Grève des urgences « Réponse » de Buzyn : dehors, les malades !

Depuis des mois, les personnels des services des urgences – et avec eux de nombreux autres services des hôpitaux – font grève pour obtenir des postes et des moyens.

Ils veulent pouvoir accueillir les malades dans de bonnes conditions et les soigner.

Le 2 septembre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a rendu publiques ses propositions. 

Concernant les urgences, elle a trouvé la solution pour résoudre le manque de lits et de personnels : restreindre l’accès des patients à l’hôpital pour « désengorger les urgences ».

Comment ?

En filtrant l’accès aux urgences

Il serait imposé aux médecins urgentistes affectés aux centres d’appel des secours (le 15) de diriger un grand nombre de patients vers un cabinet de ville ou une maison de santé (secteur privé). 

En organisant des consultations par vidéo des personnes âgées et en les excluant des urgences

Un système de « vidéo-assistance », relié au centre de régulation médicale des Samu, serait installé dans tous les Ehpad. Si une personne âgée est victime d’un grave problème de santé, les médecins régulateurs devront décider à distance, par vidéo, si la personne devra être hospitalisée ou non. 

De plus, les personnes âgées ne seraient plus dirigées vers les urgences, mais vers les services hospitaliers dédiés à leur prise en charge. Quand on sait que la majorité des hôpitaux ne disposent pas de tels services, cela signifie que ce gouvernement fait le choix de priver des milliers de personnes âgées de soins. 

En remettant en cause les responsabilités médicales

Il s’agit de transférer aux infirmier(e)s un nombre de plus en plus important de pratiques médicales qui relevaient jusqu’à présent des compétences des médecins. Face à la pénurie de médecins de toutes spécialités, méticuleusement organisée depuis les années 1970 par tous les gouvernements, la ministre entend développer le transfert des compétences des médecins aux infirmier(e)s. 

Transférer aux infirmier(e)s une partie de ces fonctions, c’est leur faire prendre de lourdes responsabilités et mettre en danger les patients. 

Ces mesures sont inacceptables !

Le plan Buzyn doit être retiré !

Lisez toutes les informations concernant le plan Buzyn dans La Tribune des travailleurs.

Prenez contact avec le POID.

Communiqué Le POID alerte les travailleurs et la jeunesse. Tout accuse le gouvernement

Destruction de l’hôpital public ; plan Buzyn qui prétend interdire à la population d’accéder librement aux urgences ; dislocation du lycée et privatisation de l’école maternelle ; liquidation de l’administration des Finances publiques et du statut de la fonction publique… Après avoir démantelé le Code du travail et la SNCF, étranglé les libertés publiques avec la multiplication de lois liberticides, le gouvernement Macron-Philippe prétend poursuivre son œuvre destructrice.

En nommant Delevoye au gouvernement, Macron engage la dernière ligne droite de la contre-réforme des retraites. À travers le cycle de concertations qu’il ouvre, il voudrait que les organisations syndicales s’associent à son objectif de faire disparaître nos 42 régimes de retraite.

La politique du gouvernement Macron-Philippe suscite colère, indignation et résistance de la population.

Jusqu’aux derniers jours de l’année scolaire, les enseignants ont cherché avec acharnement à défendre le bac et le lycée et, dans de nombreux établissements scolaires, ils ont repris le chemin de l’action dès les premiers jours de la rentrée. Pendant tout l’été, dans les hôpitaux, aux Finances publiques et dans de nombreux autres secteurs et entreprises, mouvements de grève et mobilisations se sont multipliés. Tous cherchent les voies d’un combat efficace pour stopper ce rouleau compresseur.

Légitimes sont la colère et l’indignation de la population contre cette politique. Légitimes sont les grèves et mobilisations contre ces mesures destructrices. Le POID appuie et soutient les mouvements qui expriment la résistance à cette politique anti-ouvrière et antidémocratique.

