Communiqué – Le 19 juin, le peuple a tranché: Macron et tous ses plans sont illégitimes !

Rejetés par une large majorité des électeurs inscrits, Macron, son gouvernement et sa politique ont essuyé ce 19 juin une défaite totale. Aucune coalition n’étant majoritaire, Macron ne peut même pas compter sur une cohabitation. 

Il y a un vaincu. Y a-t-il un vainqueur ? La Nupes a plus que doublé le nombre de députés des partis qui la composent tandis que le Rassemblement national effectue une percée inquiétante, passant de 8 à 89 députés. Mais c’est un fait : les uns et les autres se sont empressés, ce 19 juin, de proclamer la légitimité du quinquennat qui commence et de promettre de respecter la Constitution de la V République. 

Pourtant, il existe une majorité : 57 % des électeurs inscrits ont refusé d’exprimer un vote pour tel ou tel candidat. Ils sont plus de 70 % parmi les jeunes et quasiment autant parmi les ouvriers et les employés. En SeineSaint-Denis, où la Nupes obtient tous les sièges, elle recueille les voix d’à peine un électeur inscrit sur quatre. 

Du point de vue de la démocratie et de la rupture dont ils se réclament, les dirigeants de la Nupes devraient en toute logique dire clairement que Macron, illégitime, doit partir et que la V République, illégitime, doit partir aussi ; et ils devraient engager sans délai une campagne de mobilisation de masse pour la convocation d’une Assemblée constituante souveraine afin que le pouvoir soit donné aux délégués du peuple – élus, mandatés et révocables – de décider ce que doit être une authentique démocratie. 

Au lendemain du second tour, les dirigeants de la Nupes ne s’orientent pas en ce sens, laissant toute latitude à Macron pour tenter de sauver le régime. Tandis qu’Élisabeth Borne travaille à constituer des majorités de circonstance à droite comme à gauche, Macron lui-même convoque à l’Élysée tous les dirigeants syndicaux et patronaux pour mettre en place son « conseil national de la refondation ». Toutes ces manœuvres visent à faire passer les projets les plus anti-ouvriers et les plus antidémocratiques contre les retraites, pour l’austérité, pour financer les budgets de guerre ou encore pour liquider les services publics. 

L’immense majorité de ce pays, le peuple travailleur et la jeunesse rejettent Macron et sa politique. La démocratie exige qu’aucun soutien ne soit apporté à ce gouvernement. Aucune compromission n’est possible, sous peine de précipiter encore plus profondément le pays dans le chaos et d’apporter de l’eau au moulin d’une extrême droite qui, comme l’a revendiqué Marine Le Pen hier, attend son heure. 

Travailleurs, jeunes, le pays va entrer dans une situation difficile et instable. Serrons les rangs ! Depuis des mois, les grèves et les mobilisations ouvrières pour les revendications se multiplient dans tous les secteurs professionnels et dans tout le pays. C’est dans et par la lutte de classe, dans et par la mobilisation unie des travailleurs et de leurs organisations, sans aucune collaboration avec le gouvernement, que l’on empêchera la marche à la dislocation et à la réaction. 

Pour cela, un parti ouvrier est nécessaire. Le Parti ouvrier indépendant démocratique mène campagne depuis des mois pour un gouvernement du peuple travailleur sans Macron ni patrons, un gouvernement qui prenne les mesures d’urgence au service de la population. Rejoignez-nous, venez participer aux assemblées que le POID organise dans tout le pays dans la première semaine de juillet. 

Le bureau national, le 20 juin 2022 


À Jean-Luc Mélenchon et aux dirigeants de La France insoumise

Montreuil, le 21 avril 2022

À Jean-Luc Mélenchon et aux dirigeants de La France insoumise

Nous avons pris connaissance des lettres adressées par La France insoumise au Parti communiste français, à Europe Écologie-Les Verts et au NPA afin de jeter les bases d’un rassemblement pour les élections législatives. Cette lettre ne nous est pas destinée. C’est logique : vous connaissez notre désaccord sur le programme de l’Union populaire, qui doit constituer le socle de votre proposition de rassemblement (comme vous connaissez nos désaccords sur le vote unanime auquel les députés de La France insoumise ont participé le 19 mars 2020, accordant 343 milliards d’euros aux capitalistes et aux spéculateurs, et le vote des députés de La France insoumise au Parlement européen les 1er mars et 7 avril approuvant l’escalade militaire à l’est de l’Europe).

Le but du présent courrier n’est pas la recherche d’un accord en vue des prochaines législatives.

Pour autant, nous ne sommes pas indifférents à la discussion ouverte par vos courriers. Nous avons entendu Adrien Quatennens proposer « d’imposer une cohabitation » à Macron. Nous avons lu l’interview de Mathilde Panot déclarant : « Nous voulons être majoritaires pour gouverner le pays. Nous n’allons pas aux législatives pour avoir un maximum de députés mais pour appliquer notre programme l’Avenir en commun. » Nous avons entendu Jean-Luc Mélenchon déclarer : « Je demande aux Français de m’élire Premier ministre. Je leur demande pour m’élire Premier ministre d’élire une majorité de députés insoumis, insoumis et Union populaire. »

Dimanche 24 avril, la Vᵉ République sera dotée d’un nouveau président, à l’issue d’un second tour dans lequel, en conséquence de la division, ne figure aucun candidat revendiquant la défense des intérêts des travailleurs. Dans ce contexte, serait-il indifférent que le Premier ministre soit ou non Jean-Luc Mélenchon ?

La solution la plus favorable aux intérêts des travailleurs, c’est celle qui permettra qu’au moins un certain nombre de mesures soient prises dans le sens de leurs intérêts. Un gouvernement dirigé par La France insoumise, dans le contexte de la Vᵉ République, peut-il réaliser cela ? « Élisez-moi Premier ministre », propose Jean-Luc Mélenchon en direction des électeurs. Jean-Luc Mélenchon sait – et nous savons tous – que, sous la Vᵉ République (dont nous voulons tous l’abolition), c’est le président de la République qui est élu au suffrage universel et non le Premier ministre. Comme le veut la Constitution, c’est le président qui concentre entre ses mains l’essentiel des pouvoirs et qui nomme le Premier ministre dont les prérogatives sont constitutionnellement limitées. En un mot : le Premier ministre et son gouvernement sont sous la tutelle du président. Toutefois, nous comprenons qu’à travers cette formule Jean-Luc Mélenchon a voulu dire : « Nous revendiquons de gouverner sur notre programme. » Cette affirmation mérite d’être prise au sérieux. Le programme de La France insoumise n’est pas le nôtre. Mais il est certain que même un début de mise en œuvre de ce programme marquerait une différence par rapport à ce que ferait un autre gouvernement.

Par conséquent, notre préoccupation – partagée par un grand nombre de travailleurs, de militants, de jeunes de toutes tendances – peut être résumée ainsi : êtes-vous prêts à vous donner tous les moyens d’appliquer, ou à tout le moins de commencer à appliquer, ce programme qui est le vôtre ?

Dans la situation terrible qui frappe les travailleurs, les familles populaires et la jeunesse aujourd’hui, cela implique des mesures d’urgence. À commencer par le blocage total de tous les prix de produits de consommation courante, des carburants et des loyers face à une inflation qui galope et l’immédiat relèvement de tous les salaires, pensions et minima sociaux.

