Aéroports de Paris (ADP) Contre la baisse des salaires, les travailleurs préparent la grève

« Les vacances en avion du tout début de l’été seront-elles perturbées ? », s’inquiète Le Parisien (8 juin), à propos de l’appel à la grève lancé par tous les syndicats d’ADPpour le retrait du Pact (plan d’adaptation des contrats de travail).

Ce plan supprime plus d’un mois de salaire à tous les salariés et les oblige à
accepter des mobilités géographiques. Et ce n’est pas tout : ceux qui refusent
seront licenciés !

Un plan inacceptable, ont répondu les syndicats qui ont lancé un appel à la grève du 1er au 5 juillet.

Et, dès le 14 juin, des assemblées générales se sont réunies et ont repris la proposition d’un service, celui des pompiers, d’appeler à la grève dès le 18 juin.

Alors, les vacances en avion du tout début de l’été seront-elles perturbées ? Cela dépend de la direction. Qu’elle retire son plan, et le problème sera réglé.

Oui, la direction d’ADP et le gouvernement, qui siège au conseil d’administration comme actionnaire majoritaire de l’entreprise, doivent répondre aux exigences des salariés et retirer le Pact !

Au-delà, ces exigences mettent à l’ordre du jour la renationalisation d’ADP.

22 430 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux ».

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Le retour de la contre-réforme des retraites

Macron a annoncé qu’il allait prendre des « décisions difficiles durant l’été » concernant les retraites. Il s’agirait d’obliger les salariés à travailler plus longtemps, jusqu’à 63, 64, voire 65 ans, ou plus !

Alors que le pays sort à peine de la pandémieAlors que le chômage des jeunes augmente

Alors que 560 milliards d’euros ont été versés par l’État aux capitalistesdepuis seize mois

Alors que 51 milliards d’euros de dividendes ont été servis aux actionnairesdes entreprises du CAC 40

Macron reprend son offensive contre les retraites des travailleurs !

Pourquoi ?

Parce qu’il doit rendre des comptes aux actionnaires et aux capitalistes. Car il faut voler toujours plus d’argent aux travailleurs pour remplir toujours plus les caisses des banques et des spéculateurs.

Mais, dans son propre camp politique, ils ne sont pas tous d’accord

Certains, notamment parmi ses ministres, lui reprochent d’avoir abandonné la réforme par points (réforme systémique). D’autres s’inquiètent du risque d’explosion sociale.

Il s’agit de lutte des classes

Le gouvernement des actionnaires exige toujours plus de dividendes. Mais la démocratie, ce n’est pas le gouvernement des actionnaires.

Un gouvernement de la démocratie laisserait partir les anciens à la retraite et garantirait à chaque jeune un vrai travail, un vrai salaire.

Telle est la position du Parti ouvrier indépendant démocratique qui milite sans relâche pour en finir avec le gouvernement de la minorité des exploiteurs et la Ve République des actionnaires et des spéculateurs, et pour l’avènement d’un gouvernement de la majorité, celle des travailleurs et de la jeunesse.

21 656 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux ».

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Le POID interdit de manifester, c’est tout le mouvement ouvrier qui est menacé !

Convoquée depuis six semaines, la manifestation du Parti ouvrier indépendant démocratique a été interdite le jour même de sa tenue, le 5 juin, sur décision du préfet Lallement agissant au nom du gouvernement, décision confirmée par le tribunal administratif.

C’est le droit de manifester qui est menacé.
Dans son document, le préfet signale qu’il a autorisé d’autres manifestations le même jour à Paris, parmi lesquelles « une

manifestation antifasciste » et des « manifestations […] liées au mouvement des “gilets jaunes” ».

Pourquoi cette différence de traitement ? À propos de la manifestation du POID, le préfet évoque « un risque fort que des individus […] puissent infiltrer cette manifestation afin d’instaurer un climat d’insurrection ». Le POID est-il mis en cause dans ce risque ? Non. Un seul exemple est-il fourni d’une manifestation précédente de notre parti qui ait donné lieu à de tels incidents ? Non.

Alors pourquoi ce traitement particulier ? En citant (et en les déformant) les mots d’ordre politiques de notre manifestation, le préfet Lallement en fait l’aveu : à cause de son contenu !

Ce coup de force vise tout le mouvement ouvrier : pour justifier l’interdiction, le préfet évoque l’agression du 1er-Mai contre la CGT, victime de semblables « infiltrations » et incidents. Ainsi, toute organisation ouvrière susceptible d’être agressée pourrait être préventivement interdite de manifestation !

En réalité, pour Lallement, Darmanin et Macron, il ne fallait pas que défilent pacifiquement dans les rues de Paris des manifestants criant : « Dehors Macron et sa politique ! Dehors la Ve République ! Assemblée constituante souveraine ! Interdiction des licenciements ! Confiscation des 560 milliards offerts aux capitalistes pour spéculer et licencier !… ». Certes, le rassemblement statique a pu se tenir place de la Nation : ces mots d’ordre y furent lancés, les discours prononcés et les messages de soutien reçus d’un grand nombre d’organisations, de responsables et de militants du mouvement ouvrier et démocratique furent lus.

Il n’en reste pas moins que la manifestation fut interdite.

Coup de force contre la démocratie, cette interdiction constitue aussi un aveu de faiblesse de la part d’un pouvoir dont la politique provoque contre lui un immense rejet, qu’exprime notamment la multiplication des grèves et des mobilisations.

Le POID se réserve d’attaquer en justice sur le fond cette décision infâme. Il alerte les organisations ouvrières et démocratiques de cette attaque sans précédent qui les menace toutes et réaffirme sa volonté d’agir dans l’unité pour la défense de la démocratie et des droits ouvriers.