Aider à rassembler la force des travailleurs, unis avec les organisations, pour bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement, tel est le mandat que se fixe le POID dans tous les domaines :

  • En contribuant à assurer le succès de la 4ᵉ rencontre nationale des comités pour l’unité du 12 octobre pour aider à lever les obstacles à l’unité et à défaire la contre- réforme des retraites.
  • En contribuant, dans toutes les communes, à constituer des listes ouvrières d’unité à l’occasion des élections municipales pour rompre avec la politique d’austérité mise en œuvre par des municipalités de toutes couleurs politiques qui acceptent de relayer les mesures du gouvernement Macron aux ordres de l’Union européenne.

En cette rentrée de septembre, l’urgence est de rassembler, dans l’unité, les forces du camp des travailleurs et de ses organisations pour en finir avec Macron, sa politique, son gouvernement.

À la succession des gouvernements, de droite et de « gauche » qui, depuis des décennies, livrent les conquêtes et acquis de la classe ouvrière et de la démocratie au pillage capitaliste, le POID oppose la nécessité d’un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, rompant avec les diktats du capital financier, et avec la Vᵉ République et l’Union européenne. Pour une Assemblée constituante souveraine, pour un gouvernement ouvrier, il appelle les travailleurs et les jeunes qui partagent cet objectif à renforcer les rangs de ceux qui construisent le parti ouvrier.

Le bureau national du POID,

samedi 7 septembre, 17 heures


Il n’y a rien à négocier ! Le projet Macron-Delevoye
 de retraite par points doit être retiré ! – un tract du POID

Le 3 septembre, Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire chargé du dossier de la réforme des retraites, a annoncé son entrée au gouvernement.

Le ministre Jean-Paul Delevoye veut supprimer les 42 régimes de retraite actuels pour le remplacer par un régime universel par points.

Son projet de réforme va bien au-delà de toutes les attaques précédentes. Il s’agit d’effacer toute référence à des droits collectifs.

Comment ?

  • En supprimant les droits liés au statut
  • En supprimant la garantie du montant de la pension
  • En baissant brutalement le montant de la pension
  • En supprimant les trimestres supplémentaires et les majorations pour enfants
  • En supprimant le départ anticipé pour les métiers pénibles 
  • En diminuant le montant des pensions de réversion

Vous voulez en savoir plus ?

Vous voulez comprendre le contenu de ces mesures et leurs conséquences ?

Vous voulez connaître les propositions faites pour vous y opposer ?

Retrouvez toutes les informations à ce sujet
dans le 4-pages Spécial retraites publié dans La Tribune des travailleurs n° 204.

RENTRÉE SCOLAIRE Le ministre Blanquer veut mettre l’école en miettes

Blanquer vient de le confirmer : à la rentrée, il met en œuvre toutes ses contre-réformes, contre la volonté des enseignants et des lycéens et contre tout ce qui fonde l’école républicaine. Le droit pour la jeune génération, et en particulier les jeunes issus de la classe ouvrière, d’accéder à une instruction basée sur des programmes, des disciplines et des horaires nationaux,est piétiné. Ces mesures s’inscrivent dans le droit fil des attaques engagées par le gouvernement contre l’ensemble des droits des travailleurs.

Réforme du bac

Jusqu’ici, le bac était un examen national, de même valeur, qui conférait les mêmes droits à tous.

A la fin de l’année de terminale, le même jour, à la même heure, tous les élèves composaient sur les mêmes sujets. Ensuite, les copies, rendues anonymes, étaient mélangées entre différents lycées puis remises à des professeurs, eux-mêmes issus de plusieurs lycées, qui les corrigeaient selon un barème national.

La réforme supprime le caractère national des épreuves du bac. L’élève sera désormais évalué tout au long de l’année par ses professeurs habituels, et sur des sujets choisis par son établissement.

« Avoir le bac » n’aura plus la même valeur suivant que l’on vient d’un lycée de Paris ou d’une banlieue populaire.

Réforme du lycée

Jusqu’ici, la voie générale comportait trois séries : L (littéraire), ES (économique et social), et S (scientifique). Au sein d’une même classe, tous les élèves étaient de la même série, avec les mêmes matières, le même emploi du temps, les mêmes professeurs.