Face à l’imminence d’une rentrée scolaire catastrophique pour septembre 2022, cela suppose de dégager immédiatement tous les moyens de nomination des dizaines de milliers d’enseignants et de personnels de manière à rétablir les conditions d’une scolarisation normale de la jeune génération et d’abroger les contre- réformes destructrices du baccalauréat, de Parcoursup

Face à cet autre désastre que constitue la situation hospitalière, cela implique de dégager sans délai les moyens de l’embauche des 100 000 personnels soignants nécessaires, de rouvrir sans délai les lits et les services fermés dans les hôpitaux.

Urgence également à abroger les contre-réformes destructrices et, pour commencer, à préserver les régimes de retraite en s’opposant, a minima, à tout allongement de l’âge de départ à la retraite.

Pour cela, il ne faut pas hésiter à prendre les moyens nécessaires à ces mesures là où ils sont, en particulier parmi les centaines de milliards distribués aux capitalistes depuis deux ans au prétexte de la lutte contre la pandémie dont on sait l’usage qui en a été fait.

Urgence immédiate aussi la sortie de la France du commandement militaire de l’OTAN, dans un processus de dégagement de cette alliance militaire au service de l’impérialisme américain.

Toutes ces mesures sont présentes soit dans le programme de La France insoumise, soit dans les dernières propositions formulées par Jean-Luc Mélenchon ou d’autres dirigeants de votre mouvement. Notre démarche ne consiste donc pas à vous demander d’appliquer un autre programme que le vôtre. Mais il est important dans l’intérêt du peuple travailleur de savoir si vous comptez vous donner les moyens de mettre en œuvre sans délai votre programme.

C’est sur ce point que des équivoques doivent être levées. Nous avons entendu la revendication par Quatennens d’une cohabitation. L’histoire nous apprend ce que veut dire la cohabitation. Le seul gouvernement sous la Vᵉ République qui a vu un Premier ministre de gauche cohabiter avec un président de droite fut, de 1997 à 2002, le gouvernement Chirac-Jospin (qui comprenait de nombreux ministres socialistes, Verts, communistes…). C’est le premier gouvernement qui a appliqué le plan Juppé destructeur de la Sécurité sociale, contre lequel s’étaient dressés des millions de travailleurs en grève et en manifestation avec les syndicats un an plus tôt, un plan dont tous les dirigeants de gauche avaient juré qu’ils imposeraient le retrait. Ce gouvernement est entré aussi dans l’histoire pour être celui qui a le plus privatisé de toute la Vᵉ République. C’est aussi le gouvernement qui a décidé la participation de la France à l’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan. La cohabitation Chirac-Jospin, sur un plan constitutionnel, fut très respectueuse des règles de la Vᵉ République ; sur le plan social, économique, politique, elle a été marquée par une politique de régression qui n’a rien eu à envier à ce qu’aurait été une politique d’un gouvernement de droite.

La cohabitation implique de se subordonner et aux institutions de la Vᵉ République et à l’accord nécessaire avec un président élu sur un programme de régression sociale et qui compte bien veiller à son application. Ou bien votre intention est-elle, du point de vue de la démocratie dont vous vous réclamez, de considérer qu’ayant reçu un mandat majoritaire du peuple lors des élections législatives, vous avez le droit et le devoir de le mettre en œuvre ?

Dans ce cas, il est probable que le président élu sur un programme contradictoire tentera de s’y opposer en invoquant les règles de la Vᵉ République. Dans cette hypothèse, la question clé sera : qui dirige ?

Votre position sera-t-elle alors de rejeter ces diktats et d’engager immédiatement le processus de convocation de l’élection à une Assemblée constituante souveraine par laquelle le peuple définira le contenu social et les formes politiques d’une authentique démocratie, balayant la monarchie présidentialiste ? Si tel est le cas, vous serez amenés, nous en sommes convaincus, à en appeler à la mobilisation de millions et de millions de travailleurs et de jeunes pour permettre que la démocratie l’emporte sur toutes les résistances que la réaction ne manquera pas de dresser.

Nous sommes convaincus qu’alors les travailleurs et les jeunes se mobiliseront en ce sens. Soyez assurés que le Parti ouvrier indépendant démocratique, pour sa part, à la hauteur des moyens qui sont les siens, saura prendre sa part dans le combat pour imposer, sinon une rupture complète avec l’ordre capitaliste, au moins les premières mesures sur la voie de la rupture. Sans pour autant que nous renoncions à notre propre programme politique de combat pour un gouvernement des travailleurs et de la démocratie, pour le socialisme.

Nous voulons croire que vous clarifierez votre position sur cette question essentielle : ou bien cohabiter et de fait se soumettre aux règles de la Vᵉ République qui donnent la prééminence du pouvoir à un président et à la réaction capitaliste qui l’a porté au pouvoir ; ou bien assumer le mandat de la majorité, le mandat démocratique que vous sollicitez et ne pas hésiter pour appliquer votre propre politique à vous engager sur la voie de la rupture.

Notre démarche n’a aucun caractère polémique. Si une possibilité existe d’une amorce de rupture allant dans le sens des intérêts des travailleurs et de la jeunesse, d’un premier pas remettant en cause la continuité des gouvernements qui précèdent, sachez que le POID saura prendre ses responsabilités.

Nous serons attentifs à la réponse que vous voudrez bien apporter à ces questions.

Recevez, camarades, nos salutations fraternelles.

Le bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique

Montreuil, le 21 avril 2022

Lettre aux 20 000 travailleurs, militants et jeunes signataires de l’appel « pour la réquisition des 600 milliards que le gouvernement a offerts aux capitalistes » … et à tous ceux qui vont le signer

Adoptée à l’unanimité par les délégués au 5e Congrès national du Parti ouvrier indépendant démocratique 

Travailleuses et travailleurs, militantes et militants, jeunes ! 

Ce 22 janvier 2022, plus de 20 000 travailleurs, militants ouvriers et jeunes ont signé l’appel lancé début novembre 2021 par le POID. 

Nous sommes plus de 20 000 à dire : « En deux ans, le gouvernement Macron a offert près de 600 milliards aux capitalistes […]. La démocratie exige : ces 600 milliards doivent être rendus au peuple, pour financer les hôpitaux, l’école et les services publics, pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. » 

Cette exigence était au cœur du meeting national du POID le 22 janvier à Paris auquel plus de 1 500 travailleurs, militants et jeunes venus de toute la France ont participé, malgré toutes les difficultés de la situation. 

Ces 600 milliards d’euros que le gouvernement Macron a offerts aux capitalistes et aux banques (dont la première tranche de 343 milliards d’euros a été votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale le 19 mars 2020) représentent plus de deux fois le budget annuel de la nation. 

Contrairement aux mensonges du gouvernement qui prétend que ces sommes ont été utilisées pour lutter contre la pandémie ou « relancer l’économie », l’essentiel de ces 600 milliards a été donné aux grandes entreprises capitalistes et aux banques, qui s’en sont servis pour engraisser les actionnaires, les spéculateurs et pour licencier (lire au verso). 

Chaque travailleur, chaque jeune, chaque mère de famille peut le constater : ces 600 milliards, nous en payons le prix fort chaque jour. 

Chaque licenciement qui jette une famille ouvrière dans la misère ; chaque infirmière qui manque dans un service hospitalier au péril de la vie des patients ; chaque enseignant non remplacé plongeant la jeune génération dans le naufrage scolaire ; chaque étudiant qui se prive d’un repas sur deux… c’est le prix que nous payons pour ces 600 milliards ! 

