Hôpitaux Que se passe-t-il depuis le 15 septembre?

Hôpitaux
Que se passe-t-il depuis le 15 septembre ?

En application de la loi du 5 août 2021, depuis le 15 septembre, l’obligation vaccinale pour tous les personnels de santé s’applique, sous peine de suspension.

En application de cette loi, depuis le 15 septembre, des milliers de soignants sont suspendus et privés de salaire.

Pourquoi ?

Selon le gouvernement, ces personnels soignants seraient responsables de la propagation du virus, car non vaccinés.

Mais qui est responsable de la situation catastrophique des hôpitaux ?

Certainement pas les soignants qui sont mobilisés au péril de leur propre santé depuis dix-huit mois ! Les responsables sont ceux qui ont fermé des dizaines de milliers de lits, des dizaines d’hôpitaux et de maternités, ceux qui ont étranglé financièrement le système hospitalier.

Les responsables, ce sont les gouvernements successifs qui ont mis en œuvre cette politique.

Quelles sont les conséquences ?

100 000 lits fermés en vingt ans.

22 000 postes supprimés.

50 services d’urgence fermés entre 2015 et 2019.

Et ce n’est pas fini !

La loi Buzyn (juillet 2019) organise la fermeture de 300 hôpitaux de proximité encore dotés de services d’urgence et de chirurgie et les transforme en établissements réservés à la prise en charge des personnes âgées et à la rééducation.

Cette loi va priver des millions de patients de l’accès aux soins à l’hôpital public.

Contre la division

Dans de nombreux hôpitaux, se développe un mouvement d’unité dans lequel vaccinés ou non, hostiles ou favorables au pass sanitaire, les travailleurs et leurs syndicats s’opposent aux sanctions prises contre leurs collègues.

C’est la voie à suivre

Celle de l’unité ouvrière entre travailleurs et militants de toutes tendances qui veulent ouvrir la voie à une politique de rupture conforme aux intérêts de la majorité.

Tel est le sens de la conférence pour l’unité, pour chasser Macron et sa politique, du 16 octobre, préparée par des assemblées ouvrières locales réunissant des militants de toutes tendances.

Les militants du POID sont pleinement partie prenante de la préparation de ces assemblées.

3 000 classes fermées aujourd’hui… Et combien demain ?

3 000 classes fermées aujourd’hui… Et combien demain ?

Selon les chiffres officiels, le nombre de classes fermées dans les écoles maternelles et élémentaires a été multiplié par plus de cinq en dix jours (de 545 le 3 septembre à 3 000 le 13 septembre).

Pourquoi les classes ferment-elles ?

Dans les écoles primaires, la mise en œuvre du protocole « sanitaire » du ministre Blanquer entraîne la fermeture d’une classe pour une semaine dès le premier cas avéré de Covid-19.

Dans les collèges et les lycées, dès qu’un élève est contaminé, les élèves non vaccinés doivent s’isoler chez eux et « poursuivre leurs apprentissages à distance » pendant sept jours.

Que va-t-il se passer au cours des semaines qui viennent ?

Blanquer se veut confiant : « Nous nous attendons à ce que cela augmente ces prochains jours puis se stabilise, avant de redescendre, si cela suit la courbe que nous avons eue à chaque retour de vacances. » affirme-t-il, tranquillement, le 13 septembre (Le Parisien).

Qui peut faire confiance à Blanquer ?

Rien ne permet de dire que la situation est en train de se stabiliser.

3 000 classes aujourd’hui, c’est l’équivalent de 80 000 élèves. Combien de dizaines de milliers d’élèves supplémentaires concernés par une fermeture si la situation se dégrade ?

