirigeants des partis de « gauche » à se ranger « au nom de la démocratie » derrière Muselier, ancien ministre de Chirac, candidat des Républicains, face à Mariani, ancien ministre de Sarkozy, candidat du RN dans la région Paca. Ils ont rejeté la théorie fallacieuse du vote pour les partis capitalistes comme un rempart contre l’extrême droite. D’autant que cette politique d’union sacrée avait connu un précédent lorsque les députés des partis de « gauche » ont tous voté, le 19 mars 2020, avec leurs collègues macronistes et les députés de droite et d’extrême droite, une « aide » de 343 milliards pour les capitalistes à la demande de Macron, privant de ce fait l’école et les hôpitaux des moyens indispensables.

Cette majorité ne s’exprime pas seulement dans l’abstention de masse. Dans les grèves qui se multiplient dans le pays, elle proclame l’exigence ouvrière du maintien des emplois, de l’interdiction des licenciements, des moyens nécessaires pour l’école, la santé, les services publics et du refus de la baisse des salaires et de l’augmentation du temps de travail.

Au soir des régionales, nombre de dirigeants des partis institutionnels ont déclaré : « Maintenant, l’étape suivante, c’est l’élection présidentielle. »

De qui se moquent-ils ? Ils font mine de ne pas comprendre, mais les faits sont les faits : ce qui a été rejeté les 20 et 27 juin, c’est non seulement Macron, mais plus généralement le système et les institutions qui concentrent tout le pouvoir entre les mains d’un président de la République valet des capitalistes.

C’est la Ve République qui est rejetée, elle qui donne tous les pouvoirs à une minorité d’exploiteurs et de profiteurs. Si la démocratie est la loi de la majorité, alors elle exige que soit rendu à cette majorité le pouvoir de décider. Elle exige donc qu’à la Ve République capitaliste se substitue la République de la majorité, la République des travailleurs et de la jeunesse.

L’urgence est que le peuple prenne entre ses mains le pouvoir de décider. L’urgence est à l’élection d’une Assemblée constituante abrogeant la Ve République et toutes les contre-réformes anti-ouvrières, antisociales et antidémocratiques, confisquant les centaines de milliards des profits capitalistes pour les affecter aux besoins urgents du peuple travailleur, à la santé, à la jeunesse, à l’emploi. Oui, une Assemblée constituante qui prenne entre ses mains le pouvoir de décider des mesures impérieuses de préservation de l’emploi et des services publics et interdisant purement et simplement les licenciements.

Pour qui se situe sur le terrain de la démocratie, il n’y a pas d’autre issue.

Pour débattre de ces propositions, le Parti ouvrier indépendant démocratique soumet la proposition que se tiennent de larges assemblées de travailleurs, militants et jeunes pour établir ensemble ce que sont les revendications urgentes de la situation.

Plus que jamais, le POID est déterminé à agir pour que triomphe la cause de l’unité : l’unité pour la satisfaction de toutes les revendications, l’unité pour chasser Macron et sa politique, l’unité pour en finir avec la Ve République et pour que le pouvoir revienne entre les mains du peuple travailleur.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, lundi 28 juin 2021, 19 heures.

Aéroports de Paris (ADP) Les travailleurs en grève contre la baisse de leur salaire

Alors que les professionnels du transport aérien se félicitent de l’envolée des réservations de billets d’avion pour cet été, De Romanet, P-DG d’ADP, veut imposer son plan d’adaptation des contrats de travail (Pact).

De quoi s’agit-il ?

Accepter une baisse importante de son salaire ou être viré, tel est le chantage contenu dans le plan de la direction d’ADP et de Macron contre les 6 250 salariés du groupe.

Contre le Pact, la grève !

C’est contre ce plan que se sont dressés les agents, massivement en grève le 18 juin dernier dans l’unité des organisations syndicales pour son retrait pur et simple. Ils ont lancé un ultimatum à De Romanet : soit il retire son plan, soit c’est la grève illimitée.

Ils seront à nouveau en grève le 25 juin, puis du 1er au 5 juillet, à l’appel de tous les syndicats.

Retour au service public

Les travailleurs d’ADP l’ont compris : il s’agit, pour le gouvernement et la direction d’ADP, en baissant le coût du travail, d’aller au bout du processus de privatisation du groupe.

En s’y opposant, la grève des travailleurs d’ADP met une question à l’ordre du jour : celle du retour au service public, celle de la renationalisation.