Pourtant, il n’y a aucune fatalité ! Les travailleurs le montrent quand, sous toutes les formes, ils se mobilisent avec leurs syndicats pour arracher les revendications, dans cette vague de grèves dont La Tribune des travailleurs rend et rendra compte le plus largement possible chaque semaine. 

Nous l’affirmons : un gouvernement véritablement au service de la majorité, au service du peuple travailleur, en un mot, un gouvernement ouvrier, reprendrait aux capitalistes ces 600 milliards pour les affecter, tout de suite, aux hôpitaux, à l’école publique, aux services publics, au logement, à l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux. Il faudrait, par exemple, à peine 5 milliards d’euros par an pour embaucher les 100 000 infirmières qui manquent dans les hôpitaux. 5 milliards… une goutte d’eau comparée aux 600 milliards. 

Alors, nous vous lançons un appel. À vous tous, les 20 000, qui avez signé, et à vous tous qui ne l’avez pas encore fait mais partagez avec nous cette exigence : 

développons ensemble la campagne pour la réquisition des 600 milliards d’euros ! Ensemble, faisons signer l’appel massivement à la porte des entreprises, des écoles, des universités, dans les cités et les quartiers populaires, dans chaque manifestation de résistance des travailleurs et de la jeunesse. Ensemble, construisons la force qui donnera confiance aux millions et aux millions d’exploités et d’opprimés pour aller réclamer leur dû (1) ! 

Pour renforcer cette campagne, nous vous appelons à prendre votre place dans ce combat en rejoignant le Parti ouvrier indépendant démocratique, en diffusant La Tribune des travailleurs

(1) Nous nous adresserons aux candidats du PS, du PCF et de LFI à l’élection présidentielle ainsi qu’aux députés de ces partis qui ont participé au vote unanime du 19 mars 2020 pour les appeler à revenir sur ce vote, à se prononcer pour la réquisition des 600 milliards, à rompre l’accord avec le gouvernement Macron.


600 milliards d’euros : d’où viennent-ils, à quoi ont-ils servi ? Travailleurs, militants, jeunes : le savez-vous ? 

Le 19 mars 2020, l’Assemblée nationale unanime (dont les députés PS, PCF, LFI*) vote le projet de loi de finances rectificative (PLFR) : 2 milliards pour les hôpitaux… et 343 milliards « d’aide aux entreprises  ». 

Le 17 avril 2020, une rallonge de 65 milliards porte ce plan à 408 milliards. Sur ces 408 milliards, 315 sont destinés au « soutien à la trésorerie des entreprises », 20 milliards au « soutien aux entreprises stratégiques », 24 milliards pour financer le chômage partiel (prenant ainsi en charge ce que les patrons doivent payer), etc. 

Au printemps 2020, le gouvernement ajoute 50 milliards d’euros d’allègements fiscaux et sociaux en faveur des grands patrons.
Le 3 septembre 2020, le gouvernement adopte un nouveau plan de « relance » de 100 milliards d’euros. Le 23 octobre 2021, Macron ajoute un nouveau plan de 34 milliards. 

343 + 65 + 50 + 100 + 34, ce sont 592 milliards, et près de 600 milliards si l’on ajoute les subventions de l’État aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales accordées en temps « normal ». 

D’où viennent ces 600 milliards ? 

Du budget de l’État, c’est-à dire-des impôts directs et indirects des contribuables (dont la majorité sont des travailleurs). Autant d’argent en moins pour les services publics : hôpitaux, écoles, communes, etc. 

Des caisses de la Sécurité sociale, c’est-à-dire de l’argent du salaire différé des travailleurs. 

Qu’est-ce que cela représente ? 

600 milliards d’euros, c’est plus du double du budget annuel de la nation. C’est dix fois le budget annuel de l’Éducation nationale. 

À quoi ont servi ces 600 milliards ? 

À engraisser encore plus les capitalistes, les actionnaires et les banques. Les records battus en 2020-2021 par les entreprises du CAC 40 s’expliquent « principalement en raison de l’argent public versé sans condition par les gouvernements et les banques centrales », dit le rapport d’Oxfam (janvier 2022). 

À supprimer des emplois et à licencier. Les prêts garantis par l’État (PGE) accordés aux banques ont permis à celles-ci de prêter aux entreprises à condition d’être « plus compétitives » en se débarrassant des secteurs « non rentables ». C’est ainsi que la suppression de 6 595 emplois a été réalisée par Air France, bénéficiaire d’un PGE de 7 milliards d’euros, et de 4 600 emplois (et la liquidation de sous-traitants comme la SAM, 350 emplois) par Renault, bénéficiaire d’un PGE de près de 5 milliards. 

Ces 600 milliards doivent être repris aux capitalistes, rendus au peuple et affectés aux besoins des travailleurs, des chômeurs, des retraités et de la jeunesse ! 

La Tribune des travailleurs tient à la disposition de tout travailleur, militant, jeune qui le demandera un supplément exposant l’ensemble des faits permettant de juger par soi-même.
Chaque semaine, lisez La Tribune des travailleurs, abonnez-vous 

______

* Ce vote unanime est consultable sur le site de l’Assemblée nationale :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/comptes-rendus/seance/session-ordinaire-de-2019-2020/deuxieme-seance-du- jeudi-19-mars-2020 

Impossible d’accepter la moindre attaque contre nos retraites ! Dehors Macron et sa politique tout de suite !

Le site du POID publie in extenso ci-dessous le communiqué de la délégation permanente issue de la rencontre nationale du 13 mars qui s’est réunie ce samedi 3 juillet. A télécharger et faire signer massivement.

NOMBREUSES PRISES DE POSITION CONTRE L’INTERDICTION DE MANIFESTER SIGNIFIÉE AU POID


Nanterre le 4 juin 2021 — Le sinistre préfet Lallement fait encore parler de lui dans l’exercice où il excelle : la casse des libertés et des droits démocratiques.

Par un arrêté daté du 2 juin et parvenu aux intéressés ce matin du 4 juin, il annonce qu’il interdit la manifestation organisée par le POID demain à Paris, alors qu’elle avait été déposée le 28 avril et qu’il en autorise d’autres.

Les prétextes sont totalement fallacieux (risques de troubles de l’ordre public), ce sont clairement les mots d’ordre de la manifestation qui sont visés. Il s’agit de l’interdiction à caractère totalement politique d’une manifestation anti-gouvernementale.

L’UD CGT des Hauts-de-Seine condamne cet acte arbitraire et antidémocratique. Cette interdiction est un nouveau coup porté à l’exercice des droits démocratiques par Macron et ses sbires. Nous exigeons la levée de l’interdiction et le respect absolu du droit à manifester.


Lutte Ouvrière — Arbitraire gouvernemental : le POID interdit de manifestation !

09 Juin 2021 — Le Parti ouvrier indépendant et démocratique (POID) avait prévu de manifester samedi 5 juin à Paris, sous les mots d’ordre « Pour la démocratie contre la Ve République », « Dehors Macron, le plus tôt sera le mieux » et « Pour une industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre ».

Une demande d’autorisation avait été déposée le 28 avril. Mais le 2 juin, trois jours avant la manifestation, la préfecture de Paris lui a notifié l’interdiction, au prétexte que la manifestation était de nature « à troubler l’ordre public ». Le POID a aussitôt déposé un recours en référé, qui a été rejeté sous les mêmes prétextes fallacieux. Seul a été autorisé un rassemblement, qui s’est effectivement tenu sur une place de la Nation entièrement bouclée par la police.