Quand bien même la situation se stabiliserait (ce que, répétons-le, personne ne peut affirmer), les conséquences sont dramatiques :

  • Des dizaines de milliers d’élèves (et encore plus demain) à nouveau, en cette rentrée, privés de l’enseignement auquel ils ont droit.
  • Des dizaines de milliers de parents qui, du jour au lendemain, doivent trouver une solution pour la garde de leurs enfants.
  • Des milliers d’enseignants qui sont, une fois de plus, confrontés à la gestion des cours en hybride (présentiel et distanciel).

Alors que la troisième année scolaire consécutive s’engage sous le signe de l’épidémie, le gouvernement fait le choix de ne dégager aucun moyen supplémentaire pour protéger les élèves et les personnels, notamment en dédoublant les classes. Pire, il licencie des milliers de professeurs contractuels.

Il faut empêcher le massacre scolaire de toute une génération !

Il faut, pour cela, embaucher massivement et immédiatement des enseignants et des personnels, dédoubler les classes, réquisitionner les locaux !

Telle est la position du POID.

Pour l’unité ouvrière qui imposera la rupture avec Macron et sa politique

Pour l’unité ouvrière qui imposera la rupture avec Macron et sa politique

Lançant sa campagne présidentielle, Macron a promis à Marseille la somme de 1,5 milliard à la ville. Somme dérisoire qui ne couvre qu’une infime partie des besoins urgents pour la rénovation des écoles, au regard des près de 200 écoles dans un tel état qu’il est quasiment devenu impossible d’y faire cours. Somme dérisoire pour les transports publics et le logement, au regard des 100 000 personnes officiellement mal logées.

Lançant sa campagne présidentielle, Macron a promis à Marseille la somme de 1,5 milliard à la ville. Somme dérisoire qui ne couvre qu’une infime partie des besoins urgents pour la rénovation des écoles, au regard des près de 200 écoles dans un tel état qu’il est quasiment devenu impossible d’y faire cours. Somme dérisoire pour les transports publics et le logement, au regard des 100 000 personnes officiellement mal logées.

De plus, ce saupoudrage financier est soumis à conditions :

  • des écoles où le recrutement des enseignants sera fait par les directeurs, au mépris du statut des enseignants et du caractère national de l’instruction publique, enfermant toujours plus les enfants des quartiers populaires dans un ghetto scolaire sans obligation de programme ni de progression ;
  • l’aide financière promise aux hôpitaux s’inscrit dans le plan de démantèlement de l’Assistance publique- Hôpitaux de Marseille (AP-HM), qui prévoit la fermeture de 270 lits et la vente de deux hôpitaux « des beaux quartiers » aux spéculateurs immobiliers ;
  • la rénovation des bâtiments scolaires sera confiée à un organisme «mixte», premier pas vers la privatisation ;
  • la remise en cause du droit de grève des personnels territoriaux, expressément exigée par Macron dans son discours ;
  • la coopération des élus locaux à ces mesures de régression sociale, coopération à laquelle s’est engagée le maire « socialiste » de Marseille.

Privatisation, remise en cause de l’égalité des enfants dans la République, du statut des fonctionnaires, du droit de grève, du droit au logement, de l’hôpital public : dans ces domaines comme dans tous les autres, Macron poursuit et aggrave sa politique réactionnaire (et celle de ses prédécesseurs) au service des capitalistes. Comme il le fait avec le pass prétendument sanitaire qui sert d’abord à supprimer des milliers de lits dans les hôpitaux publics après en avoir chassé des milliers de personnels.

Comme il le fait en remettant à l’ordre du jour sa contre-réforme des retraites et en appliquant celle de l’assurance chômage.

Et pourtant… il y a dans ce pays une large majorité qui aspire à en finir avec cette politique et celui qui la porte : Macron !

Il y a dans ce pays une large majorité qui aspire à la rupture avec cette politique au seul service des capitalistes et des spéculateurs, une majorité qui aspire à ce que l’argent public serve aux hôpitaux, à l’école, aux services publics en général, à la défense des retraites et de toutes les conquêtes ouvrières.