Désormais, les séries L, ES, S n’existent plus : les élèves suivent un même enseignement appelé « tronc commun » : français, histoire-géo, deux langues et EPS.

En outre, l’élève choisit trois autres matières (des « spécialités ») parmi douze. A lui de composer son « menu ». La notion de « groupe classe », si importante, disparaît de fait, tout comme la notion de conseil de classe.

En instaurant ce système de menus de trois spécialités à choisir parmi douze, la réforme crée un nombre quasiment infini de parcours possibles, rendant impossible leur évaluation sous forme d’épreuves nationales en fin de terminale.

Cette réforme sert donc à introduire le contrôle continu, à détruire le bac national, le même pour tous.

Pour mettre en œuvre ses réformes, le ministre prétend mettre en place des comités de suivi avec les organisations syndicales. Mais quel sens aurait la participation à de tels comités de suivi ? Amener les syndicats à mettre en œuvre les réformes, contre les élèves, les parents et les enseignants ?

Le seul mot d’ordre qui permette d’organiser la mobilisation, dans l’unité, est celui de retrait.

Retrait de la réforme du bac,
retrait de la réforme du lycée !

Pénurie de médicaments À qui profite le crime ?


En 2018, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait recensé 868 ruptures d’approvisionnement. C’est trente fois plus qu’il y a dix ans. Plus de 1 200 traitements ou vaccins sont concernés : corticoïdes, anticancéreux, médicaments du système nerveux…

Et, à nouveau en 2019, la pénurie de médicaments, qui en met en danger des dizaines de milliers de patients (voir les témoignages ci-dessous), est de retour.

Selon le magazine économique américain Forbes, le marché du médicament est aujourd’hui le secteur le plus rentable au monde. En vingt ans, de 1999 à 2017, les 11 plus grandes multinationales pharmaceutiques ont enregistré 1 029 milliards d’euros de dividendes dont elles ont reversé 90 % (soit 925 milliards) à leurs actionnaires. 

Les causes de la pénurie de médicaments sont parfaitement identifiées : les multinationales utilisent tous les moyens possibles pour dégager le maximum de profits sur les médicaments. 

Elles délocalisent dans les pays à bas coût sans se soucier des conditions d’approvisionnement ou de la qualité des médicaments produits. Elles abandonnent la production de médicaments peu rentables et se concentrent sur ceux qui rapportent le plus. 

Cette pénurie est donc la conséquence d’une logique effroyable : à un bout de la chaîne, la pénurie de médicaments, à l’autre bout des profits monstrueux. 

Une logique du profit en contradiction avec ce qui a toujours été la logique de la recherche médicale : la volonté de faire reculer la maladie. 

Il faut en finir avec cette logique qui menace le droit aux soins ; et donc avec le système capitaliste qui ne vit que de cette soif de profits.

Et pour cela, il est urgent de rompre avec l’Union européenne et les gouvernements successifs qui se font les relais des exigences des marchés financiers. 

Témoignages

. Cancer : « A 62 ans, mon cancer de la vessie vient de récidiver. Je pensais redémarrer au plus vite la chimio mais cela a été plus compliqué. L’urologue a fini par lâcher : « Je n’ai pas d’Amécityne, je ne peux pas vous soigner. » (1)
. Maladie de Parkinson :  en septembre dernier, un laboratoire décidait de suspendre pour neuf mois la production d’un médicament pourtant officiellement classé d’un intérêt thérapeutique majeur, le Sinemet. Le mari d’une patiente s’indigne : « C’est insupportable. J’ai fait la tournée des pharmacies jusqu’à 35 kilomètres pour en trouver. Il ne nous reste plus que 5 semaines de stocks… après, c’est le flou. » (2)
. Epilepsie : le Di Hydan, médicament contre cette maladie est régulièrement indisponible. Les parents d’un jeune polyhandicapé racontent leur calvaire : « On vit dans la peur d’une pénurie de médicament pour notre fils épileptique. On a failli le perdre deux fois… » (3)

  1. Le JJD, le 18 août 2019.
  2. Le Parisien, 17 janvier 2019.
  3. Ibidem.

Prenez contact avec le POID

Vérité et justice pour Steve !