Comme il était prévisible, les mesures d’exception votées sous prétexte de lutte contre le terrorisme aboutissent à donner à l’État des moyens toujours plus arbitraires. Le préfet Lallement et au-dessus de lui le gouvernement en prennent à leur aise avec la liberté de manifester. C’est intolérable. (https://journal.lutte-ouvriere.org/2021/06/09/arbitraire-gouvernemental-le-poid-interdit-de-manifestation_160879.html)




Voici la prise de position de Mohamed Djennane, secrétaire de la section PCF Bagnolet, sur Facebook

« Le POID doit pouvoir manifester. Le droit de manifester est une liberté fondamentale qui, depuis 1935, s’exerce par simple déclaration. Tous ensemble à la manifestation pour les libertés démocratiques, le 12 juin. »


« Cette interdiction est totalement scandaleuse. Elle témoigne de la dérive autoritaire de ce pouvoir. Je m’associe à votre protestation et demande la levée immédiate de cette interdiction. »

Christian FAVIER, Président du conseil départemental du Val de Marne


« Nous constatons que le droit de manifester est de plus en plus menacé par la préfecture de police de Paris : · La manifestation à l’appel de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) du 15 mai : interdite · La manifestation à l’appel de l’AFPS du 22 mai : contrainte à rester un rassemblement statique · Le meeting en plein air de Clémentine Autain le 13 juin à Montreuil : limité à… 50 personnes · La manifestation du POID du 5 juin : contrainte à rester un rassemblement statique. Dans ce dernier cas, le préfet de police Lallement écrit : « Considérant qu’il existe des risques sérieux pour que des éléments radicaux et à haute potentialité violente soient susceptibles de venir se greffer à ce rassemblement ou se reportent en cortèges sauvages dans d’autres quartier, afin de s’en prendre aux forces de l’ordre et de commettre des dégradations sur du mobilier urbain et des commerces » Ainsi, les organisateurs d’une manifestation, quelles que soient les mesures qu’ils prennent pour la protection de leur manifestation, sont considérés comme responsables de ce que la police considérait habituellement de sa responsabilité, à savoir la protection des « autres quartiers » !   Nous ne sommes pas dupes : il s’agit d’une attaque en règle contre la démocratie. Or les libertés démocratiques sont une condition élémentaire pour que les syndicats, les partis, les associations et plus généralement les citoyens exercent leurs droits ! Notre bureau n’a pas à prendre position sur le programme de tel ou tel parti, mais il dénonce tous ces reculs des droits démocratiques imposés par le gouvernement. »
Le bureau de la section retraités du Technocentre RENAULT et du syndicat retraités RENAULT Boulogne



 « Je proteste avec force contre l’interdiction de la manifestation organisée par le POID.  Le droit de manifester est un droit constitutionnel, il fait partie de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est une interdiction politique et ils osent nous parler de démocratie !

Et ceci dans la foulée de l’interdiction scandaleuse de la manifestation de soutien aux Palestiniens qui vivent sous le joug colonial depuis plus de 100 ans. »

Arsène Schmitt – syndicaliste – président du Comité de Défense des Travailleurs Frontaliers de la Moselle


Benoît Teste, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU)

Salut peux-tu en effet transmettre mon soutien: « manifester est un droit bafoué ici de manière scandaleuse, la FSU demande à ce que le droit à manifester soit assuré, il en va du respect des libertés démocratiques »


Sms de Alexandre El Gamal : « Bien entendu des lors que les libertés sont bafouées je proteste et porte le combat . »


Le message du PS de St-Malo,

« Cette interdiction n’est pas acceptable. Au nom du Parti Socialiste Malouin, nous apportons notre soutien aux camarades du POID. La liberté d’expression et de manifestation est un droit fondamental, et il n’est pas tolérable qu’il y ait de la sorte une rupture d’égalité entre les organisations politiques. »

Aves nos amitiés

Pierre SITE

Secrétaire de la section Saint-Malo/Dinard



« J’ai pris connaissance de l’interdiction qui frappe la manifestation organisée à Paris par le POID ce 5 juin.

En tant qu’adjointe socialiste au Maire de Marseille, attachée de manière indéfectible à la démocratie, je proteste contre cette mesure.

Le droit de manifester fait partie des libertés fondamentales et doit être garanti pour tous. »

Nassera Benmarnia, adjointe au Maire de Marseille


« Cette interdiction de manifester est une atteinte à un droit démocratique le plus élémentaire.

Elle est, pour nous qui sommes attaché.es à la démocratie et à la République, inacceptable. »

pour la LDH Brest, Olivier Cuzon



« La décision d’interdire la manifestation du POID du 5 juin à Paris est tout à fait incompréhensible car rien ne vient la justifier. Refuser la libre circulation aux manifestants venus à l’appel du POID est une entrave à la liberté d’expression, qui est un droit reconnu et acté dans l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, inscrite dans le préambule de la Constitution. Une décision inquiétante et scandaleuse pour un Etat démocratique. »

Mireille Urbain, Militante des droits humains.


« Cette interdiction de manifester est inacceptable, elle nous concerne tous. Le préfet Lallemand donne une raison de sécurité pour les manifestants du POID avec un ton paternaliste. C’est celui des régimes autoritaires. Cette raison n’est pas la bonne, tout le monde l’a compris. Le gouvernement ne veut pas de manifestants qui mettent en cause la 5ème et milite pour une constituante. » Didier Bonneton, à titre personnel


 « Nous avons pris immédiatement position contre cela. » Jean-Christophe SELLIN, co-coordinateur national du PG 


« Le vendredi 4 juin, le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) a reçu du préfet Lallement l’interdiction de sa manifestation, prévue pour le samedi 5 juin. Manifester est une liberté fondamentale. Il est donc inacceptable que cette manifestation ait été interdite. L’attitude de la préfecture de Paris est profondément choquante car à géométrie variable en fonction des personnes qui souhaitent manifester. Une nouvelle fois, nous constatons que nos libertés sont entachées. Tout est fait aujourd’hui pour que certaines manifestations se passent mal, qu’il y ait des violences permettant ainsi de discréditer les messages des organisations   syndicales ou politiques voire de les attaquer physiquement. J’ apporte donc mon soutien au POID dans sa demande et j’appelle à participer à une
grande manifestation, le 12 juin 2021, pour défendre toutes nos libertés individuelles et collectives. »

Fraternellement

Aude Canale, à titre personnel, candidate à l’élection départementale de Seine-et-Marne sur le canton de Coulommiers



Le P.R.C.F. CONDAMNE L’INTERDICTION DE FAIT, PAR LA PREFECTURE DE PARIS, D’UNE MANIFESTATION du P.O.I.D. – 5 juin 2021

Le POID vient d’informer les organisations ouvrières et démocratiques de l’interdiction de fait que la préfecture de police vient d’opposer, à la veille de son déroulement (soit le 4 juin!), à la manifestation prévue par ce parti ce 5 juin 2021 à Paris. 

Les « motifs » avancés par la préfecture de police pour justifier son interdit ne sont pas seulement inconsistants: en effet, le POID est connu pour  encadrer fortement ses manifestations. Plus gravement encore, ces « motifs » d’interdiction de fait (la manifestation serait réduite à un rassemblement statique) sont si flous et si généraux qu’ils pourraient à l’avenir servir de précédent pour interdire n’importe quelle manifestation du mouvement ouvrier et démocratique ! 