Il y a dans ce pays une majorité qui considère que les 560 milliards offerts par le gouvernement et l’Assemblée nationale à la classe capitaliste trouveraient un bien meilleur usage s’ils étaient confisqués et affectés à l’école, aux services publics, aux hôpitaux.

Pourtant, dans le cadre des institutions antidémocratiques de la Ve République, la seule perspective serait, si l’on en croit les sondages, la réélection de Macron, vainqueur d’un second tour face à Le Pen ! Impossible ! Il est impossible de laisser les mains libres à Macron pour appliquer sa politique de destruction ! Impossible également de le laisser (lui ou quiconque continuerait sa politique) poursuivre cinq ans de plus cette destruction des droits ouvriers, des droits démocratiques et des services publics.

Il est urgent que se rassemble la seule force capable d’imposer la rupture avec cette politique : la force de la classe des travailleurs et de la jeunesse, dans l’unité sur les revendications, qui s’exprime déjà dans les grèves en cours.

Permettre que par tous les moyens nécessaires l’unité ouvrière impose la rupture avec Macron et sa politique : tel est l’objectif du Parti ouvrier indépendant démocratique, partisan d’une Assemblée constituante par laquelle le peuple définira lui-même ce que doivent être des institutions démocratiques et une politique au service de la majorité.

C’est pourquoi le POID soutient la convocation de la conférence nationale pour l’unité du 16octobre et l’organisation dans tout le pays des assemblées ouvrières pour l’unité, pour la rupture ouvrière, pour en finir avec Macron et sa politique.



Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, samedi 4 septembre 2021.

Pour l’accueil inconditionnel de tous les réfugiés afghans

Pour l’accueil inconditionnel de tous les réfugiés afghans

Le bureau national du POID constate :

Pour l’accueil inconditionnel de tous les réfugiés afghans

  • que l’accord signé en février 2020 entre l’administration Trump et les talibans, accord intégralement mis en œuvre par l’administration Biden, et d’où découle le retrait des troupes de l’OTAN, ne répond nullement à l’aspiration légitime du peuple afghan à disposer de lui-même ;
  • qu’un nouveau coup est ainsi porté au peuple afghan, livré aux talibans par l’administration Biden, après vingt ans de guerre et d’occupation militaire de l’OTAN (occupation à laquelle tous les gouvernements français successifs ont participé depuis 2001) ;
  • que ces développements s’inscrivent dans la « nouvelle stratégie » annoncée par Biden dans son discours du 31 août 2021, visant en particulier à accentuer les pressions économiques, diplomatiques et militaires contre la Chine.

Le POID a participé à la Conférence mondiale contre la guerre, l’exploitation et le travail précaire (Mumbai, Inde, novembre 2016) aux côtés, notamment, de militants ouvriers d’Afghanistan et de militants ouvriers des États-Unis combattant contre la guerre. Le Manifeste de la Conférence de Mumbai, constituant le Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière (COI), affirmait en particulier : « À ceux qui prétendent que ces guerres sont justifiées parce qu’elles sont menées au nom du combat contre les dictatures et/ou contre le terrorisme, nous répondons par les faits. Les faits établissent que c’est pour garantir sa survie que le système impérialiste déchaîne la barbarie. » Cela vient d’être confirmé une nouvelle fois.

Le POID a accueilli, le 8 mars 2019, dans l’assemblée de sa commission femmes travailleuses, une militante de la Gauche radicale d’Afghanistan pour témoigner de la situation des femmes afghanes sous l’occupation de l’OTAN, femmes aujourd’hui livrées aux talibans par ceux-là mêmes qui prétendaient les « libérer des talibans » en 2001. C’est pourquoi le POID s’est toujours prononcé pour le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, comme de tous les pays où elles interviennent.

Le bureau national du POID exprime sa solidarité avec le peuple afghan, et en particulier avec les militants du mouvement ouvrier et démocratique appelés à combattre dans des conditions encore plus difficiles qu’elles ne l’étaient. Il approuve la constitution par La Tribune des travailleurs du fonds de solidarité avec les militants afghans.