C’est dans cet esprit et sur ses propres mots d’ordre, en toute indépendance, que ses militants participeront aux manifestations du 12 juin.

Le POID invite les travailleurs, les jeunes et les militants qui le souhaitent à participer aux assemblées qu’il organise pour mener ensemble le combat d’unité contre la réaction sous toutes ses formes, pour chasser Macron, pour les revendications.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, mardi 8 juin, 14 h 30.

Grenelle de l’Éducation Les 12 « engagements » du ministre Blanquer

Il y a quelques années, le baccalauréat était un diplôme national avec des épreuves nationales, anonymes, ponctuelles, terminales. 

Premier grade universitaire, il permettait aux bacheliers de s’inscrire dans la filière universitaire de leur choix. 

Le gouvernement Macron-Blanquer a tout dynamité : instauration de la sélection à l’entrée à l’Université en 2018 et introduction massive du contrôle continu, transformant le bac en diplôme local. 

L’offensive s’est accélérée avec la pandémie. Le ministre Blanquer, libéré de l’obligation de donner les moyens pour que chaque élève puisse suivre tous les programmes nationaux conduisant au bac, en a profité pour refuser de remplacer de nombreux professeurs.

C’est dans ce contexte que le ministre a réuni son « Grenelle de l’Éducation », qui s’est conclu sur« 12 engagements ». 

Tous ces engagements ont un point commun : renforcer l’autonomie des établissements scolaires qui devront définir leur identité propre et individualiser les carrières des enseignants.

La conséquence, c’est la rupture d’égalité de tous les jeunes devant l’accès à l’instruction.

Deux exemples :

L’engagement n° 8 : « Donner plus d’autonomie aux équipes des collèges et lycées pour développer leurs projets. »

Le rectorat de Versailles a annoncé la création d’« équipes de direction intermédiaire », dans le cadre d’une logique managériale. Ces équipes devront notamment « harmoniser le contrôle continu », selon des règles et des exigences pédagogiques définies au niveau de chaque établissement. 

L’engagement n° 11 : « Assurer une continuité pédagogique efficace. »

S’agit-il d’organiser le recrutement d’enseignants en nombre suffisant afin de remplacer tout professeur absent ? Pas du tout.

Il s’agit de « recourir à des dispositifs de type “cours en ligne” ou travail en autonomie anticipé et encadré sous la surveillance d’un assistant d’éducation (AED) »

Face à une offensive d’une telle ampleur, il y a urgence à ce que se forge l’unité des lycéens, des parents, des enseignants et de leurs organisations, à tous les niveaux, pour le retrait de tous les « engagements du Grenelle », pour la satisfaction des revendications urgentes, parmi lesquelles :

  • l’abrogation de la réforme Blanquer du bac, la reconquête d’un véritable bac national, premier grade universitaire ;
  • le recrutement immédiat des personnels nécessaires pour assurer tous les remplacements, pour alléger les effectifs dans les classes et permettre que tous les jeunes puissent accéder à tous leurs cours en « présentiel ». 

20 856 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux ! »

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Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleursPrenez contact avec le POID.

Par la grève, les travailleurs imposent des reculs

A la ville de Paris

Après des mois de bataille, trois jours de grève et de manifestation massive, les 4 février, 9 mars et 13 avril, la maire « socialiste » de Paris, Anne Hidalgo, et sa ma- jorité municipale (PS-PCF-EELV-Génération.s) ont été contraintes de restituer trois jours de congés (sous la forme de jours de RTT) sur les huit jours qu’elles vou- laient supprimer aux agents, en application de la loi de transformation de la fonction publique de la ministre Amélie de Montchalin.

Pourtant, depuis six mois que la bagarre est engagée par les agents territoriaux avec leurs organisations syn- dicales, la municipalité avait toujours expliqué : « C’est la loi, on ne peut pas faire autrement… ».

Cette petite musique s’est heurtée et se heurte à la vo- lonté des agents qui ne veulent pas être privés de huit jours de congés. « Pas une minute de plus ! », ont-ils exigé.

La maire a été contrainte à un premier recul. De huit jours supprimés, on est d’ores et déjà passé à cinq… Et les agents entendent bien faire reculer la municipalité sur les cinq qui restent.

C’est pourquoi ils étaient à nouveau en grève le 20 mai et le seront une fois de plus le 27 mai.

À l’hôtel Ibis Batignolles à Paris

Après vingt-deux mois de grève et de mobilisation, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles ont fait reculer la direction. Le 21 mai, un protocole d’accord a été signé entre la société et le syndicat CGT. Elles ont obtenu une augmentation salariale de 250 à 500 euros et des primes de panier repas égales à 7,30 euros par journée de cinq heures.

Elles ont également arraché une baisse des cadences infernales (de 3,5 à 3 chambres).

Autre acquis de la grève : le pointage et le dépointage en tenue civile, la fourniture de deux tenues en coton par an et le nettoyage de leur tenue professionnelle par leur entreprise.

Enfin, leur contrat précaire a été requalifié en contrat de travail à durée indéterminée (CDI) chez le sous- traitant STN.

Au-delà de la Ville de Paris et de l’hôtel Ibis Batignolles, ces mobilisations sont un formidable encouragement pour l’ensemble des travailleurs.

Oui, la lutte de classe unie sur les revendications peut bloquer les attaques anti-ouvrières !

5 JUIN, 14 HEURES, PARIS, MANIFESTATION NATIONALE

Pour l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique,
contre l’augmentation du temps de travail !
Pour l’augmentation générale des salaires !
Pour chasser Macron et sa politique et en finir avec les institutions de la Ve République !

19 400 travailleurs et jeunes ont signé l’appel
« Dehors Macron et sa politique, et le plus tôt sera le mieux ».

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