Après la récente interdiction, par la même préfecture, d’une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien, sont ainsi confirmés la fascisation galopante de la France et le rôle d’aile marchante que joue la préfecture de police de Paris dans cette marche à l’Etat policier. 

Cette attitude grossièrement antidémocratique, alors que la préfecture de Paris autorise des manifestations policières à deux pas de l’Assemblée nationale, manifestations auxquelles s’associe le ministre de l’Intérieur en violation de la séparation des pouvoirs, est indissociable des processus en cours d’arasement des acquis sociaux et d’euro-dislocation de la France. Manifestement, le pouvoir et son bras armé policier ont peur des oppositions populaires croissantes que la destruction maastrichtienne de la France ne peut manquer de faire grandir. 

Dans ces circonstances, sans avoir à se prononcer sur les objectifs et sur les formes de la manifestation organisée par le POID, le PRCF assure les victimes de cette interdiction policière de sa solidarité antifasciste, républicaine et démocratique. 

 Pour le PRCF, Fadi Kassem et Georges Gastaud, secrétaires nationaux. 


« Le parti de gauche du Val-de-Marne condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction par la préfecture de police de Paris de la manifestation à laquelle appelait le POID le 5 Juin. Une telle interdiction s’inscrit dans la continuité d’atteintes graves et systématiques aux libertés démocratiques élémentaires, dans un climat politique délétère où l’expression des mouvements populaires est systématiquement entravée. »

Cécile Germain et Vianney Orjebin, co-secrétaires du Parti de Gauche du Val-de-Marne 



« Le Parti Ouvrier Indépendant Démocratique est interdit de manifester. Insupportable autoritarisme d’état. Chaque jour les libertés sont rognées. Le POID doit pouvoir manifester ! »

Thomas Portes, porte-parole de Generation-s


« Chers camarades du Parti ouvrier indépendant démocratique,

En tant que syndicaliste et socialiste attaché à la défense des droits démocratiques, je proteste avec la plus grande fermeté contre l’interdiction scandaleuse de la manifestation du POID à Paris. Il s’agit d’une attaque contre les libertés démocratiques fondamentales qui ne peut être tolérée. Cette interdiction doit être révoquée immédiatement !

Salutations de solidarité de Berlin »

Claudius Naumann

Président du Conseil général du personnel de la Freie Universität Berlin*

Membre de la direction du syndicat ver.di à la Freie Universität Berlin*

* à titre personnel



« Cher camarade,

C’est avec stupéfaction et indignation que le Comité de Liaison des Trotskystes du Bénin ( CLTB) vient d’apprendre l’information concernant  l’interdiction qui frappe, la veille de sa tenue, la manifestation nationale convoquée par votre parti pour « en finir avec la Ve République, pour une politique de rupture répondant aux besoins de la majorité ».

En vérité, cette interdiction au-delà du POID est une véritable menace à la liberté d’expression  de toutes et de tous. 

C’est pourquoi , le CLTB qui fait de l’expression de la liberté, une priorité dans son combat:

– dénonce et condamne élève  une telle interdiction que  rien ne peut expliquer, ni justifier;

 – apporte son soutien ferme et inconditionnel au POID dans son combat quotidien, particulièrement en ce moment;

– exhorte le POID, ses responsables et ses militants  à tous les niveaux, à poursuivre le combat libérateur de la classe ouvrière. »

Pour le CLTB, M. Innocent ASSOGBA


Chers-es Camarades

L’Union Départementale CGT d’Eure et Loir tient à marquer sa solidarité et son indignation suite au refus de manifester de la part de la préfecture de police de Paris à nos camarades du POID  le samedi 5 juin 2021.

Nous tenons à rappeler que le droit d’expression et de manifester fait partie de notre constitution.

De tous temps la CGT s‘est battu pour que le droit de manifester soit un droit libre.

Des militants de la CGT pendant les heures les plus sombres de notre histoire ont manifesté au péril de leur vie.

C’est pourquoi l’Union Départementale CGT d’Eure et Loir  apporte son soutien aux camarades du POID et exprime sont désaccord avec cette décision visant à entraver la liberté d’expression.

Salutations fraternelles

Le bureau de l’Union Départementale CGT 28


SYNDICAT DEPARTEMENTAL DES EMPLOYES ET CADRES C.G.T. – FORCE OUVRIERE DES ORGANISMES DE SECURITE SOCIALE ET ALLOCATIONS FAMILIALES DE LA SEINE-SAINT-DENIS (Affilié à la Chambre Syndicale)

195, rue Paul Vaillant Couturier 93 014 BOBIGNY CEDEX

à POID

Daniel Gluckstein, Secrétaire national

Camarades du POID

Vous nous avez informé  de l’interdiction de manifester adressée le 4 juin par la préfecture de Paris à votre organisation politique à l’occasion de votre initiative du samedi 5 juin à Paris.

Le bureau de notre syndicat s’insurge contre cette décision arbitraire de la préfecture de Paris, remettant en cause le droit constitutionnel de manifester, d’une organisation démocratique.

Pour le droit à manifester.

Recevez Camarades l’expression de notre solidarité.

Pour le bureau du Sdossaf 93

Le secrétaire général

Jean-François Bacari Lagrange

Le 5 juin 2021


« Chers Camarades,

L’interdiction de la manifestation à laquelle le POID a appelé le samedi 5 juin 2021 est proprement scandaleuse !

Cette mesure est clairement attentatoire à une liberté fondamentale !

Au-delà de la formation qui est aujourd’hui frappée, il s’agit, de la part du pouvoir, d’un signal menaçant adressé à l’ensemble des organisations politiques et syndicales du pays. Je me joins, par conséquent à la protestation contre la décision du préfet Lallement. »

Daniel Guiraud, Conseiller départemental PS de Seine Saint Denis


« La rédaction de Tribuna Libera exprime sa complète solidarité avec le POID face à l’interdiction de manifester demain, 5 juin 2021, à Paris. 

Nous connaissons bien la capacité d’organiser de manifestations en pleine sécurité et sans risques de provocations et de provocateurs du POID et donc nous avons bien compris comme cette interdiction soit en réalité un prétexte pour interdire l’expression démocratique et pour essayer de cacher, voire effacer, avec la force ce que la manifestation exprime e soulevé parmi les travailleurs et la population. 

Avec le POID nous nous adressons à toutes les organisations et le personnalité attachées aux droits démocratiques pour dénoncer dans l’unité cette attaque, parce qu’elle menace la liberté d’expression de toutes et tous. »

Au nom de la rédaction de Tribuna Libera

Lorenzo Varaldo


« J’ai été surpris et heurté par cette interdiction concernant la manifestation que vous projetiez d’organiser, comme, j’imagine, tous les citoyens soucieux du respect des libertés individuelles et collectives inhérentes à tout régime démocratique, plus encore en période électorale.

Présente mes amitiés à tous les camarades, en particulier ceux qui s’étaient impliqués dans l’organisation de ce moment revendicatif. »

Lionel Benharous, Maire PS des Lilas


Cher.es camarades du POID,

Le bureau de la CGT Educ’action 95 a été informé de la scandaleuse interdiction de manifestation qui vient d’être opposée ce 4 juin à votre organisation politique à l’occasion de votre initiative du samedi 5 juin à Paris.