Considérant que l’impérialisme français, en participant à la guerre, à l’occupation et en se rangeant derrière Biden, porte une lourde responsabilité dans la situation, le POID condamne les déclarations honteuses de Macron sur les « risques de flux migratoires irréguliers » (17 août) et ceux de la ministre Schiappa écrivant, à propos de ceux qui fuient la terreur des talibans : « Nous ne pourrons pas les accueillir tous sur notre sol » (Le Monde, 2 septembre).

Conformément aux traditions de la Révolution française qui affirmait dans sa Constitution de 1793 que « le peuple français donne l’asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté », le POID considère que tel devrait être la position unanime de toutes les organisations ouvrières et démocratiques dans notre pays que d’exiger du gouvernement Macron : « Ouvrez les frontières ! Accueil inconditionnel de tous les réfugiés ! »

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, samedi 4 septembre 2021.

Le ministre Blanquer en campagne antilaïque

Le ministre Blanquer en campagne antilaïque

Le ministre Blanquer orchestre – à grand frais – une campagne de publicité.

Les affiches apposées sur des panneaux d’affichage publics et dans des établissements scolaires déclinent le même thème :

« Tout faire pour que Imrane, Axelle et Ismail pensent par eux‐mêmes, c’est ça la laïcité. »

« Permettre à Milhan et Aliyah de rire des mêmes histoires. »

« Permettre à Sacha et Neissa d’être dans le même bain, c’est ça la laïcité. »

Cette campagne n’a rien à voir avec la laïcité.
Le choix des prénoms, les portraits ne doivent rien au hasard.

Le ministre d’un gouvernement qui a fait voter à l’Assemblée nationale le 23 juillet la loi sur le séparatisme poursuit sa campagne de stigmatisation d’une partie de la population.

Il s’agit par ailleurs de présenter l’école comme une addition de communautés.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, qui combat pour la laïcité, pour l’égalité des droits dans la République, pour le respect de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, dénonce cette campagne du ministre Blanquer comme une campagne antilaïque d’ostracisation d’une partie de la population en fonction de la religion qu’elle est supposée pratiquer.

Quand un ministre de l’Éducation insulte les familles…

Quand un ministre de l’Éducation insulte les familles…

« On sait bien, si on regarde les choses en face, qu’il y a des achats d’écrans plats plus importants au mois de septembre qu’à d’autres moments », a osé déclarer Blanquer (France 3, 29 août), accusant les familles aux revenus modestes, qui bénéficient de l’allocation de rentrée scolaire, de l’utiliser pour acheter des téléviseurs (1).

Décidément, le ministre ose tout ! Non seulement il n’a pris aucune mesure concrète pour protéger les élèves et les enseignants de la pandémie, non seulement il a remis en cause le bac, mais, en plus, il insulte les familles ouvrières, qui subissent sa politique depuis des années.

Un ministre qui refuse de trouver des solutions de scolarisation aux élèves en situation de handicap.

Un ministre qui méprise les accompagnantes d’élèves en situation de handicap, payées entre 700 et 800 euros par mois et qui voient leurs conditions de travail se dégrader chaque année.

Un ministre qui ne propose pas un accompagnement à tous les enfants handicapés, malgré la notification de la maison départementale des personnes handicapées.

Un ministre qui licencie les enseignants contractuels de l’académie de Créteil alors que les besoins en professeurs sont criants.

Un ministre qui impose aux enseignants de gérer leur classe en présentiel et l’enseignement à distance en même temps.

Ils ont raison, ces enseignants de l’académie de Créteil qui se mobilisent, avec leurs syndicats, pour obtenir le réemploi de tous les enseignants licenciés.

Ils ont raison, ces parents et ces enseignants qui, partout, se mobilisent pour obtenir satisfaction de leurs revendications.

Oui, il est urgent d’en finir avec ce ministre, ce gouvernement et sa politique.