Communiqué du 31 juillet 2019

Les jeunes et les travailleurs, et au premier plan la famille de Steve, ont le droit de savoir qui est responsable de sa mort.

Le 21 juin, à Nantes, alors que la fête de la musique se termine sur le bord de la Loire, les participants sont chargés par la police, provoquant la chute de plusieurs personnes dans le fleuve.
Le 29 juillet, le corps sans vie de Steve, jeune animateur de 24 ans, est retrouvé.

C’est une honte que le lendemain le Premier ministre, Edouard Philippe, ose déclarer « qu’il ne peut être établi de lien entre l’intervention de forces de police et la disparition de Steve Maia Caniço », se cachant derrière le rapport de l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

Ni leurs larmes de crocodiles, ni leurs mensonges, ni les rapports des organismes de l’État ne nous tromperont. Ils ne servent qu’à camoufler la vérité.
La vérité, c’est que ce sont Macron et son gouvernement qui sont responsables de la violence et de la répression déchaînée contre les jeunes et les travailleurs.

Que ce soit à Nantes le 22 juin ou à Mantes-la-Jolie le 6 décembre, lors de la violente interpellation de 151 jeunes contraints par les coups, les insultes et les humiliations à maintenir leurs mains sur la tête, face au sol ou au mur, pendant plusieurs heures, ces « bavures » et les agressions deviennent systématiques, nous n’acceptons pas !

Nous ne l’acceptons pas et nous ne l’accepterons jamais !

La violence, c’est aussi Parcoursup, l’arrêté raciste d’expulsion des facs, la sélection, la précarité, le chômage, les discriminations et le refus d’accueillir les réfugiés.

Alors dehors ce gouvernement !
Dehors Macron !
Dehors la Vᵉ République !
À bas la répression !

Vérité et justice pour Steve !


Macron-Delevoye veulent faire disparaître tous nos régimes de retraite


Macron-Delevoye veulent faire disparaître tous nos régimes de retraite

Jugez vous-mêmes !

Le 18 juillet, Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, a remis son rapport au gouvernement. Il prévoit de faire voler en éclats tout notre système de retraite par répartition et de supprimer chacun des 42 régimes de retraite actuels.

Travailler toujours plus longtemps…

L’« âge du taux plein » serait allongé à 64 ans, et jusqu’à 66 ans et 3 mois pour les générations 1980 et 1990. Quant à « l’âge légal », il restera certes à 62 ans, mais soumis à une décote amputant lourdement la pension versée. 

…pour une retraite de plus en plus basse

Leur nouveau système universel par points supprimerait par exemple le calcul des pensions sur les 25 meilleures années dans le privé, ou les 6 derniers mois dans la fonction publique hospitalière. Fin des droits collectifs, mais un compte individuel de points acquis « chaque jour travaillé ». Qui fixera la valeur du point ? Le gouvernement lui-même, chaque année, en soumettant son financement à « une règle d’or d’équilibre du système », celle-là même imposée par les traités européens.

Le grand chambardement

Tous les acquis qui existaient encore sont attaqués en même temps : trimestres attribués aux mères de famille dénoncés comme « inutiles » par Delevoye, bonifications parentales remises en cause, pensions de réversion baissées, fin du départ anticipé pour les métiers les plus pénibles (infirmières, égoutiers…). Le gouvernement en profite même pour programmer un nouvel impôt de 3% des revenus des salariés.

Vous voulez en savoir plus ? Prenez connaissance de l’analyse de ce projet publié dans La Tribune des travailleurs.

Le gouvernement veut aller vite. Il veut passer son plan au Conseil des ministres à l’automne. Il voudrait intégrer les syndicats à sa rédaction.

Impossible de les laisser faire L’unité de tous, travailleurs du public et du privé, actifs et retraités, chômeurs, jeunes, doit se forger, avec les organisations, sur l’exigence commune : 

Retrait du plan Macron-Delevoye !