Une fois encore, le préfet Lallement oppose « la possibilité de troubles à l’ordre public », sans aucun élément concret sur lequel s’appuyer, criminalisant ainsi a priori votre action.

Nous comprenons une fois de plus cette décision arbitraire de dernière minute, déjà utilisée contre le mouvement syndical de lutte de classe dans lequel s’inscrit notre organisation, comme une tactique d’entrave qui cible particulièrement les organisations qui se réfèrent au mouvement ouvrier et en portent les aspirations.

Le préfet applique ainsi fidèlement la volonté politique d’un gouvernement déterminé à fouler aux pieds une liberté fondamentale, surtout quand elle peut s’appliquer au camp des travailleuses et des travailleurs.

Indépendamment de ce qui sépare nos orientations ou nos stratégies d’organisations, cette interdiction qui vous est faite, est un nouveau message clair envoyé à l’ensemble de notre classe sociale. Il s’agirait de se soumettre à  la seule perspective de courber l’échine  pour assurer la survie d’un capitalisme mortifère, et des pouvoirs qui le servent.

La CGT Educ’action 95 inscrira son action dans toute perspective de construction d’un Front unique face aux dangers de plus en plus clairs qui nous menacent.

Recevez cher.es camarades l’expression de notre solidarité de classe

Le bureau de la CGT Educ’action 95


« Chers (es) camarades,

La CGT 93 condamne la décision de la préfecture de police de Paris et du Préfet Lallement de ne pas autoriser votre manifestation de ce jour. Cette interdiction s’inscrit dans une volonté politique d’étouffer toutes contestations. Cette attitude est anti-démocratique et la répression devient la ligne directrice de ce gouvernement.

L’arsenal répressif ne peut être une réponse aux légitimes revendications. Il faut que le pays de la déclaration des droits de l’Homme soit réellement le pays des droits de l’Homme.

Ainsi le texte de loi « Sécurité globale » a été condamné par la défenseure des droits, les rapporteurs spéciaux de l’ONU, la commission européenne, la CNCDH, toutes les associations de droits humains et l’intégralité de la profession qui caractérisent cette loi de liberticide et d’attentatoire aux libertés et droits fondamentaux. Ce texte de loi a été sérieusement censuré par le Conseil d’État. Nos mobilisations n’y sont pas étrangères.

Les dérives liberticides doivent cesser.

Que le pouvoir en place n’en doute pas nous continuerons nos combats. 

Fraternellement »

Hervé Ossant, Secrétaire Général Union Départementale CGT 93


« Bien sûr, je conteste cette décision de limiter la manifestation à un rassemblement place de la Nation. 

D’autres manifestations avec déplacements ont été autorisées. Il y a réellement deux poids, deux mesures.

Comme toute organisation, vous assurez un service d’ordre et l’Etat par ses services de police assure le reste. Je ne comprends pas (ou trop bien !) cette interdiction.

Bon courage. »

Françoise Bitatsi Trachet, élue PC Livry


« Chers Camarades du POID,

Nous avons été destinataires par mail hier d’un de vos communiqués : « Le Parti ouvrier indépendant démocratique interdit de manifester ! » qui nous scandalise, comme nous a scandalisé l’interdiction du gouvernement Macron pour la manifestation du 16 mai 2021 qui défendait le peuple Palestinien contre la répression militaire d’une extrême violence du gouvernement Israélien !

L’interdiction de manifester pour votre mobilisation ce jour représente une véritable remise en cause fondamentale de la liberté de manifester, comme elle s’est déjà reproduite lors de la manifestation syndicale le 1er mai 2021 où notre organisation syndicale CGT a subi les attaques de groupuscules d’individus « armés », sous la complicité de la police de l’État !

Les membres du Bureau du syndicat CGT de l’Hôpital de Nemours du CH Sud 77 vous adressent ce courriel pour vous affirmer notre protestation à cette décision de ce gouvernement anti-démocratie et notre soutien à votre initiative de porter vos revendications qui sont légitimes à nos yeux (surtout en cette période où tous les acquis des agents et des salariés sont remis en cause) : « Dehors Macron et sa politique, Gouvernement ouvrier pour réquisitionner les milliards offerts aux Patrons et aux Banques pour les restitués aux Hôpitaux, Écoles et maintien de tous les emplois ! »

Deux des membres du Bureau CGT de l’Hôpital de Nemours ont décidé de se joindre à votre rassemblement cet après-midi. C’est en se mobilisant qu’on défend le droit de manifester !  Plusieurs de nos syndiqués et signataires de l’Appel « Dehors Macrons et sa politique » on dit regretter ne pas pouvoir venir car ils travaillaient ce samedi 5 juin, mais ils nous ont fait part de leur soutien.

Fraternellement, Les membres du Bureau CGT Hôpital de Nemours du CH Sud 77 »

Stéphanie FAURY, Aurélie CHRISTOPHE, Brigitte BERGER et Karine LESCHIERA.

Syndicat CGT – Site Hospitalier de Nemours du CH Sud Seine et Marne – 15 rue des Chaudins 77140 NEMOURS


 « Nous tous le peuple de France nous sommes confrontés à un pouvoir autoritaire qui depuis les élections de 2017 pratique à des interdictions de manifester  nous sommes confrontés à la mise en place à des référés au conseil d’État pour pouvoir exercer nos droits à revendiquer et montrer notre mécontentement, camarades nous sommes solidaires avec vous et si vous le pouvez nous vous souhaitons une bonne manifestation. »

Un militant LFI


« Le POID se voit frappé par le préfet Lallement d’une interdiction de manifester le 5 juin 2021 sous prétexte d’éventuels débordements. C’est une véritable atteinte au droit de manifester. De plus cette annonce est communiquée la veille de la manifestation pour empêcher tout recours, ce procédé est également intolérable. C’est pourquoi j’apporte en tant que militante communiste mon soutien au POID et demande la levée de l’interdiction de cette manifestation. »

Brigitte Navarre


« J’ai pris connaissance de cette décision que je déplore, en effet la liberté de manifester est fondamentale et même en période difficile, de quoi a peur le gouvernement Macron…. En tant que syndicaliste, je condamne sans détour cette décision.

Amitiés syndicalistes »

JRM

FO


Le Parti ouvrier indépendant démocratique interdit de manifester !

Ce vendredi 4 juin, dans la matinée le Parti ouvrier indépendant démocratique a reçu de la part de la préfecture de police de Paris un arrêté n° 2021-00508 daté du 2 juin et signé du préfet Lallement « portant interdiction partielle de l’itinéraire déposé d’une manifestation déclarée pour le samedi 5 juin 2021 ».
Rappelons que la demande d’autorisation de manifester a été déposée le 28 avril et qu’il aura fallu attendre près de 6 semaines pour que la veille de la manifestation, son interdiction nous soit notifiée !

Oui, interdiction puisque seul un rassemblement statique place de la Nation sera toléré !!