  • (1) Plusieurs études de la Caisse d’allocations familiales, chargée de verser cette aide financière, démentent ces propos. 95 % des familles utilisent cette aide pour les fournitures scolaires et les vêtements.

La rentrée scolaire sera « la plus normale possible », selon le ministre Blanquer Mensonge !

La rentrée scolaire sera « la plus normale possible », selon le ministre Blanquer

Mensonge !

« Normale », une rentrée pour laquelle aucune mesure réellement efficace n’a été prise pour protéger les élèves et les personnels ?

Mensonge ! Cette rentrée est tout, sauf normale !

  • Protocole sanitaire inapplicable
  • Elèves non vaccinés évincés en cas de Covid
  • Refus de dédoubler les classes, d’embaucher les personnels nécessaires
  • Enseignants contractuels licenciés
  • Lycéens sans affectation

Et Blanquer ose parler d’une rentrée « normale » !

Dans La Tribune des travailleurs cette semaine, parents et personnels témoignent des réelles conditions de la rentrée :

  • Une infirmière, syndicaliste, qui s’inquiète pour la santé des élèves, y compris leur santé mentale
  • Une professeure des écoles qui refuse d’être « un prof robot derrière son écran »
  • Une accompagnante d’élèves en situation de handicap qui explique la dégradation de ses conditions de travail
  • Un père d’élève qui revient sur les conséquences prévisibles de l’éviction des élèves non vaccinés en cas de Covid dans la classe
  • Une mère d’élève qui s’inquiète d’un retour de l’enseignement à distance

Tous exigent un recrutement massif de personnels, le dédoublement des classes, l’équipement des classes en purificateurs d’air.

Telles sont les premières mesures qui justifieraient d’évoquer une rentrée « normale ».

JUSQU’OÙ S’APPLIQUE LE PASS « SANITAIRE » ?

JUSQU’OÙ S’APPLIQUE LE PASS « SANITAIRE » ?

À peine est-il mis en place, les limites annoncées par le gouvernement sont déjà franchies

La loi du 5 août instaurant le pass « sanitaire » est une loi antisociale, anti-ouvrière, antisanitaire.

Le gouvernement Macron est le seul responsable de la situation sanitaire désastreuse du pays.

Et maintenant, il utilise le pass « sanitaire » pour s’attaquer aux droits ouvriers et au principe démocratique d’égalité.

Son champ d’application s’étend de semaine en semaine.
Le savez-vous ?

  1. Le ministre de l’Éducation nationale Blanquer a annoncé que les élèves non vaccinés seront « évincés » des établissements scolaires (lorsqu’un cas positif sera enregistré dans une classe). Avec le faible taux de couverture vaccinale des quartiers populaires, l’inégalité sociale sera renforcée.
  2. Tous les agents du contrôle médical de la Sécurité sociale vont être soumis à l’obligation du pass sanitaire. Problème : cela n’est même pas prévu dans la loi.
  3. « En l’absence de pass sanitaire valide, l’accès à l’établissement sera refusé », lit-on sur le site d’un hôpital psychiatrique. Que se passera-t-il pour les plus fragiles se présentant en urgence ?
  4. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, on apprend que, si le 15 septembre, un salarié est mis à pied (en application de la loi), il lui sera interdit d’aller travailler à l’extérieur. Devra-t-il crever de faim ?

    Toutes ces informations se trouvent dans La Tribune des travailleurs
    Toutes convergent vers une conclusion,
    le responsable du chaos dans le pays porte un nom : Macron.

Pass « sanitaire » de Macron : Antisanitaire, antisocial, anti-ouvrier !

Pass « sanitaire » de Macron :

Antisanitaire, antisocial, anti-ouvrier !

Le 5 août, le gouvernement a promulgué la loi mettant en place le pass « sanitaire ».

Y a-t-il la moindre justification « sani­taire » à ce pass ? Permet-il de mieux proté­ger ?