Nous invitons tous les citoyens et toutes les organisations attachées aux libertés et à la démocratie à prendre connaissance des considérants de cette interdiction :

Vu le courriel en date du 28 avril 2021 transmis aux services de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) par lequel M. Dominique FERRE, représentant le « Parti ouvrier indépendant et démocratique », déclare une manifestation « pour la démocratie, contre la Vème République, en opposition avec la politique du Président de la République et du Gouvernement, pour une assemblée constituante souveraine et un gouvernement ouvrier qui établira l’industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre, rétablir le monopole des services publics renationalisés,… » prévue à Paris le samedi 5 juin 2021, avec comme lieu de rassemblement, la place de la Nation à 14h00, puis un itinéraire menant à la place de la Bastille avec une dispersion prévue à 17h00 ; Considérant que, en application des articles L.2512-13 du code général des collectivités territoriales et 72 du décret du 29 avril 2004 susvisé, le préfet de police a la charge, à Paris, de l’ordre public ; que, en application de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, « si l’autorité investie des pouvoirs de police estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l’ordre public, elle interdit par un arrêté qu’elle notifie immédiatement aux signataires de la déclaration » ; Considérant que, en application de l’article 431-9 du code pénal, le fait d’avoir organisé une manifestation sur la voie publique ayant été interdite dans les conditions fixées par la loi est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ; que, en application de l’article R. 644- 4 du même code, le fait de participer à une manifestation ayant été interdite est passible de l’amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe ; Considérant qu’il existe des risques sérieux pour que des éléments radicaux et à haute potentialité violente soient susceptibles de venir se greffer à ce rassemblement ou se reportent en cortèges sauvages dans d’autres quartier, afin de s’en prendre aux forces de l’ordre et de commettre des dégradations sur du mobilier urbain et des commerces ;Considérant en outre que les services de police et les unités de gendarmeries seront très fortement mobilisées le samedi 5 juin d’une part, pour veiller au strict respect, dans le ressort de l’agglomération parisienne, des mesures de sécurité sanitaires décidées par le gouvernement, d’autre part, pour assurer la sécurisation d’autres événements et manifestations, dans un contexte de menace terroriste qui sollicite toujours à un niveau élevé les forces de sécurité intérieure pour garantir la protection des personnes et des biens contre les risques d’attentat, dans le cadre du plan VIGIPIRATE renforcé toujours en vigueur ; »

Relevons qu’aucune manifestation du POID, depuis sa fondation il y a 6 ans, n’a donné lieu au moindre incident, notre parti étant connu pour prendre les mesures d’organisation et de protection propres à garantir la sécurité des manifestants et de l’environnement du cortège. Relevons également, que de l’aveu même des services de la préfecture d’autres manifestations convoquées le même jour ont, elles, été autorisées, notamment la manifestation en mémoire de Clément Méric et celle des gilets jaunes.

Il y a donc au pays des droits de l’homme et du citoyen deux poids, deux mesures. Les prétendus arguments de fait avancés par la préfecture ne reposant sur aucune réalité, chacun en conclura qu’il s’agit bien d’une interdiction politique. On ne sait lequel des mots d’ordre de cette manifestation nous vaut cette interdiction sans précédent.

Serait-il désormais illégal de manifester :

« pour la démocratie, contre la Ve République » ?
« en opposition avec la politique du président de la République et du gouvernement » ?
– en faveur « d’une industrie nationalisée de la pharmacie pour produire des vaccins en nombre » ?


Le POID dépose ce jour un recours en référé – liberté contre cette interdiction.
Il appelle ses adhérents, ses sympathisants et plus généralement tous les partisans de la démocratie et de la liberté d’expression à participer au

Rassemblement (autorisé) samedi 5 juin,
14 heures, place de la Nation

Le POID informe tous les partis et organisations du mouvement ouvrier et démocratique de ce nouveau coup porté contre les libertés et les invite quels que soient leurs accords et désaccords avec les mots d’ordre de ce rassemblement, de faire connaître leur protestation sous la forme qu’ils jugeront appropriée.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique, vendredi 4 juin, 11 h 30.

Embauche massive dans les hôpitaux ! Confiscation des 560 milliards offerts aux patrons !

Tous, nous voulons aller au cinéma et au théâtre.

Tous, nous voulons nous asseoir à une terrasse de café et manger au restaurant.

Tous, nous voulons enlever les masques et reprendre « la vie d’avant ».

Mais tous également, nous ne voulons pas attraper le Covid qui a provoqué officiellement la mort de près de 110 000 personnes, en France.

Oui, mais voilà…

Alors que la pandémie dure depuis plus d’un an, alors que les soignants sont épuisés, alors qu’il va falloir rattraper le retard engendré par les déprogrammations, le gouvernement Macron-Castex continue à fermer des lits, des hôpitaux, à déréglementer les conditions de travail des personnels soignants.

Dans cette situation dramatique, le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a justifié la fermeture de 900 lits par le fait que 400 postes d’infirmier sont vacants. Et dans le même temps, il refuse le financement de la formation de 350 aides-soignants, pourtant reçus au concours d’entrée dans les instituts de formation. 

Qui est responsable ?

Ce qui étrangle les hôpitaux, c’est l’enveloppe fermée imposée par les gouvernements successifs depuis des années. 

Ce qui étrangle les hôpitaux, ce sont les 343 milliards d’euros (devenus depuis 560 milliards) accordés par le gouvernement aux banques, aux patrons et aux spéculateurs par un vote unanime à l’Assemblée nationale, le 19 mars 2020.

Il y a urgence !

Répondre aux besoins de la population impose : 

  • l’embauche massive de personnels dans les hôpitaux,
  • l’ouverture de milliers de lits,
  • l’augmentation des salaires des soignants. 

Et pour cela, la confiscation des 560 milliards d’euros offerts aux patrons.

Tel est le sens de la manifestation du 5 juin, à Paris, à l’initiative du POID.

Tous à la manifestation, le 5 juin, 14 heures, à Paris.


18 914 travailleurs et jeunes ont signé l’appel « Dehors Macron et sa politique, le plus tôt sera le mieux »

Vous aussi, signez cet appel !

Lisez toutes ces informations dans La Tribune des travailleurs. Prenez contact avec le POID.
 

Soutien au peuple palestinien : des milliers ont manifesté ce 15 mai à Paris

COMMUNIQUÉ DU POID – 15 MAI 2021 – 16H30

Sur mandat du bureau national du Parti ouvrier indépendant démocratique, j’ai conduit une délégation à la manifestation « interdite » par Macron et Darmanin en soutien au peuple palestinien ce samedi 15 mai à Paris dans l’après-midi.

Nous y avons vu plusieurs cortèges coupés les uns des autres par le dispositif policier, composés majoritairement de jeunes manifestants venus pacifiquement exprimer leur colère contre le sort réservé au peuple palestinien.

Nous avons entendu leurs mots d’ordre : « Palestine libre ! », « Israël assassin, Macron complice ! », ou encore « Israël casse-toi, Gaza n’est pas à toi ! »

Autant de mots d’ordre dépourvus de haine raciste ou antisémite.
Autant de mots d’ordre qui ne font qu’exprimer la réalité telle que la vivent des millions de palestiniens.
Autant de mots d’ordre que partagent, ceux qui, de par le monde, soutiennent le combat pour la justice, l’égalité et pour les droits de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.

Où étaient les provocations à la haine dans ces manifestations ? Nulle part.

Où étaient les risques de violence ? Nulle part, hormis dans le dispositif policier chargeant ces tout jeunes manifestants pacifiques et usant de gaz lacrymogène à leur encontre.

C’est bien pour des raisons politiques que Macron et Darmanin ont voulu interdire ces manifestations.

Chacun le comprend : si les « grands partis » et les « grandes organisations » se réclamant du mouvement ouvrier démocratique avaient pris leurs responsabilités ce 15 mai, c’est par dizaines de milliers et davantage que les manifestants auraient répondu à leur appel.

Il reste que des milliers de jeunes (et quelques organisations dont le POID) ont pacifiquement mis en échec cette nouvelle tentative du gouvernement d’étouffer les libertés.

  • Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens !
  • Halte aux bombardements contre Gaza !
  • Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
  • Liberté pour le peuple palestinien !
  • Droit au retour pour tous les réfugiés !

Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID

Montreuil, le 15 mai 2021, 16h30

Non à la dérive totalitaire ! Respect du droit de manifestation !

COMMUNIQUÉ DU POID – 14 MAI 2021

Voici les faits.

Mercredi 12 mai, la Préfecture de Police de Paris interdit un rassemblement convoqué par diverses organisations, aux abords du ministère des Affaires étrangères, où une délégation de représentants de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS), de la CGT, de La France Insoumise et du PCF est reçue. A la sortie du Ministère, le président de l’AFPS, Bertrand Heilbronn, est arrêté et placé en garde à vue pendant plusieurs heures.

Jeudi 13 mai à 15 heures, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, déclare à propos de la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 15 mai (autorisée par la Préfecture de police de Paris) : « A Paris, j’ai demandé au Préfet de police d’interdire les manifestations de samedi (15 mai – Ndr) en lien avec les récentes tensions au Proche-Orient. De graves troubles à l’ordre public furent constatés en 2014. »

Jeudi 13 mai dans la soirée, par l’arrêté 2021-00432, le Préfet de police de Paris interdit la manifestation du 15 mai. Cet arrêté piétine le principe démocratique du droit de manifester une opinion. De fait, les motivations de cet arrêté reviennent à dire que cette manifestation est interdite parce qu’elle va à l’encontre de la politique étrangère du gouvernement. Délibérément, cet arrêté pousse à l’affrontement entre « communautés », alors que le thème de la manifestation était une position légitime de protestation contre la politique d’un gouvernement étranger, et non pas une affaire « intérieure ».

Ces faits sont d’une extrême gravité.
Alors qu’il vient de faire voter la levée de l’état d’urgence à l’Assemblée nationale, la décision prise par le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur d’interdire une manifestation au motif que celle-ci n’est pas conforme avec sa politique étrangère, est le franchissement d’un cran extrêmement dangereux. Car cette décision crée un précédent qui se retournera demain contre toute organisation, parti, syndicat, association souhaitant exercer son droit de manifester à l’encontre de tel ou tel aspect de la politique du gouvernement.

C’est la liberté d’expression qui est remise en cause.

Faut-il rappeler qu’aux Etats-Unis – dont le gouvernement est pourtant le principal soutien de Netanyahou et de l’Etat d’Israël – toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien convoquées ces dix derniers jours dans les grandes villes, de New York à Chicago, ont été autorisées et se sont déroulées sans aucun incident ?

Mais dans sa dérive antidémocratique, le gouvernement Macron et son ministre de l’Intérieur, utilisant tout l’arsenal arbitraire des institutions de la Ve République, délivrent un message politique : « Silence, on massacre ! »

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID), qui a fait connaitre sa position *, condamne avec la plus grande fermeté l’interdiction du rassemblement du 12 mai, l’interdiction de la manifestation du 15 mai et l’arrestation du président de l’AFPS.

Quand les libertés démocratiques sont foulées aux pieds par le gouvernement, il est du devoir de toutes les organisations se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie de faire bloc pour faire reculer les mesures liberticides.

Montreuil, le 14 mai 2021, 11h00

*Lire notre communiqué du 12 mai 2021 : https://poid.fr/2021/05/12/une-nouvelle-fois-la-terre-de-palestine-est-ensanglantee/

POID 67 avenue Faidherbe 93 100 Montreuil poidemocratique@orange.

Une nouvelle fois, la terre de Palestine est ensanglantée

COMMUNIQUÉ DU POID – 12 MAI 2021

À nouveau se déroule la logique de l’expansion coloniale qui caractérise l’État d’Israël depuis qu’il a été fondé en 1948 sous l’égide de toutes les grandes puissances.

Les familles menacées aujourd’hui d’expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem sont souvent celles-là même qui s’y sont établies en 1948, après avoir été chassées des maisons qu’elles habitaient depuis des générations, en particulier à Jaffa et à Haïfa.

Jusqu’à quand ce mécanisme d’expulsion va-t-il se poursuivre ?

La Tribune des travailleurs, hebdomadaire du Parti ouvrier indépendant démocratique, a fait entendre les voix, certes minoritaires, de ceux qui, parmi la population juive israélienne, se dressent contre l’acharnement du gouvernement israélien à l’encontre des Palestiniens :

  • Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien et de l’Agence juive, s’est prononcé en mars 2021 dans le quotidien israélien Haaretz « pour un État de tous ses citoyens ».
  • La principale association israélienne de défense des droits de l’homme, B’tselem, dans un rapport du 12 janvier 2021, déclare : « Entre le Jourdain et la Méditerranée : c’est l’apartheid ». Elle dénonce comme « législation discriminatoire » la loi israélienne de 1950 « sur la propriété des absents » au nom de laquelle les habitants palestiniens sont expropriés de leurs maisons.
  • Soixante lycéens israéliens ont, en janvier 2021, exprimé leur refus de servir dans l’armée israélienne, expliquant : « On nous demande de revêtir un uniforme taché de sang. Avec la nakba* et l’occupation, la société israélienne s’est construite sur des bases pourries et cela rejaillit dans tous les aspects de la vie : le racisme, les discours politiques de haine, la brutalité de la police et bien d’autres choses encore. »

Ils ont raison. Israël est devenu un État d’apartheid fondé sur la discrimination et le racisme. La logique de l’apartheid, c’est l’éviction pure et simple de tout le peuple palestinien du territoire historique de la Palestine.
Aucune issue conforme aux principes universels de démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux- mêmes n’est envisageable si ne sont pas reconnus au peuple palestinien, comme à tous les peuples, le droit à la nation, à la terre, à la liberté et donc le droit au retour.

La Tribune des travailleurs a donné la parole à des militants palestiniens, qui, pour leur part, affirment : « Les trois questions majeures qui demeurent sont donc : l’unité avec la lutte des peuples arabes contre l’oppression ; la lutte commune avec des forces juives progressistes pour un État palestinien démocratique et laïque et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens ; et la solidarité internationale avec les peuples et les classes opprimées qui luttent pour leurs droits dans le monde entier. »

Que l’on partage ou non cette position, il doit être clairement affirmé qu’aucune solution ne sera trouvée dans la répression, la discrimination et la négation des droits.

Honte à Biden, qui dans la continuité de Trump déclarant « Jérusalem, capitale de l’État d’Israël », soutient Netanyahou !

Honte au Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est, comme toujours, rangé derrière l’administration américaine !

Honte à l’Union européenne qui renvoie dos à dos agressés et agresseurs, prônant la « désescalade » des deux côtés !

Arrêt immédiat de la répression contre les Palestiniens qui manifestent à Jérusalem et dans toutes les villes !
Halte aux bombardements contre Gaza !
Arrêt des expulsions à Cheikh Jarrah !
Liberté pour le peuple palestinien !
Droit au retour pour tous les réfugiés !

* La nakba (« catastrophe ») est l’expulsion de 850 000 Palestiniens de leurs villes et villages en mai 1948.