Chaque travailleur peut le constater : ce pass est une absurdité ! Il est exigé dans les TGV… mais pas dans les transports en commun où les travailleurs s’entassent aux heures de pointe ! Il est exigé pour les pom­piers… mais pas pour les policiers ni pour les gendarmes !

Un pass antisanitaire !

Comment croire une seconde ce gouvernement quand il prétend que son pass a un objectif sanitaire ?

Ce gouvernement est responsable de la pénurie de masques, puis de tests, puis de vaccins. Il continue à fermer des lits et des services entiers dans les hôpitaux…

Et le gouvernement voudrait nous faire croire qu’il se préoccupe de la santé de la population face au Covid ?

Cette situation sanitaire catastrophique va empirer avec le pass. Médecins, syndicats, associations médicales dénoncent l’hémorragie de personnel soignant que la mise en œuvre du pass va provoquer dans les hôpitaux, les Ehpad, les maternités.

Un pass antisocial et anti-ouvrier !

Cette loi menace les salariés des hôpitaux et d’autres secteurs. Si, le 15 septembre, ils ne présentent pas leur pass, leur contrat de travail et leur rémunération seront suspendus. Qui peut vivre sans salaire ? Il s’agit de pousser les salariés à la démission ou à se faire licencier ultérieurement au prétexte de la « désorganisation de l’entreprise. »

Et quand les travailleurs, de plus en plus nombreux avec leurs organisations syndicales, se mobilisent contre ce « pass licenciement » dans les hôpitaux, les bibliothèques, les casernes de pompiers… le ministre de la Santé, Véran, profère des menaces contre le droit de grève !

Ce pass est antisocial et anti-ouvrier. Il s’inscrit dans toute la politique de Macron : contre-réforme de l’assurance chômage, contre-réforme des retraites, d’un côté. 560 milliards d’euros versés aux capitalistes, de l’autre.

Pass « sanitaire », menaces contre le droit de grève, contre-réformes de l’assurance chômage et des retraites, fermetures de lits et de services dans les hôpitaux… Macron se déchaîne contre les travailleurs.

Les travailleurs sont en état de légitime défense !

Non au « pass licenciement » ! Retrait de la loi Macron-Véran et des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage !

Le 25 juillet, Macron et Véran ont fait voter leur « pass sanitaire ».
En réalité, c’est un « pass licenciement ».
Contrairement à ce qui a été dit, le salarié exerçant dans un secteur où le pass est obligatoire et qui ne le présentera pas :

• sera dans un premier temps suspendu et privé de traitement,
• mais dans un second temps, son patron pourra décider que cette situation constitue un facteur de désorganisation de l’entreprise, et alors il pourra être licencié !

Quant aux travailleurs en contrat à durée déterminée, leur contrat pourra être immédiatement interrompu !

La loi Macron-Véran n’est pas une loi de protection de la santé.

Une loi de protection de la santé commencerait par permettre l’accès de tous ceux qui le souhaitent à une vaccination.

Une loi de protection de la santé rétablirait au moins quelques-uns des 100 000 lits d’hôpitaux fermés depuis quinze ans.

Une loi de protection de la santé recruterait massivement des soignants.

Non, cette loi est une loi contre les travailleurs, c’est un « pass licenciement » ! C’est pour cela que Macron la met à l’ordre du jour en même temps que la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage.

C’est la responsabilité des organisations ouvrières d’organiser la riposte parce que cette attaque c’est une attaque contre la classe ouvrière et la démocratie.

L’unité dans des manifestations organisées par les syndicats,
comme cela a été le cas la semaine dernière à Chartres et dans d’autres villes.

La prise en charge par les organisations syndicales de la mobilisation
contre le pass sanitaire et les réformes des retraites et de l’assurance chômage.

L’unité ouvrière pour en finir avec Macron et sa politique de réaction.
Voilà ce que propose le Parti ouvrier indépendant démocratique.